mardi 7 novembre 2006

Dans un couple, les femmes ont plus de chance... de rompre

Lorsque, donnant le clic d'envoi d'un papier résumant une enquête de l'Insee sur "les ruptures d'union" à ma hiérarchie, je me laissai envahir par le douillet sentiment du devoir accompli... je ne me doutai pas des hauteurs vers lesquelles cet article allait bientôt m'emporter.
En effet, au coeur du sujet, cachés entre deux remarques stupéfiantes, "le mariage et la présence de jeunes enfants limitent le risque de rupture", ou "pour la femme, inactivité rime avec stabilité", ces chiffres qui feront hausser le sourcil de tout lecteur attentif :
"Le risque annuel de rupture est en revanche de 54 % plus élevé pour les hommes en union libre que pour ceux dont l’union a commencé par un mariage. L’écart atteint 66 % pour les femmes."
Après moults demandes d'explication de la part de mes collègues, je me trouvai contrainte de faire des heures sup... mais l'exercice fut probant : j'ai trouvé la solution ! Et vous ? Réponse demain.

5 commentaires:

James a dit…

un joli problème statistique! j'attends la réponse avec intérêt. A priori on ne distingue pas les unions homosexuelles et hétérosexuelles, donc un écart hommes-femmes ne semble pas aberrant. Cependant, ceci n'explique pas tout, et le tableau montre des écarts que l'on ne peut expliquer de cette manière. Une différence dans les taux de mortalité peut être?

La Thilde a dit…

Non, le décès ne rentre pas dans les variables... par ailleurs, les couples homosexuels ne sont pas comptabilisés non plus (a fortiori si la question concerne le mariage).

Mon Oeil a dit…

Autres chiffres, mais qui pourraient faire avancer le schmilblick (à paraitre dans un prochain n° de Ca m'intéresse): des études réalisées sur des jumelles révèlent que l’infidélité féminine serait héréditaire!
D’après des études menées par le Pr. Tim Spector de l'hôpital St Thomas de Londres, l’infidélité s’afficherait comme un caractère héréditaire à 41%.
L'étude porte également sur la sensibilité à l’orgasme: héréditaire à 35%!

Papageno a dit…

il serait alors peut être intéressant d'envisager le mariage et le couple comme un refuge affectif et donc social. Dans les conjonctures délicates le mariage peut en effet apparaitre comme une stratégie sociale de survie, une alliance objective consacrée par un sentiment d'affection pour faire face aux coups dures. Mes étudiants m'ont trouvé desespérément cynique lorsque à l'occasion d'un cours sur le mariage au XVIIe siècle... et pourtant, pour beaucoup de cas c'est limpide...
Par ailleurs, mariage est fidélité ne vont certes pas toujours ensemble... la liberté sexuelle est également un équilibre, un compromis dans le défoulement lorsque le mariage est une sécurité indispensable...
Là oui je comprend qu'on me trouve cynique lol
lepapageno.blogspot.com

La Thilde a dit…

La réponse était :

-prenons les hommes d'un côté et les femmes de l'autre
-ôtons la variable de date de mise en couple (la même pour les 2 a priori)
-comparons les variables restantes dans la définition des risques (neutres) de rupture ; la chercheuse parle essentiellement des différences socio-professionnelles (études et salaire par ex)

D'où la différence de chances de rupture entre les hommes et les femmes, au sein d'un même couple !