mardi 3 octobre 2006

Faire son blog





Ecrire, c'est bien. Etre lu, c'est mieux. C'est une bonne raison de vouloir être journaliste. Ah, la fierté du premier papier publié ! Son nom en bas, bien net. Son numéro de carte de presse, la complicité des initiés, le sentiment d'entrer dans une famille.
Mais d'abord : être au coeur des turbulences, sentir le monde derrière chaque dépêche, jouer des coudes, traquer l'info. Se laisser emporter par l'enthousiasme du débutant, être atteint par un sujet, envier l'assurance des vieux routards. Acheter un chèche et un dictaphone.
Et puis rapidement, être déçu. Trop d'approximations, de facilités, de renoncements.
Et puis se decevoir soi-même. Réaliser qu'on prend les mêmes raccourcis que les autres, qu'on est rentré dans un système, pas dans une famille.
Alors, revenir à son métier par les chemins de traverse... retrouver les joies simples d'écrire en sortant des gabarits figés. Ecumer le ternet et souvent regarder la fenêtre en retrouvant le goût, effaceur et protège-cahier en plastique rouge, graines de tournesol et blanco, de l'évasion buissonnière. Se réveiller un jour en parlant html et format de compression. Faire son petit blog, comme tout le monde... et enfin prendre son pied !

2 commentaires:

James a dit…

Poster c'est bien. Avoir des commentaires c'est encore mieux. Bon courage pour ce nouveau blog, qui s'annonce prometteur dès le premier post! (j'attends avec une impatience non contenue de nouveaux posts sur le html et les formats de compression)

aleth a dit…

Kikoo lol koul se blog mé tu mé tro 2 mau compliké ptdr vi1 vite lir ma page bogossdu59.net @+ 2 de te lire lol
Arghhhh sors de mon corps sale internaute décadent!
Vrai qu'en quotidien, on chope vite des plis. On s'en accommode en se persuadant que du faisceau de contraintes (temps, format, lectorat, cette putain de touche "a" qui reste enfoncée) jailliront d'inattendues trouvailles. Il y faut un calme oulipien, sinon olympien. Ou alors on écrit son blog. Moi je ne peux pas, depuis mes langes j'ai toujours eu peur des formats de compression cachés sous mon lit. Je me balade sur ceux des autres. Ils ouvrent pour moi les "fenêtres" que je n'ai ni le temps, ni la discipline d'ouvrir (même si en fait de blanco, je hume plutôt les effluves de mon sandwich à la rosette). En v'là une de plus, je vais finir par faire partie des potes éclairés, mais bon, c'est pas plus mal, "mehr Licht!" comme disait l'autre.
Bon courage (même si on n'a pas esoin de courage pour faire ce que l'on aime, mais je me voyais pas dire "bon plaisir", pas après mon résultat merdique au quiz d'Arte)!
Un localier solidaire