mercredi 11 avril 2007

En haut à droite

Métro attaque : sur la fameuse affaire des intempestives déclarations de Sarkozy sur la pédophilie et le suicide dans Philosophie Magazine, l'article aujourd'hui en page 4 lâche les chiens. Après en avoir relevé toutes les ineptes conséquences :
- les pulsions suicidaires et les tendances pédophiles ne se soignent pas
- les agresseurs ne sont pas responsables
- ces maladies sont purement génétiques (et pourquoi ne pas sélectionner les individus alors ?)
Et pointé la contradiction évidente d'un mal présent dans l'homme dès la naissance avec la croyance revendiquée d'une espérance chrétienne. Qui s'appuie elle sur la possibilité de choisir entre bien et mal.
Le gratuit porte la touche : "Par delà la polémique, ce nouvel épisode de la campagne révèle le désert intellectuel dans lequel la plupart des candidats évoluent." Et la chute : "La plus grosse erreur du candidat de l'UMP aura donc été de vouloir s'extraire le temps d'une parenthèse philosophique des discours creux et des meetings où l'on brasse de l'air. Un luxe qu'un candidat à la présidence ne peut pas se permettre." Ramasse tes dents s'il te plaît. Pas encore en ligne sur leur site à l'heure où je vous parle. Où l'on découvre également une vidéo interdite de diffusion. A voir évidemment. Ainsi que le compte-rendu de son interlocuteur qui très étonnamment parle de tout sauf de ces outrageux propos.
Pas de réponse de l'intéressé. D'ailleurs, c'est marrant, son blog officiel n'arrive qu'en 8e position lors d'une requête google. Loin derrière ses parodies. Sinon, y a un ptit gadget. Un compteur avec des bouts de seconde qui défilent vite vite vite. En haut à droite. Onfray remarque le même instrument dans le bureau du candidat et le décrit en ces termes choisis : "Non loin, en face du bureau, une table avec la presse du jour et les quotidiens. Derrière le fauteuil du ministre, une horloge à affichage numérique (la même tuait le temps avant le changement de millénaire sur la façade de Beaubourg pendant des mois…) décompte compulsivement les heures, les minutes, les secondes qui (nous) séparent des élections… Le Ministre, le pouvoir, l’angoisse.Le sablier post-moderne en instrument de Vanité, voilà probablement un indice sur l’âme de l’homme qui court après le temps, que le présent n’intéresse qu’en regard du futur, de l’avenir, de demain." Un peu flippant quand même.

(en lien le petit gadget de Métro)

4 commentaires:

Julie a dit…

J-10 !!

La Thilde a dit…

eh oui, ça nous rajeunit pas

abadinte a dit…

Bizaremment, les vidéos vers lesquelles tu envoies un lien ont été mystérieusement supprimé. C'est bizarre tout de même que la censure fonctionne toujours sur internet.

La Thilde a dit…

Complooooooooot !