jeudi 18 janvier 2007

Silence

Montebourg se fait outcaster ! La blague de trop. Montebourg condamné au mutisme. "C'est sans doute ce qui pouvait lui arriver de pire" lit-on dans Libé. Pas jolie jolie cette campagne. Le déchaînement s'étend jusqu'aux colonnes du Monde. Il y a des jours où l'on gagnerait à se taire. Rien à voir avec la choucroute mais dans les derniers buzz, histoire de rester early adopter, à défaut d'être trend setter (quitte à dire n'importe quoi, autant s'exprimer dans un jargon raffiné) : voici la sonnerie réservée aux djeuns, cliquez sur le titre et faîtes le test !
Débutons le week end plus sérieusement : il faut aller faire un tour au Panthéon où viennent d'entrer les Justes de France. Fut un temps, en 1942 par exemple, où les Justes faisaient partie de ces gens peu fréquentables qu'on ne se flattait pas d'inviter à dîner. D'après Lucien Lazare, historien et membre de la commission de Yad Vashem : "Longtemps après la guerre, ces personnes sont restées dans l'ombre, souvent par modestie, mais aussi par crainte de subir des réactions négatives de leur entourage, de leur employeur ou des autorités de leur pays pour avoir violé le règlement." L'hommage rendu aujourd'hui est magnifique et nécessaire. Mais la mise en scène et l'importance donnée à l'évènement ne cache-t-elle pas l'ultime tentative des dernières générations qui ont connu la 2e guerre mondiale de se libérer de la chape de mauvaise conscience qui pèse sur leurs vieilles épaules ? Parfois le silence...

mercredi 17 janvier 2007

La minute zen

Les grandes mondanités. Cet aprem, j'étais à l'Elysée. La réunion internationale sur la protection des enfants disparus et sexuellement exploités. En présence de Sa Majesté la reine de Suède, la même en belge, madame Suzanne Moubarak, madame Laura Bush, madame Lioudmila Poutine... à l'invitation de Bernadette, avec petit mot introductif de Chichi. Le tout orchestré par ce cher PPDA. Alors j'ai bien observé ces dames. Et face à l'adversité comme aux photographes, leur machoires restent d'une fixité marmoréenne. Ouais. J'vais essayer. Pendant ce temps, au Libéria...

mardi 16 janvier 2007

Brouiller l'écoute

Dès qu'un internaute cherche de la musique sur la toile, il a de forte chance de faire une belle ballade dans un labyrinthe de sites commerciaux qui lui serviront généreusement des extraits de 30 secondes accompagnés d'informations à haute valeur ajoutée.
Pour les amateurs de musique classique, c'est pire. Même si certains se donnent quand même bien du mal. Rapport peut-être à la moyenne d'âge du public et à son intérêt pour les blogues. Une exception, dénichée par ma copine de Zethestique, le très bon site de Keeping Score, programme de vulgarisation musical réalisé par le Frisco Symphony, où l'on trouve biographies, extraits et résumés d'histoire de la musique MAIS AUSSI l'analyse de trois oeuvres (Beethov, Stravinsky et Copland) avec lecture clé en main des partitions, et l'histoire de Tchaikovsky, racontée sur sa 4e symphonie. Chez nous, JF Ziegel fait le même genre d'exercice en compagnie de Benji Biolay ou Francis Lalanne.
Dans un genre plus détendu d'la feuille de chou, conseillé par mon camarade de voyage de la Voix du Nord : Delpech Mode, ou comment faire du moche avec du beau. Poilant. (en musico-politique, la chanson du moment dans le titre)

lundi 15 janvier 2007

Back from Rep Dom'

"Vous venez d'atterir à l'aéroport Roissy Charles de Gaulles. La température au sol est de 18° " Muy bien... Heureusement j'ai ramené de quoi réchauffer les coeurs ! Le merengue n'apparaît pas dans le best of de Libé. Mais une bonne tranche de mangue trempée dans une rasade de brugal les pieds dans les tongs encore pleines de sables... ça peut aider à revenir à température ambiante. Brrr.

jeudi 11 janvier 2007

Pilote des Caraïbes

Route du café, Las Terrenas.
La touffeur écrase la piste et fait vibrer l'air saturé du parfum des amandiers. La palmeraie ploie sous la brise légère et les bananiers sous le poids des fruits de cette terre des confins de Dominique. Terre purpurine et fertile... qui colle aux roues de ce putain de quad... qui percute un palmier de plein fouet. Le palmier gémit. Le quad aussi. Il est temps d'avouer à ma collègue des DNA, assise confiante derrière moi que j'ai raté cinq fois mon permis de conduire dont une pour entente trop littérale de "vous prendrez à gauche au rond-point mademoiselle".
Me voila fissa privée de mon bel engin et assise derechef sur celui du guide de cette trépidante aventure... Debout sur sa mécanique, le bougre me tourne le dos mais la vue est superbe. La vitesse nous emporte, triomphant de tous les obstacles de la piste. Les flamboyants déploient leurs branches protectrices sur nos peaux chauffées par le fol astre solaire. Mille oiseaux bercent notre route de leur ardents roucoulements. Il me dit leurs noms et leurs chants. Je suis avide de savoir. L'heure est intensément bucolique. Nos camarades sont loin derrière nous. Mon guide nous arrête au bord d'un champ d'agrumes et de cannes à sucre. Après je ne me souviens plus de rien. Il paraît que je suis restée en extase devant un pamplemousse.
Aujourd'hui, ballade à cheval à travers la palmeraie jusqu'aux cascades d'El Limon. J'essaierai de ne pas abuser des produits locaux. Y'a trop de vitamines là-dedans.

ps : Nelson va bien. A l'heure qu'il est chez nous, il signe son 259e autographe.

mardi 9 janvier 2007

Samana Samana Samana Samana Samana...











La réponse "scientifique" au truc de mon grand-père :

Soit N le nombre de verres total
n1 le nombre de verres tête en bas
n2 le nombre de verres tête en haut
n1 + n2 = N
(jusque là même moi je comprends)
Pour que le problème ait une solution, il faut que n2 soit pair.
Dans ce cas, le nombre de coups minimal pour parvenir à la solution (tous les verres la tête en haut) est : n2/2.
D'où le théorème de Nico : on peut résoudre le problème en k coups où k est supérieur ou égal à n2/2. CQFD
Sur ces bons raisonnements, je m'envole pour Samana et m'en vais foutre une raclée à Nelson au badmington.
Une semaine de séparation... oui, je sais, ça va être dur.

lundi 8 janvier 2007

Trois verres et un pigeon

C'est un vieux tour de mon blagueur de grand-père. Le but étant de remettre les verres sur leurs pieds en trois coups en ne prenant que deux verres à chaque fois, comme je viens de vous le montrer. Quand vous avez compris le truc, vous allez dans un bar et vous vous faîtes payer des coups. Le premier qui pige, je lui apprends une petite chanson pour doubler ses gains... (mais non, maman, je plaisante !)
Samedi soir, avec une amie qui bosse dans l'audit, nous parlions de cette "nouvelle" vague des entrepreneurs éthiques. Une vague pas si nouvelle que ça puisqu'elle date quand même des années 70 et de l'acnée de nos parents. L'initiative dont parle Le Monde ce matin est du même tonneau : s'engager pour un an à vivre sans acheter mais en ayant seulement recours au troc ou à la récup. Une idée de cadeau décapante : offrir du temps avec un thème, une journée "tous les défis débiles que tu veux" ou "100% attentive" par exemple. Bon, quand on habite à San Francisco les pieds dans le Pacifique, c'est plus facile que quand on est à Béthune avec vue sur les corons...

(sans aucun rapport avec ce qui précède - merci Hugo)

dimanche 7 janvier 2007

Et tu danses, danses, danses...

Vous avez bien dansé hier ? Alors maintenant, dessinez. Une activité pacifique, non-compétitive et conviviale. Racontez-moi votre samedi soir : le plus beau dessin sera affiché sur mon frigo. Autre possibilité avec Flipbook où vous pouvez faire un petit dessin animé. Encore plus la classe.

samedi 6 janvier 2007

Hey ya ! 3000 merci !

Aujourd'hui, rendage de grâce. Chers tous, vous êtes top. Cimer. Et aussi...
1. aux livreurs qui, ce matin, ont monté mon lit sans rire quand je leur ai expliqué que je ne savais rien faire avec les mains
2. aux messages de remonte-moral, au poker de Montmartre pas si perdant que ça, au champagne de Sylvain et Ariane... et à Thierry fournisseur de chocolat attitré qui ne s'est pas foutu de ma gueule
3. à l'internaute n°3000 qui est arrivé sur le Retrouved en cherchant "vendeur de velo time sur brest"...


Vous avez sauvé mon week end. Vive la france, vive les bretons. Demain, je vous propose un jeu.

vendredi 5 janvier 2007

Anima triste



1. j'avais du courrier aujourd'hui : bye bye CICR... je ne sauverai pas l'Afrique ; la dernière fois que j'ai autant pleuré, c'était un 1er avril, je vous raconte pas comme c'était drôle
2. j'ai reçu la liste de mes joyeux camarades avec qui je pars mardi en voyage de presse : moyenne d'âge 50 ans et Nelson Monfort en guest star (il vient pour Radio Classique... si, si)
3. ma voisine n'a toujours pas déménagé : si elle me fait la 69e édition de l'Hallelujah made in Buckley, je plastique son appart et je la balance en pâture aux chinois (elle et celui qui fait han han de façon tout à fait disharmonique avec le morceau cité)

ps : si vous vouliez m'appeler ou m'offrir des chocolats un jour, c'est maintenant
ps2 : si vous ne voyez pas ce que je veux dire pour la voisine, n'hésitez pas : cliquez sur le titre, c'est cadeau, ça me fait plaisir

Fumer, c'est bof caca beurk. Compris ?



En plein reportage sur l'application du décret marquant la fin de la cigarette dans les lieux publics à partir du 1er février prochain, avec dérogation jusque janvier 2008 pour les bars, boîtes, restaus... je découvre le site de cette association de non-fumeurs. Très pratique pour connaître les lieux fréquentables avec des enfants, des anciens fumeurs ou des ayatollah. Mais, au fil des pages, on y apprend aussi que le chichon contient du caca de chameau ou que les fumeurs volent cinq jours de travail à leur entreprise. Missionnée par le ministère de la santé, l'association vous propose de participer à un grand baromètre pour sonder l'impact des politiques de contrôle du tabac sur la santé des salariés. Surtout si vous êtes non-fumeur. On appréciera la neutralité de votre militantisme.

jeudi 4 janvier 2007

mercredi 3 janvier 2007

mardi 2 janvier 2007

De l'émulation scribouillarde*

Du commentaire comme ça, j'en veux tous les jours de 2007 !
(d'Aleth que je rebaptisai Ali et qui passa contre son gré à l'humble mais digne postérité de nos archives)
"Je te permets, mais permets-moi dès lors de ne pas te répondre. Non, tu peux en fait. Mais attention, les idées, c'est comme les malfaiteurs : quand ça s'associe, ça donne aussi bien le casse du siècle que le vieux plan foireux. Moi, je suis plutôt plan foireux. En l'occurence, Ali, ça m'évoque quoi ? Sacha Baron Cohen pardi, dont tu nous entretenais (nous tes fidèles bien que polyblogs lecteurs) il n'y a pas si longtemps. Ben oui, il a signé Da Ali G Show, qui fait bien rire mon frère, mais on s'en fout. De là, n'étant pas mégalomane, et parce que c'est ton blog et pas le mien, je refuse d'être ainsi porté au niveau du glorieux héros kazakh aux fesses accessoirement poilues, et te cède galamment la place. "Da La Thilde G Show", déduiras-tu, tout en t'apercevant toi-même (j'ai confiance) de la pédanterie du titre. Utilisons donc la première lettre de ton prénom putatif -ce n'est pas sale-. Ergo ? Te le donne en mille : "Da M G Show". Et quoi ? Rien. Plan foireux, j'avais prévenu, je prends personne en traître. Tu permets que j'étende mes gros orteils ? Les vieux posts, y a rien de plus confortable, dans un blog. L'oeil du cyclone. Le trou d'eau peinard à l'abri du tumulte, le bras mort de la rivière où des rainettes s'emboîtent paisiblement, parfois ointes de lubrifiant, et alors ce sont des coassants au beurre, que ne ferait-on pas pour un calembour, même et surtout naze, hein ? Brèfle, j'aime les "vieux" posts des blogs. Ambiance cosy (comme disent les Anglais), lumière tamisée (comme disent les Londoniens), c'est le moment de placer LA question. John-Paul j'espère que tu me regardes. Un truc perso, attention, accroche-toi à tes flux RSS mais ça me pend à la lippe depuis trop longtemps. Après tout, si tu me nicknamises Ali, je suis fondé à réclamer une contrepartie. So, un indice chez vous, top, question : Pourquoi, nan mais pourquoi "Bobo mais point trop" et plus "ma non troppo" ? Peur d'effrayer l'internaute italophobe, indigestion de penne, mesure de rétorsion contre les champions du monde de foot, hacking par des cybertraducteurs pirates, repli nationaliste, biture au Rome ? Réponse à ton retour, décroche du blog, profite des ouacances. Ali-veut-des-lichis."

Pourquoi ce changement de profil ? "Ma non troppo" pue son déja entendu et, pour tout dire, son bobo bon teint. "Point trop" vient apporter en revanche la dose de ringarditude nécessaire et rafraîchissante qui caractérise votre serviteur, à l'aise dans ses charentaises anglaises.
Et puisqu'on parle de SBC, vous saviez qu'il parle hébreu dans Borat ?
(*) En hommage au bloggeur qui chercha "scribouillard vicieux"... et tomba sur les pages du Retrouved.

lundi 1 janvier 2007

Vedi Napoli e poi muori

Ah, Naples, ses batailles de rues, ses poubelles en flamme, ses Mammouth et ses Bison n°5.
Naples ! ses Madonna, sa Camerra, ses pizzas aux anchois.
Naples ! Il fallait y penser mais quoi de mieux qu'une ville sans bar pour passer 2007 et raison garder ?
(A nos hôtes, qui brandissaient hier, sur la piazza del Plebiscite, la coupe du monde de football... reconnaissons un sens affirmé de l'humour de situation : l'expression "Voir Naples et mourir" viendrait d'un jeu de mots avec la ville de Morire, au pied du Vésuve...)

vendredi 29 décembre 2006

C'est la t'oeuf


Bonne année !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

jeudi 28 décembre 2006

Rock me Jean-Paul

Puisqu'on parlait des cadeaux aux journalistes, en voilà un que je ne peux m'empêcher de partager avec vous. Le président de la région Ile-de-France est un rockeur. Et pas pour de faux, pas genre je vais à la Fnac ou j'adore Arctic Monkeys. Avec les voeux de Jean-Paul Huchon, cette année, on reçoit un coffret de 5 CDs : Neil Young, David Bowie, the Waterboys, Radiohead et Muse. "Le fan de rock que je suis est heureux de vous offrir ce coffret" dit-il avant de confier à propos de Waterboys "c'est un groupe écossais trop méconnu de mon point de vue... pour moi, le chanteur du groupe Mike Scott est la réincarnation de Jim Morisson". Là, les journalistes, forcément trentenaires et amateurs de rock, sont en pleine communion musicale avec le président de la région Ile-de-France. Ils commencent à baver quand Jean-Paul glisse insidueusement que "(s)a collection (de vinyles Ndlr) ferait pâlir d'envie bien des jeunes". Jeune, lui il l'est resté puisque le rock auquel il s'intéresse aujourd'hui "tourne autour de récréations plus électro". Après je ne me souviens plus de rien. Je crois que je me suis évanouie de bonheur.
Toujours dans la veine des petits plaisirs de salle de rédaction, cet article dans VSD : du grand Bayrou, du Bayrou immarcescible (défi défi : à vous de le replacer). On y apprend que le président de l'UDF ne pense pas à la présidentielle seulement en se rasant, mais "toute la journée et même la nuit." "La rencontre entre un homme et un peuple est un peu du même ordre qu'entre un homme et une femme", explique le candidat. "Lorsque vous tombez amoureux et que vous allez vous marier, vous y songez toute la journée et même la nuit. Parfois avec angoisse", ajoute-t-il. Comme on lui demande si cette vocation a été précoce, M. Bayrou dit avoir "toujours voulu être le porte-parole" des gens qui l'entouraient. "Enfant, je faisais déjà des harangues à la récréation. Les filles, à l'école primaire, m'appelaient l'orateur. Après, j'ai rencontré le bégaiement, ce qui m'a singulièrement compliqué la tâche". Pas facile de filer un rencart romantique au peuple électeur.
Ce week end a lieu à Berlin le 23e congrès des hackers. Si je ne partais pas pour une destination complètement délirante, je serais bien allée faire un karaoké Powerpoint ou parler Wii vs PS3 avec des copines. Trop dur d'être white & nerdy.

mardi 26 décembre 2006

Une semaine d'entre deux-fêtes

C'est long. On attend qu'il se passe quelque chose en France. Les journalistes s'ennuient. Alors, marronnier de fin d'année, réfléchissons : les bonnes résolutions. Et pourquoi bonnes ? hein, pourquoi ce moralisme ? pourquoi pas... aléatoires et poétiques par exemple ? Pour 2007, faut-il souhaiter... hum... de "s'obstiner fermement à siffler à en mourir" ? "oublier bruyamment de soliloquer sous les bombes" ? "imaginer instantanément de juger pendant des heures" ? Bon, finalement, 2006 année du vice c'était pas mal non plus. (Pour s'opposer au passage à la nouvelle année, voir proposition de soirée en faisant clic-titre)
En parlant de poésie, nous avons reçu aujourd'hui le premier cadeau "presse" dont j'ai envie de vous parler (le reste se mange plutôt si vous voyez fe que ve veux dirmfh). C'est un gros paquet qui porte un titre : "la libération des rennes". Des cartes postales, des porte-clés, des tee-shirts... sur le thème de l'arrivée du TGV Est. Bon jusque là personne se battait. Jusqu'à ce que surgisse du carton... de magnifiques bois. Une sorte de coiffe vert sapin qui se dresse de trente centimètres au-dessus de la tête. Le truc pas incroyable mais que n'auriez jamais pensé voir sur la tête d'un de vos éminents collègues. Si on veut vraiment se distinguer au Jour de l'an, il y a même la chanson qui va avec. Dans les bonus. Goodie.

lundi 25 décembre 2006

Merry Christmas kid !


And guess who's working ? Enfin, aujourd'hui M. m'a offert un exemplaire de l'Hebdo des socialistes... si vous saviez ce qu'ils font faire aux militantes ! En cadeau dans le titre aujourd'hui, cet article de Libé sur l'art de l'itw politique. Surtout la première et la dernière phrases ! Allez y : ça vous aidera à établir une transition harmonieuse entre la dinde et la bûche, la petite cousine et l'oncle chiant.

jeudi 21 décembre 2006

Rien à foutre !

En général, ça commence par une discussion avec mon père. Les questions de justice sociale, c'est un de ses dada. Il finira bénévole à l'Armée du Salut et aura contaminé la moitié de la famille au passage. Mon papa voulait aller dormir dans les tentes installées à côté de chez lui, près du canal Saint-Martin, par solidarité avec les SDF. "Il faut savoir ce que c'est" répétait-il. J'ai un peu flippé. Du coup, je l'ai relancé sur les bonus de Wall Street pour faire diversion.
Je vous en parlais dans un précédent post : les bonus des golden boys atteignent cette année un niveau d'une indécence rare. Le chief executive de Goldman a touché un peu plus de 53 millions de dollars pour ses services. Un record. Et cette réflexion d'un analyste, dans une itw à Libé : «Si vous avez une bonne carrière, vous avez déjà mis 10 millions ou 30 millions de dollars de côté. A quoi servent cinq millions supplémentaires ?» Réponse du même. «Pour les gens, ça devient un symbole, une confirmation qu'ils sont excellents dans ce qu'ils font.»
Hier soir encore, c'est Augustin Legrand qui essayait de faire entendre sur Canal la cause des fameux SDF, de lancer "un appel solennel" aux Français, de tenir tête au présentateur et à son chronomètre et d'expliquer que les assos en ont marre de gérer les incuries des politiques. Comédien, le gars s'est engagé auprès des plus démunis sans rien demander. Maintenant, il a décidé que ça suffisait : ça gueule et gare à ceux qui voudraient tirer la couverture médiatique à eux. Même Malek Boutih s'est fait renvoyer dans ses guirlandes.
Bon faut pas que ça nous empêche de passer de bonnes fêtes. De se faire péter le bide à coups de foie gras et de chocolats, de finir les coupes de champagne en se plaignant de l'année écoulée pour en espérer une meilleure, de trouver un regain d'énergie pour déballer les montagnes de cadeaux... Tous les ans, c'est pareil. A la fin, on dira merci (ou pas) et peut-être même on pourra jouer !

mercredi 20 décembre 2006

Le solstice, c'est pas pour les saucisses !

Vous faîtes quoi vendredi ? C'est la nuit la plus longue de l'année, le passage de l'automne à l'hiver. Noël avant l'heure quand les chrétiens n'existaient pas, Hannoucca aussi. Si vous voulez rendre hommage aux saturnales en simple païen, un solstice d'hiver n'est qu'une autre occasion de faire la fête (attention aux abus d'alcool). Global orgasm vous propose de participer à un don pas comme les autres... pour le bien de la science et de l'humanité, dans une démarche scientifique initiée par Princeton, le tout encadré par l'organisation pacifiste Baring Witness. Dans ces conditions...

mardi 19 décembre 2006

Arcachon - Gujan Mestras via La Teste de Buch

Pas le temps ce matin... (et 2° hier sur le bassin)
Bloggeuse en sommeil. Mais je suis une fille prévoyante : j'ai du biscuit... Toutes ces heures passées devant mon écran ne sont pas perdues : je vais vous livrer "mes meilleures adresses", celles qui méritent qu'on s'attarde un peu sur le blogue d'un ego qui se met en scène pour causer politique. C'est pour la bonne cause. Un peu de réclame donc : pour ce breton qui parle de mer, d'huîtres et même de Normandie ! Et celui-là aussi, pour ses pôstes sur la musique classique. Et sinon, encore, le Dico des mots, où l'on trouve, en vrac : chelourd, blogeoisie ou plussoyer. Il faut farfouiller un peu entre expressions ados convenues et Portenawak, mais quelle régalade mes amis, je ne vous dis que ça !

dimanche 17 décembre 2006

« J'adore les huîtres : on a l'impression d'embrasser la mer sur la bouche » (Léon-Paul Fargue)

A la conférence de Téhéran sur la "réalité " de la Shoah, on avait soigneusement mis en valeur la présence de rabbins antisionistes. Même dans la vie virtuelle, les cons arrivent à se placer au premier rang... On m'avait parlé de Second Life il y a quelques temps et de ses 2 millions de résidents ; un monde parallèle qui draîne plusieurs millions, bien réels, de dollars chaque mois. Il existe deux façons de se rendre dans Second Life : la première, après une inscription gratuite, permet de créer son personnage et de se promener à sa guise, sans pouvoir participer ! La seconde, moyennant un abonnement mensuel de 9,95 dollars, autorise toutes les folies. Pour les plus jeunes, il existe une version « teen » de Second Life.
J'me casse à Arcachon respirer l'air iodé du marais et interviewer les huîtres. La semaine prochaine, je vous parlerai des moules. Bon dimanche à tous.

samedi 16 décembre 2006

J - 9

Une pensée émue pour tous ceux qui vont aller s'enfermer dans des centres commerciaux parce qu'ils viennent de réaliser qu'il ne reste plus qu'une semaine avant Noël. Vous pensiez peut-être réussir à passer entre les flocons mais sachez qu'on n'y échappe pas comme ça. Une solution : tout commander sur internet et profiter du samedi après-midi pour aller voir la drôle d'exposition de l'institut culturel suédois et boire du vin chaud dans le petit café attenant ! En sortant, une jeune tête blonde posait la pertinente question à sa maman qui s'apprêtait à poster sa lettre au Père Noël : "Mais... on est sûrs de son adresse ?"
Petit garçon : j'ai fait des recherches pour toi, voici ce qu'en dit le Wiki :
"Le lieu d'habitation du Père Noël est très controversé. Selon les Norvégiens, il habite à Droeback, à 50 km au sud d'Oslo. Pour les Suédois, c'est àGesunda, au nord-ouest de Stockholm. Les Danois sont persuadés qu'il habite au Groenland alors que les Américains le logent à NorthPole en Alaska. En 1927 les Finlandais ont décrété que le père Noël ne pouvait pas vivre au Pôle Nord car il faut qu'il nourrisse ses rennes, sa résidence était donc en Laponie, au Korvantunturi. Malheureusement cette région est un peu isolée, ils l'ont donc fait déménager près de la ville de Rovaniemi. La Sibérie revendique également cet honneur, mais il y a sans doute confusion avec Ded Moroz, le cousin russe du père Noël qui est fêté le 7 janvier avec sa fille Snegourotchka. Le Canada, pour sa part, prétend humblement qu'il serait simplement dans le grand-nord canadien, plus particulièrement dans les Territoires du Nord-Ouest."
Moi, je me dis que, quitte à se lancer dans une enquête, il serait bon d'aller voir là-bas. Mais bon j'dis ça comme ça...

vendredi 15 décembre 2006

Cadal

C'est bientôt Noël les gars ! Evidemment, tout cela est très commercial. On n'a pas encore reçu les petits paniers des différents ministères mais ça ne saurait tarder (en 2005, Robien s'était éclaté à envoyer des cartes de voeux avec des autocollants en forme de phares à coller sur un sapin... il aurait pu prendre les boules des motards aussi). Ben pour fidéliser les lecteurs, c'est pareil : faut les appâter. Alors mes petits poissons, n'oubliez pas de cliquer sur les titres. Pendant tout le mois de décembre, c'est comme un calendrier de l'Avent avec des liens sur les meilleurs extraits et blogs du ouèbe, des trucs trop beaux et/ou pratiques que vous auriez pris des heures à trouver ou découvert dans trois ans ! Ne me dîtes pas merci.

jeudi 14 décembre 2006

Histoire gebelle

Impossible de résister à la tentation : cette histoire est à pleurer de rire. 20h15, mercredi soir. La télévision publique belge interrompt son programme pour annoncer la sécession de la Flandre. Problème : ce n'est qu'un docu fiction. Entre temps, le standard de la RTBF a explosé et certaines ambassades ont prévenu leur pays en catastrophe... Une blague potache qui a fait mouche dans un pays où certains flamands considèrent que les wallons n'ont pas toujours les moyens intellectuels d'apprendre le néerlandais.
La Belgique, c'est quand même le pays de la bière et de Strip Tease ("à voir et à revoir"). Puisqu'on est sur France 3, transition toute en finesse vers notre affaire à nous : la présentatrice du Soir 3 et le ministre de l'Outre-Mer. Vues les conditions dans lesquelles leur histoire a été révélée, ça sent fort la manipulation de campagne... Mais reste qu'il n'est pas absurde de révéler les dessous de certaines interviews. Pour nos lecteurs belges, Marie D. est la nièce d'un monsieur qui a tellement d'amis connus qu'il doit rester très longtemps à la télévision le dimanche pour accueillir tous ceux qui viennent lui rendre visite. Et François B. est le fils d'un monsieur qui était chef de cabinet d'Edgar Faure. Si vous voulez lire du mal de lui, il faut aller sur ce blog, réalisé en sous-main par ces fieffés sarkozystes (qui sont encore plus méchants que les socialistes quand ils s'y mettent). Ah non, pardon, c'est un vrai blog de soutien... Allez jeter un coup d'oeil à sa bio, vous verrez, c'est troublant.
Ah, beh ça y est, c'est tombé : demande de révision rejetée dans l'affaire Seznec. Finalement, la justice n'aura pas cédé devant la pression populaire. Clap, clap, clap (de fin).

Dans l'intimité d'Alain Juppé

J'étais partie pour vous parler de choses intéressantes comme ce site de rencontres sud-africain réservé aux personnes infectées par le VIH et puis sans trop savoir comment je suis tombée sur le blog d'Alain J. Peut-être je cherchais à sourcer une citation pour Petites Phrases, ou bien je tentais d'aller voir à quoi ressemble Palesroyal, le site (caché) de l'UNI, syndicat étudiant de droite, piraté manifestement... enfin, j'ai atterri là, quoi, comme Alice de l'autre côté du miroir (que je vous encourage chaudement à redécouvrir, si si).
Alain n'a pas l'air comme ça mais, derrière le masque du Prince, c'est un volcan d'émotion qui sommeille. La preuve, cette lettre à ses petits-enfants ; je leur cite un passage parce que Alain se laisse emporter par sa plume (près de 7000 mots, 8 pages Word en gros) et je ne sais pas s'ils seront allés jusque là : "La pollution des mers, vous le comprenez, m’est particulièrement insupportable. Et celle de la Méditerranée, peut-être, plus que tout autre. On m’a enseigné, dans ma jeunesse, que c’était « notre mer », le berceau de notre civilisation ! L’amour que je lui voue est plus charnel qu’intellectuel. En France, en Espagne, en Italie, en Algérie, au Maroc, en Grèce, en Turquie, au Liban, j’ai le souvenir de tant d’heures délicieuses passées à nager dans ses eaux maternelles que la seule évocation de son nom me procure un plaisir physique." Quand il n'est pas en verve de confidences, Alain raconte simplement sa life. Ouais mec, hier à 9h réunion, déjeuner avec Claudette, caca comme il faut, conférence l'apres-midi, pince-fesses jusqu'à 22h et rentrer à la maison pour pouvoir enfin mater tranquillement la femme de Blair à oilpé (lui, il est peut-être à gauche mais elle a l'air très adroite).
Alain devrait savoir qu'un blog autobio ça n'intéresse personne, quelques militantes et encore. Est-ce que moi je vous raconte qu'après avoir bouclé un dossier sur Seznec (n'oubliez pas de vivre un moment historique : début de la lecture du jugement à 16h aujourd'hui), je suis allée écouter du Schuman à Pleyel, dîner au Carreau du Temple avec Jean Moulin et finir au petit matin d'expliquer à Jean Moulin que je n'étais pas bi (diminutif pour bizarre maman, bizarre) ? Hein, franchement...

mercredi 13 décembre 2006

La belle du Téléthon VS la bête des blogs

Il ne vous a certainement pas échappé que le Téléthon, le squat annuel du paf, avait eu lieu. Un week end de Sophie Davant avec Nagui en barre de mire. Mais un week end de liberté pour deux détenus de la maison d'arrêt de Laval : Julien Gaumont et Jacky Bodin, tous deux condamnés pour vols, ont dérobé samedi la recette d'un stand Téléthon où ils vendaient les gâteaux qu'ils avaient confectionnés la veille en prison. Avec la voiture de l'animateur du stand, ils se sont fait la belle. Julien vient de se rendre à la police de Caen : il a déclaré qu'il était venu voir sa grand-mère. Jacky court toujours.
Pendant ce temps, un autre squattait le Web 3, conférence parisienne sur l’avenir du ternet organisée par Loïc Le Meur, entrepreneur web et star de la blogosphère... française. Un matin, en se rasant, Le Meur a eu une idée : renforcer l'attractivité de son petit business en invitant les candidats à la présidentielle. Le blème : ayant publiquement apporté son soutien à Sarkozy, il s'est retrouvé avec François Bayrou et le ministre de l'Intérieur comme seuls intervenants... et des bloggeurs pas contents du tout. Mais alors, vraiment pas contents.

lundi 11 décembre 2006

Se faire moucher

Ce matin, au courrier, j'avais :
"Je voudrais aussi faire une remarque à Melle D. quant à la nature et à l'emploi du pronom relatif dont. En effet, dans un article sur le fléchage des dons, à la page 4 du journal du 8 déc., elle écrit "pour la majorité des donateurs dont 30 000 d'entre eux.." Il est inutile, et même incorrect, de dire d'entre eux car c'est exactement ce que signifie dont. Dont est un pronom relatif, ayant pour antécédent les donateurs et signifiant de ceux-ci. Il aurait donc fallu écrire "dont 30 000 ont choisi". Je pense que le ministre de l'Education a bien raison de vouloir réintroduire l'étude de la grammaire à l'école. La lecture des journaux prouve continuellement que l'on n'a pas appris la grammaire à ceux qui sont journalistes aujourd'hui et qu'ils ont beaucoup de mal avec certaines constructions de la langue française qui, à mon avis, ne sont pas surannées."
Une bonne semaine qui commence !

vendredi 8 décembre 2006

Voyage voyage (bis)

Mon chef m'a offert un voyage de presse en République Dominicaine. Quand vous serez en train de récupérer vaguement de vos vacances de Noël, moi je passerai le creux du mois de janvier . Je suis nulle en géographie et, à l'heure où je criais "ouais trop cool merciiiii", j'ignorais que c'était la partie occidentale d'Haïti. Je découvre donc présentement ma destination avec un ravissement croassant. Il faut savoir que c'est quand même une île classée dans les bonnes premières sur l'échelle de la oufitude. Bien sûr, il y a quelques inconvénients comme ça ou ça par exemple. Mais quoi ? on n'est pas en sucre de canne !
Vous savez ce que je vois moi ? l'opportunité d'avoir ma pomme en 4 par 3 sur la mairie de Paris. Bon, c'est pas un reportage de guerre mais y'a rien de déshonorant non plus à supporter quinze journalistes de magazine féminins pendant une semaine.

jeudi 7 décembre 2006

mercredi 6 décembre 2006

Les imbéciles n'ont jamais de cancer

Le mardi, c'est mauvais goût. Copie-colle de cet extrait du portait de Der de Libé : "Mon modèle, c'est Humphrey Bogart dans sa chaise roulante, dévoré par le cancer, qui continuait à donner des fêtes somptueuses." Confidence de Lemmy Kilmister, leader du groupe Motörhead dont "l'hygiène de vie défie la Faculté". A Los Angeles, où il vit, le Rainbow Bar est resté le seul espace fumeur de la ville, au risque de poursuites, pour ses beaux poumons à lui. Une leçon de décadence pour les apprentis dandys.
(Rapport au titre, j'avais hésité avec : "Plus cancéreux que moi tu meurs !" de l'ami Pierre mais bon, hein ? quoi ! Ce post n'est pas drôle ? vos commentaires sont pourris ? vous êtes allés sur mon site en toute innocence ? Rachetons-nous une virginité numérique : le nettoyeur d'identité ! Mais le ternet a la mémoire dure... à bon étendeur...)

mardi 5 décembre 2006

A vot' bon coeur !

Le président de Reading a jugé lundi que les clubs de football anglais étaient en voie de devenir "un accessoire pour les super-riches" et prédit que "dans dix ou vingt ans", ils appartiendraient tous à des investisseurs étrangers. "Ils vont devenir un accessoire pour les super-riches et ça ne me pose aucun problème parce que c'est un sport pour les riches", a expliqué sur Sky Sport John Madjeski qui s'est lui-même dit prêt à vendre son club à un milliardaire. "Si un type riche de manière obscène, qu'il soit russe ou qu'il vienne d'Extrême-Orient, vient me voir et déverse sur la table des sacs pleins de liquide, je lui dirai: OK, c'est à toi !"
Voilà le genre de perles qu'on peut trouver dans les dépêches AFP... Alors pour ne pas être en reste, j'y vais de mon petit billet : vous êtes-vous déjà demandé comment dépenser le plus d'euro par calorie ? Non ? Voici le top five des clubs de sport les plus chers de Paris ! Premier au classement : le Ritz Health Club, tellement chic qu'il faut être parrainé. Même principe pour les sections les plus prestigieuses du Racing Club de France, notamment le golf de la Boulie et le club de la rue Eblé. Ensuite, dans les endroits fréquentables, notons le Spa du Plaza Athénée : plein de massages exotiques et même un coach personnel qui s'appelle M. Lassaad. "Et mes fesses M. Lassaad, vous les trouvez comment mes fesses ?" Pardon, je m'égare. Suite de notre liste : l'Usine Opéra, où l'on peut faire de la culture physique à l'ancienne avec plein de jeunes folles. Enfin, en toute simplicité, le club de Ken, où votre Austin sera prise en charge par un voiturier. On va pas non plus y aller à pattes.
Hier, dans mon club pourri de Saint-Lazare, j'ai lu, entre deux séries de quarante abdos, sous les coups de baguettes de mon prof ukrainien et dans une musique d'auto-taponneuses, que "le sport c'est bon pour le coeur". Si ça soigne ça aussi, alors...

lundi 4 décembre 2006

Quand l'ascenseur monte...

J'essaie désespérément de mettre la main sur cet extrait vidéo mais manifestement seule l'intégrale est disponible. Après LePen et avant Sarko, la semaine prochaine, hier Moati s'est payé Bayrou. Pour faire court, c'est la fameuse histoire de la baffe que le candidat UDF avait donnée à un môme qui lui faisait les poches, laquelle baffe avait foutu une bonne claque aux sondages (qui lui étaient devenus très favorables d'un coup).
Donc hier, Moati revient sur cet épisode mais avec des images assez incroyables : le debriefing de Bayrou avec ses conseillers qui constatent que l'image ne l'a pas desservi. L'un d'eux commente "Quand l'ascenseur monte..." et Bayrou répond "Je monte avec". Retour sur le plateau, sourire crispé de l'intéressé. Qui enchaîne sur l'éducation des jeunes et le geste que n'importe quel parent digne de ce nom aurait dû avoir... blablabla. Quitte à se faire descendre, autant que ce soit sur un ascenseur ascendant.
So my question is : si une taloche à un gamin rassure les Français sur le pouvoir d'action des politiques, une claque sur les fesses de Ségo pour sa bourde au Proche-Orient lui donnerait combien de points ? (cette question idiote en guise de "spéciale dédicace" à l'internaute qui a réussi à trouver le chemin du Retrouved en tappant "nichons de sego" sur google !) (c'est la fête de la parenthèse : la chanson du jour en lien dans le titre à chanter sur l'air de ... écoutez !)

dimanche 3 décembre 2006

Dans un coin pourri du pauvre Paris...

Il m'arrive parfois, à mes heures perdues, de m'arrêter à mon local, comme disent les anglais pour désigner le pub le plus proche de leur sweet home, et de passer derrière le bar. C'est comme réaliser le fantasme de jouer à la marchande, en vrai. Bon, ça manque un peu de fruits et légumes mais il y a des compensations : une cloche qui fait dong, une caisse avec un tiroir qui fait ding, une machine à glaçons qui fait ploc et même une machine à laver qui fait vrrrrrr et qui crache plein de buée. Moi, ça m'éclate.
Mais vus de derrière le bar, les gens sont parfois étranges. Hier, un brave musicos aux mèches rebelles voulait qu'on parle du sens de l'histoire. Moi, je suis pas sectaire, je dis ok. Il avait sa petite idée là-dessus. Donc il en était à sa troisième pinte quand tout d'un coup j'ai entendu : "Homère, tu vois qui c'est ou pas ? Eh, pas celui des Simpsons, hein !!?" J'ai hésité à lui reprendre sa pinte mais dans le commerce, ça se fait pas.
Pourtant, j'en connais qui n'auraient pas hésité une seconde. Prenez Madame Paulo par exemple. Qui est-ce ? Aie, aie, aie. Je vais être obligée de vous révéler un des secrets les mieux gardés de la rive droite. Bon, je compte sur votre discrétion. Madame Paulo est la tenancière du plus petit bar de Paris qui s'appelle... Le Petit Bar. C'est plein d'habitués, c'est-à-dire cinq six personnes au maximum plus les canaris et le chat. C'est quelque part dans le 11e, du côté du gymnase Jappy, mais je vous en dis pas plus sinon Madame Paulo va me maudire quand elle vous verra tous débarquer (elle s'emmêle un peu dans les chiffres quand il y a trop de monde et ça l'agace).
Ce matin, je me suis arrêtée dans un autre bistrot du même genre. Où l'on balance entre le ravissement d'avoir découvert un lieu préservé de la modernité et l'impression d'être peu à peu envahi par l'authentique glauquitude des tables crasseuses et du plafond moisi. Le meilleur chemin pour y arriver est de sortir du marché des Enfants Rouges par la rue des Oiseaux, première à gauche, rue de Beauce, et d'aller prendre un café avant le déjeuner. Il n'y a pas de bière, rien à manger et si le patron vous demande de le tutoyer, vaut mieux obtempérer. Mais avec un peu de chance, sans convoquer Homère, il vous en racontera des histoires... (message personnel : rapport à notre discussion sur Brassens, sur le même site que celui vers lequel je vous dirige dans le titre, aller au CD 15, chanson n°7)

samedi 2 décembre 2006

Beur normand non-allégé

Retour en province ce week end... et découverte d'un produit local qui fait fureur sur les marchés : le candidat Khalifa et son reggae présidentiel.
(filmé devant l'abbaye aux Dames, à Caen, siège du Conseil régional de Basse-Normandie, dirigé par un sympathisant de Fabius... mais aucun rappeur)

jeudi 30 novembre 2006

mercredi 29 novembre 2006

Ande naow ze biznaisse niouzes

C'est une connaissance issue de la fameuse première promo "journalisme" de Sc' Po qui m'a envoyé cette vidéopub. Ils ont presque tous été embauché(e)s par la future chaîne d'information internationale. Je me demandais ce qu'ils pouvaient bien faire... Ben des spots de pub, pourquoi ? C'est marrant, France 24 n'est pas encore lancée mais ça vous fait pas penser à... oui, CNN il y a dix ans. Et puis alors juste un truc qui m'énerve. A l'heure où j'écris, je viens de faire le tour des blogs sur le sujet : étrangement les mêmes images ont été envoyées à tout le monde au même moment, une semaine avant l'inauguration. Encore plus tôt pour ceux qui bossent dans la comm ou les médias. Pour la peine, je vous redirige vers celle-là à la place et vous ne perdez pas au change. Il s'agit de Stanislas Leridon, le media director de France 24. Appréciez la feinte des petites hésitations... French (spin) doctor of the diplomacy ?

mardi 28 novembre 2006

I clenne du côté qui veut querre












(il penche du côté qu'il veut tomber, il est à l'origine de sa chute, patois chti)

Alors pour ceux qui n'ont pas encore trouvé le temps de s'inscrire sur les listes électorales... (comme la phrase ne le dit pas, il faut cliquer sur le titre)

Preuve qu'une campagne présidentielle peut aussi être fun : après les Petites phrases, Polemix et la voix off ou le Générateur de langue de bois... Trois nouvelles découvertes sur le ouèbe : Dans la peau de Bernadette, les Lobofakes et le site non-officiel de Marianne. Certains sont un peu longs à télécharger mais franchement, ça détend la carte d'électeur.

En attendant, moi je retourne à Calais. Après les immigrés clandestins, autre sujet explosif : reportage avec les plongeurs démineurs. Boum boum !

lundi 27 novembre 2006

L'angoisse de la feuille blanche

Je sais pas vous mais, moi, le silence me terrifie. Non pas le silence éternel de ces vastes infinis, non, non. Le silence de base, qui sert à respirer dans une conversation, à chercher un nouveau sujet, le silence qui dure un peu plus de quelques secondes et qui parfois tend à la minute.

Un de mes cauchemars récurrents est le suivant : pour une raison X, les terriens décident de se barrer sur une planète Y et on oublie de me prévenir. Un matin, il n'y a plus personne. Pas de trace de X ni de Y. Rien. Ensemble vide.
Au début, c'est excitant. Je peux entrer dans tous les grands hôtels, essayer des habits directement dans les vitrines des magasins, aller prendre le thé dans les petits boudoirs de l'Elysée ou changer les tableaux de place sur les murs du Louvre.
Mais, rapidement, c'est angoissant. Très. Ensuite, je me réveille et les bruits de ma rue continuellement agitée me rassurent quant à la présence, au moins, de mes voisins chinois.
Heureusement, la modernité est bavarde. Elle ne laisse jamais nos feuilles de chou longtemps inoccupées.
A toi qui es au boulot et qui ne peux faire tomber une gomme sur la moquette sans déclencher les foudres, muettes mais bien perceptibles, de ton voisin d'"open space", branche tes oreillettes et fais chauffer la souris.
Outre les très bons Arte radio et Un monde de sons qui se trouvent dans la colonne des recommandés, voici à écouter :
L'actu : sur le site de Radio France avec notamment cette chronique sur la sémantique Royal
La critique : sur un site alternatif, la contre-danse hongroise (des excités de Crrocs)
La poésie : sur le portail de la chanson française, la poésie selon Brassens avec Alexis HK
Le cinéma : sur le site consacré à Jacques Tati, les musiques de Mon oncle ou des Vacances de M. Hulot
Le bruit et le silence : sur ce site belge, Silence radio, la parade nuptiale du hérisson, le bruit d'un burger graisseux ou comment approcher le silence
La tentative : sur le site de l'INA, Jacques Brel raconte la difficile nécessité de dire aux gens qu'on les aime
Tous ces sites sont évidemment très très beaux et/ou choisis pour leur pertinence sonore.
Si, à l'inverse, vous en avez marre des commentaires, allez voir chez Euronews, par exemple, c'est ce qui se fait de mieux en images parlantes.

samedi 25 novembre 2006

Un bras d'honneur

Ce matin, pour la journée contre les violences faites aux femmes, sur I-télé, le présentateur Aymeric Caron demandait à une militante de Seine-Saint-Denis : "Et les violences psychologiques ?" Oui, bien sûr, c'est un aspect a-t-elle marmonné en guise de réponse... Un enfant qui donne un coup de pied dans le ventre de sa mère, c'est plus visuel quand même.

Ce matin, en me rendant à mon rendez-vous place de l'Etoile, une voiture s'est arrêtée à ma hauteur. Une "putain de grosse salope trop bonne" j'étais. La réponse a fusé, claire, nette, sans bavure. Mon premier bras d'honneur. Intentionnel je veux dire.

Je méditais encore sur l'absurdité de mon geste et l'incrédulité d'en être arrivée à une telle extrémité quand je suis arrivée place de l'Etoile. Rendez-vous avec des parents d'enfants suicidés. Les yeux commencent à piquer quand la mère raconte que, pour entrer dans la chambre de son fils, elle doit s'interdir de regarder la fenêtre par laquelle il s'est jeté. "Fais ton boulot" j'me répète. Hop hop hop gogo gadget au dédoublement, les yeux s'assèchent. Je prends note consciencieusement du nombre d'heures de coma du fils et de mois sous traitement de la mère.

Ce matin, en repartant de la place de l'Etoile, j'ai lu les pages people des journaux. J'ai enfin appris que Noiret était mort. Encore un jour et il était ressuscité sans que j'ai eu le temps d'aller mettre un cierge. Plus de Zazie, plus de Vieux fusil alors ? J'en ai presque chialé dans le métro.

Ce soir, le bal des Débutantes, au Crillon, accueille sa première black, Elizabeth Senghor, petite fille d'Abdou Diouf et arrière petite-nièce de Léopold Sédar. Avec tout ça, c'était dur de lui refuser. Dur aussi de taxer la soirée de mondanité vaine puisqu'elle sert à récolter des fonds pour l'association d'aide aux jeunes diabétiques. C'est très chic de leur part.

Ce soir, La Thilde en a marre, elle gît au fond de son lit, clouée par une angine. En plus, elle n'a pas de cousin Paul ou de chien Patapouf. Alors qu'elle s'était promis de ne rien en faire, elle en profite pour se plaindre sur son blog. La Thilde met ses chaussettes turques et son polaire, elle va coucher ses parents de suicidés sur l'écran. Y a aussi des tchétchènes en situation irrégulière qui attendent pour demain. J'ai rien contre le 26 novembre mais vivement que ce putain de week end finisse.

vendredi 24 novembre 2006

Bric-à-Braque

«La peinture est de plus en plus proche de la poésie, maintenant que la photographie l'a libérée du besoin de raconter une histoire.»
(Extrait d’une Lettre à Guillaume Apollinaire)

Alors moi, j'aime beaucoup Braque mais je ne suis pas d'accord. La photographie n'a rien libéré du tout. Il y a des tableaux qui racontent des histoires, d'autres pas. C'est un choix. Braque était contemplatif. Picasso moins. (Si vous avez un blanc à combler en soirée et que vous avez déjà épuisé le débat Technikart contre Les Inrocks, essayez ce sujet sur lequel, aussi étrange que cela puisse paraître, tout le monde a un avis). Bref, on peut parler de photographie. Ou alors on peut en faire.

Il y a quelques temps j'avais lancé ici-même un concours photo. J'ai reçu des propositions mais pas assez pour faire un podium... (comptez, ça fait pas beaucoup). Je vous relance donc avec l'espérance et l'opiniâtreté qui me caractérisent. Et comme on n'a rien sans rien et que vous êtes des flemmards, je me vends à cette digne cause et j'offre un dîner à l'auteur(e) du meilleur cliché que vous pouvez envoyer à l'adresse suivante : unetofpourlathilde@gmail.com !
(Le règlement est indisponible, vous pouvez candidater en anonyme mais le restau n'est pas dans le noir.)

Pour ceux que la photo n'intéresserait pas : mes dernières découvertes sur le ouèbe. Tu t'emmerdes au boulot ? Youtube est ton ami : Sarko a la fièvre ou James se fait balader.

Prochain post, si vous n'êtes pas plus réactifs : Nietzsche et Ségo. Vous êtes prévenus.

jeudi 23 novembre 2006

L'époque épique (2)


- Dis maman, les 90's c'était fun ?
- J'aurais bien voulu jouer aussi mais c'était interdit aux moins de 16 ans...

mercredi 22 novembre 2006

Si j'avais un marteau...

Ce qui est drôle avec Friedrich, c'est que l'interprétation peut aller chercher loin. Plus fort que Kant et la masturbation ou Descartes et le cannabis : Nietzsche et le bouddhisme. C'est pas absurde (l'éternel retour s'inspire notamment du "samsara") mais toutes ces récupérations font bien chier les gardiens du temple universitaire. Voilà comment, dans Le Crépuscule des idoles, le philosophe met le sujet sur le billot : «Quelle est la mission de toute instruction supérieure ? - Faire de l'homme une machine. - Quel moyen faut-il employer pour cela ? - Il faut apprendre à l'homme à s'ennuyer. - Comment y arrive-t-on ? - Par la notion du devoir. - Qui doit-on lui présenter comme modèle ? - le philologue : il apprend à bûcher. - Quel est l'homme parfait ? - Le fonctionnaire de l'État. - Quelle est la philosophie qui donne la formule supérieure pour le fonctionnaire de l'État ? - Celle de Kant : le fonctionnaire en tant que chose en soi, placé sur le fonctionnaire en tant qu'apparence.» Moi, c'est le genre de citations qui me fait rire. Il faut dire que je suis de bonne humeur, on m'a envoyé des fleurs ce matin à la radio.

Toujours à propos de fleurs, cette histoire triste et drôle à la fois, à lire dans le Monde : un ancien avocat poursuivi par une de ses collègues pour harcèlement amoureux. Friedrich, lui-même, se laissa mener en gondole par la délicieuse et dangereuse Lou Andreas-Salomé, russe frigide mais lettrée qui fit aussi tourner la tête de Freud et Rilke. Quand F.N. (pas de bol pour les initiales) écrivait : «Un homme profond d'esprit autant que de désirs, doué par surcroît de cette bienveillance profonde capable d'une sévérité et d'une dureté qui se confondent facilement avec elle, un tel homme ne peut penser à la femme qu'à la manière d'un Oriental : il doit voir dans la femme une propriété, un bien qu'il convient d'enfermer, un être prédestiné à la sujétion et qui s'accomplit à travers elle.» (Par delà bien et mal) ... c'est le sultan qui se fout du harem.

Dans le jardin des blogs, la découverte miraculeuse mais posthume de cette japonaise, complètement barrée, qui écrivait au printemps dernier : «Je n'en peux plus de vivre dans ce blog étroit et mal fichu, j'en ai marre, tout ça est complètement nul». En fait, c'était plutôt bien. Mais chronophage. Dommage, sa fleur ne manquait pas de piquant.

Aucun rapport avec ce qui précède mais puisqu'on n'est jamais mieux servi que par soi-même, un peu de réclame : les liens que je sélectionne soigneusement pour vous, mes petits canards, sont aussi remis à jour régulièrement. En attendant que je sois en mesure de faire virer la colonne à babord, ils vous attendent là, au chaud, à deux clignements d'yeux sur la droite. (Et sans vouloir vous prendre pour des bleus, y'en a aussi dans les titres et les illustrations...)

mardi 21 novembre 2006

Scoopinet et le petit nietzschéen

A la demande générale, relayée par commentaires et émiles interposés, je vous annonce que nous allons inaugurer la Semaine du petit nietzschéen. Une semaine pour comprendre mieux l'oeuvre du mec qui peut se targuer d'avoir le plus foutu le bordel dans la pensée humaine... du XXe siècle. Donc nous sommes un peu ses enfants. Donc c'est important de ne pas se tromper de philosophie. On peut faire dire plein de trucs à Nietzsche. Comme ça par exemple ! Ou ça.

Mais bon, y a des limites. A chacun sa chacune. Pour Jean-Claude Guillebaud, c'est : « ... cette forme un peu bêbête de l'égotisme moderne, qui exalte l'instant, prône la jouissance immédiate et affirme, avec un brin de grandiloquence, son refus de tout projet ou croyance. Nous connaissons mille et un exemples de ces récitations avantageuses. Le plus extraordinaire est qu'elles se proclament "subversives" ou "insolentes", alors qu'elles caressent l'époque dans le sens du poil.» (La refondation du monde, 1999)

En d'autres termes : le nietzschéisme de saloon. Lonesome cowboy et philo de fond de cale. Dieu est mort, nous sommes des connards mais des connards brillants. Dandy du dimanche.
Demain, nous moucherons les universitaires à l'esprit étroit. L'avantage avec Nietzsche, c'est que tout le monde est servi.

En guise de récréation, ce scoop, ce petit scoopinet de pas grand-chose qui a fait les unes de la presse anglaise : le prince William s'est fait jeté du salon Vip dans le ferry Douvre-Calais. Le plus drôle est que Clarence House, le bureau de communication des Windsor, n'a pas expliqué pourquoi le prince venait en France pour un week end... Euh, non, franchement, je vois pas.

lundi 20 novembre 2006

Ainsi parlait... pour tous et pour personne


« Pour que l'art puisse se développer sur un terrain fertile, vaste et profond, l'immense majorité doit être soumise à l'esclavage et à une vie de contrainte au service de la minorité et bien au-delà des besoins limités de sa propre existence. Elle doit à ses dépens et par son sur-travail dispenser cette classe privilégiée de la lutte pour l'existence afin que cette dernière puisse alors produire et satisfaire un nouveau monde de besoins. » (L'État chez les Grecs, in Cinq préfaces à cinq livres qui n'ont pas été écrits)

En l'occurence, les besoins de la Chine se comptent en barils. Ceux des milices soudanaises en caisses de munition.

dimanche 19 novembre 2006

En tête-à-tête de veau

A force de passer ses journées dans la rédaction d'un quotidien, on se surprend un jour à éplucher le Parigot, pardon le Parisien. Celui d'aujourd'hui dimanche ne dépare pas la cohérence de la semaine : essentiellement, du fait div, du sport et du people. Mais aussi une longue interview de François Hollande (Pages 2-3), suite à la victoire de Ségolène Royal dans la compétition pour l'investiture socialiste. Interview où il confie qu'en cas de victoire de Ségo, il n'habitera pas à l'Elysée. La question que je me pose maintenant est la suivante : à quel moment de la campagne (ATTENTION, si vous estimez que le respect de la vie privée est un principe qu'il faut respecter, respectez vos principes et ne cliquez pas !) l'info va-t-elle sortir ? A voir.

(Page 9) L'histoire de la statue papesque de Ploërmel, dans le Morbihan. Le maire, ancien directeur de cabinet de Madelin, a jeté ses administrés dans la rue en proposant de disposer le cadeau d'un ami, par ailleurs un des derniers parrains de la mafia russe, sur une des places de son fief. Une statue de Jean-Paul II de 10 mètres de haut dont l'inauguration a été prévue... le jour anniversaire de la loi sur la séparation des Eglises et de l'Etat !

(Page 13) "Un pompier toxico tue un enfant sur un passage piéton."
(Pages 22-23) "Le PSG de Guy Lacombe touche le fond. Dépourvu de la plus élémentaire solidarité, Paris a fait un pas de plus dans la médiocrité."

(Page 31) Le mariage de Katie Holmes et Tom Cruise. Et cet encadré sur le rituel scientologue. On demande à l'homme : "Les femmes ont besoin de vêtements, de nourriture, de doux bonheur et de superflu - une casserole, un peigne, un chat peut-être... - y pourvoiras-tu ?" C'est important la précision mais on pourrait certainement optimiser le contrat avec une fourchette d'estimation des dépenses. Combien pour la casserole, combien ?
Demain, si je suis bien lunée, je vous parlerai de Nietzsche chez les chinois. Bon dimanche à tous.

samedi 18 novembre 2006

L'époque épique (1)


- Dis maman, c'était comment les années 80 ?
- Oh, tu sais, on volait au-dessus des idées fatales, dans l'espace inouï de l'amour, sur l'eau sacrée d'un fleuve indien... des trucs comme ça.

jeudi 16 novembre 2006

"Everyone says I'm paranoid"

Puisque beaucoup d'entre vous me lisent au boulot, tandis je prends moi aussi sur mon temps de travail pour vous distraire (même si on peut considérer ça comme un investissement), je ne laisserai pas de vous confier les dernières aventures que je viens de vivre. En trois jours, plusieurs faits étranges se sont produits sans que je sache s'il faut les attribuer à un simple hasard ou s'il faut chercher plus avant à comprendre ce que le destin me fait dire. Maintenant que le suspense vous tenaille, je balance. Constatez par vous-mêmes : bizarre, vous avez dit bizarre...

Première histoire : mardi, 11h30. Mon chef me refile un sondage qui doit servir d'intro à un large dossier sur les préférences politiques des exclus. J'ai deux heures pour piger le truc. 16h00 : on m'annonce que je dois présenter la Une du canard sur une radio avec laquelle nous collaborons. L'angoisse commence à perler sur mon front. 17h34 : la grève que mènent les employés de la radio est reconduite, ma prestation annulée.

Deuxième épisode : jeudi 8h19. Je me lève à la bourre, prends le métro à l'envers et renverse mon café en allumant l'ordinateur. Des bribes du rêve dans lequel j'étais plongée quelques instants plus tôt me reviennent. La femme que je remplace a accouché. On me vanne gentiment en me demandant si j'ai d'autres infos pour la journée. 16h : coup de fil, c'est une fille !
Troisième épisode : 18h05. La chef technique vient nous montrer une mise en page. La première réalisation de la nouvelle formule qui sort lundi prochain. C'est mon reportage à Calais.
Travaillée par le doute, j'ai médité sur ces "coïncidences". Quelque chose de louche se trame... Et si on voulait se servir de moi parce que j'en sais trop ? Je me demande si je ne me suis pas mise en danger en évoquant mes découvertes sur des aspects insoupçonnés de la personnalité d'un des fondateurs de notre divine secte. (Selon mes sources, la rumeur qui fait état des déficiences hormonales de Tintin est fondée. Je suppute en outre un certain penchant pour les aventures en montagne, refoulé peut-être, mais n'oublions pas qu'en 1950, être belge n'était déjà pas chose aisée.)

Pour cette raison, j'ai décidé de coder mes prochains billets. Et vous ne m'avez jamais vue. D'ailleurs vous lisez ce blog mais vous ne savez pas qui en est l'auteur. C'est la première fois que vous venez et franchement, ce n'est pas très intéressant.
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Non, non, tout va bien, le surmenage peut-être. Une petite montée de grenadine.

mardi 14 novembre 2006

Ali qui ?



Borat, dont on commence à voir la trombine un peu partout, c'était Ali G au départ, bien qu'à l'origine ce fut Sacha Baron Cohen né à Londre d'une famille juive orthodoxe, étudiant en histoire à Cambridge et champion de ga-ga ball. Après un égarrement de jeunesse chez Goldman Sachs, il monte son show. Carton immédiat, sauf aux States où on ne comprend pas bien son humour potache. Ici, Ali G interview Boutros Boutros Ghali, secrétaire général des Nations Unies.
Accessoirement, je lui dois la réussite au concours d'entrée de l'école de journalisme. A l'épreuve, question éliminatoire : dissertation sur Eminem. Emiqui ? A l'époque, mes connaissances musicales s'arrêtaient au début du 20e siècle. Seule indication de l'intitulé : provocateur ! C'est ce sketch que j'ai repompé sans scrupule pour devenir la brillante journaliste que vous connaissez aujourd'hui.

lundi 13 novembre 2006

Adorémifasolasido



Dimanche soir, les Inrocks invitent le public parisien à la Cigale : Plan B, sa gouaille cockney et des beats à faire trembler les murs, Jarvis le cabotin qui saute partout pour pas que la Pulp elle reste au fond des Converses... et, très attendues, les trois girlies des Pipettes, musique acidulée, jupettes à pois, chorégraphie étudiée. Les garçons sont bêtes et méchants, ils font rien qu'à nous embêter. C'est la culture qui fait... pop pop pop ! Dans la fosse, ça fait flop. Amorphe, le public. C'est dimanche soir, il est crevé. Il bouge vaguement la tête pour faire croire à un semblant d'entrain. En plus, il sait que les Pipettes, dans deux mois, ce sera has been. Ou pire, grand public.
Cette ambiance mou du bignou m'a fait regretter de ne pas avoir emmené de "vrai jeune" à ce concert. D'habitude, je suis plutôt perplexe devant ces êtres hybrides, cheveux sales, regard fuyant, allure informe, propos bafouillant. Mais il n'est jamais trop tard pour apprendre à repasser la barrière et redécouvrir le charme du bras d'honneur aux adultes. Ce week end, j'ai rencontré une joyeuse représentante de l'espèce. Les autres étaient à se cailler dans les gradins du stade Léon-Bollée en buvant de la bière sans alcool. Nous avions deux heures à tuer. Péchue et décomplexée, elle a réussi à me convaincre de regarder les clips d'une chaîne musicale. J'y ai trouvé le morceau de choix que vous pouvez visionner plus haut.
Ensuite, au risque sinon de "kiffer grave cette zique de ouf, trop d'la balle mon teupo", une désintox s'impose. J'ai donc testé pour vous qui n'avez plus ou êtes en passe de perdre votre carte 12-25 et la passion immodérée du khebab, un petit jeu amusant : pendant toute la soirée, des mots et expressions seront bannis de la conversation. Pour commenter le match nul MUC-PSG, nous avions décidé de ne jamais utiliser : "fun", "putain", "super", "trop", "c'est clair" et pour corser un peu le schmurtz "on". Bien sûr, il est interdit de se taire.

vendredi 10 novembre 2006

Brrrrr...

Pour cette fois, je vous épargne le carnet de reportage. Vous n'aurez qu'à acheter le très bon quotidien catholique pour lequel je sillonne nos exotiques régions, de Calais à Bayeux, de Saint-Malo à Pabu (oui, je sais, ça fait rêver). Vous ferez ainsi une BA média et un investissement plan hivernal (recyclage en carburant de cheminée, isolation des portes, papier à rouler de substitution, chapka alternative, etc...) Vous ne vous en doutiez peut-être pas mais un journal peut même vous sauver la vie, farpaitement madabe.

Nous en étions donc restés aux plumes, l'outil de travail et celles qui garnissent le repos du travailleur. Si, si, on en était là. En tous cas, moi j'y suis encore. Je viens de m'enfiler le Figaro que l'hôtel met à disposition de sa distinguée clientèle. Le Lions Club qui vient d'investir le hall de réception a failli tout rafler, ouf, il en reste un. Les élections ricaines, le Népal, les recours collectifs, et, même dans le Figaro, Ségo, Ségo et encore Ségo (au passage, si vous aussi vous posiez la question). En guise de transition, le supplément conso "Et Vous" où je m'arrêterai à cette perle : "Il ne me viendrait plus à l'idée de réserver dans un hôtel sans spa, avoue le docteur Olivier Courtin, directeur général chez Clarins". Et en digestif, les pages littéraires avec, "en exclusivité" l'interview de... l'agent de Littell. Bon, c'est promis, après on arrête avec Littell, mais tout de même, réduire une rédaction à faire une pleine-page titrée "L'homme qui inventa JL"... c'est cruel Jon.

Atchi ! Fait pas chaud dans le TER Hazebrouck-Calais-Frethun. Ah, le radiateur est cassé dans la chambre. Mais, c'eût été sans compter sur le secours insoupçonné des médias (cf supra). Des sujets croustillants, rien de tel pour vous ranimer les sangs. J'ouvre Nord Littoral, un petit bijou de canard local. En dernière page : "les secrets de madame". La recette de la tarte aux poires et la meilleure façon de calculer son ovulation. Côté téloche, encore plus classe. Druckette junior vient de présenter son JT du soir pour la deuxième fois (il est donc aux environs de 3h si vous suivez) et là, surprise : une émission consacré à l'impuissance masculine. Enfin, une redif. De la fracture de la chose à la prothèse pénienne, rien ne nous est épargné, à coups de schémas et de plans de coupe plus grands que nature. On compatit d'emblée pour la pauvre présentatrice, seule élément féminin du plateau, plantée sous les illustrations géantes. Le sourire légèrement crispé quand le Dr Sylvain Mimmoun, l'omniprésent et très cathodique sexologue, balance sa blagounette maison : "Les femmes sont de très bonnes accompagnatrices, et si je puis me permettre, ce sont elles qui tirent la sonnette d'alarme. Et, ne l'oublions pas : ce n'est pas seulement mécanique." Ah bon, ça me rassure, j'ai eu comme un doute là.

Ce week-end, réchauffage sur Le Mans-PSG. Je vote un 3-0.

jeudi 9 novembre 2006

Chaud, chaud, chaud, chocolat

Cet article instructif des Echos que me signalait mon père ce soir. "Les banquiers de Wall Street toucheront 36 milliards de dollars de bonus cette année" qu'il me lit... ah bon, je fais, plus intéressée par la cuisson de mon dessert. 36 milliards de dollars, ça me parle assez vaguement. C'est beaucoup, il insiste. Oui, oui... (pourquoi on me fait une revue de presse les jours de congés ?) Mais mon père ne se décourage pas si facilement. Alors regarde, regarde un peu ! Je vais pas me taire parce que ton dessert refroidit ! en posant résolument le journal sur mon assiette.
Les bonus ont explosé de 30% explique le journaliste. "Chez Goldman Sachs, la plus réputée des banques d'affaires, le bonus moyen approchera cette année la barre des 400.000 dollars. De quoi s'offrir un pied à terre cash à Paris." Ah ouais, quand même. "Le banquier d'affaires moyen empochera cette année en bonus plus que ce qu'un général quatre-étoiles ayant vingt-six ans d'ancienneté et servant actuellement en Irak ou en Afghanistan touchera en rémunération annuelle, primes de risque ou d'éloignement incluses" s'indigne ensuite le journaliste. Je suis vachement désolée pour le général. Regarde ailleurs. Il est pas bon ton dessert, s'inquiète le père. Je pense que demain, je repars en vadrouille, à Calais. Je vais retrouver les clandestins que j'avais rencontrés deux ans plus tôt quand un ministre de l'Intérieur était venu recevoir les fleurs des sangattois, trop heureux d'avoir vu les manouches déguerpir de leur petite ville balnéaire. "Le tourisme en a souffert vous savez." Tu m'étonnes Yvonne. Depuis, les gars se sont délocalisés à Calais, essayant d'échapper aux différentes chasses destinées à les faire disparaître de la mauvaise conscience des habitants qui les voient crever sous leurs yeux. On les emmène à la frontière belge, dépêchez-vous, la liberté est à cinq kilomètres. Et pareil dans l'autre sens quand les belges les choppent. Chocolats les flics. Chauds les gars quand la faim les tenaille. Allez directement en prison sans toucher de prime d'expatriation. Bon, voilà. Je range le drapeau rouge et je finis mon dessert.

mercredi 8 novembre 2006

Mille millions de mille plumards

(Ecrire et faire écrire)
Littell, le pirate plumardier, qui fait décidément se pâmer tous les encriers autorisés du monde de l'édition, n'est pas allé chercher son prix. Lui, un Goncourt, ça l'empêche pas de dormir. Pourquoi venir se faire enfumer dans le gris Paris alors qu'il fait doux à Barcelone et que les enfants jouent au jardin ? Et ces jurés, perclus de jalousies, qui ravalent leur fiel derrière un sourire de buffet froid. "Michel Tournier qui, depuis le milieu de l’été, va en répétant sur le ton de la boutade sérieuse que le jury Goncourt a déjà couronné un grand roman sur le nazisme et que c’est suffisant (Le Roi des Aulnes en 1970…)" raconte Pierre Assouline. Lequel, dans cette auto-référence datée ostensiblement du 25 août (moi, je l'avais bien vu, sur la liste des trucs à lire pour la rentrée, moi j'ai pris de l'avance pendant l'été et en plus j'ai trouvé ça super), glisse entre deux éloges cette pique, qui sent toute son amertume de critique : "On se dit qu’après cela, il n’écrira plus rien car il a tout dit." Pourquoi pas ? Et tant mieux. La vie d'abord, et le reste n'est que littérature.

(Ecrire peu mais bien)
"Un éclair métallique tranche fugitivement les flots bleus et uniformes de l’Océan Indien: un poisson volant aux ailes de libellule vient de dépasser le Marion-Dufresne." Autre pirate d'altitude, Lionel Daudet. Un alpiniste fou qui, en 1994, faisait le tour du monde, histoire de prendre ses repères. Les deux années suivantes, il s'y met sérieusement et commence l'odyssée verticale du nord au sud des Amériques. Cette fois, il veut tenter l'ascension du point culminant des îles Kerguelen et s'enfiler ensuite la traversée du massif. Cette aventure, personne ne l'a encore tentée. (Allez hop, on y va, on n'y résiste pas, à l'appel du Banga...) Le bateau qui l'emmène au pied de son maître arrive dans le courant de la semaine prochaine.

(N'écrire rien mais gagner quand même)
Par ailleurs, je suis honorée d'apprendre au montpellierain qui répond à l'adresse IP 217.167.40 qu'il est le 1000ème visiteur du Retrouved ! Il peut venir réclamer la tournée la patronne quand il montera à Paname. En attendant, elle prend de l'aspirine. Enseignement du jour : mieux vaut une petite couette qu'une grosse cuite !

mardi 7 novembre 2006

Dans un couple, les femmes ont plus de chance... de rompre

Lorsque, donnant le clic d'envoi d'un papier résumant une enquête de l'Insee sur "les ruptures d'union" à ma hiérarchie, je me laissai envahir par le douillet sentiment du devoir accompli... je ne me doutai pas des hauteurs vers lesquelles cet article allait bientôt m'emporter.
En effet, au coeur du sujet, cachés entre deux remarques stupéfiantes, "le mariage et la présence de jeunes enfants limitent le risque de rupture", ou "pour la femme, inactivité rime avec stabilité", ces chiffres qui feront hausser le sourcil de tout lecteur attentif :
"Le risque annuel de rupture est en revanche de 54 % plus élevé pour les hommes en union libre que pour ceux dont l’union a commencé par un mariage. L’écart atteint 66 % pour les femmes."
Après moults demandes d'explication de la part de mes collègues, je me trouvai contrainte de faire des heures sup... mais l'exercice fut probant : j'ai trouvé la solution ! Et vous ? Réponse demain.

lundi 6 novembre 2006

Larus ridibundus


C'est le genre de truc qui prévient pas. On est là, tranquille, insouciant, repos. Et Bam. L'insomnie. Il est 3h37. Une heure qui rime à rien, une heure qui met pas de bonne humeur, enfin pas une heure convenable pour débarquer chez les gens. Mais la pleine lune, elle s'en fout. On essaie de se replonger gentiment dans la chaleur des draps mais rien à faire. La lune, elle se marre.
Jeune, je fréquentais les scouts. Un de mes grands objets de frustration est de n'avoir pas accédé au suprême honneur de la totémisation. Pour ceux ici qui ont eu une enfance normale, je précise que la totémisation est une cérémonie d'intronisation, attribuant au jeune valeureux le symbole d'un animal et un adjectif reflétant son caractère. Un rite tribal interdit en raison des dérives qu'il a entraînées mais encore assez pratiqué, notamment dans la petite ville normande où j'ai passé ces dernières années.
Les mouettes sont l'emblême de Cherbourg et son calvaire. Des animaux sans-gêne, sales et grégaires. Dans la fiche signalétique que lui consacrent les ornithologues, il est dit aussi que c'est un animal peu farouche et très bruyant. On prendra garde à ne pas la confondre avec sa cousine, la mouette mélanocéphale, dont le cri s'approche plus de celui du chat et son bec d'un pourpre de femme outrageusement maquillée. Cette nuit, je m'ai totémisé Mouette, et je suis Rieuse. Furieuse de constater qu'il ne reste plus qu'une heure avant le cri du réveil. Curieuse de voir à quoi va ressembler ma première journée dans mon nouveau moiette. Et j'emmerde la lune.

PS: oui, c'est un peu tiré par la plume aujourd'hui... le manque de sommeil, ou la métamorphose en cours peut-être... uiik uiiiiiik!
D'ailleurs, le Retrouved lui-même en perd son matin, son latin pardon, il s'est offert un nouveau titre.
Pour filer la métaphore animale, au lieu de compter les moutons, on peut aussi regarder la deuxième partie de ce joli documentaire, Les tous petits rats de l'opéra, des merveilles de souples et de déliés, calligraphies en justaucorps gris. Hippolyte, le petit prodige qui hoquète chaque soir parce que sa maman lui manque, trouvera-t-il la force de continuer ? Réponse à 4h05, sur France 3.

dimanche 5 novembre 2006

Inénarrable



En ce pâle dimanche de novembre, ma suggestion du jour, pour s'occuper entre une balade frileuse et un goûter de pain d'épices : aller faire un tour du côté des archives de l'INA. On y trouve pêle-mêle aujourd'hui : Yves Klein et ses femmes peinturantes, Brassens et sa guitare, Romain Gary et Jacques Chancel. Le plus mieux, pour un retour dans le passé, le journal de votre naissance. Eh oui, ça vous rajeunit pas !
Pour mes visiteurs de New-York, si vous ne l'avez pas encore vue, l'expo du Whitney consacrée à Hopper qui ferme ses portes le 3 décembre. A défaut de peintures, si vous savez faire des photos et que vous voulez afficher Central Park, le Luxembourg ou votre square local sur le Retrouved, envoyez vos oeuvres par émiles avec deux-trois mots de mise en situation. Attention, certains parmi vous sont photographes professionnels... saurez-vous les reconaître ?
Bon dimanche à tous.

samedi 4 novembre 2006

Un taxi pour le phare ouest

Dans le trou du cul de la Bretagne profonde, où l'alcool et la consanguinité font des ravages (c'est même mon sujet) un taxi pour fuir. Fuir loin de ces familles endeuillées. La misère c'est pas assez, il leur fallait en plus un petit autiste, un X fragile, un chromosome un peu cassé, un X qui sera jamais le grand gagnant du jeu à être le meilleur du monde. Et la mère qui dit : mon fils, il m'a volé ma vie. Et moi, je peux plus. Je comprends pas pourquoi je devrais assumer ça : la pauvreté déballée, jetée en pature, la vie honteuse racontée dans ses moindres recoins, les vices qu'on excuse d'avance, et l'envie qui vous lorgne dessus, vous, le taxi rutilant qui attend dehors. Je vais pas vous pondre un roman mais la position de spectateur, là, ça commence à bien faire.

Histoire d'hier et d'aujourd'hui

Dans le taxi, il y a G. Le vieux G qui connaît toutes les histoires du coin, les vraies naturellement et les autres surtout, le vieux G qui utilise le subjonctif imparfait en passant les vitesses et en recoiffant les deux mèches qui ont bien voulu rester sur son crâne bosselé. Les histoires de Crapitoulic, le barde errant, il raconte G. La route avale les kilomètres plus vite. Les Monts d'Arrée s'étalent en guirlande le long du ciel moutonneux. La légende du manoir de Lanleya, les Kermoysan de Goasmap, les Le Rouge de Penanjun, les La Grue de la Frufière et les Kerlech de Trésiguidy. Les corsaires du Roy, les grandes marées et les morte-eaux. Ouvrez large vos écoutilles moussaillons. L'amour de Jean, marin sans peur, pour Hénora la brune. Le départ pour Ouessant. La solitude de la femme. Son enfant mal né. "Et à travers les claires prunelles, le drapeau de la folie claque au vent de brise et de galerne."

jeudi 2 novembre 2006

Le fer, c'est mieux

Mes agneaux, me voilà partie en vadrouille à Pabu. Je vous laisse avec l'oncle Bourvil. Soyez sages !

mercredi 1 novembre 2006

Tous sains !

Le 1er novembre : en 1981, mauvaise année, la France dépassait la barre des deux millions de chômeurs. 1975 : Pasolini se fait assassiner par un garçon de 17 ans. Encore deux siècles plus tôt, 1755, Lisbonne est détruite par un tremblement de terre dont les déflagrations touchent jusqu'aux philosophes _ cf la fameuse querelle entre Voltaire et Rousseau sur le mal.

Hypocrisie de la blonde : alors qu'aux Etats-Unis, la Cour suprême examine depuis hier un recours de Philip Morris contre le montant des dommages à verser à la veuve d'un fumeur, une affaire dont les grandes entreprises américaines espèrent une limitation de ces montants, nos politiques, qui ne pensent pas à mal en voulant bannir la cigarette des lieux publics, bistrots, troquets, zinc et dancing... vont nous pousser, à petit feu, à petit pas, à abandonner cette vilaine pratique. Au risque d'en adopter une autre (ob) combien plus saine...


Annie likes lollypops
The anised lollypops
The Annie's anised lollypops...

Sinon, c'est la fête nationale d'Antigua et Barbuda. Sans blague. Et pendant que d'aucun font leur balade au cimetière, y'en a qui bossent. Vous croyez qu'ils se font tous seuls les journaux du lendemain ? Le travail c'est la santé, gnagnagnagna...