dimanche 25 février 2007

La possibilité du Nil

Back from Egypt. Même pas le temps de savourer le blues du retour, tous ces journaux en retard, ces films fraîchement sortis et qu'il FAUT avoir vus (ou pas), ce courrier à éplucher, encore deux lettres de lecteurs chipoteux. Réaliser que le frigo est vide mais moisi, que le néon cassé de la salle de bain fait toujours comme une ambiance de phare dans la tempête, que le goûter Arte radio est dans quelques heures et qu'on a pas fini de faire le tour des brèves - ah bon ? Jospin... ?! Incrédule, j'ai eu comme un mouvement de doute sur l'urgence de nos indispensables.
Là-bas, le soleil continue de marteler les visages impassibles des Ramses et des vendeurs de foulards en coton du Caire, le vent remue un peu les roseaux et fait danser les felouques sur le Nil, les oies sauvages descendent chaque matin en un escadron immuable vers le lac Nasser, au-dessus des grappes de touristes qui mijotent dans leur écran total sur les temples, et les statues les toisent intérieurement (c'est pour cela qu'ils restent de profil, pour ne pas qu'on puisse les regarder dans les yeux et savoir ce qu'ils pensent, enfin c'est ce que je crois).
(Je me suis permise de reprendre l'excellent jeu de mots de mon ami Aleth pour vous diriger dans le titre vers le site de M.H. que m'a fait connaître mon amie Caroline. Eh oui, on se nourrit de ses rencontres...)

(musique nubienne, souvenir de la meilleure soirée que j'ai jamais passée à boire de la bière sans alcool et à fumer de la mélasse)

1 commentaire:

james a dit…

Effectivement une multitude de touristes dégoulinants d'écran total et entourés de policiers à tous les 10 mètres, y a de quoi tourner la tête... :) Personnellement je croyais que c'était parce qu'il était plus reposant pour les modèles d'avoir le torse de face, la tête à 90 degrés et les jambes de profil (je veux bien offrir un verre à qui y parvient, photo à l'appui)

A quand une petite sélection de photos triées sur le volet? (l'occasion de développer un site flicker jumeau?)