La campagne inaugurant la gare pancratique se la pète un peu partout dans le métro parisien mais avant ils avaient déjà commis ça...
lundi 19 novembre 2007
samedi 17 novembre 2007
Pour la petite histoire
Vous connaissez celle de la fille tellement stressée en déjeuner d'embauche qu'elle se casse une dent avec du riz et du saumon ? (J'hésite encore sur le coupable.) Bon j'aurais pu vomir aussi. Toutes proportions gardées. God brits is back.
jeudi 15 novembre 2007
Back mais...
Une lectrice scrupuleuse m'ayant fait remarquer, sans acrimonie mais avec un rictus d'ironie, que le Retrouved s'anglicisait dans une jeuniste recherche d'atteindre au cool, je me vois obligée de lui rétorquer trois choses :
- le cool, c'est pas facile, surtout quand on a dépassé 19 ans et qu'on n'a jamais été particulièrement cool, ça demande un peu de mise en situation baby ;
- le cool, c'est que la mononucléose c'est un truc purement psychosomatique et qu'en vrai ça va, merci M. Dumont ;
- le cool, c'est que la psychosomatique s'appelle "départ à Londres imminent" et ça, ça veut dire que le Retrouved va changer de "motto"... (C'est cher payé pour avoir le droit d'être cool quand même.)
- le cool, c'est pas facile, surtout quand on a dépassé 19 ans et qu'on n'a jamais été particulièrement cool, ça demande un peu de mise en situation baby ;
- le cool, c'est que la mononucléose c'est un truc purement psychosomatique et qu'en vrai ça va, merci M. Dumont ;
- le cool, c'est que la psychosomatique s'appelle "départ à Londres imminent" et ça, ça veut dire que le Retrouved va changer de "motto"... (C'est cher payé pour avoir le droit d'être cool quand même.)
samedi 10 novembre 2007
Give me some more
Le combat écologique continue. L'indépendance des médias est une fausse question. Le Nord ne nous déçoit jamais (mise en garde : cette vidéo est diffusée à titre ABSOLUMENT disuasif). Et ce soir, ça groove rue au maire.
Edit : si vous êtes une femme qui aurait plus de 20 ans et un peu d'humour, allez jeter un coup de souris là, c'est bien. Sinon allez y quand même.
Edit : si vous êtes une femme qui aurait plus de 20 ans et un peu d'humour, allez jeter un coup de souris là, c'est bien. Sinon allez y quand même.
vendredi 9 novembre 2007
Sweet sweet little virus
Tant que je ne sais pas qui est le galant Bruno Dumont et par quelle grâce je vais échapper à la maladie (mais pas au barbarin fourchu, j'y suis résignée), je reste à pied et me contente d'un vieux classique.
mercredi 7 novembre 2007
Embrasse les tous
Monoquoi ? Petite paranoïte saisonnière ? Croisons les doigts de pied que oui. (En même temps, chez d'autres, ça n'a pas été complètement inutile...)
dimanche 4 novembre 2007
Conseils à un jeune artiste
Un samedi soir comme un autre. Le concert de trop peut-être. Pourtant, j'avoue j'adore l'accordéon, le swing de la contre bassine et la voix bandonéante d'un argentin de Carcassonne. Mais y a des limites au mauvais goût et, cette fois, la pinte est pleine. A toi, jeune futur prometteur alcoolique grattouilleur à tes heures, si l'envie te turlupine de monter sur scène, lis ces quelques lignes et réfléchis encore un peu. Voici l'écueil qu'il convient d'éviter (c'est un tableau général) :
Le concert démarre avec "il y a quelques années, j'avais 13 ans, j'étais avec mon père au bord d'un lac et on parlait de la vie et mon père pensait que... bzzzzzzz". Réveil brutal dans un larsen intempestif. Hu, hu, 'scusez nous, on commence hein. Allez, c'est partiiiiii. Le premier couplet fait rimer "mon ange déchu" avec "dans la raie de mon c.." Le guitariste aux cheveux gras laboure fiévreusement son instrument. Les auréoles qui entachent le t-shirt Che Guevariste du batteur s'élargissent à une vitesse qui frôle celle du tuba pour aller vomir à la pause. Personne n'a reconnu la reprise des Remparts de Varsovie. C'est peut-être pas plus mal. Et puis, c'est quoi cette dictature du chanter juste ? hein, franchement, un peu d'esprit libre que diable. Le diable, ta figure préférée d'ailleurs, on saura dans la dernière chanson que tu lui parles parfois en te demandant quel genre d'artiste maudit tu es et pourquoi sinon en fait ça pourrait pas aider à pécho des filles. Histoire de... pas écouter du reggae tout seul en rentrant.
Au comptoir, on apprendra de ta bouche pâteuse que "Ce qui ne va pas dans la société, c'est les gens" mais comme tu sais teaser ton public, tu gardes la meilleure pour la fin : "Eh les mecs, savez quoi ? moi j'pense qu'à l'auto-école, faudrait qu'on nous apprenne à conduire bourrés... On apprend bien la conduite sur glace. Alors, hein ?" Alors, Charlie boy, n'oublie pas de prendre une petite aspirine tout à l'heure et laisse tomber la musique pour ce soir. Essaie le macramé. Cela dit, il en faut pour tout le monde et tu peux très bien réussir. Juste, une fois en haut de l'affiche ton nom en dix fois plus gros que n'importe qui, rappelle toi : il n'y a qu'un pas du Capitole à la roche tarpéienne. Bon, ce soir, O'djila à l'Attirail, ça c'est de la bonne ! Et moi, je file prendre mon cours de guitare.
Le concert démarre avec "il y a quelques années, j'avais 13 ans, j'étais avec mon père au bord d'un lac et on parlait de la vie et mon père pensait que... bzzzzzzz". Réveil brutal dans un larsen intempestif. Hu, hu, 'scusez nous, on commence hein. Allez, c'est partiiiiii. Le premier couplet fait rimer "mon ange déchu" avec "dans la raie de mon c.." Le guitariste aux cheveux gras laboure fiévreusement son instrument. Les auréoles qui entachent le t-shirt Che Guevariste du batteur s'élargissent à une vitesse qui frôle celle du tuba pour aller vomir à la pause. Personne n'a reconnu la reprise des Remparts de Varsovie. C'est peut-être pas plus mal. Et puis, c'est quoi cette dictature du chanter juste ? hein, franchement, un peu d'esprit libre que diable. Le diable, ta figure préférée d'ailleurs, on saura dans la dernière chanson que tu lui parles parfois en te demandant quel genre d'artiste maudit tu es et pourquoi sinon en fait ça pourrait pas aider à pécho des filles. Histoire de... pas écouter du reggae tout seul en rentrant.
Au comptoir, on apprendra de ta bouche pâteuse que "Ce qui ne va pas dans la société, c'est les gens" mais comme tu sais teaser ton public, tu gardes la meilleure pour la fin : "Eh les mecs, savez quoi ? moi j'pense qu'à l'auto-école, faudrait qu'on nous apprenne à conduire bourrés... On apprend bien la conduite sur glace. Alors, hein ?" Alors, Charlie boy, n'oublie pas de prendre une petite aspirine tout à l'heure et laisse tomber la musique pour ce soir. Essaie le macramé. Cela dit, il en faut pour tout le monde et tu peux très bien réussir. Juste, une fois en haut de l'affiche ton nom en dix fois plus gros que n'importe qui, rappelle toi : il n'y a qu'un pas du Capitole à la roche tarpéienne. Bon, ce soir, O'djila à l'Attirail, ça c'est de la bonne ! Et moi, je file prendre mon cours de guitare.
samedi 3 novembre 2007
Le vaurien
Elle sait toujours pas mettre du son sur ce xmphgrrr de blogspot. Le dieu vidéo me sauve la mise. (Pour situer, il s'agit d'un Cartier libre diffusé il y a déjà quelques temps... mais intemporel pour sûr.)
vendredi 2 novembre 2007
Une pensée
c'est moins moche qu'un chrysanthème. Et ça plaît aux filles. Demain, si j'arrive à transférer du son, "une fleur qui est tellement jolie qu'elle s'appelle Iris".
mercredi 31 octobre 2007
Trouble enfantin
Musique de saison. Qui sied à mes bruyères et s'allie délicatement aux affres des angines hivernales. Ce que m'évoque Chopinou ? Une maison à l'heure du café, où les gosses ont les dents bien lavées, connaissent leur Anne Sylvestre et leur Boris Vian. S'attrapent dans de joyeuses altercations. Et portent de solides tricots bretons.
lundi 29 octobre 2007
Haute expertise en classattitude
Invitation presse du matin : "Lancement de la chaire Pernod Ricard à HEC. Un cocktail suivra." (Sans blague !) Jean-Noël Kapferer est professeur titulaire : ce n'est qu'un juste retour des choses. Et comme un killer n'a peur de rien (c'est un américain), il innonde les rédactions d'un 2e communiqué : "MBA responsable. Précurseur en France et en Europe, notre MBA s’engage dans une démarche concrète de développement durable en compensant les émissions de CO2 de ses collaborateurs et de ses participants pour favoriser l’adoption d’un comportement encore plus responsable. Il permet de sensibiliser l’ensemble des intervenants et des participants du programme et répondre aux enjeux de réchauffement climatique qui sont au cœur des préoccupations sociétales et entrepreneuriales." Allez, si vous croyez celle-là, je vous en raconte une autre.
dimanche 28 octobre 2007
Ambiance (percheronne)
Nogent-le-Rotrou. Restaurant de l'hôtel de la gare. Déjeuner dominical. La moitié des figurants sont seuls. L'autre moitié est en couple. Tous sont silencieux. Plat du jour : épaule de veau en pot-au-feu. Dessert : crème brûlée. Buffet d'entrées à volonté (salade de tomates, poireaux vinaigrette, carottes râpées).
Monsieur Machin, joufflu, rougeaud s'installe en soufflant bruyamment à la table voisine. Alors monsieur Machin, on prendra un petit apéro ? une Suze comme d'habitude ?
Bonjour mademoiselle. Bonjour monsieur.
Un couple de notables, lui prend une grande bouteille du vin le plus cher dans la gamme du raisonnable quand même comment oublier que je bouffe en tête-à-tête depuis vingt ans avec une truie qui ne rit pas à mes plaisanteries. D'ailleurs pourquoi en faire. Si, la serveuse est bon public. Elle a l'habitude de faire des heures sup en cuisine.
Bonjour monsieur dame. Bonjour Sabrina. Comment va ? Ah oui, un temps de Toussaint, c'est sûr, c'est sûr. Bon, je vous laisse la carte et je reviens faire la commande dans cinq petites minutes. (à la dame) Si vous craignez le courant d'air, je vous mets à la 15, à côté du ficus. (Je suis la seule à craindre qu'elle revienne avec un plateau d'hôpital garni de pillules, de seringues et de pommades ? "Je reviens faire la piqûre dès que vous êtes prêt. Et une hémorroïde pour la 5, une ménopause à la 9 ! On y va ! ")
La radio ronronne Mika en boucle. Une vieille dodeline au-dessus de sa truite à l'oseille. Mon voisin rote doucement sa Suze. Dehors la gare se marre.
Monsieur Machin, joufflu, rougeaud s'installe en soufflant bruyamment à la table voisine. Alors monsieur Machin, on prendra un petit apéro ? une Suze comme d'habitude ?
Bonjour mademoiselle. Bonjour monsieur.
Un couple de notables, lui prend une grande bouteille du vin le plus cher dans la gamme du raisonnable quand même comment oublier que je bouffe en tête-à-tête depuis vingt ans avec une truie qui ne rit pas à mes plaisanteries. D'ailleurs pourquoi en faire. Si, la serveuse est bon public. Elle a l'habitude de faire des heures sup en cuisine.
Bonjour monsieur dame. Bonjour Sabrina. Comment va ? Ah oui, un temps de Toussaint, c'est sûr, c'est sûr. Bon, je vous laisse la carte et je reviens faire la commande dans cinq petites minutes. (à la dame) Si vous craignez le courant d'air, je vous mets à la 15, à côté du ficus. (Je suis la seule à craindre qu'elle revienne avec un plateau d'hôpital garni de pillules, de seringues et de pommades ? "Je reviens faire la piqûre dès que vous êtes prêt. Et une hémorroïde pour la 5, une ménopause à la 9 ! On y va ! ")
La radio ronronne Mika en boucle. Une vieille dodeline au-dessus de sa truite à l'oseille. Mon voisin rote doucement sa Suze. Dehors la gare se marre.
samedi 27 octobre 2007
mardi 23 octobre 2007
Tribune en mode désertion
vendredi 19 octobre 2007
mercredi 17 octobre 2007
mardi 16 octobre 2007
Mon beau tambour
Moi, j'ai ma laundrette. Ma recette quand il fait pas envie de travailler. Le dej au Sénat et l'après-midi-conférence-digestion au Medef, jetés dans le panier des insanités quotidiennes. Journée buissonnière. Direction le lavomatic. La magie du tambour qui tourne ça parle de soi-même (dans un sens plus château-de-ma-mèresque qu'assomériste). Un imaginaire qui sent bon la savonnette et le fer chaud. Un imaginaire qui claque au vent avec draps et liquettes et cliquette dans le ronronnement de la machine à repriser pantalons, culottes et manches de chemises. Un imaginaire de famille nombreuse où la mère déesse du foyer est machine toute puissante à laver, détacher, rincer, essorer, repasser, plier, réparer, recoudre... et, quand tout est enfin rentré dans l'ordre normal des choses, fermer l'armoire et envoyer jouer dehors les enfants se salir.
vendredi 12 octobre 2007
jeudi 11 octobre 2007
Tête en l'air
Boeing annonce six mois de retard pour son 787. C'est tout ce que j'avais à dire. Ah, et aussi : en F1, quand on arrive 4e, on gagne 5 points. Et je ne peux pas m'empêcher de penser que c'est terriblement injuste.
mardi 9 octobre 2007
lundi 8 octobre 2007
dimanche 7 octobre 2007
L'appel du samedi soir
La mémé s'est échappée. Je répète : on recherche une petite mémé dans une meute de supporters beuglards. Vous la reconnaîtrez facilement : c'est la seule à boire du cidre et à crier "Allez les bretons !" Bon, j'en profite pour vous signaler, sans transition, cette reprise d'une jeune personne que je n'appréciais guère. Comme quoi, ne jamais dire Coca je ne boirai pas de tes bulles.
vendredi 5 octobre 2007
En mode petite mémé
Pas de clubbing, de clopage, de roulage de pelles dans les coins ce uiken. J'ai des résolutions à tenir : pas de sortie avant mercredi. Tiens, je vais faire un gateau chocolat-raisins pour m'encourager. Oh, pis ça irait bien avec le thé à l'orange que m'a offert Matthias. Faut pas que j'oublie d'appeler les grand-parents de Reims. Bon, le programme est bouclé : Thalassa ce soir, Tati dimanche. J'irai au marché le matin si j'ai pas trop mal dormi. Pis je regarderai s'ouvrir mes roses. Chuis en mode petite mémé. Jusqu'à contre-ordre.
jeudi 4 octobre 2007
Survivre en milieu journalistique
(Ceci fait suite à une réflexion corporatiste et néanmoins privée - toute ressemblance avec des faits et personnages réels est totalement fortuite.) Cher stagiaire qui débarque les yeux brillants, je voudrais aujourd'hui partager avec toi, qui étais moi il n'y a pas si longtemps, le fruit de ces quelques années d'expérience et la découverte d'une botte imparable pour faire ton trou dans notre zoosphère. Pour commencer, déleste toi de tes idéaux. Tu seras moins relou. Ensuite, pour se mettre dans la poche cette espèce animale très particulière qu'est le journaliste et toute la petite bande de SR, maquettistes, service pub... qui vit avec lui sur la moelle du monde de l'information, point besoin de briller par son intelligence, ça suscite plus de jalousies qu'autre chose. La culture ? Doucement l'ami, si tu sors des clous, tu comprends très vite à quoi tu t'exposes. Être gentil ? Tu plaisantes : personne n'est gentil et tu te méfieras plus particulièrement de ceux qui en ont l'air. Attention, les conventions hiérarchiques demeurent : moucher une petite attachée de presse bafouillante au bout du fil fera marrer tes collègues et t'attirera la sympathie générale. Par contre, ton chef, le grand sioux qui lit l'Equipe dans sa cage de verre, les pieds sur le bureau, qu'on ne dérange que sur la pointe des pieds en s'excusant pardon de te déranger j'm'excuse de m'excuser, a toujours raison, même quand il rajoute une erreur dans TON papier et que c'est TON nom qui cautionne ladite erreur. Si, par hasard, l'idée t'avait traversé le ciboulot, tu éviteras aussi de jouer de ton physique si tu n'es pas absolument sûr(e) de savoir faire face à des propositions crues à la sortie des toilettes. Dur métier, diras-tu, et je ne te contredirai pas. Mais pour que s'arrondisse cet enfer quotidien, pour que les regards de reconnaissance dégoulinent sur ton passage et que ta cote de popularité décolle, au ventre tu frapperas. Ma recette ? Je teste mes gâteaux au bureau. Ne rigolez pas, ça marche du tonnerre. Jamais vu personne refuser une part de fondant au chocolat quand arrive le café de 11 heures. A périmètre constant par rapport à la propension des métiers "intellectuels" à céder aux douceurs des nourritures terrestres (y en a toujours un(e) au régime qui dit d'un air dégoûté "tttt, ça a l'air très très gras ce truc"). "On vous ferait faire tout ce qu'on veut pour de la bouffe" éructait ma mère, défaite par tant de bas intérêts, quand nous nous battions pour des miettes. Rien ne se perd. (Y a une recette dont on parle beaucoup en ce moment, c'est un mélange de délits d'initiés et d'affaire d'Etat. Paraît qu'ils sont nombreux à s'être resservis sans demander leur avis aux autres copains de la boîte. C'est que ça devait pas être mauvais mais y manquent quand même de savoir-vivre ces gens-là...)
mercredi 3 octobre 2007
Inventaire (re) d'anniversaire (re)

Un an déjà que nous apprenons à nous connaître... (Contrairement à la tendance bloggeuse qui se saisit de la moindre occasion pour asséner force chiffres et statistiques, je m'en tiendrai à ma bonne vieille antienne : qualité versus quantité, 1-0.) Et je suis bien contente de vous voir là ! (Psst : j'ai piqué le gâteau de Clo, cuisinière-illustratrice de haut vol qui fait complexer la moitié de la blogosphère, la partie faible comme on dit... et pas fine, rôôôôô)
Inventaire
Au milieu des papiers cadeaux épars et des rubans défaits, une Thilde radieuse de, environ 4 ans et demi. J'ai reçu de si gros énormes bouquets de roses, de lys, de marguerites (et de fleurs qui ont des noms tellement jolis qu'elles s'appellent iris)... que je risque d'être à court de vase. Grave problème. J'ai eu aussi des produits très étudiés pour rendre mon corps doux, brillant, soyeux, distingué. Des menottes pour jouer avec. Des livres pour enchanter ma discussion. Du champagne pour enivrer mes soirées. Et une guitare pour apprendre, accompagner la joie, la solitude et le temps qui passe. Merci à tous. Grâce à vous, avoir 26 ans, c'est plus mieux. Même.
mardi 2 octobre 2007
lundi 1 octobre 2007
I plead guilty
J'ai aimé un best-seller, j'avoue. Alors, oui, on pourrait prétexter des lourdeurs d'une écriture qui, entre figures de style précieuses et étirements syntaxiques douloureux, se regarde elle-même se perdre en de savantes contorsions. On pourrait arguer de références pesamment marquées au corpus d'une élite intellectuelle auto-désignée et rétro-satisfaite, pointer un index accusateur sur une culture supérieure (comme le jambon de Léon) qui se contenterait du programme d'hypokhâgne (j'adoooore la littérature russe et les films d'avant-garde japonais) et de l'écoute quotidienne de France Inter pour faire rendre sens au vivant. D'un côté Prix des lectrices de Elle. On pourrait trouver de nombreuses et légitimes raisons de ne pas lire L'élégance du hérisson. Ce serait une grave erreur. Une faute stratégique dans le cheminement d'un lecteur un tant soit peu conscient de l'intérêt de se faire plaisir. Certains ne se sont pas privés, naturellement, de l'écraser à peu de frais, usant de l'argument très en vogue de l'inanité des valeurs et du bannissement corrélatif, hors du champ de la littérature, des "bons sentiments".
Si le public lui a rapidement apporté ses suffrages, peu de critiques ont pris le risque de le défendre. Il n'a d'ailleurs gagné, et ça ajoute à son charme, que des "petits" prix (Prix de l'Université de Bretagne Sud, Prix Rotary, Prix Georges Brassens, Prix des lecteurs de Val d'Isère). Pour celui qui fera le léger effort de suivre Paloma, jeune surdouée suicidaire, et Renée, concierge autodidacte, dans leurs méditations quotidiennes, il y a du plaisir à revendre, et des années à prendre. Car c'est un livre sage et sain. Comme une balade en forêt avec un vieil ami qui cultiverait la pensée heureuse et l'amusement face au spectacle du monde. Ni plus, ni moins. Un livre qui fait du bien sans avilir l'esprit. C'est pas si courant.
"L'éternité nous échappe" lit-on page 101, et j'ai l'impression très distincte d'entendre quelqu'un. Pour ma part, je l'ai englouti avec un plaisir intense la veille de sauter par dessus ce premier quart de siècle. Il semble en effet que je sois en train de basculer du côté de la trentaine. Et, fucking mître, ça commence demain !
vendredi 28 septembre 2007
Qu'est-ce-que-tu-vois is qu'est-ce-que-t'as
Réunion matinale, casual Friday mais sérieux quand même. Debouts, d'ailleurs, comme au Monde à 7h30, et ce n'est pas la seule ressemblance avec notre illustre aîné puisque nouzaussi on va avoir un site avec un fil actu QUOTIDIEN nananèreuh. Sauf qu'on va pas l'acheter, on va le faire. En plus du reste, ouais, pas payé un rond mais contents contents d'être à la pointe du scoop et de la modernité. Un fil avec plein de petites nouvelles sur la dernière action co' de Trucmachin et la formation e-learning spéciale PME de Sombre-école-de-commerce-de-province.com. Parce que, nous affirme lyrique le maigre informaticien qui connaît ce matin son heure de gloire : "le web c'est l'avant-garde". (De quoi d'ailleurs ? Chez nous, d'un resserrement économique, chacun sa ceinture engagez-vous qu'y disaient...) Bon, j'ai quand même appris un truc : le WISIWYG, acronyme de "What you see is what you get". Avec le champion du monde 2.0 qu'on nous avait collé dans les pattes, on en avait pour son agent (je change !) et peu faisaient mystère de leur ennui profond, entre baillements de déception (ptain y a même pas de croissants) et interrogations lumineuses (mais c'est interactif en fait ?!!) A la question de savoir quel était l'intérêt d'avoir un mot de passe si on pouvait passer sur les interfaces des uns et des autres sans pistage possible (certains ont vu le côté ludique du truc très vite), l'a répondu le regard soudain trouble derrière ses lunettes : "Ah ben j'voulais que ce soit convivial..." (L'a au moins pigé un truc.)
Souvent, on a l'impression de bosser avec des cons. Des fois, j'ai l'impression que c'est nous qu'on prend pour des cons.
mercredi 26 septembre 2007
Voyage par ondes océaniques
mardi 25 septembre 2007
Un seul écrou vous manque
et tout est innondé. Sachant que le seau posé sous le chauffe-eau fuyant se remplit à un rythme de 3 litres à l'heure, combien de temps faudra-t-il à mon studio de 25 m² pour se transformer en aquarium ? Peut-être je pourrai faire un élevage de crabes...
lundi 24 septembre 2007
Les feuilles mortes se ramassent à la pelle, les feuilles de chou aussi
Puisque de vieilles connaissances refont surface, j'en profite pour vous signaler que, votre hôte passant "on the wrong side of 20's" dans quelques jours, on fêtera par la même occasion les un an du RT. C'était pas gagné. Mais on y est arrivé. Alors il est temps, grand temps, de vous conter l'origine de ce titre ô combien envié sur la Toile. C'est un emprunt. Comme souvent. Un emprunt aux années prépa où nous étions plusieurs à torcher chaque semaine "l'hebdo du Chato"... Cardo, le chef, Jojo, son second, Nico, Hervé, Wilfried, David, Le Lombric, un scientifique égaré là pour notre plus grand bonheur (ah ce formidable papier sur les forces qui font s'enfoncer la punaise dans le mur), j'en oublie peut-être... et quelques filles : Anne, Solène et moi. Qui signais Robert si j'me souviens bien. Qui avait eu l'idée de ce fameux titre ? Difficile à dire. Cardo certainement, mais je voudrais vexer personne. De toutes façons, y avait pour ainsi dire à voir et à ranger. Chacun sa rubrique, chacun son petit bout de colonne. Se battre pour placer sa bafouille. Lire sur le visage des lecteurs, le mercredi matin, les réactions aux mots jetés en patûre. Des heures en moins pour les versions de latin, autant de gagné à l'école de la critique. De toute la bande, je suis la seule je crois à avoir fait de l'élevage de canard mon métier. Depuis, j'écris des trucs beaucoup moins drôles. Mais, sur le Retrouved, et ça vaut c'que ça vaut comme dirait l'autre, je continue de tailler le bout de gras avec joie, de lire vos mails avec délectation, de guetter le sourire au coin du commentaire. Et, en attendant que les fantômes de Chato se manifestent, je garde le titre... de chef de bar.
vendredi 21 septembre 2007
Valeurs durables ?
Déj avec Mr Orru, patron de WWF, ce midi. Qui nous annonçait in petto que son projet au bois d'Boul' serait certainement réalisé par... Bouygues !
jeudi 20 septembre 2007
Médusée
C'est la première fois que je pars en plein milieu d'un film. Médiocre au possible. Mauvais serait un compliment. Le cliché abouti du photographe névrosé perdu dans l'exotisme du Proche-Orient. Ou alors j'ai rien compris. Mais j'étais pas seule. Les Méduses en revanche, fortement recommandées.
mercredi 19 septembre 2007
La Fed est fun
... la BCE moins. (La comparaison via le lien contenu dans le titre.) (En raison d'un nouvel apostolat, les lecteurs habituels du RT voudront bien excuser la récurrence de thèmes économiques dans les posts à venir. Quant aux économistes qui se perdraient ici, ils auront la gentillesse d'aller voir ailleurs si j'y suis. J'ai ma dignité quand même.)
mardi 18 septembre 2007
lundi 17 septembre 2007
Con... vivial
Le monde merveilleux de l'entreprise (bis et ter... mais j'avais signé). Après le barbecue de collègues, le "challenge corporate" du service commercial "Habillons-nous en rose pour la Ste Rose" (rouge pour Barthélémy ? dans mes rêves de bachelorette) et le raid dans le désert marocain à bouffer du sable en binôme avec le grand chef pour défendre les "couleurs" de la boîte... le City Foot ! La convivialité dans l'entreprise ne connaissant aucune limite, nous somme CONVIVIALEMENT conviés à nous mettre en short pour aller pousser la baballe. Ronde, hein, et pas ovale. Ce serait trop compliqué le rugby. Il faut que ça reste CONVIVIAL et que même les blondes de la boîte puissent participer. L'invitation allèche comme suit : "Le City foot permet au non initié et en 2 contre 2 de taper dans le ballon dans une surface proche de celle d’un terrain de squash (défoulez-vous parce que les réductions d'effectif vont bientôt être annoncées). Tout type de rencontre pourra être organisé : match uniquement de femme ou d’homme (hum, cette bonne vieille ambiance de SR*...) et match mixte. Aucun contact n’est autorisé (alors que les "contacts" sur la photocopieuse ne sont pas interdits si l'on en croit l'indéboulonnable radio ragot)." Ma question après avoir reçu confirmation qu'il ne s'agissait pas d'une autre blagounette du genre : est-ce que tu peux légitimement foutre une raclée à ton chef en City Foot sans payer la tournée à la machine à café le lendemain et sa rancoeur jusqu'à la fin du mois ? (Pensez à votre chef et vous verrez que la réponse n'est pas évidente.)
Dans la veine du charlatanisme éhonté option PME, ce communiqué de presse : "Au Salon des micro-entreprises, Antoine B., coach de dirigeant, fondateur de H. Consulting, et David S., pianiste de renommée internationale, décoderont en musique ce qui fait la créativité et la virtuosité relationnelles d’un chef d’entreprise. Une performance inédite sur l’intelligence émotionnelle et le leadership." Explications scientifiques à la clé : "En s’appuyant sur les derniers développements des neurosciences et des pratiques de la programmation neurolinguistique en matière d’intelligence émotionnelle et de leadership, le récital est construit comme un voyage émotionnel. Combinant les deux niveaux de l’expérience et du décodage, il offre de nouvelles perspectives sur la virtuosité relationnelle. La musique joue ici le rôle de vecteur émotionnel et conceptuel, à la façon des virus utilisés comme support d’informations par les biologistes qui veulent communiquer avec le cœur des cellules." Cqfd. Merci d'être venu jusqu'ici. Il est lundi matin, vous ne rêvez pas, vous êtes au bureau.
(*Secrétaires de rédaction, celles qui corrigent les fotes d'ortograffe, qui rient aigu et qui sont douces comme des paquets de cotons. Nan, je suis méchante, elles font aussi de super gateaux au yaourt.)
samedi 15 septembre 2007
Un samedi lascif comme un dimanche
Pour ce week end, je vous laisse ce petit bout de campagne, à découvrir avant lundi, où je vous attendrai, fidèle au poste.
vendredi 14 septembre 2007
Références
Hier, je suis allée voir Charly. Film à références : ça commence avec la Mémoire et la Mer du vieux Léo et ça se termine sur le concerto en sol majeur de Ravel. La réalisatrice, Isild LeBesco a 24 ans. C'est son deuxième film. Chris Marker en dit le plus grand bien. Et la critique est unanime.
On y voit deux enfants, l'un pathologiquement adolescent, l'autre prostituée de rase campagne. C'est filmé à l'épaule, en couleur et ça dure 1h30. Film d'auteur, donc, mais jouable. Isild LeBesco était là pour "échanger" à la fin. Un monsieur qui faisait des questions très longues et qui n'étaient même pas des questions d'ailleurs nous a expliqué qu'il y avait vu une illustration du potlach (ce n'est pas de la soupe). Une dame a admiré le côté "silencieux" du flim. Un autre monsieur qui ressemblait au pédiatre qu'on allait voir quand j'étais petite a trouvé remarquable la démonstration du fait que les garçons ne savent pas parler et ont besoin des femmes pour cela. Moi, je voulais juste savoir comment elle avait trouvé son histoire. "L'attrape-coeur" elle a répondu. J'en profite pour vous recommander l'un et l'autre.
mercredi 12 septembre 2007
Le blogage a vécu
Vous en parlais déjà il y a quelques temps. La rumeur court. Il paraît que le blog commence à être un tout petit peu has been. D'ailleurs, il existe déjà un cimetière des blogs (merci Télérama). Car la mode étant ce qu'elle est (éphémère) et les bloggeurs ce qu'ils sont (des souris et des omelettes), le blog n'a plus, et loin s'en faut, l'attrait des premiers jours. L'aspect dialogue étant rarement intéressant. Mais bon, je vous jette pas la bière, euh la pierre. C'est pas une raison pour être désagréable hein. Les gens sont en recherche de convivialité, de distraction, d'échappatoire. A quoi ça sert d'ouvrir un bar si c'est pour jeter les gens dehors ? (C'est mon côté béni oui-oui.) Quand l'horizon est brouillé, faut se concentrer sur le bateau. L'essentiel du truc, selon moi, c'est de revenir aux racines du blogage : raconter. Raconter tout, sa vie, celle des autres, celles qui n'existent pas. Demain, une histoire. Promis. En attendant, je vous laisse cultiver votre jardin.
lundi 10 septembre 2007
17 - 12
On a eu chaud. Failli en prendre pour un mois d'élucubrations stratégiques sur la subtilité des mêlées, de commentaires de Thierry-le-journaliste-sportif (parfois il s'appelle Jean-Pierre aussi). Failli en prendre pour un mois de délire marketing sur les valeurs de l'"esprit rugby". Chers amis argentins, merci, on a même échappé à Patrick Sébastien. (Et en parlant de "valeurs"...)
vendredi 7 septembre 2007
Risque d'ovalie pour les prochains jours
La météo est formelle : un évènement sportif menace. Merci à Rue89 qui se fend d'une petite explication de texte. (Cliquez sur la baballe pour comprendre le lien entre rugby et développement durable. A vue de nez, c'était pas évident. Enfin, si ça permet de recycler certains enthousiasmes...)
jeudi 6 septembre 2007
In nomine [Alt Gr]+[2]
Le petit jeu des noms de famille. Si vous n'avez jamais pensé à tous les noms improbables qu'on trouve dans les pages blanches, je vous le recommande. On réalise qu'il y a un nombre incroyable de Monsieur Cocu et de Madame Vilaine en France. C'est terrifiant. (Enfin, pas autant que ce que je viens d'apprendre auprès de Wiki-je-sais-tout : le tilde, "signe diacritique de l'alphabet latin, utilisé en castillan, estonien et breton", non content d'être un signe d'opposition, peut également tel St Hubert être "chassant" et même serait, à l'origine du début si l'on remonte très loin et en extrapolant un peu, la cause que la croix du Christ ressemble à la croix du Christ... Drives me dam !)
mercredi 5 septembre 2007
La PQR nous fait bien marrer
Dans la rubrique "la presse régionale est mon amie il faut les aimer aussi", je reviens à la charge avec mon Ouesteuh-France sous le bras et cette Une osée : "Depuis nonante jours, la Belgique a le mal du pays". Évoquant la crise politique qui secoue notre cousin d'outre Ardennes, le reporter en mission très peu diplomatique introduit son sujet avec un cadre bruxellois qui "en a gros sur la patate" (on se doute qu'il n'a donc pas la frite) et enchaîne tout de go avec la délicate définition d'un professeur d'histoire de l'université de Louvain : "Le ciment de l'Etat belge, c'est le Roi, l'équipe nationale de foot et la bière". Le Roi appréciera la comparaison. On notera au passage qu'il existe donc une équipe de foot gebelle. Le reste à l'avenant. Le meilleur était bien entendu gardé pour la fin : après avoir noté qu'une nouvelle loi sur le divorce était entrée en application le 1er septembre, le journaliste ose conclure... "Marrant". PQR comme "Pariez qu'on va rire ?"
(A l'heure où j'écris, je note une connexion du ministère de la Justice à Bruxelles. Je tiens à préciser que j'adore la Belgique, que j'ai des arrière-grands-parents belges, que je me tartine un nom de famille pur AOC et que mon prénom, chanté par le plus grand artiste de votre pas si petit pays, me vaut un récurrent "elle est revenue" même quand je ne suis pas partie. Euh, ça ira ?)
mardi 4 septembre 2007
La Der
"Office de Tourisme du Mans bonjouuuuuuuuuuur !" On a une rubrique, en dernière page de Chef d'enbiiiiip magazine. C'est une page un peu lalala promenons nous dans les belles régions de France les dirigeants de PME sont des gens intéressants ils ne font pas que singer le petit chef ils vont aussi dans des bons restaurants jouent au golf ou font semblant et adoooooooooorent l'art. Pour ceux qui suivent : art de vivre la rubrique donc. Bizarrement les forces vives de la patrie, ceux qui se lèvent tôt le matin, ceux qui jouent le jeu ne veulent pas répondre à ça. Ils veulent prouver qu'ils font du bizenaisse qu'ils sont puissants qu'ils en ont une grande et que papa n'a qu'à bien se tenir. Du coup ça fait pas sérieux l'art de vivre. Ils préféreraient que je leur demande leur avis avisé sur la dernière saillie du président ou les 35 heures ben oui les 35 heures cette saloperie. Donc, moi, je rame, je fais le tour de mes amis provinciaux. Dis donc, mon brave, toi qui aimes les rillettes, tu viendrais pas du Mans ? Et tu connaîtrais pas... etc. Là, c'est mon copain Sam qui m'a recommandé quelqu'un qui... etc. Marchand de biens le mec. Naaaaaaaaaan. Si. Ah ben ça va pas être possible. Tu m'aurais dit marchand d'armes, chef des supporters du Muc ou magnat de la presse, à la limite... mais marchand de biens... Nan, pourquoi pas pédophile hein si les pédophiles avaient pignon sur rue ? Ok, j'esgagère. Mais pas loin quand même. Nan faut trouver une solution pour remplir cette putain de page. Hein ? Bon ben je vous épargne les détails parce que votre pause touche déjà à sa fin, que le café refroidit dans le distributeur et que le temps c'est de l'argent. Mais grosso merdo c'est comme ça que je me suis retrouvée à faire des ronds de jambe au Medef. Attention, mesdames et messieurs, aujourd'hui promo sur toute la rédaction : on lèche gratis. "Chef d'enbiiiiiip bonjouuuuuuuuur !"
lundi 3 septembre 2007
Granville, cité idéale

Cette interview tordante de Maxime Gremetz, lue avec un peu de retard dans Ouesteuh-France. Le député communiste ayant choisi de passer ses vacances à Granville, pour soigner une vilaine sciatique.
"Vous savez que vous ne vous trouvez pas sur une terre de gauche, encore moins d'extrême gauche... Votre homologue Granvillais, Alain Cousin, fait partie de l'UMP... (avance gaillard notre normand confrère)
C'est vrai (répond l'homo politicus). Je m'entends très bien avec Alain Cousin. Il ne faut pas confondre bataille politique et querelle d'hommes. Concernant Granville, je trouve que cette ville a une population diverse. Avec des touristes aisés certes. Des salariés aussi. Sans misère, mais je ne me suis pas rendu partout. Je croise des personnes qui vivent de leur salaire, de leur travail. Et l'ensemble est plutôt pas mal. Finalement, Granville ressemble un peu à cette cité idéale, avec moins d'injustices, moins de fossé entre les plus riches et les plus pauvres. Granville est un peu à l'image de la société que les communistes essaient de construire. Il faudrait des Granville partout !"
C'est vrai (répond l'homo politicus). Je m'entends très bien avec Alain Cousin. Il ne faut pas confondre bataille politique et querelle d'hommes. Concernant Granville, je trouve que cette ville a une population diverse. Avec des touristes aisés certes. Des salariés aussi. Sans misère, mais je ne me suis pas rendu partout. Je croise des personnes qui vivent de leur salaire, de leur travail. Et l'ensemble est plutôt pas mal. Finalement, Granville ressemble un peu à cette cité idéale, avec moins d'injustices, moins de fossé entre les plus riches et les plus pauvres. Granville est un peu à l'image de la société que les communistes essaient de construire. Il faudrait des Granville partout !"
Ou les charmes de la presse régionale. (La légende précise : "Maxime Gremetz s'autorise la pipe car Granville est un port, ça ne choquera personne." sic)
En même temps, je ne le mettrai pas à l'article. Parfois, l'émotion, la fatigue... Récemment, au téléphone avec un genre de mec important que je tutoie par (fausse) cordialité professionnelle, hésitant entre "salut" et "tchao" j'ai finalement éconduit mon interlocuteur d'un très décontracté... "salaud" ! Je vous rassure, depuis j'ai fait pire.
samedi 1 septembre 2007
Teutonnerie
Je crois que je vais proposer cette musique à la gym suédoise. Si ça n'a pas déjà été fait. Mais le mieux, c'est quand même les costumes. (Eh madame, le bleu, il tend pas bien la jambe !)
Et les paroles pour ceux qui en rêvaient :
Moskau, fremd und geheimnisvoll,
Türme aus rotem Gold, kalt wie das Eis.
Moskau, doch wer dich wirklich kennt,
Der weiß, ein Feuer brennt in dir so heiß.
Kosaken hej, hej, hej, heb't die Gläser,
Natascha ha, ha, ha, du bist schön.
Tawaritsch hej, hej, hej, auf das Leben,
Auf dein Wohl, Bruder hej Bruder ho, hej, hej, hej, hej
Moskau, Moskau, wirf die Gläser an die Wand,
Rußland ist ein schönes Land, ho, ho, ho, ho, ho, Hej
Moskau, Moskau, deine Seele ist so groß,
Nachts da ist der Teufel los, ha, ha, ha, ha, ha, Hej
Moskau, Moskau, Liebe schmeckt wie Kaviar,
Mädchen sind zum küssen da, ho, ho, ho, ho, ho
Moskau, Moskau, komm wir tanzen auf dem Tisch,
Bis der Tisch zusammenbricht, ha, ha, ha, ha, ha
Moskau, Tor zur Vergangenheit, Spiegel der Zarenzeit, rot wie das Blut.
Moskau, wer deine Seele kennt, der weiß, die Liebe brennt heiß wie die Glut
Kosaken hej, hej, hej, heb't die Gläser,
Natascha ha, ha, ha, du bist schön.
Tawaritsch hej, hej, hej, auf die Liebe,
Auf dein Wohl, Mädchen, hej Mädchen, ho! Hej, hej, hej, hej
Moskau, Moskau, wirf die Gläser an die Wand,
Rußland ist ein schönes Land, ho, ho, ho, ho, ho, Hej
Moskau, Moskau, deine Seele ist so groß,
Nachts da ist der Teufel los, ha, ha, ha, ha, ha, Hej
Moskau, Moskau, Wodka trinkt man pur und kalt,
Das macht hundert Jahre alt, ho, ho, ho, ho, ho, hej
Moskau, Moskau, Väterchen dein Glas ist leer,
Doch im Keller ist noch mehr, ha, ha, ha, ha, ha, hej
Kosaken hej, hej, hej, heb't die Gläser,
Natascha ha, ha, ha, du bist schön.
Tawaritsch hej, hej, hej, auf das Leben,
Auf dein Wohl, Bruder hej Bruder ho, hej, hej, hej, hej
Moskau, Moskau, wirf die Gläser an die Wand,
Rußland ist ein schönes Land, ho, ho, ho, ho, ho, Hej
Moskau, Moskau, deine Seele ist so groß,
Nachts da ist der Teufel los, ha, ha, ha, ha, ha, Hej
Moskau, Moskau, Liebe schmeckt wie Kaviar,
Mädchen sind zum küssen da, ho, ho, ho, ho, ho
Moskau, Moskau, komm wir tanzen auf dem Tisch,
Bis der Tisch zusammenbricht, ha, ha, ha, ha, ha
(C'est tonteux, je bats ma coulpe, je rougis jusqu'au serre-tête mais je ne peux m'empêcher de faire le rapprochement avec cette bonne vieille franchouillardise qu'il n'est d'ailleurs pas de bon ton d'apprécier... m'enfin, toutes mes confuses.)
Moskau, fremd und geheimnisvoll,
Türme aus rotem Gold, kalt wie das Eis.
Moskau, doch wer dich wirklich kennt,
Der weiß, ein Feuer brennt in dir so heiß.
Kosaken hej, hej, hej, heb't die Gläser,
Natascha ha, ha, ha, du bist schön.
Tawaritsch hej, hej, hej, auf das Leben,
Auf dein Wohl, Bruder hej Bruder ho, hej, hej, hej, hej
Moskau, Moskau, wirf die Gläser an die Wand,
Rußland ist ein schönes Land, ho, ho, ho, ho, ho, Hej
Moskau, Moskau, deine Seele ist so groß,
Nachts da ist der Teufel los, ha, ha, ha, ha, ha, Hej
Moskau, Moskau, Liebe schmeckt wie Kaviar,
Mädchen sind zum küssen da, ho, ho, ho, ho, ho
Moskau, Moskau, komm wir tanzen auf dem Tisch,
Bis der Tisch zusammenbricht, ha, ha, ha, ha, ha
Moskau, Tor zur Vergangenheit, Spiegel der Zarenzeit, rot wie das Blut.
Moskau, wer deine Seele kennt, der weiß, die Liebe brennt heiß wie die Glut
Kosaken hej, hej, hej, heb't die Gläser,
Natascha ha, ha, ha, du bist schön.
Tawaritsch hej, hej, hej, auf die Liebe,
Auf dein Wohl, Mädchen, hej Mädchen, ho! Hej, hej, hej, hej
Moskau, Moskau, wirf die Gläser an die Wand,
Rußland ist ein schönes Land, ho, ho, ho, ho, ho, Hej
Moskau, Moskau, deine Seele ist so groß,
Nachts da ist der Teufel los, ha, ha, ha, ha, ha, Hej
Moskau, Moskau, Wodka trinkt man pur und kalt,
Das macht hundert Jahre alt, ho, ho, ho, ho, ho, hej
Moskau, Moskau, Väterchen dein Glas ist leer,
Doch im Keller ist noch mehr, ha, ha, ha, ha, ha, hej
Kosaken hej, hej, hej, heb't die Gläser,
Natascha ha, ha, ha, du bist schön.
Tawaritsch hej, hej, hej, auf das Leben,
Auf dein Wohl, Bruder hej Bruder ho, hej, hej, hej, hej
Moskau, Moskau, wirf die Gläser an die Wand,
Rußland ist ein schönes Land, ho, ho, ho, ho, ho, Hej
Moskau, Moskau, deine Seele ist so groß,
Nachts da ist der Teufel los, ha, ha, ha, ha, ha, Hej
Moskau, Moskau, Liebe schmeckt wie Kaviar,
Mädchen sind zum küssen da, ho, ho, ho, ho, ho
Moskau, Moskau, komm wir tanzen auf dem Tisch,
Bis der Tisch zusammenbricht, ha, ha, ha, ha, ha
(C'est tonteux, je bats ma coulpe, je rougis jusqu'au serre-tête mais je ne peux m'empêcher de faire le rapprochement avec cette bonne vieille franchouillardise qu'il n'est d'ailleurs pas de bon ton d'apprécier... m'enfin, toutes mes confuses.)
vendredi 31 août 2007
Ou pas
En ce moment, je suis amoureuse de ces deux voix. (Digression autorisée, en guise de réponse à une question qu'on me posait hier : et pourquoi tu fais presque tout le temps tes interviews par téléphone ? Huuuum, because. Pas le temps ? Nan. Un peu la flemme mais aussi. Parce que c'est plus agréable. C'est chaud, une voix. Et en un rien de temps complice. (Tout ceci extrait d'Arte Radio, ça faisait longtemps que je n'avais pas fait leur promo.) Les voix racontent des histoires. Et puis : c'est ludique. Tu peux imaginer plein de trucs avec une voix. Que le bonhomme louche, est expert en carpaccio de boeuf, vote extrême gauche. Des trucs marrants, quoi. Enfin, plus marrant qu'un type en costard qui t'explique comment il a réussi à réduire son encours client.)
jeudi 30 août 2007
Eloge du prochain
Si je voulais faire remonter mes courbes de fréquentation, le nombre de commentaires et les envois de bouquets de fleurs anonymes, je vous parlerais paillettes. Je vous parlerais de la petite sauterie du Medef (tout le monde s'en bat la rosette) ou de celle du WE à LaRochelle (pareil sauf que la mer fait une plus jolie toile que Jouy). Je vous parlerais du dernier Chabrol ou du Bégaudeau de la rentrée. Mais non. Je vais plutôt vous infliger des vieux Char tirés de, respectivement, et respectueusement, Recherche de la base et du sommet, Eloge d'une Soupçonnée et Les Matinaux :
L'obsession de la moisson et l'indifférence à l'Histoire sont les deux extrémités de mon arc. L'ennemi le plus sournois est l'actualité.
On ne partage pas ses gouffres avec autrui, seulement ses chaises.
Dans mon pays, les tendres preuves du printemps et les oiseaux mal habillés sont préférés aux buts lointains.
La vérité attend l'aurore à côté d'une bougie. Le verre de fenêtre est négligé. Qu'importe à l'attentif.
Dans mon pays, on ne questionne pas un homme ému.
Il n'y a pas d'ombre maligne sur la barque chavirée.
Bonjour à peine, est inconnu dans mon pays.
On n'emprunte que ce qui peut se rendre augmenté.
Il y a des feuilles, beaucoup de feuilles sur les arbres de mon pays. Les branches sont libres de n'avoir pas de fruits.
On ne croit pas à la bonne foi du vainqueur.
Dans mon pays on remercie.
NB : "la bonne foi du vainqueur" est une référence à la propagande pétainiste.
mardi 28 août 2007
Je ne suis pas gentille
Je suis même très très méchante. Aujourd'hui, rien à lire donc. Circulez. Il n'y a aucune espèce d'information ici. Juste un sentiment. Et ça se mange pas en salade. J'étais partie pour vous livrer un billet acide intitulé "Le syndrome du scout ou le coup de l'authentique". Avouez que ça promettait. D'aucuns pourront témoigner que ma plume, quand trempée dans une encre vengeresse, généralement fait mal, à défaut de toujours faire mouche. Oderint dum metuant, etc. Rien de très glorieux mais enfin quoi ça détend. Mais maman, ma petite maman, qui eut vent de l'affaire, qui lit en moi comme dans l'almanach Vermot, me dit : non ma Thilde on ne lave pas son linge sale sur la place publique. Ce n'est pas dans l'étiquette de la bonne éducation au charme discret que ton père et moi se sommes escrimés à t'inculquer. Ma Thilde, en terme de discrétion, tu repasseras. Déjà, étymologiquement, et ça n'a rien à voir avec l'alcool, ça veut dire "forte au combat". Alors. Mais, oui, maman, naturellement vous avez raison. Pourtant c'est d'un argument plus retors que vous me tenez captive, de mon déterminisme familial, quand vous me chantonnez, bottine plus très secrète après 25 ans de bons et loyaux services, le couplet sur ce que vous nommez "la hauteur d'âme". Là, je marche à tous les coups. Je me ferais même marcher dessus avec le sourire aux lèvres par "hauteur d'âme". Alors. Alors, je range ma cape de Zoro et mon épée de Cyrano. Et je fais comme les vrais rockeurs, je casse ma guitare*. And f.... the scout. Au sens très noble du terme.
(* my bro is a rocker)
Mais, dans mes souvenirs, perchée sur les épaules de papa, le monde était quand même moins mesquin. Il est où le SAV ?
(* my bro is a rocker)
Mais, dans mes souvenirs, perchée sur les épaules de papa, le monde était quand même moins mesquin. Il est où le SAV ?
dimanche 26 août 2007
Celle du dimanche soir
Il y a des chansons qu'il ne faudrait plus écouter. Demain, j'arrête. Chuis pas du temps de cerveau disponible pour Kleenex (article extrait de la série d'été du Monde). Nonobstant mon amitié pour les gebels.
samedi 25 août 2007
Chav à babord !
La dernière fois que je vous parlais de l'Angleterre, c'était à propos d'un phénomène désormais bien connu sous le nom de "chav". (Tony Blair y jouait le premier rôle.) Le chav, c'est j'ai envie de dire l'équivalent de notre "caille". Y aurait bien des nuances subtiles mais c'est pas l'objet ici. Pourquoi je vous parle des chavs ? Parce que la dernière en date est en train de faire péter les charts britanniques et que ça va inévitablement débouler chez nous avant qu'on ait eu le temps de se souvenir de la dernière chanson de Lily Allen. C'est donc une caille anglaise, Kate Nash, qui défraie la chronique. Drôle d'oiseau. Je sais pas quelle fièvre elle va nous mettre mais c'est pas celle du samedi soir. (Oui d'accord... Mais on aurait tout aussi bien pu filer une bonne lourdeur de métaphore sur la théorie des jeux et je l'ai pas fait. Hein ?)
(Exemple de chavs - St Malo/DR)

NDlR: Elle hésitait un peu. A faire sa mauvaise tête et à bouder la toile. A abonder dans le sens snob de ceux qui trouvent le blogging déjà has been. (Cépafo. Nous y reviendrons dans un prochain billet.) Ou bien, effacer le dernier message en espérant que son faux départ soit passé inaperçu dans la torpeur du 15 août. La vérité, c'est qu'elle avait peur de se disperser dans le html, le trait d'esprit numérique, l'emballement interactif... Mais puisque les vacances servent aussi à méditer sous les pommiers, elle a compris que. L'écriture, c'est comme l'amour : plus t'en donnes, plus t'en as.
(Exemple de chavs - St Malo/DR)
NDlR: Elle hésitait un peu. A faire sa mauvaise tête et à bouder la toile. A abonder dans le sens snob de ceux qui trouvent le blogging déjà has been. (Cépafo. Nous y reviendrons dans un prochain billet.) Ou bien, effacer le dernier message en espérant que son faux départ soit passé inaperçu dans la torpeur du 15 août. La vérité, c'est qu'elle avait peur de se disperser dans le html, le trait d'esprit numérique, l'emballement interactif... Mais puisque les vacances servent aussi à méditer sous les pommiers, elle a compris que. L'écriture, c'est comme l'amour : plus t'en donnes, plus t'en as.
samedi 11 août 2007
vendredi 10 août 2007
Un vendredi d'enterrement
Françoise Giroud, écrivain et fondatrice de l'Express, disait que les trois personnes qui ont le plus foutu le bordel dans le monde étaient trois juifs : Jésus, Freud et Einstein. Celui qu'on enterre aujourd'hui est un juif qui a pas mal foutu le bordel dans l'église catholique. Il aurait pu faire encore mieux... Il était réputé pour ne pas être très policé et certains avouent l'avoir vu faire, à l'occasion, un bras d'honneur. Reste que ses positions sur l'avortement et la contraception n'auraient pas provoqué un infarctus chez les mocassins à glands du Chesnay. Une fois l'homme mort, il est de coutume de l'encenser. Libération parle d'un "chapelet d'éloges" pour le cardinal. Mais c'est cet article qui constitue le plus bel hommage à Aaron Lustiger.
jeudi 9 août 2007
Quand il est question de l'avenir de l'info
On va parler cinq minutes des médias : cet article bien renseigné du Figaro, qui faisait jaser aujourd'hui les rédactions, annonce la fusion possible de France 24 et de TV5 ou, a minima, de la création d'un holding transformant les différents groupes en simples filiales. RFI est aussi dans le collimateur, ce qui n'est pas sans poser la question de la possibilité de travail collaboratif entre une radio et une télévision. Ce qu'on peut noter, au passage, c'est que la fusion annoncée des rédactions de France 24 et de TV5 va profiter à notre sémillante chaîne leader, acteur incontournable de la scène audiovisuelle française, l'actionnaire de France 24, qui détient la moitié des parts de la belle (mais pour l'heure relativement incompétente) poule aux oeufs d'or : TF1.
mercredi 8 août 2007
Pitié pour le présent
Cet extrait des "Tribulations de Marcel Cogito". Un des ouvrages du professeur de philosophie, Marc Wetzel, dont ses élèves du lycée Joffre de Montpellier ne soupçonneraient pas immédiatement qu'il donne dans ce genre de littérature. Un homme que je connais trop peu pour le décrire sinon avec les mots de son ami, André Comte-Sponville : un Monsieur Hulot méditatif, un grand tourmenté qui ne se lasse pas d'exister, un esprit trop intelligent mais pas dupe : les idées comptent moins que le coeur, moins que la vie. Voilà, me semble-t-il, comme il est bon d'écrire.
dimanche 5 août 2007
Un dimanche soir...
à écouter les marins qui s'égosillent, le frissonnement des bocks de bière et l'écume qui claque sur les rochers de Paimpol. Pendant que le monde continue de tourner de façon pour le moins étrange. Tout ça pour déboucher, je le crains fort, sur un lundi.
vendredi 3 août 2007
Comment se faire mousser
(Warning : this is a girly post - Attention : ceci n'est pas une madeleine) Parce qu'à chaque problème sa solution, moi, quand mon CAP (coefficient d'amour propre) tend à décroître dangereusement, je commence par prendre un bain. Déjà, si tu pleurs, tu peux nier et affirmer que c'est la buée (une fille pleure beaucoup, en tout cas les statistiques prouvent que plus que les garçons, à profil comparable et périmètre constant, si si c'est une question d'hygiène senti-mentale). Et, en même temps, tu tâtes ton mollet gauche et tu réalises que tes ennemis les poils sont en train de franchir la ligne Maginot. Pof, diversion, pince à épiler, transformation de la sdb en spa, princess in progress. Tu finis à danser devant la glace en petite culotte. C'est le principe. Ensuite vient le moment de la réflexion. Là, il faut de l'aide, clairement : tatatata, opération madeleines. La recette dans le titre, pour ne pas vous déconcentrer. Une fois que ton estomac est bien tapissé de ces douceurs que toute bonne cuisinière ne saurait offrir sans les avoir auparavant goûtées, une fois que tu as éliminé les fameuses douceurs en lavant à grande eau le sol de ta cuisine couvert de farine, une fois que tu t'es bien pris la tête pour faire des jolis paquets avec des rubans et ce qu'il reste de madeleines... là, tu peux réfléchir. Alors, bon, je n'ai pas le mode d'emploi pour cette dernière étape. En général, j'appelle un ami qui répond que oui ça va je suis tout à fait normale mais que le combiné grésille un peu avec la mousse qui coule de mes cheveux et que si je pouvais arrêter de pleurer en parlant et que je serais bien brave si je pouvais lui mettre des madeleines de côté. Ou bien je prends le 50/50. Un bon gin to' et un gros dodo.
jeudi 2 août 2007
Des voix
Tout en continuant de chercher ma voie, je bosse, mes amis. Même en août. Chuis pas une feignasse moi. En plus de ma croix et de mes entrepreneurs de province, je m'occupe d'images. Je les mets dans des petites boîtes, tout ça. C'est distrayant l'envers de la télé. Parfois on m'appelle pour faire des voix. La semaine dernière, j'ai doublé un petit congolais qui s'exclamait, monsieur ! qu'il était trop content de pouvoir rester tard, dehors, dans la rue, pour jouer au foot. Mais aujourd'hui, je me suis surpassée : j'ai asséné d'un ton très mâle qu'il y aurait une solution au Proche-orient avec deux États cohabitant en paix, comme de bons voisins. J'avais presque envie d'ajouter qu'on ferait des barbecues le long du mur de sécurité et des ball traps bilatéraux... Mais bon, j'étais Condie Rice, faut rester crédible.
mercredi 1 août 2007
mardi 31 juillet 2007
Figaro-ci, Figaro-là
Enfin des sportifs qui savent boire ! Départ de LA Solitaire du Fig ce matin, depuis Caen. On a même notre champion local, 23 ans et toutes ses dents. Arrivée prévue de la première étape le 3 août en Irlande. Garantie sans piqûre et poches de sang oxygéné. Le sel et les vents force 5 suffisent.
lundi 30 juillet 2007
vendredi 27 juillet 2007
Kikool lol
Dans la rubrique "c'est pas gentil de se moquer", la découverte, sur le conseil bien avisé d'un ami internaute, du classement Skybeurk. Souvent les ados ne sont pas exactement gâtés par la nature. Des cas empirés par l'admiration sans borne de Paris Hilton et le travail consciencieux d'orthodontistes sadiques. Mais depuis quelques temps, avec cette remarquable invention qu'est le skyblog, nos chères têtes blondes peuvent en plus exprimer leur créativité délirante, l'amour qu'elles portent à leur prochain et même... leurs opinions politiques ! Si si. C'est moche d'être jeune.
(allez, mon préféré ;-)))) lol, oh pis nan en fait je préfère celui-là... oh mais j'arrive pas à choisiiiiiiiiir ! pour les copines célibs, un tuyau ?)
jeudi 26 juillet 2007
Dubitative
Où l'on revient à la question du sens de ta life mec. Posée sous l'angle de "partir très loin parce qu'ici rien". Dans un reportage diffusé hier sur France 5, le syndrome des Indes, on voyait un ptit trentenaire, revenu de son voyage initiatique, qui avouait être parti pour "sauver le monde" et qui, arguant du "il faut parfois se perdre pour mieux se trouver", racontait comment, perdu dans une forêt au nord de Goa, en écoutant "No woman no cry", il s'était mis à pleurer sans pouvoir s'arrêter et que ses larmes s'étaient transformées en expérience mystique, la terre entrant en lui, puis les planètes et le cosmos... Ce gosse, ce presque ado, qui dessinait des chiens sur les murs pour provoquer les Indiens parce que c'est la pire réincarnation. "Amener de la subversion en Inde" il disait. L'autre qui avait craqué et se prenait pour un maharadja. Sur le coup, ça m'a super énervée ce reportage. Et puis ce matin, en y repensant, j'hésite. On a tous eu envie de partir un jour. On a tous goûté au ridicule désir d'être investi d'une "mission supérieure" pour nos frères humains. On a tous été voir un psy parce que ranger le frigo par ordre alphabétique ça commence à être tendant. Comment après tant de siècles de philosophie l'Occident a-t-il pu arriver à une telle détresse spirituelle ? C'est aussi la question que se pose Chris Cleave, un anglais qui se prend pour une londonienne qui écrirait une lettre de 300 pages à Oussama Ben Laden au lendemain de la mort au stade de son mari et de son fils dans un attentat islamiste. Incendiaire ça s'appelle. Et ça vient de sortir en France, traduit, en poche (6,50 euros). "You can save the world, or you can save your life. Same difference - both of them are full of other people."
lundi 23 juillet 2007
Le vocabulaire du cut'
Dans le Perche, en dehors des fêtes de village et des comices agricoles, pour s'amuser un peu, il y a les jardins. Un genre de sport avec la nature, pratiqué à échelle réelle et sans le secours, ou si peu, d'artifices. On peut prendre les ruraux pour des rustaux, disserter sur le "bon sens paysan"... Mais, à l'heure de conter fleurettes et variétés horticoles, on ne peut pas dire que les auto-nommés "cuts", cul-terreux, manquent de vocabulaire. Saviez-vous que souvent les topiaires agrémentent les jardins qui s'étagent en terrasses ? que les allées de cornouillers se marient volontiers avec les parterres d'euphorbes ? que l'absinthe et l'angélique se cultivent dans des carrés de plantes condimentaires ? que les champs de cosmos, d'iris et de phlox jouent au kaléidoscope avec les rayons de 5 heures ? que l'herbe coupée a un parfum d'enfance qui pique les yeux ? que la voiture qui rentre à Paris roule toujours moins vite qu'à l'aller ?
Dédicace Cherbroucke : rencontré deux petite-filles d'Emmanuel Liais, grand botaniste à ses heures. Y a pas de hasard.
Dédicace Cherbroucke : rencontré deux petite-filles d'Emmanuel Liais, grand botaniste à ses heures. Y a pas de hasard.
vendredi 20 juillet 2007
Trou normand
C'est le week end, c'est l'été, je vois pas pourquoi je bosserais pendant que tout le monde glande, je vous laisse avec un peu de musique. Et je me casse à Nogent-le-Rotrou où paraît-il c'est de la bombe.
mercredi 18 juillet 2007
Montre ta face
Networking, networking. Un "nouveau" gadget que je m'éclate avec toute la sainte journée. Le plus-ou-moins concurrent de Myspace. Sans musique pour l'instant. Nonobstant hyper addictif. Même Bourdieu y est. Avec plein d'amis improbables. Amusant : vous pouvez (oser) créer votre fan club (à votre gloire s'entend) et proposer à vos amis de venir déposer la myrrhe et l'encens à vos pieds. Par Mégaloprod. Tous droits réservés. Amen.
mardi 17 juillet 2007
La Commission est coquine
Il paraît que l'été est la saison de l'amour... ben, vu les simulations climatiques, à ce compte-là, l'amour c'est rien que du cinéma. Surtout quand c'est l'UE qui raccole. Sexy Brussels.
(ou peut-être c'est dans le titre, chais pas...)
samedi 14 juillet 2007
Trois petits tours et puis savon
Étonnant défilé du 14 juillet. Entre deux bidasses gominés, gonflés d'importance, bottes lustrées à la peau de chamois, galons exhibés maman regarde mes jolies médailles, tralala militaire, on invite un Émir. Une commande en vue ? Non, son fiston étudie à St Cyr. Et puis l'école veut ouvrir une "filiale" dans son pays. Et des navions qui font des pirouettes dans le ciel : pour l'occasion, on a maquillé les gaz de kérosène en bleu, blanc, rouge. Au total 6000 militaires qui iront de l'Arc de Triomphe à la Concorde. Et sans orchestre à mille cordes. Mais que font ces enfants en pleine démonstration somptaire d'agressivité ? Ce sont les Petits chanteurs à la Croix de Bois nous explique la douce voix de Carole Gaessler. A leur décharge, ils fêtent leur centenaire. En allant défiler au pas. Soit. Le chant des partisans. Très bon choix mon colonel. Une touche de révolte sourde dans ce défilé de connerie inébranlable. En parlant musique, il paraît que Notre Président est attendu en personne ce soir au concert de Polnareff. Un régiment de fromage blanc...
(En lien titre, je rends à la Cie Zelwer... son titre)
(En lien titre, je rends à la Cie Zelwer... son titre)
jeudi 12 juillet 2007
Fasciste !
Preuve qu'une entreprise ne connaît rien mais alors rien du tout au métier de journaliste, ce genre de message :
"Rappel – Rappel – Rappel – Rappel – Rappel – Rappel – Rappel – Rappel
Voici maintenant un mois que je vous ai demandé de procéder au nettoyage de vos bureaux… Ne voyant presque rien changé, nous avons demandé à notre société de ménage de jeter tout ce qui se trouve sur les bureaux* et sur les armoires. Cette opération nettoyage aura lieu Mercredi 18 Juillet… Je vous demande donc une dernière fois de m’aider dans cette démarche. Vous remerciant à l’avance.
* Hormis les bacs de rangement et autres éléments de rangement"
(toute ressemblance avec une situation réelle serait bien sûre fortuite)
Voici maintenant un mois que je vous ai demandé de procéder au nettoyage de vos bureaux… Ne voyant presque rien changé, nous avons demandé à notre société de ménage de jeter tout ce qui se trouve sur les bureaux* et sur les armoires. Cette opération nettoyage aura lieu Mercredi 18 Juillet… Je vous demande donc une dernière fois de m’aider dans cette démarche. Vous remerciant à l’avance.
* Hormis les bacs de rangement et autres éléments de rangement"
(toute ressemblance avec une situation réelle serait bien sûre fortuite)
Bon, sinon, une nouvelle venue sur cette partie bien tempérée, comme le clavier, du ouèbe : ML et ses pinceaux qui intègre la colonne à bâbord. Eh oui, eh oui, ça risque de finir chez Astrapi cette histoire. Et c'est tout le mal qu'on lui souhaite.
mercredi 11 juillet 2007
Attention, ça tache
Lio et TTC ? l'alliage vous semble improbable ? écoutez plutôt Les matins de Paris... Attention, c'est du banana split, ça tache. En cherchant avec notre stagiaire estivale (le coup de vieux d'un coup) ce qu'était précisément un SPL, en fait un "système productif local", on est tombée sur LA SPL. Allons, jeune fille, pas de quoi rougir. Enfin une juste cause : "Chaque année des milliers de lesbiennes sont abandonnées par leur maîtresse ou chassées pour leur fourrure dans leur milieu naturel". On serait ému(e) à moins. Et en attendant la prochaine manif de droite... Voir en particulier le dress code, chez Jeune France Rue, savoureux. Parmi les slogans : "Charles Villeneuve au journal de 20h", "La musique pas trop fort ou alors en silence", "Et un, et deux, et trois charters !"... Le reste ici et ici. Attention, c'est du second degré, ça tache. Et pour rire encore un peu, suivre ou télécharger les podcasts des Papous de France Cul' : cet été, les lettres d'Ulysse et de cette idiote de Pénélope qui ont décidé de prendre leurs vacances chacun de leur côté. Euh, oui, les blagues sur la "guerre à trois", c'est un peu élitiste. Attention, c'est de la culture, ça tache.
lundi 9 juillet 2007
My bro' à la ferme

Voilà, alors je vais vous parler un peu de ma family aujourd'hui. Parce que y a rien de tel. On est cinq. Enfants. Donc sept au total, sans les pièces rapportées, les "conjoints" et le lapin. Oui, ça fait du monde autour de la table comme on dit. Et le 806 plein à craquer quand on part en vacances. Et les gens qui nous regardent sans arriver à refermer la bouche. On a fini par comprendre que c'était le nombre qui faisait bizarre. Pas nous.
Les parents, qui sont un peu taquins, ont eu la riche idée de nous donner des prénoms commençant tous par M. Or la communication chez nous, ça oscille entre les décibels du souk et l'ambiance Assemblée nationale dans ses meilleurs moments. Donc souvent on s'y perd, et donc chacun a été affublé d'un numéro. Comme au loto. Je suis la 1. Celui dont je vais vous parler est le 3. M3 si vous avez suivi. M3 est un grand gaillard qui, sans négliger la bagatelle, a toujours préféré placarder aux murs de sa chambre des soleils couchants devant lesquels resplendissent de tous leurs feux... des Ford, des Massey-Ferguson, des moiss'bat', des silos, et j'en passe. Un genre de passion inextinguible. Clairement, il ne changera plus d'avis. Après avoir passé tous ses étés à faire les foins, le voilà chez nos cousins grand-bretons. D'après le gentil organigramme qu'il s'est amusé à réaliser pendant qu'il pleuvait (très mauvais pour les céréales, très mauvais...), je déduis, sauf erreur grossière de ma part, qu'il est pile au-dessus du pig technician. Ah... (La porte est petite mais l'homme est grand.) Good luck frérot ! Enjoy the beer ! (and beware the cows)
Les parents, qui sont un peu taquins, ont eu la riche idée de nous donner des prénoms commençant tous par M. Or la communication chez nous, ça oscille entre les décibels du souk et l'ambiance Assemblée nationale dans ses meilleurs moments. Donc souvent on s'y perd, et donc chacun a été affublé d'un numéro. Comme au loto. Je suis la 1. Celui dont je vais vous parler est le 3. M3 si vous avez suivi. M3 est un grand gaillard qui, sans négliger la bagatelle, a toujours préféré placarder aux murs de sa chambre des soleils couchants devant lesquels resplendissent de tous leurs feux... des Ford, des Massey-Ferguson, des moiss'bat', des silos, et j'en passe. Un genre de passion inextinguible. Clairement, il ne changera plus d'avis. Après avoir passé tous ses étés à faire les foins, le voilà chez nos cousins grand-bretons. D'après le gentil organigramme qu'il s'est amusé à réaliser pendant qu'il pleuvait (très mauvais pour les céréales, très mauvais...), je déduis, sauf erreur grossière de ma part, qu'il est pile au-dessus du pig technician. Ah... (La porte est petite mais l'homme est grand.) Good luck frérot ! Enjoy the beer ! (and beware the cows)
dimanche 8 juillet 2007
Car tel est notre bon plaisir
Ah, les châteaux de la Loire, le raffinement à la française, la douceur angevine... A Amboise, où viennent se recueillir les lecteurs du Da Vinci, sur les restes présumés de Léonard, on découvre une délicieuse tradition. Au XVIe siècle, de valeureux protestants décidèrent d'enlever François II pour le soustraire à l'influence des Guises, opposants farouches aux droits des ci-derniers. Les conjurés, arrêtés, furent exécutés, en bonne et due forme, et pour certains, pendus aux si délicats balcons du château, "pour l'exemple". En toute justice, le duc de Guise fut lui-même assassiné sauvagement dans le charmant château de Blois.
Plus marrant, cette anecdote... vous savez, vous, comment est mort Charles VIII ? Il se rendait avec sa douce épouse, Ann from Little Bretagne, au jeu de Paume, et au moment de passer une porte, manifestement trop basse, bam il se cogne la tête et bam, il meurt dans le journée. A 28 ans, mais là n'est pas le plus grave ; sans héritier mâle surtout. Du coup, Ann prendra son cousin, Louis XII. Ils feront une petite Claude qui mariera le François. Ier.
Eh ouais, c'est dingue l'histoire de France.
Plus marrant, cette anecdote... vous savez, vous, comment est mort Charles VIII ? Il se rendait avec sa douce épouse, Ann from Little Bretagne, au jeu de Paume, et au moment de passer une porte, manifestement trop basse, bam il se cogne la tête et bam, il meurt dans le journée. A 28 ans, mais là n'est pas le plus grave ; sans héritier mâle surtout. Du coup, Ann prendra son cousin, Louis XII. Ils feront une petite Claude qui mariera le François. Ier.
Eh ouais, c'est dingue l'histoire de France.
jeudi 5 juillet 2007
Une bonne dose de Leymergie
En attendant que le tabloïd français voit le jour... Télématin fête cette semaine ses 20 ans. L'occasion de rendre un hommage appuyé à cette émission réveille-matin qui passe sans scrupule des derniers morts de Gaza aux dernières crèmes amincissantes. Mon passage préféré dans l'itw de l'animateur-producteur Leymergie, à propos des habitudes de consommation de la tévé : "Et puis, tout le monde n’est pas équipé de plusieurs postes de télévision. (ah bon ?) Pour changer les choses, des solutions sont envisagées : des constructeurs de miroirs ont récemment pensé à inclure un petit téléviseur dans la partie inférieure de la glace, ce qui permet de se laver les dents, se raser ou se coiffer tout en regardant la télévision. Mais ce système n’existera d’abord que dans certains hôtels de luxe français actuellement en construction." Il fallait y penser. Certains palpent leur envie d'être président devant la glace. D'autres, celle d'être un Français moyen qui ne s'en fait pas trop parce que, bonhomme, la vie c'est pas si compliqué. On va te faire des fiches-pratique. Preuve le ton de l'émission : "Souriant tout le temps. Drôle souvent. Un ton doux et aimable autour de l’information est capital pour les téléspectateurs." Fallait le préciser.
Attention, des effets secondaires sont à prévoir en cas de surdose : blagues à papa, tendance à considérer le monde comme un ensemble d'insolites... (En lien titre, une bonne dose de sardouille pour rester dans les couleurs "populaires")
lundi 2 juillet 2007
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