jeudi 3 mai 2007

Si j'aurais su...

C'était au moment des 17% du nucléaire. Les 17% de Ségolène et les 50% de Nicolas. Soyons honnête, l'une avait plus tort que l'autre. J'ai éteint ma télé. Plus envie. Plus envie d'écouter les cris d'un combat de coqs mêlé d'incompétence crasse. Juste parce qu'il nous faudrait choisir entre les deux à l'aune d'un affrontement censé déterminer la plus forte et la plus juste idée de la France. Je sais pas vous mais moi je n'ai retenu que des sourires. Crispés, ironiques, de vengeance, de satisfaction. (Le corps parle pour nous souvent. ) Et la France était bien loin. Les idées n'en parlons pas. J'avoue que je ne sais même pas comment on fait pour rester concentré et cohérent sur le fond quand on est autant dans l'attaque personnelle et la recherche du bon mot. Mais certains mots méritaient. Comme souvent, un bon compte-rendu sur le site de 20 Minutes qui intègre également les commentaires live des bloggeurs. Quant au "duo du duel", l'oeil torve et le chrono pour seul centre d'intérêt, ils ont assuré un rôle de pots de fleurs d'apparat, les vieilles fleurs qu'on ressort dans les grandes occasions, incapables de recentrer le débat, de trancher quand le dialogue s'embourbait, de relancer sur les questions épineuses. Du grand journalisme.

3 commentaires:

Nono a dit…

Ouais, ouais, on est d'accord, 17%, 50%, ranafout'... Non, ce qui compte vraiment, et ce qu'il faut dire et redire à nos contemporains, c'est que Soma, c'te bellâtre là, il chante comme un baleineau, et qu'il faut qu'il jarte. Vite, très vite.
Non, ne me remercie pas. Je sentais bien qu'il fallait absolument recentrer le débat. Si, si.

Anonyme a dit…

17 %, donc le nucléaire c'est presque rien et donc on peut s'en passer...

Compétente je vous dis ...

Alalalala a dit…

T'as retenu que des sourires parce que t'as éteint trop tôt, avant que Royal se fâche toute rouge et que l'autre l'accuse de pas être crédible.
M'enfin moi, ce que j'ai surtout retenu, c'est le "Vous faisez" (vite repris) de l'une et le "péren" (forme barbare et censément masculine du malheureux "pérenne") de l'autre. Je sais pas comment le prendre: me dire qu'ils sont quand même pas très lettrés (enfin, plus que moi, mais moins qu'on ne serait en droit d'attendre), ou me dire que les affidés du maire de Neuilly auraient mieux fait de laisser les surins au fourreau quand la bravitude-attitude battait son plein.
Au final, on voit bien l'inutilité de ces débats. Ils n'influencent personne, ne changent rien, ne disent rien. Quelle importance même de savoir qu'elle est plus "pugnace" (ad libitum depuis hier) que prévue, que lui n'est pas sujet aux coups de sang qu'on craignait? Seraient-ils élus que jamais, à moins de s'aligner lors de la prochaine élection, ils ne revivraient une situation de ce genre, une baston autour d'une table sans précautions oratoires. Le fait de voir Mme Royal garder sa contenanceface à Sarkozy lui confèrerait la carrure d'une "cheftaine" (innovons) d'Etat? A d'autres. L'ONU n'est pas un gallodrome.
Ce qui est tout de même fascinant, c'est leur capacité à rebondir même quand ils ne savent pas, qu'illustre bien ces qurelles de pourcentage. Sarkozy préfère balancer n'importe quoi plutôt que d'avouer qu'il sèche. Ca me rappelle Chirac à un 14-Juillet embrayant sur Ferry prénom Jules parce qu'il avait mal compris une question sur Ferry prénom Luc.
Bref, HS total pour moi. Qui ai regardé le débat jusqu'au bout. Qui n'avais qu'un espoir: que Royal soit acculée à dire, clairement, enfin, ce qu'elle ferait pour les retraites, pour les salaires, pour l'emploi. Ce sera pour la prochaine fois. Pour son discours de politique générale. Ce sera mon mantra quand je glisserai le bulletin dans l'urne.