vendredi 6 avril 2007

J'ai signé

Premier CDI. Premier jour. Mon bureau est prêt. En face de moi, ma collègue et un bégonia. Partout ça sent bon le café des gens tranquilles, la moquette est immaculée et tout le monde a l'air de sortir de thalasso. J'essaie de respirer mais il fait trop chaud. Un chaud douillet poisseux qui vous étreint. Je voudrais partir, j'ai pas envie d'aller à l'école, ils ont l'air relou les gens qui me regardent derrière leurs ordinateurs. Sourires de compréhension. On est tous passés par là. Souvenir ému du premier jour, le petit doigt sur la couture du pantalon. C'est la nouvelle, la castor junior, la future "collègue". On m'a laissé une pile de post-it de plusieurs couleurs et la collection des anciens numéros. Un titre : "PME : au secours les syndicats arrivent".
Allez, ça va bien se passer. Je vous promets plein de billets poilants. Z'allez voir, on va bien rigoler. D'ici là un joli week end. De pâquerettes et de pacotille.


8 commentaires:

JL a dit…

BDCDZ, on a du mal à te suivre là eh! Tu travailles dans une PME indiennne type coopérative qui fabrique des post-its ?

Al a dit…

Félicitations! Mais une gomme? Espèce en voie d'extinction. Plus qu'à prouver que tu mérites un ordinateur pour entrer dans le journalisme du XXIe. Alors te lie pas trop d'amitié avec le taille-crayon. Dernière hypothèque sur la plénitude: faut que la collègue et désormais voisine à durée indéterminée soit sympa. Pour le bégo, je m'en fais pas.

La Thilde a dit…

Non, ça se passe tristement à Boulognes. Et je fabrique pas encore des post-its. Mais qu'est-ce que j'en consomme ! (2 do list : passer à Budapest, changer de gomme et faire gaffe au taill-crayon... tout un programme)

JL a dit…

T'as signé un CDI en continuité des CDD ? Langage codé pour ne pas révéler ton identité ! Plus d'info, cf. blogroll...

Nono a dit…

Ouf... J'avais cru lire "ma collègue et un bégonia". Et là, du coup, j'ai eu comme un moment d'étonnement : SFB serait-elle un bégonia? Dans ce cas, pourquoi ne me l'aurait-on pas dit, à moi, qui suis là, pas loin, tout prêt même (mais gentil, rassure-toi, très gentil : moi-même, vois-tu, je tiens un blog aussi, c'est dire si je suis gentil).

Sinon, suis bien content que le numéro "Au secours les syndicats arrivent" ait provoqué en toi quelques gloussements de plaisir. Nous aussi, à sa sortie, on avait bien rigolé. Je me souviens aussi d'un édito sur le CV anonyme : désastreux, évidemment... Forcément désastreux.

Bienvenu chez Biiiiiiiiiiiiiip.

PS : alors bon... comment dire... je me relis et je me dis : "diantre, faudrait voir à ne pas faire preuve à la petite (qui, d'ailleurs, est beaucoup plus grande que moi)." Encore une fois, je suis gentil moi, un peu perdu au milieu des fous. Bref, don't worry, be happy, pas de coups bas à craindre de ma part.

PS2: puisque, décidément, la perspective de t'effrayer... m'effraie, une autre ch'tit indice... Bien poilant aussi le jeu sur le Darfour.

Normalement, là, tu devrais à peu près voir qui peut bien être ce mystérieux commentateur anonyme.

Tchôôôôôôôôô

Nono a dit…

P'tain, j'suis trop con moi. J'ai tellement l'habitude de poster sous mon "vrai" nom que je me suis auto-démasqué.

Damned...

La Thilde a dit…

On m'avait bien dit que tu étais sympa... bonben pour ta peine, tu entres dès ton premier comm' dans la blog-roll des potos. C'est pas la classe ça Nono ? (p'tain... comment t'as su ?)

Nono a dit…

Huhuhuhu, arrête, tu vas me faire rougir. Merci tout plein.

Sinon, comment j'ai su?

Disons que si j'ai déménagé, c'est pour mettre mon écran à l'abri des oreilles indiscrètes (enfin des yeux plutôt). Et puis, en fait, si tu veux tout savoir, j'ai d'abord vu le logo de blogspot: ça m'a intrigué. Après, tu sais ce que c'est : la truffe du journaliste qui se met en action et se met à fureter un peu partout pour trouver et satisfaire sa curiosité. Et me voilà.
Content, en tout cas, après avoir perdu ma regrettée collègue, de voir qu'il reste ici quelques "êtres humains" et pas seulement des machines.
Je me sens moins seul. ;o)