mercredi 26 septembre 2007
Voyage par ondes océaniques
mardi 25 septembre 2007
Un seul écrou vous manque
et tout est innondé. Sachant que le seau posé sous le chauffe-eau fuyant se remplit à un rythme de 3 litres à l'heure, combien de temps faudra-t-il à mon studio de 25 m² pour se transformer en aquarium ? Peut-être je pourrai faire un élevage de crabes...
lundi 24 septembre 2007
Les feuilles mortes se ramassent à la pelle, les feuilles de chou aussi
Puisque de vieilles connaissances refont surface, j'en profite pour vous signaler que, votre hôte passant "on the wrong side of 20's" dans quelques jours, on fêtera par la même occasion les un an du RT. C'était pas gagné. Mais on y est arrivé. Alors il est temps, grand temps, de vous conter l'origine de ce titre ô combien envié sur la Toile. C'est un emprunt. Comme souvent. Un emprunt aux années prépa où nous étions plusieurs à torcher chaque semaine "l'hebdo du Chato"... Cardo, le chef, Jojo, son second, Nico, Hervé, Wilfried, David, Le Lombric, un scientifique égaré là pour notre plus grand bonheur (ah ce formidable papier sur les forces qui font s'enfoncer la punaise dans le mur), j'en oublie peut-être... et quelques filles : Anne, Solène et moi. Qui signais Robert si j'me souviens bien. Qui avait eu l'idée de ce fameux titre ? Difficile à dire. Cardo certainement, mais je voudrais vexer personne. De toutes façons, y avait pour ainsi dire à voir et à ranger. Chacun sa rubrique, chacun son petit bout de colonne. Se battre pour placer sa bafouille. Lire sur le visage des lecteurs, le mercredi matin, les réactions aux mots jetés en patûre. Des heures en moins pour les versions de latin, autant de gagné à l'école de la critique. De toute la bande, je suis la seule je crois à avoir fait de l'élevage de canard mon métier. Depuis, j'écris des trucs beaucoup moins drôles. Mais, sur le Retrouved, et ça vaut c'que ça vaut comme dirait l'autre, je continue de tailler le bout de gras avec joie, de lire vos mails avec délectation, de guetter le sourire au coin du commentaire. Et, en attendant que les fantômes de Chato se manifestent, je garde le titre... de chef de bar.
vendredi 21 septembre 2007
Valeurs durables ?
Déj avec Mr Orru, patron de WWF, ce midi. Qui nous annonçait in petto que son projet au bois d'Boul' serait certainement réalisé par... Bouygues !
jeudi 20 septembre 2007
Médusée
C'est la première fois que je pars en plein milieu d'un film. Médiocre au possible. Mauvais serait un compliment. Le cliché abouti du photographe névrosé perdu dans l'exotisme du Proche-Orient. Ou alors j'ai rien compris. Mais j'étais pas seule. Les Méduses en revanche, fortement recommandées.
mercredi 19 septembre 2007
La Fed est fun
... la BCE moins. (La comparaison via le lien contenu dans le titre.) (En raison d'un nouvel apostolat, les lecteurs habituels du RT voudront bien excuser la récurrence de thèmes économiques dans les posts à venir. Quant aux économistes qui se perdraient ici, ils auront la gentillesse d'aller voir ailleurs si j'y suis. J'ai ma dignité quand même.)
mardi 18 septembre 2007
lundi 17 septembre 2007
Con... vivial
Le monde merveilleux de l'entreprise (bis et ter... mais j'avais signé). Après le barbecue de collègues, le "challenge corporate" du service commercial "Habillons-nous en rose pour la Ste Rose" (rouge pour Barthélémy ? dans mes rêves de bachelorette) et le raid dans le désert marocain à bouffer du sable en binôme avec le grand chef pour défendre les "couleurs" de la boîte... le City Foot ! La convivialité dans l'entreprise ne connaissant aucune limite, nous somme CONVIVIALEMENT conviés à nous mettre en short pour aller pousser la baballe. Ronde, hein, et pas ovale. Ce serait trop compliqué le rugby. Il faut que ça reste CONVIVIAL et que même les blondes de la boîte puissent participer. L'invitation allèche comme suit : "Le City foot permet au non initié et en 2 contre 2 de taper dans le ballon dans une surface proche de celle d’un terrain de squash (défoulez-vous parce que les réductions d'effectif vont bientôt être annoncées). Tout type de rencontre pourra être organisé : match uniquement de femme ou d’homme (hum, cette bonne vieille ambiance de SR*...) et match mixte. Aucun contact n’est autorisé (alors que les "contacts" sur la photocopieuse ne sont pas interdits si l'on en croit l'indéboulonnable radio ragot)." Ma question après avoir reçu confirmation qu'il ne s'agissait pas d'une autre blagounette du genre : est-ce que tu peux légitimement foutre une raclée à ton chef en City Foot sans payer la tournée à la machine à café le lendemain et sa rancoeur jusqu'à la fin du mois ? (Pensez à votre chef et vous verrez que la réponse n'est pas évidente.)
Dans la veine du charlatanisme éhonté option PME, ce communiqué de presse : "Au Salon des micro-entreprises, Antoine B., coach de dirigeant, fondateur de H. Consulting, et David S., pianiste de renommée internationale, décoderont en musique ce qui fait la créativité et la virtuosité relationnelles d’un chef d’entreprise. Une performance inédite sur l’intelligence émotionnelle et le leadership." Explications scientifiques à la clé : "En s’appuyant sur les derniers développements des neurosciences et des pratiques de la programmation neurolinguistique en matière d’intelligence émotionnelle et de leadership, le récital est construit comme un voyage émotionnel. Combinant les deux niveaux de l’expérience et du décodage, il offre de nouvelles perspectives sur la virtuosité relationnelle. La musique joue ici le rôle de vecteur émotionnel et conceptuel, à la façon des virus utilisés comme support d’informations par les biologistes qui veulent communiquer avec le cœur des cellules." Cqfd. Merci d'être venu jusqu'ici. Il est lundi matin, vous ne rêvez pas, vous êtes au bureau.
(*Secrétaires de rédaction, celles qui corrigent les fotes d'ortograffe, qui rient aigu et qui sont douces comme des paquets de cotons. Nan, je suis méchante, elles font aussi de super gateaux au yaourt.)
samedi 15 septembre 2007
Un samedi lascif comme un dimanche
Pour ce week end, je vous laisse ce petit bout de campagne, à découvrir avant lundi, où je vous attendrai, fidèle au poste.
vendredi 14 septembre 2007
Références
Hier, je suis allée voir Charly. Film à références : ça commence avec la Mémoire et la Mer du vieux Léo et ça se termine sur le concerto en sol majeur de Ravel. La réalisatrice, Isild LeBesco a 24 ans. C'est son deuxième film. Chris Marker en dit le plus grand bien. Et la critique est unanime.
On y voit deux enfants, l'un pathologiquement adolescent, l'autre prostituée de rase campagne. C'est filmé à l'épaule, en couleur et ça dure 1h30. Film d'auteur, donc, mais jouable. Isild LeBesco était là pour "échanger" à la fin. Un monsieur qui faisait des questions très longues et qui n'étaient même pas des questions d'ailleurs nous a expliqué qu'il y avait vu une illustration du potlach (ce n'est pas de la soupe). Une dame a admiré le côté "silencieux" du flim. Un autre monsieur qui ressemblait au pédiatre qu'on allait voir quand j'étais petite a trouvé remarquable la démonstration du fait que les garçons ne savent pas parler et ont besoin des femmes pour cela. Moi, je voulais juste savoir comment elle avait trouvé son histoire. "L'attrape-coeur" elle a répondu. J'en profite pour vous recommander l'un et l'autre.
mercredi 12 septembre 2007
Le blogage a vécu
Vous en parlais déjà il y a quelques temps. La rumeur court. Il paraît que le blog commence à être un tout petit peu has been. D'ailleurs, il existe déjà un cimetière des blogs (merci Télérama). Car la mode étant ce qu'elle est (éphémère) et les bloggeurs ce qu'ils sont (des souris et des omelettes), le blog n'a plus, et loin s'en faut, l'attrait des premiers jours. L'aspect dialogue étant rarement intéressant. Mais bon, je vous jette pas la bière, euh la pierre. C'est pas une raison pour être désagréable hein. Les gens sont en recherche de convivialité, de distraction, d'échappatoire. A quoi ça sert d'ouvrir un bar si c'est pour jeter les gens dehors ? (C'est mon côté béni oui-oui.) Quand l'horizon est brouillé, faut se concentrer sur le bateau. L'essentiel du truc, selon moi, c'est de revenir aux racines du blogage : raconter. Raconter tout, sa vie, celle des autres, celles qui n'existent pas. Demain, une histoire. Promis. En attendant, je vous laisse cultiver votre jardin.
lundi 10 septembre 2007
17 - 12
On a eu chaud. Failli en prendre pour un mois d'élucubrations stratégiques sur la subtilité des mêlées, de commentaires de Thierry-le-journaliste-sportif (parfois il s'appelle Jean-Pierre aussi). Failli en prendre pour un mois de délire marketing sur les valeurs de l'"esprit rugby". Chers amis argentins, merci, on a même échappé à Patrick Sébastien. (Et en parlant de "valeurs"...)
vendredi 7 septembre 2007
Risque d'ovalie pour les prochains jours
La météo est formelle : un évènement sportif menace. Merci à Rue89 qui se fend d'une petite explication de texte. (Cliquez sur la baballe pour comprendre le lien entre rugby et développement durable. A vue de nez, c'était pas évident. Enfin, si ça permet de recycler certains enthousiasmes...)
jeudi 6 septembre 2007
In nomine [Alt Gr]+[2]
Le petit jeu des noms de famille. Si vous n'avez jamais pensé à tous les noms improbables qu'on trouve dans les pages blanches, je vous le recommande. On réalise qu'il y a un nombre incroyable de Monsieur Cocu et de Madame Vilaine en France. C'est terrifiant. (Enfin, pas autant que ce que je viens d'apprendre auprès de Wiki-je-sais-tout : le tilde, "signe diacritique de l'alphabet latin, utilisé en castillan, estonien et breton", non content d'être un signe d'opposition, peut également tel St Hubert être "chassant" et même serait, à l'origine du début si l'on remonte très loin et en extrapolant un peu, la cause que la croix du Christ ressemble à la croix du Christ... Drives me dam !)
mercredi 5 septembre 2007
La PQR nous fait bien marrer
Dans la rubrique "la presse régionale est mon amie il faut les aimer aussi", je reviens à la charge avec mon Ouesteuh-France sous le bras et cette Une osée : "Depuis nonante jours, la Belgique a le mal du pays". Évoquant la crise politique qui secoue notre cousin d'outre Ardennes, le reporter en mission très peu diplomatique introduit son sujet avec un cadre bruxellois qui "en a gros sur la patate" (on se doute qu'il n'a donc pas la frite) et enchaîne tout de go avec la délicate définition d'un professeur d'histoire de l'université de Louvain : "Le ciment de l'Etat belge, c'est le Roi, l'équipe nationale de foot et la bière". Le Roi appréciera la comparaison. On notera au passage qu'il existe donc une équipe de foot gebelle. Le reste à l'avenant. Le meilleur était bien entendu gardé pour la fin : après avoir noté qu'une nouvelle loi sur le divorce était entrée en application le 1er septembre, le journaliste ose conclure... "Marrant". PQR comme "Pariez qu'on va rire ?"
(A l'heure où j'écris, je note une connexion du ministère de la Justice à Bruxelles. Je tiens à préciser que j'adore la Belgique, que j'ai des arrière-grands-parents belges, que je me tartine un nom de famille pur AOC et que mon prénom, chanté par le plus grand artiste de votre pas si petit pays, me vaut un récurrent "elle est revenue" même quand je ne suis pas partie. Euh, ça ira ?)
mardi 4 septembre 2007
La Der
"Office de Tourisme du Mans bonjouuuuuuuuuuur !" On a une rubrique, en dernière page de Chef d'enbiiiiip magazine. C'est une page un peu lalala promenons nous dans les belles régions de France les dirigeants de PME sont des gens intéressants ils ne font pas que singer le petit chef ils vont aussi dans des bons restaurants jouent au golf ou font semblant et adoooooooooorent l'art. Pour ceux qui suivent : art de vivre la rubrique donc. Bizarrement les forces vives de la patrie, ceux qui se lèvent tôt le matin, ceux qui jouent le jeu ne veulent pas répondre à ça. Ils veulent prouver qu'ils font du bizenaisse qu'ils sont puissants qu'ils en ont une grande et que papa n'a qu'à bien se tenir. Du coup ça fait pas sérieux l'art de vivre. Ils préféreraient que je leur demande leur avis avisé sur la dernière saillie du président ou les 35 heures ben oui les 35 heures cette saloperie. Donc, moi, je rame, je fais le tour de mes amis provinciaux. Dis donc, mon brave, toi qui aimes les rillettes, tu viendrais pas du Mans ? Et tu connaîtrais pas... etc. Là, c'est mon copain Sam qui m'a recommandé quelqu'un qui... etc. Marchand de biens le mec. Naaaaaaaaaan. Si. Ah ben ça va pas être possible. Tu m'aurais dit marchand d'armes, chef des supporters du Muc ou magnat de la presse, à la limite... mais marchand de biens... Nan, pourquoi pas pédophile hein si les pédophiles avaient pignon sur rue ? Ok, j'esgagère. Mais pas loin quand même. Nan faut trouver une solution pour remplir cette putain de page. Hein ? Bon ben je vous épargne les détails parce que votre pause touche déjà à sa fin, que le café refroidit dans le distributeur et que le temps c'est de l'argent. Mais grosso merdo c'est comme ça que je me suis retrouvée à faire des ronds de jambe au Medef. Attention, mesdames et messieurs, aujourd'hui promo sur toute la rédaction : on lèche gratis. "Chef d'enbiiiiiip bonjouuuuuuuuur !"
lundi 3 septembre 2007
Granville, cité idéale

Cette interview tordante de Maxime Gremetz, lue avec un peu de retard dans Ouesteuh-France. Le député communiste ayant choisi de passer ses vacances à Granville, pour soigner une vilaine sciatique.
"Vous savez que vous ne vous trouvez pas sur une terre de gauche, encore moins d'extrême gauche... Votre homologue Granvillais, Alain Cousin, fait partie de l'UMP... (avance gaillard notre normand confrère)
C'est vrai (répond l'homo politicus). Je m'entends très bien avec Alain Cousin. Il ne faut pas confondre bataille politique et querelle d'hommes. Concernant Granville, je trouve que cette ville a une population diverse. Avec des touristes aisés certes. Des salariés aussi. Sans misère, mais je ne me suis pas rendu partout. Je croise des personnes qui vivent de leur salaire, de leur travail. Et l'ensemble est plutôt pas mal. Finalement, Granville ressemble un peu à cette cité idéale, avec moins d'injustices, moins de fossé entre les plus riches et les plus pauvres. Granville est un peu à l'image de la société que les communistes essaient de construire. Il faudrait des Granville partout !"
C'est vrai (répond l'homo politicus). Je m'entends très bien avec Alain Cousin. Il ne faut pas confondre bataille politique et querelle d'hommes. Concernant Granville, je trouve que cette ville a une population diverse. Avec des touristes aisés certes. Des salariés aussi. Sans misère, mais je ne me suis pas rendu partout. Je croise des personnes qui vivent de leur salaire, de leur travail. Et l'ensemble est plutôt pas mal. Finalement, Granville ressemble un peu à cette cité idéale, avec moins d'injustices, moins de fossé entre les plus riches et les plus pauvres. Granville est un peu à l'image de la société que les communistes essaient de construire. Il faudrait des Granville partout !"
Ou les charmes de la presse régionale. (La légende précise : "Maxime Gremetz s'autorise la pipe car Granville est un port, ça ne choquera personne." sic)
En même temps, je ne le mettrai pas à l'article. Parfois, l'émotion, la fatigue... Récemment, au téléphone avec un genre de mec important que je tutoie par (fausse) cordialité professionnelle, hésitant entre "salut" et "tchao" j'ai finalement éconduit mon interlocuteur d'un très décontracté... "salaud" ! Je vous rassure, depuis j'ai fait pire.
samedi 1 septembre 2007
Teutonnerie
Je crois que je vais proposer cette musique à la gym suédoise. Si ça n'a pas déjà été fait. Mais le mieux, c'est quand même les costumes. (Eh madame, le bleu, il tend pas bien la jambe !)
Et les paroles pour ceux qui en rêvaient :
Moskau, fremd und geheimnisvoll,
Türme aus rotem Gold, kalt wie das Eis.
Moskau, doch wer dich wirklich kennt,
Der weiß, ein Feuer brennt in dir so heiß.
Kosaken hej, hej, hej, heb't die Gläser,
Natascha ha, ha, ha, du bist schön.
Tawaritsch hej, hej, hej, auf das Leben,
Auf dein Wohl, Bruder hej Bruder ho, hej, hej, hej, hej
Moskau, Moskau, wirf die Gläser an die Wand,
Rußland ist ein schönes Land, ho, ho, ho, ho, ho, Hej
Moskau, Moskau, deine Seele ist so groß,
Nachts da ist der Teufel los, ha, ha, ha, ha, ha, Hej
Moskau, Moskau, Liebe schmeckt wie Kaviar,
Mädchen sind zum küssen da, ho, ho, ho, ho, ho
Moskau, Moskau, komm wir tanzen auf dem Tisch,
Bis der Tisch zusammenbricht, ha, ha, ha, ha, ha
Moskau, Tor zur Vergangenheit, Spiegel der Zarenzeit, rot wie das Blut.
Moskau, wer deine Seele kennt, der weiß, die Liebe brennt heiß wie die Glut
Kosaken hej, hej, hej, heb't die Gläser,
Natascha ha, ha, ha, du bist schön.
Tawaritsch hej, hej, hej, auf die Liebe,
Auf dein Wohl, Mädchen, hej Mädchen, ho! Hej, hej, hej, hej
Moskau, Moskau, wirf die Gläser an die Wand,
Rußland ist ein schönes Land, ho, ho, ho, ho, ho, Hej
Moskau, Moskau, deine Seele ist so groß,
Nachts da ist der Teufel los, ha, ha, ha, ha, ha, Hej
Moskau, Moskau, Wodka trinkt man pur und kalt,
Das macht hundert Jahre alt, ho, ho, ho, ho, ho, hej
Moskau, Moskau, Väterchen dein Glas ist leer,
Doch im Keller ist noch mehr, ha, ha, ha, ha, ha, hej
Kosaken hej, hej, hej, heb't die Gläser,
Natascha ha, ha, ha, du bist schön.
Tawaritsch hej, hej, hej, auf das Leben,
Auf dein Wohl, Bruder hej Bruder ho, hej, hej, hej, hej
Moskau, Moskau, wirf die Gläser an die Wand,
Rußland ist ein schönes Land, ho, ho, ho, ho, ho, Hej
Moskau, Moskau, deine Seele ist so groß,
Nachts da ist der Teufel los, ha, ha, ha, ha, ha, Hej
Moskau, Moskau, Liebe schmeckt wie Kaviar,
Mädchen sind zum küssen da, ho, ho, ho, ho, ho
Moskau, Moskau, komm wir tanzen auf dem Tisch,
Bis der Tisch zusammenbricht, ha, ha, ha, ha, ha
(C'est tonteux, je bats ma coulpe, je rougis jusqu'au serre-tête mais je ne peux m'empêcher de faire le rapprochement avec cette bonne vieille franchouillardise qu'il n'est d'ailleurs pas de bon ton d'apprécier... m'enfin, toutes mes confuses.)
Moskau, fremd und geheimnisvoll,
Türme aus rotem Gold, kalt wie das Eis.
Moskau, doch wer dich wirklich kennt,
Der weiß, ein Feuer brennt in dir so heiß.
Kosaken hej, hej, hej, heb't die Gläser,
Natascha ha, ha, ha, du bist schön.
Tawaritsch hej, hej, hej, auf das Leben,
Auf dein Wohl, Bruder hej Bruder ho, hej, hej, hej, hej
Moskau, Moskau, wirf die Gläser an die Wand,
Rußland ist ein schönes Land, ho, ho, ho, ho, ho, Hej
Moskau, Moskau, deine Seele ist so groß,
Nachts da ist der Teufel los, ha, ha, ha, ha, ha, Hej
Moskau, Moskau, Liebe schmeckt wie Kaviar,
Mädchen sind zum küssen da, ho, ho, ho, ho, ho
Moskau, Moskau, komm wir tanzen auf dem Tisch,
Bis der Tisch zusammenbricht, ha, ha, ha, ha, ha
Moskau, Tor zur Vergangenheit, Spiegel der Zarenzeit, rot wie das Blut.
Moskau, wer deine Seele kennt, der weiß, die Liebe brennt heiß wie die Glut
Kosaken hej, hej, hej, heb't die Gläser,
Natascha ha, ha, ha, du bist schön.
Tawaritsch hej, hej, hej, auf die Liebe,
Auf dein Wohl, Mädchen, hej Mädchen, ho! Hej, hej, hej, hej
Moskau, Moskau, wirf die Gläser an die Wand,
Rußland ist ein schönes Land, ho, ho, ho, ho, ho, Hej
Moskau, Moskau, deine Seele ist so groß,
Nachts da ist der Teufel los, ha, ha, ha, ha, ha, Hej
Moskau, Moskau, Wodka trinkt man pur und kalt,
Das macht hundert Jahre alt, ho, ho, ho, ho, ho, hej
Moskau, Moskau, Väterchen dein Glas ist leer,
Doch im Keller ist noch mehr, ha, ha, ha, ha, ha, hej
Kosaken hej, hej, hej, heb't die Gläser,
Natascha ha, ha, ha, du bist schön.
Tawaritsch hej, hej, hej, auf das Leben,
Auf dein Wohl, Bruder hej Bruder ho, hej, hej, hej, hej
Moskau, Moskau, wirf die Gläser an die Wand,
Rußland ist ein schönes Land, ho, ho, ho, ho, ho, Hej
Moskau, Moskau, deine Seele ist so groß,
Nachts da ist der Teufel los, ha, ha, ha, ha, ha, Hej
Moskau, Moskau, Liebe schmeckt wie Kaviar,
Mädchen sind zum küssen da, ho, ho, ho, ho, ho
Moskau, Moskau, komm wir tanzen auf dem Tisch,
Bis der Tisch zusammenbricht, ha, ha, ha, ha, ha
(C'est tonteux, je bats ma coulpe, je rougis jusqu'au serre-tête mais je ne peux m'empêcher de faire le rapprochement avec cette bonne vieille franchouillardise qu'il n'est d'ailleurs pas de bon ton d'apprécier... m'enfin, toutes mes confuses.)
vendredi 31 août 2007
Ou pas
En ce moment, je suis amoureuse de ces deux voix. (Digression autorisée, en guise de réponse à une question qu'on me posait hier : et pourquoi tu fais presque tout le temps tes interviews par téléphone ? Huuuum, because. Pas le temps ? Nan. Un peu la flemme mais aussi. Parce que c'est plus agréable. C'est chaud, une voix. Et en un rien de temps complice. (Tout ceci extrait d'Arte Radio, ça faisait longtemps que je n'avais pas fait leur promo.) Les voix racontent des histoires. Et puis : c'est ludique. Tu peux imaginer plein de trucs avec une voix. Que le bonhomme louche, est expert en carpaccio de boeuf, vote extrême gauche. Des trucs marrants, quoi. Enfin, plus marrant qu'un type en costard qui t'explique comment il a réussi à réduire son encours client.)
jeudi 30 août 2007
Eloge du prochain
Si je voulais faire remonter mes courbes de fréquentation, le nombre de commentaires et les envois de bouquets de fleurs anonymes, je vous parlerais paillettes. Je vous parlerais de la petite sauterie du Medef (tout le monde s'en bat la rosette) ou de celle du WE à LaRochelle (pareil sauf que la mer fait une plus jolie toile que Jouy). Je vous parlerais du dernier Chabrol ou du Bégaudeau de la rentrée. Mais non. Je vais plutôt vous infliger des vieux Char tirés de, respectivement, et respectueusement, Recherche de la base et du sommet, Eloge d'une Soupçonnée et Les Matinaux :
L'obsession de la moisson et l'indifférence à l'Histoire sont les deux extrémités de mon arc. L'ennemi le plus sournois est l'actualité.
On ne partage pas ses gouffres avec autrui, seulement ses chaises.
Dans mon pays, les tendres preuves du printemps et les oiseaux mal habillés sont préférés aux buts lointains.
La vérité attend l'aurore à côté d'une bougie. Le verre de fenêtre est négligé. Qu'importe à l'attentif.
Dans mon pays, on ne questionne pas un homme ému.
Il n'y a pas d'ombre maligne sur la barque chavirée.
Bonjour à peine, est inconnu dans mon pays.
On n'emprunte que ce qui peut se rendre augmenté.
Il y a des feuilles, beaucoup de feuilles sur les arbres de mon pays. Les branches sont libres de n'avoir pas de fruits.
On ne croit pas à la bonne foi du vainqueur.
Dans mon pays on remercie.
NB : "la bonne foi du vainqueur" est une référence à la propagande pétainiste.
mardi 28 août 2007
Je ne suis pas gentille
Je suis même très très méchante. Aujourd'hui, rien à lire donc. Circulez. Il n'y a aucune espèce d'information ici. Juste un sentiment. Et ça se mange pas en salade. J'étais partie pour vous livrer un billet acide intitulé "Le syndrome du scout ou le coup de l'authentique". Avouez que ça promettait. D'aucuns pourront témoigner que ma plume, quand trempée dans une encre vengeresse, généralement fait mal, à défaut de toujours faire mouche. Oderint dum metuant, etc. Rien de très glorieux mais enfin quoi ça détend. Mais maman, ma petite maman, qui eut vent de l'affaire, qui lit en moi comme dans l'almanach Vermot, me dit : non ma Thilde on ne lave pas son linge sale sur la place publique. Ce n'est pas dans l'étiquette de la bonne éducation au charme discret que ton père et moi se sommes escrimés à t'inculquer. Ma Thilde, en terme de discrétion, tu repasseras. Déjà, étymologiquement, et ça n'a rien à voir avec l'alcool, ça veut dire "forte au combat". Alors. Mais, oui, maman, naturellement vous avez raison. Pourtant c'est d'un argument plus retors que vous me tenez captive, de mon déterminisme familial, quand vous me chantonnez, bottine plus très secrète après 25 ans de bons et loyaux services, le couplet sur ce que vous nommez "la hauteur d'âme". Là, je marche à tous les coups. Je me ferais même marcher dessus avec le sourire aux lèvres par "hauteur d'âme". Alors. Alors, je range ma cape de Zoro et mon épée de Cyrano. Et je fais comme les vrais rockeurs, je casse ma guitare*. And f.... the scout. Au sens très noble du terme.
(* my bro is a rocker)
Mais, dans mes souvenirs, perchée sur les épaules de papa, le monde était quand même moins mesquin. Il est où le SAV ?
(* my bro is a rocker)
Mais, dans mes souvenirs, perchée sur les épaules de papa, le monde était quand même moins mesquin. Il est où le SAV ?
dimanche 26 août 2007
Celle du dimanche soir
Il y a des chansons qu'il ne faudrait plus écouter. Demain, j'arrête. Chuis pas du temps de cerveau disponible pour Kleenex (article extrait de la série d'été du Monde). Nonobstant mon amitié pour les gebels.
samedi 25 août 2007
Chav à babord !
La dernière fois que je vous parlais de l'Angleterre, c'était à propos d'un phénomène désormais bien connu sous le nom de "chav". (Tony Blair y jouait le premier rôle.) Le chav, c'est j'ai envie de dire l'équivalent de notre "caille". Y aurait bien des nuances subtiles mais c'est pas l'objet ici. Pourquoi je vous parle des chavs ? Parce que la dernière en date est en train de faire péter les charts britanniques et que ça va inévitablement débouler chez nous avant qu'on ait eu le temps de se souvenir de la dernière chanson de Lily Allen. C'est donc une caille anglaise, Kate Nash, qui défraie la chronique. Drôle d'oiseau. Je sais pas quelle fièvre elle va nous mettre mais c'est pas celle du samedi soir. (Oui d'accord... Mais on aurait tout aussi bien pu filer une bonne lourdeur de métaphore sur la théorie des jeux et je l'ai pas fait. Hein ?)
(Exemple de chavs - St Malo/DR)

NDlR: Elle hésitait un peu. A faire sa mauvaise tête et à bouder la toile. A abonder dans le sens snob de ceux qui trouvent le blogging déjà has been. (Cépafo. Nous y reviendrons dans un prochain billet.) Ou bien, effacer le dernier message en espérant que son faux départ soit passé inaperçu dans la torpeur du 15 août. La vérité, c'est qu'elle avait peur de se disperser dans le html, le trait d'esprit numérique, l'emballement interactif... Mais puisque les vacances servent aussi à méditer sous les pommiers, elle a compris que. L'écriture, c'est comme l'amour : plus t'en donnes, plus t'en as.
(Exemple de chavs - St Malo/DR)
NDlR: Elle hésitait un peu. A faire sa mauvaise tête et à bouder la toile. A abonder dans le sens snob de ceux qui trouvent le blogging déjà has been. (Cépafo. Nous y reviendrons dans un prochain billet.) Ou bien, effacer le dernier message en espérant que son faux départ soit passé inaperçu dans la torpeur du 15 août. La vérité, c'est qu'elle avait peur de se disperser dans le html, le trait d'esprit numérique, l'emballement interactif... Mais puisque les vacances servent aussi à méditer sous les pommiers, elle a compris que. L'écriture, c'est comme l'amour : plus t'en donnes, plus t'en as.
samedi 11 août 2007
vendredi 10 août 2007
Un vendredi d'enterrement
Françoise Giroud, écrivain et fondatrice de l'Express, disait que les trois personnes qui ont le plus foutu le bordel dans le monde étaient trois juifs : Jésus, Freud et Einstein. Celui qu'on enterre aujourd'hui est un juif qui a pas mal foutu le bordel dans l'église catholique. Il aurait pu faire encore mieux... Il était réputé pour ne pas être très policé et certains avouent l'avoir vu faire, à l'occasion, un bras d'honneur. Reste que ses positions sur l'avortement et la contraception n'auraient pas provoqué un infarctus chez les mocassins à glands du Chesnay. Une fois l'homme mort, il est de coutume de l'encenser. Libération parle d'un "chapelet d'éloges" pour le cardinal. Mais c'est cet article qui constitue le plus bel hommage à Aaron Lustiger.
jeudi 9 août 2007
Quand il est question de l'avenir de l'info
On va parler cinq minutes des médias : cet article bien renseigné du Figaro, qui faisait jaser aujourd'hui les rédactions, annonce la fusion possible de France 24 et de TV5 ou, a minima, de la création d'un holding transformant les différents groupes en simples filiales. RFI est aussi dans le collimateur, ce qui n'est pas sans poser la question de la possibilité de travail collaboratif entre une radio et une télévision. Ce qu'on peut noter, au passage, c'est que la fusion annoncée des rédactions de France 24 et de TV5 va profiter à notre sémillante chaîne leader, acteur incontournable de la scène audiovisuelle française, l'actionnaire de France 24, qui détient la moitié des parts de la belle (mais pour l'heure relativement incompétente) poule aux oeufs d'or : TF1.
mercredi 8 août 2007
Pitié pour le présent
Cet extrait des "Tribulations de Marcel Cogito". Un des ouvrages du professeur de philosophie, Marc Wetzel, dont ses élèves du lycée Joffre de Montpellier ne soupçonneraient pas immédiatement qu'il donne dans ce genre de littérature. Un homme que je connais trop peu pour le décrire sinon avec les mots de son ami, André Comte-Sponville : un Monsieur Hulot méditatif, un grand tourmenté qui ne se lasse pas d'exister, un esprit trop intelligent mais pas dupe : les idées comptent moins que le coeur, moins que la vie. Voilà, me semble-t-il, comme il est bon d'écrire.
dimanche 5 août 2007
Un dimanche soir...
à écouter les marins qui s'égosillent, le frissonnement des bocks de bière et l'écume qui claque sur les rochers de Paimpol. Pendant que le monde continue de tourner de façon pour le moins étrange. Tout ça pour déboucher, je le crains fort, sur un lundi.
vendredi 3 août 2007
Comment se faire mousser
(Warning : this is a girly post - Attention : ceci n'est pas une madeleine) Parce qu'à chaque problème sa solution, moi, quand mon CAP (coefficient d'amour propre) tend à décroître dangereusement, je commence par prendre un bain. Déjà, si tu pleurs, tu peux nier et affirmer que c'est la buée (une fille pleure beaucoup, en tout cas les statistiques prouvent que plus que les garçons, à profil comparable et périmètre constant, si si c'est une question d'hygiène senti-mentale). Et, en même temps, tu tâtes ton mollet gauche et tu réalises que tes ennemis les poils sont en train de franchir la ligne Maginot. Pof, diversion, pince à épiler, transformation de la sdb en spa, princess in progress. Tu finis à danser devant la glace en petite culotte. C'est le principe. Ensuite vient le moment de la réflexion. Là, il faut de l'aide, clairement : tatatata, opération madeleines. La recette dans le titre, pour ne pas vous déconcentrer. Une fois que ton estomac est bien tapissé de ces douceurs que toute bonne cuisinière ne saurait offrir sans les avoir auparavant goûtées, une fois que tu as éliminé les fameuses douceurs en lavant à grande eau le sol de ta cuisine couvert de farine, une fois que tu t'es bien pris la tête pour faire des jolis paquets avec des rubans et ce qu'il reste de madeleines... là, tu peux réfléchir. Alors, bon, je n'ai pas le mode d'emploi pour cette dernière étape. En général, j'appelle un ami qui répond que oui ça va je suis tout à fait normale mais que le combiné grésille un peu avec la mousse qui coule de mes cheveux et que si je pouvais arrêter de pleurer en parlant et que je serais bien brave si je pouvais lui mettre des madeleines de côté. Ou bien je prends le 50/50. Un bon gin to' et un gros dodo.
jeudi 2 août 2007
Des voix
Tout en continuant de chercher ma voie, je bosse, mes amis. Même en août. Chuis pas une feignasse moi. En plus de ma croix et de mes entrepreneurs de province, je m'occupe d'images. Je les mets dans des petites boîtes, tout ça. C'est distrayant l'envers de la télé. Parfois on m'appelle pour faire des voix. La semaine dernière, j'ai doublé un petit congolais qui s'exclamait, monsieur ! qu'il était trop content de pouvoir rester tard, dehors, dans la rue, pour jouer au foot. Mais aujourd'hui, je me suis surpassée : j'ai asséné d'un ton très mâle qu'il y aurait une solution au Proche-orient avec deux États cohabitant en paix, comme de bons voisins. J'avais presque envie d'ajouter qu'on ferait des barbecues le long du mur de sécurité et des ball traps bilatéraux... Mais bon, j'étais Condie Rice, faut rester crédible.
mercredi 1 août 2007
mardi 31 juillet 2007
Figaro-ci, Figaro-là
Enfin des sportifs qui savent boire ! Départ de LA Solitaire du Fig ce matin, depuis Caen. On a même notre champion local, 23 ans et toutes ses dents. Arrivée prévue de la première étape le 3 août en Irlande. Garantie sans piqûre et poches de sang oxygéné. Le sel et les vents force 5 suffisent.
lundi 30 juillet 2007
vendredi 27 juillet 2007
Kikool lol
Dans la rubrique "c'est pas gentil de se moquer", la découverte, sur le conseil bien avisé d'un ami internaute, du classement Skybeurk. Souvent les ados ne sont pas exactement gâtés par la nature. Des cas empirés par l'admiration sans borne de Paris Hilton et le travail consciencieux d'orthodontistes sadiques. Mais depuis quelques temps, avec cette remarquable invention qu'est le skyblog, nos chères têtes blondes peuvent en plus exprimer leur créativité délirante, l'amour qu'elles portent à leur prochain et même... leurs opinions politiques ! Si si. C'est moche d'être jeune.
(allez, mon préféré ;-)))) lol, oh pis nan en fait je préfère celui-là... oh mais j'arrive pas à choisiiiiiiiiir ! pour les copines célibs, un tuyau ?)
jeudi 26 juillet 2007
Dubitative
Où l'on revient à la question du sens de ta life mec. Posée sous l'angle de "partir très loin parce qu'ici rien". Dans un reportage diffusé hier sur France 5, le syndrome des Indes, on voyait un ptit trentenaire, revenu de son voyage initiatique, qui avouait être parti pour "sauver le monde" et qui, arguant du "il faut parfois se perdre pour mieux se trouver", racontait comment, perdu dans une forêt au nord de Goa, en écoutant "No woman no cry", il s'était mis à pleurer sans pouvoir s'arrêter et que ses larmes s'étaient transformées en expérience mystique, la terre entrant en lui, puis les planètes et le cosmos... Ce gosse, ce presque ado, qui dessinait des chiens sur les murs pour provoquer les Indiens parce que c'est la pire réincarnation. "Amener de la subversion en Inde" il disait. L'autre qui avait craqué et se prenait pour un maharadja. Sur le coup, ça m'a super énervée ce reportage. Et puis ce matin, en y repensant, j'hésite. On a tous eu envie de partir un jour. On a tous goûté au ridicule désir d'être investi d'une "mission supérieure" pour nos frères humains. On a tous été voir un psy parce que ranger le frigo par ordre alphabétique ça commence à être tendant. Comment après tant de siècles de philosophie l'Occident a-t-il pu arriver à une telle détresse spirituelle ? C'est aussi la question que se pose Chris Cleave, un anglais qui se prend pour une londonienne qui écrirait une lettre de 300 pages à Oussama Ben Laden au lendemain de la mort au stade de son mari et de son fils dans un attentat islamiste. Incendiaire ça s'appelle. Et ça vient de sortir en France, traduit, en poche (6,50 euros). "You can save the world, or you can save your life. Same difference - both of them are full of other people."
lundi 23 juillet 2007
Le vocabulaire du cut'
Dans le Perche, en dehors des fêtes de village et des comices agricoles, pour s'amuser un peu, il y a les jardins. Un genre de sport avec la nature, pratiqué à échelle réelle et sans le secours, ou si peu, d'artifices. On peut prendre les ruraux pour des rustaux, disserter sur le "bon sens paysan"... Mais, à l'heure de conter fleurettes et variétés horticoles, on ne peut pas dire que les auto-nommés "cuts", cul-terreux, manquent de vocabulaire. Saviez-vous que souvent les topiaires agrémentent les jardins qui s'étagent en terrasses ? que les allées de cornouillers se marient volontiers avec les parterres d'euphorbes ? que l'absinthe et l'angélique se cultivent dans des carrés de plantes condimentaires ? que les champs de cosmos, d'iris et de phlox jouent au kaléidoscope avec les rayons de 5 heures ? que l'herbe coupée a un parfum d'enfance qui pique les yeux ? que la voiture qui rentre à Paris roule toujours moins vite qu'à l'aller ?
Dédicace Cherbroucke : rencontré deux petite-filles d'Emmanuel Liais, grand botaniste à ses heures. Y a pas de hasard.
Dédicace Cherbroucke : rencontré deux petite-filles d'Emmanuel Liais, grand botaniste à ses heures. Y a pas de hasard.
vendredi 20 juillet 2007
Trou normand
C'est le week end, c'est l'été, je vois pas pourquoi je bosserais pendant que tout le monde glande, je vous laisse avec un peu de musique. Et je me casse à Nogent-le-Rotrou où paraît-il c'est de la bombe.
mercredi 18 juillet 2007
Montre ta face
Networking, networking. Un "nouveau" gadget que je m'éclate avec toute la sainte journée. Le plus-ou-moins concurrent de Myspace. Sans musique pour l'instant. Nonobstant hyper addictif. Même Bourdieu y est. Avec plein d'amis improbables. Amusant : vous pouvez (oser) créer votre fan club (à votre gloire s'entend) et proposer à vos amis de venir déposer la myrrhe et l'encens à vos pieds. Par Mégaloprod. Tous droits réservés. Amen.
mardi 17 juillet 2007
La Commission est coquine
Il paraît que l'été est la saison de l'amour... ben, vu les simulations climatiques, à ce compte-là, l'amour c'est rien que du cinéma. Surtout quand c'est l'UE qui raccole. Sexy Brussels.
(ou peut-être c'est dans le titre, chais pas...)
samedi 14 juillet 2007
Trois petits tours et puis savon
Étonnant défilé du 14 juillet. Entre deux bidasses gominés, gonflés d'importance, bottes lustrées à la peau de chamois, galons exhibés maman regarde mes jolies médailles, tralala militaire, on invite un Émir. Une commande en vue ? Non, son fiston étudie à St Cyr. Et puis l'école veut ouvrir une "filiale" dans son pays. Et des navions qui font des pirouettes dans le ciel : pour l'occasion, on a maquillé les gaz de kérosène en bleu, blanc, rouge. Au total 6000 militaires qui iront de l'Arc de Triomphe à la Concorde. Et sans orchestre à mille cordes. Mais que font ces enfants en pleine démonstration somptaire d'agressivité ? Ce sont les Petits chanteurs à la Croix de Bois nous explique la douce voix de Carole Gaessler. A leur décharge, ils fêtent leur centenaire. En allant défiler au pas. Soit. Le chant des partisans. Très bon choix mon colonel. Une touche de révolte sourde dans ce défilé de connerie inébranlable. En parlant musique, il paraît que Notre Président est attendu en personne ce soir au concert de Polnareff. Un régiment de fromage blanc...
(En lien titre, je rends à la Cie Zelwer... son titre)
(En lien titre, je rends à la Cie Zelwer... son titre)
jeudi 12 juillet 2007
Fasciste !
Preuve qu'une entreprise ne connaît rien mais alors rien du tout au métier de journaliste, ce genre de message :
"Rappel – Rappel – Rappel – Rappel – Rappel – Rappel – Rappel – Rappel
Voici maintenant un mois que je vous ai demandé de procéder au nettoyage de vos bureaux… Ne voyant presque rien changé, nous avons demandé à notre société de ménage de jeter tout ce qui se trouve sur les bureaux* et sur les armoires. Cette opération nettoyage aura lieu Mercredi 18 Juillet… Je vous demande donc une dernière fois de m’aider dans cette démarche. Vous remerciant à l’avance.
* Hormis les bacs de rangement et autres éléments de rangement"
(toute ressemblance avec une situation réelle serait bien sûre fortuite)
Voici maintenant un mois que je vous ai demandé de procéder au nettoyage de vos bureaux… Ne voyant presque rien changé, nous avons demandé à notre société de ménage de jeter tout ce qui se trouve sur les bureaux* et sur les armoires. Cette opération nettoyage aura lieu Mercredi 18 Juillet… Je vous demande donc une dernière fois de m’aider dans cette démarche. Vous remerciant à l’avance.
* Hormis les bacs de rangement et autres éléments de rangement"
(toute ressemblance avec une situation réelle serait bien sûre fortuite)
Bon, sinon, une nouvelle venue sur cette partie bien tempérée, comme le clavier, du ouèbe : ML et ses pinceaux qui intègre la colonne à bâbord. Eh oui, eh oui, ça risque de finir chez Astrapi cette histoire. Et c'est tout le mal qu'on lui souhaite.
mercredi 11 juillet 2007
Attention, ça tache
Lio et TTC ? l'alliage vous semble improbable ? écoutez plutôt Les matins de Paris... Attention, c'est du banana split, ça tache. En cherchant avec notre stagiaire estivale (le coup de vieux d'un coup) ce qu'était précisément un SPL, en fait un "système productif local", on est tombée sur LA SPL. Allons, jeune fille, pas de quoi rougir. Enfin une juste cause : "Chaque année des milliers de lesbiennes sont abandonnées par leur maîtresse ou chassées pour leur fourrure dans leur milieu naturel". On serait ému(e) à moins. Et en attendant la prochaine manif de droite... Voir en particulier le dress code, chez Jeune France Rue, savoureux. Parmi les slogans : "Charles Villeneuve au journal de 20h", "La musique pas trop fort ou alors en silence", "Et un, et deux, et trois charters !"... Le reste ici et ici. Attention, c'est du second degré, ça tache. Et pour rire encore un peu, suivre ou télécharger les podcasts des Papous de France Cul' : cet été, les lettres d'Ulysse et de cette idiote de Pénélope qui ont décidé de prendre leurs vacances chacun de leur côté. Euh, oui, les blagues sur la "guerre à trois", c'est un peu élitiste. Attention, c'est de la culture, ça tache.
lundi 9 juillet 2007
My bro' à la ferme

Voilà, alors je vais vous parler un peu de ma family aujourd'hui. Parce que y a rien de tel. On est cinq. Enfants. Donc sept au total, sans les pièces rapportées, les "conjoints" et le lapin. Oui, ça fait du monde autour de la table comme on dit. Et le 806 plein à craquer quand on part en vacances. Et les gens qui nous regardent sans arriver à refermer la bouche. On a fini par comprendre que c'était le nombre qui faisait bizarre. Pas nous.
Les parents, qui sont un peu taquins, ont eu la riche idée de nous donner des prénoms commençant tous par M. Or la communication chez nous, ça oscille entre les décibels du souk et l'ambiance Assemblée nationale dans ses meilleurs moments. Donc souvent on s'y perd, et donc chacun a été affublé d'un numéro. Comme au loto. Je suis la 1. Celui dont je vais vous parler est le 3. M3 si vous avez suivi. M3 est un grand gaillard qui, sans négliger la bagatelle, a toujours préféré placarder aux murs de sa chambre des soleils couchants devant lesquels resplendissent de tous leurs feux... des Ford, des Massey-Ferguson, des moiss'bat', des silos, et j'en passe. Un genre de passion inextinguible. Clairement, il ne changera plus d'avis. Après avoir passé tous ses étés à faire les foins, le voilà chez nos cousins grand-bretons. D'après le gentil organigramme qu'il s'est amusé à réaliser pendant qu'il pleuvait (très mauvais pour les céréales, très mauvais...), je déduis, sauf erreur grossière de ma part, qu'il est pile au-dessus du pig technician. Ah... (La porte est petite mais l'homme est grand.) Good luck frérot ! Enjoy the beer ! (and beware the cows)
Les parents, qui sont un peu taquins, ont eu la riche idée de nous donner des prénoms commençant tous par M. Or la communication chez nous, ça oscille entre les décibels du souk et l'ambiance Assemblée nationale dans ses meilleurs moments. Donc souvent on s'y perd, et donc chacun a été affublé d'un numéro. Comme au loto. Je suis la 1. Celui dont je vais vous parler est le 3. M3 si vous avez suivi. M3 est un grand gaillard qui, sans négliger la bagatelle, a toujours préféré placarder aux murs de sa chambre des soleils couchants devant lesquels resplendissent de tous leurs feux... des Ford, des Massey-Ferguson, des moiss'bat', des silos, et j'en passe. Un genre de passion inextinguible. Clairement, il ne changera plus d'avis. Après avoir passé tous ses étés à faire les foins, le voilà chez nos cousins grand-bretons. D'après le gentil organigramme qu'il s'est amusé à réaliser pendant qu'il pleuvait (très mauvais pour les céréales, très mauvais...), je déduis, sauf erreur grossière de ma part, qu'il est pile au-dessus du pig technician. Ah... (La porte est petite mais l'homme est grand.) Good luck frérot ! Enjoy the beer ! (and beware the cows)
dimanche 8 juillet 2007
Car tel est notre bon plaisir
Ah, les châteaux de la Loire, le raffinement à la française, la douceur angevine... A Amboise, où viennent se recueillir les lecteurs du Da Vinci, sur les restes présumés de Léonard, on découvre une délicieuse tradition. Au XVIe siècle, de valeureux protestants décidèrent d'enlever François II pour le soustraire à l'influence des Guises, opposants farouches aux droits des ci-derniers. Les conjurés, arrêtés, furent exécutés, en bonne et due forme, et pour certains, pendus aux si délicats balcons du château, "pour l'exemple". En toute justice, le duc de Guise fut lui-même assassiné sauvagement dans le charmant château de Blois.
Plus marrant, cette anecdote... vous savez, vous, comment est mort Charles VIII ? Il se rendait avec sa douce épouse, Ann from Little Bretagne, au jeu de Paume, et au moment de passer une porte, manifestement trop basse, bam il se cogne la tête et bam, il meurt dans le journée. A 28 ans, mais là n'est pas le plus grave ; sans héritier mâle surtout. Du coup, Ann prendra son cousin, Louis XII. Ils feront une petite Claude qui mariera le François. Ier.
Eh ouais, c'est dingue l'histoire de France.
Plus marrant, cette anecdote... vous savez, vous, comment est mort Charles VIII ? Il se rendait avec sa douce épouse, Ann from Little Bretagne, au jeu de Paume, et au moment de passer une porte, manifestement trop basse, bam il se cogne la tête et bam, il meurt dans le journée. A 28 ans, mais là n'est pas le plus grave ; sans héritier mâle surtout. Du coup, Ann prendra son cousin, Louis XII. Ils feront une petite Claude qui mariera le François. Ier.
Eh ouais, c'est dingue l'histoire de France.
jeudi 5 juillet 2007
Une bonne dose de Leymergie
En attendant que le tabloïd français voit le jour... Télématin fête cette semaine ses 20 ans. L'occasion de rendre un hommage appuyé à cette émission réveille-matin qui passe sans scrupule des derniers morts de Gaza aux dernières crèmes amincissantes. Mon passage préféré dans l'itw de l'animateur-producteur Leymergie, à propos des habitudes de consommation de la tévé : "Et puis, tout le monde n’est pas équipé de plusieurs postes de télévision. (ah bon ?) Pour changer les choses, des solutions sont envisagées : des constructeurs de miroirs ont récemment pensé à inclure un petit téléviseur dans la partie inférieure de la glace, ce qui permet de se laver les dents, se raser ou se coiffer tout en regardant la télévision. Mais ce système n’existera d’abord que dans certains hôtels de luxe français actuellement en construction." Il fallait y penser. Certains palpent leur envie d'être président devant la glace. D'autres, celle d'être un Français moyen qui ne s'en fait pas trop parce que, bonhomme, la vie c'est pas si compliqué. On va te faire des fiches-pratique. Preuve le ton de l'émission : "Souriant tout le temps. Drôle souvent. Un ton doux et aimable autour de l’information est capital pour les téléspectateurs." Fallait le préciser.
Attention, des effets secondaires sont à prévoir en cas de surdose : blagues à papa, tendance à considérer le monde comme un ensemble d'insolites... (En lien titre, une bonne dose de sardouille pour rester dans les couleurs "populaires")
lundi 2 juillet 2007
vendredi 29 juin 2007
Casual Friday (music)

Puisque Techikart sort son n° de juilletiste sur la branchitude et ses secrets d'alcôves, dans les branchouilleries du moment, la playlist des sales gosses de Fluokids (non ma chérie, pas de coke après s'être lavé les dents). J'ai envie d'y ajouter, dans l'humeur du moment, cette charmante balade fredonnée par Celui-qui-fait-grimper-mes-statistiques-et-les-filles-aux-rideaux (Louis Garrel, Louis Garrel tout nu, Louis Garrel boit de la limonade...) et son jeune ami qu'on voudrait croquer en mille bouchées quand il se met à chanter d'un air très innocent "je suis breton et je sens bon les crêpes au citron". Ralala. Yummy lemon. (Pour les stats, il s'appelle Grégoire Leprince-Ringuet et la Bretagne est fière de lui). Et soudain c'est le drame, la chute, la boulette, ce moment où l'écorché, le ténébreux, dit à l'autre, le blond, l'angélique, qui l'aime avec toute sa bonne et saine spontanéité de breton : "Aime moi moins mais aime moi longtemps." Si je me souviens bien, l'autre ne daigne pas répondre. C'est beau un breton dans l'adversité.
Évidemment, il était super chébran de ne pas préciser que les répliques et les musiques en question sont extraites de l'Amélie poulain des bobos.
jeudi 28 juin 2007
Les Rose quoi ?
L'espace Saint-Martin, ça vous dit quelque chose ? C'est un édifice de 5 étages qui accueille, au dernier, sous la verrière, les cours de gym suédoise du 3e arrondissement. Escalier monumental, fresques bizarroïdes. A première vue, on hésite entre un spa mode Louxor et une galerie d'art Ancien Régime. Croisant une salle Nefertiti et deux statues de Ramses, j'allai interroger le gardien. "C'est les Rose-Croix, qu'il me répond, des cathos ou dans le genre." Ah... Pourtant je l'ai ma communion solennelle. Ouais, avec mention même. Mais jamais entendu parler des Rose-Croix. Un coup de Wiki et l'affaire fut entendue. Les Rose-Croix ? J'vais vous expliquer, tiens. Une secte créée à l'origine par des luthériens voulant réconcilier l'Orient et l'Occident et, vaguement, construire une nouvelle religion - en même temps, on est au XVIIe, les guerres de religion menacent, tout va bien c'est l'esprit de l'époque. Nos mystiques se feront discrets pendant les massacres puis reviennent au XVIIIe, avec leurs copains francs-maçons, et mettent en ligne leur site internet au XXe. De leur longue et tumultueuse histoire, ils ont gardé un goût très prononcé pour les soirées fumette et la mythologie égyptienne. Le tout servi avec une ratatouille pour le moins polyspirituelle : de la kabbale, au néo-platonisme, aux pythagoriciens, à la philosophie arabe, en passant par le brahmanisme ou la Gnose, un joyeux bordel... ça picole à tous les bénitiers. Aujourd'hui, ils essaient même de faire concurrence aux évangélistes pour évangéliser l'Afrique.
Juste cette scène, hier en plein abdos-fessiers sur "Gimme gimme a man after midnight", j'imaginais des vieux barbus à l'étage du dessous faisant tourner des tables sur l'air de la Reine de la nuit chanté par Piaf en méditant sur l'Ether vital. J'ai eu du mal à finir la série. C'est pas comme ça que j'atteindrai l'état de perfection spirituelle et morale mais j'ai bien rigolé. Bon sinon, excellente nouvelle, mon laurier rose va faire des fleurs, incessamment sous peu. Les capucines font la course avec les arums du balcon voisin. Bel effort. Et ça veut dire quoi cette petite poussée de chlorophylle ? Ben que l'été arrive, tiens. Enfin, certains y croient. (En lien-titre, de la méditation made in Arte Radio pour aider mes bébés à toucher l'ataraxie du bout de la feuille)
mercredi 27 juin 2007
L'invitation au concert
"Aujourd'hui une femme se présente à la présidence de la République Française. Que de combats il a fallu mener pour que les femmes aient accès aux mêmes droits que les hommes ! Nos deux opérettes en montrent deux exemples..."
A défaut d'une carte postale, cette invitation du Casino de Dinard où se jouent chaque été quelques désuètes pièces musicales qui voudraient ressusciter l'esprit Belle Epoque de la vieille baigneuse. Mais la femme a changé, la femme est moderne et Dinard aussi. Les jeunes Elégantes préparent la Star Ac sur la promenade, sous l'oeil de touristes battant pavillon américain, 3e âge. On ne sabre plus le champagne de peur de trouer les plafonds en contre-plaqué des hôtels particuliers divisés en cages à poule. Le homard vient de Rungis. Tout se perd. Heureusement, les dinardais continuent de voter du bon côté.
A défaut d'une carte postale, cette invitation du Casino de Dinard où se jouent chaque été quelques désuètes pièces musicales qui voudraient ressusciter l'esprit Belle Epoque de la vieille baigneuse. Mais la femme a changé, la femme est moderne et Dinard aussi. Les jeunes Elégantes préparent la Star Ac sur la promenade, sous l'oeil de touristes battant pavillon américain, 3e âge. On ne sabre plus le champagne de peur de trouer les plafonds en contre-plaqué des hôtels particuliers divisés en cages à poule. Le homard vient de Rungis. Tout se perd. Heureusement, les dinardais continuent de voter du bon côté.
Pendant ce temps, à Dinan, le fest noz se tappe un reggae improbable. Le feu de la Saint-Jean aux couleurs togolaises. Yeah man !
En lien titre, le blog de l'UMP, l'Union mondiale de la poule.
En lien titre, le blog de l'UMP, l'Union mondiale de la poule.
vendredi 22 juin 2007
Vend moi du rêve

Une des 24 000 îles de l'archipel de Stockholm. Droits réservés à mon ami Hervé qui a quand même un boulot bien sympa. Départ demain pour le club des 4 en Kermadie. Vivement. Scoopinet du jour : la fin d'Harry Potter révélée par un catholique intégriste qui a voulu tirer le suaire à lui en piratant l'ordinateur de la maison d'édition Bloomsbury.
jeudi 21 juin 2007
Solstice de tes ...
Ce bon billet de Téléramouche :
"Autrefois, la fête de la musique était vraiment une fête. Foutraque, bordélique, cacophonique. Un festival de couacs, de dzoings et de pouets, du raffut à chaque coin de rue. Pour le musicien amateur comme pour le spectateur, l'important était de participer. On errait de groupes de rock scolaires en fanfares dissonantes, de concertos pour violons désaccordés en orchestres de jazz très nazes. Seuls les Franciliens frileux se contentaient de rallier la République pour assister au concert, sans risque, d'une mégastar. Vingt ans après, le fête de la musique a pris des airs d'institutionnelle fête du cinéma. Juste une bonne occasion pour voir des artistes installés sans payer, un nouvel espace à investir pour les chanteurs en promo. Les affiches sont prestigieuses, la télé (câblée) retransmet les concerts et les gentils amateurs ne distrayent plus grand monde. Les chapelles se sont reconstitués. A chaque public son plateau sponsorisé et sa salle surbondée. Evolution logique, à l'ère du mp3, bande-son individuelle de chacun, fête de la musique en solitaire de tous les jours. "
Dans le titre, LE site officiel pour la planète
mercredi 20 juin 2007
Brève de comm'
Savoureux communiqué de presse reçu ce matin, dont voici un extrait :
"Le site web http://www.traindunion.com/, qui vient de se lancer, propose désormais un service de mise en relations professionnelle et privée gratuit dans tous les types de trains en France et en Europe. Ce nouveau concept en vogue dans notre société de communication risque (sic) de modifier le comportement des usagers du train et de contribuer à la mise en valeur du transport ferroviaire dans peu de temps… En tous les cas, il crée du lien et optimise très certainement le trajet des voyageurs car, il faut le savoir, 70 % des voyageurs voyagent seuls et s’ennuient dans le train." Y a un blogue aussi. (Tant qu'à polluer le web de promotionnel.) Plus loin, le communiqué évoque même un "nouveau concept économique et social" pour la France. Nan, je vous jure : si les attaché(e)s de presse n'existaient pas, on rigolerait beaucoup moins dans nos canards.
En lien titre, un blogue fort bon, dont je vous ai déjà parlé mais puisque, manifestement, mon cul c'est du poulet vous lisez pas jusqu'au bout je pourrais vous mettre la recette de la tarte aux pommes ce serait pareil, et que vous avez la flemme de cliquer, j'en profite pour dire : que ceux qui ne comprennent rien arrêtent de récriminer, zont qu'à cliquer, pis voilà.
mardi 19 juin 2007
Vous connaissez la chanson
Hier soir, sur France 2, Mots croisés. Une invité de choix : Raphaëlle Bacqué, rédactrice en chef du service politique du Monde. A la même seconde, quelques canaux plus loin, sur la 5, rediff de C dans l'air. Une invité : toujours Raphaëlle Bacqué et son sourire "j'en sais des choses, moi, mais je ne dirai rien". Je me souviens d'un temps où elle affirmait : "Ici, petite, on fait et on défait les carrières." Elle assurerait la sienne en se ménageant une belle retraite cathodique ? En tous cas, ça renouvelle pas des masses les plateaux français, quand ils ne sont pas déjà moribonds...
En lien-titre, je vous oriente vers ce morceau choisi extrait du nouveau site de l'INA consacré à la chansonnette...
samedi 16 juin 2007
Pomme non traitée
Live blogging from Caen. Week end chez une de mes plus vieilles amies. Dans la vie, elle enseigne à Honfleur. Commence invariablement ses cours par un tonitruant : "Salut les bulots ! on s'réveille ! ô joie ! ô bonheur ! 2 heures d'histoire et l'explication du problème de zizi de Louis XVI". Dans la vie, elle est pareille. Parfois pire. C'est impossible de ne pas l'aimer. Le week end, elle se taille fissa : "Hey, j'ai pas quitté Paris pour me taper les parigots le week end hein !". Du coup, elle fait comme les normands, elle va à Lion, à Luc... dans les ptits villages de beaufs de la côte. Beaufs version normande. C'est-à-dire moins vulgaires que simples, et plus matérialistes que méchants. Parfois surprenants. Par exemple, ce week end, la fanfare jouait sur la place du Petit Enfer, entre deux averses. Le djeune à l'accordéon et le vieux à la guitare électrique. Le tracteur de plage en fond sonore et le graillon de la baraque à frites qui imprègne tes vêtements trempés. A la fin, ça guinchait presque. En revenant, je sais plus pourquoi, on parlait de la mort. Toujours pragmatique, cette fois, ma pomme m'a clouée. "Etre enterré, c'est pas une solution, ça prend de la place, pis on y va jamais sur les tombes. Nan moi, je sais ce que je veux : mes organes, enfin ceux qui restent, à la science, et le reste, proprement incinéré, en engrais. Pour un rosier... Autant que ça serve !"
Dans le titre, y a de la pomme mais pas que...
vendredi 15 juin 2007
Monsieur Djibril
A bosser à Boulogne, chez les riches, on fini par avoir de drôles de fréquentation. Honnêtement, je ne pensais pas que j'en arriverais là (ou là, ou là encore... qu'est-ce qu'on se marre quand même). Dans la blog-roll de mes "nouveaux amis", je vais bientôt pouvoir compter le vieux de la vieille (Europe). (Je me demande s'il envoie son texte manuscrit par pneu ou par pigeon...) (Et pendant ce temps, on se demande encore qui étaient les auteurs du blogue d'un autre fameux... qui court toujours !)
Ce matin, Monsieur Djibril, à Odéon, m'a proposé, par l'entremise d'une petite carte de visite, de "réussir là où les autres ont échoué". C'est ce qu'on appelle avoir le sens de la publicité parce que, même avec des "facilités de paiement selon vos moyens", je ne lui aurais pas donné mon argent pour qu'il échoue là où les autres ont réussi. Parmi ses multiples talents (chance, examens, réussite commerce et affaires, permis de conduire...), Monsieur Djibril se distingue par une spécialité : "Si vous voulez vous faire aimer ou si votre partenaire est parti avec quelqu'un d'autre, c'est mon domaine ! Vous serez aimé et votre partenaire reviendra, je créerai entre vous une entente parfaite sur la base de l'amour et il (elle) courra derrière vous comme le chien derrière son maître". Moi, je n'ai pas d'affection particulère pour la race canine, encore moins pour ceux qui les imitent. Mais il y a peut-être quelqu'un qui, ce matin, aurait eu besoin du secours de Monsieur Djibril. Un homme a retardé la ligne 9. Des collègues râlaient au bureau : "c'est pas une heure pour se suicider..."
Vous n'aurez pas été sans noter la présence d'un nouveau gadget, là, à babord. C'est une horloge qui indique les horaires des marées basses (BM) et hautes (PM). Le chiffre correspond au coefficient. J'ai commencé avec Boulogne mais, vous inquiétez pas, on va pas tarder à mettre les voiles.
(C'est pas pour moquer, mais quand Libé fait un mag "tendances", c'est comme Le Parisien qui lance un tabloïd, ou Mac Do qui dirait "on va faire de la junk food" - cf titre - tribute to aperitchoune)
(C'est pas pour moquer, mais quand Libé fait un mag "tendances", c'est comme Le Parisien qui lance un tabloïd, ou Mac Do qui dirait "on va faire de la junk food" - cf titre - tribute to aperitchoune)
jeudi 14 juin 2007
Saladier d'envies
Envie de partir ? de prendre un peu l'air ? Cet article de Rue89 est une invitation à aller se dégourdir le coeur sur les chemins de René Char. Et puis, ça me fait penser aux vacances de Van der Keuken, découvert il y a tout juste un an, au fond de la bibliothèque de Cherbourg, un DVD abandonné là entre deux guides de voyage... le bonheur du hasard, le parfum du mois d'août et de l'essentiel. L'anniversaire de maman, les grands tours de vélos le long du canal et de la voie de chemin de fer, l'odeur des champs cuits et recuits sous le soleil breton, et celle des salades composées englouties entre deux siestes.
Ah, et tant que j'y pense, je voulais vous alerter sur un truc depuis quelques temps : la papaye, c'est dégueulasse. Je me fais régulièrement avoir. Honte aux restaurants qui la servent et aux fabricants de yaourt qui persistent à en polluer les séries "fruits exotiques". Il paraît d'ailleurs que c'est, en Asie, le symbole de la soumission de la femme. Je me disais aussi... (en lien-titre, des recettes pour donner un goût fonctionnel à ce billet par ailleurs totalement gratuit)
mercredi 13 juin 2007
Cloquine
Puisqu'en ce moment, on observe une maternite aigue et que, pour ma pomme, je passe mon tour... Alors, voilà. C'est l'histoire d'une potine, grande pote de taille petite, enfin assez grande en tous cas pour se lancer dans l'auto-duplication. Elle a un nouvel ami, ces derniers temps. Il s'appelle Predictor*. Il lui confirme régulièrement que, chez elle, y a personne dans le tiroir. Et ça la fait un peu chialer. Moi, ça me fend le coeur. D'autant que j'avais bien envie de vous/nous lancer dans un grand jeu de l'été tatatatata "votez pour votre prénom préféré". Un genre de géant abécédaire. A la lettre B, je propose : Barnabé ou Basil, Babette ou Bertille. Je kiffe le B. Galéjade à part, je vous confirme que si tirer sur les cigognes, ça marche moyen, mettre des pancartes "cigognes je vous aime" sur la cheminée, non plus. Même avec des super belles pancartes. Surtout que, rue au maire, y'en a qui seraient foutus d'en faire des nems. Des cigognes. M'enfin.
Alors bonne chance à celles qui essaient d'attraper des bébés, bon courage à celles pour qui le mal est fait ! (En lien dans le titre, un jeu débilitant ; eh ouais, ça fait partie du voyage, gazou gazou mes petits lecteurs, ils sont contents mes petits lecteurs, ils ont bien pris leur pose blog, ils vont retourner travailler hein ? bisous bisous bisous)
*en vente libre chez tous les grossistes (ne pas confondre avec Predator, le ginseng qui vous rend plus fort, nan mais c'est quoi ce nom ?)
mardi 12 juin 2007
Cherchez l'intrus
C'est anecdotique mais assez savoureux. Sur la noblesse de la politique, voir dans le titre aussi.
lundi 11 juin 2007
Le boulet philosophal
(ou le sujet qui te plombe ton épreuve)
Série L (littéraire) coefficient 7 : Toute prise de conscience est-elle libératrice ?
Hum, c'est-à-dire que... vous pouvez répéter la question ? Je peux vous parler de moi ? (dommage, ce n'est pas un oral jeunes gens et vous n'êtes pas les héros d'un film de Woody Allen)
Série S (scientifique) coefficient 3 : Que vaut l'opposition du travail manuel et du travail intellectuel ?
Demande à ton prolo de père ou si pas, passe ton tour et prépare la prochaine question :
Le désir peut-il se satisfaire de la réalité ? (ça titille l'imaginaire scientifique ça)
Série ES (économique et social) coefficient 4 : Peut-on en finir avec les préjugés ?
Série ES (économique et social) coefficient 4 : Peut-on en finir avec les préjugés ?
(risque de crise d'angoisse pour le candidat qui sera légitime à prier Ste Rita de trouver une réponse moins bête que la question... pour autant que l'ES prie)
On préférera : Que gagnons-nous à travailler ? Réponse dans le titre. Eh oui, rien n'est gratuit.
Alors que pendant que vous révisiez, au G8...
vendredi 8 juin 2007
La culture dans les coins
Vous n'aurez pas été sans noter que le contenu du Retrouved s'émancipe quelque peu du sérieux qui le caractérisait jusqu'alors pour flirter avec un sentimentalisme de la pire espèce. Un mauvais goût que je ne saurai justifier sans invoquer la rumeur qui laisserait accroire que l'auteur de ce blogue serait méchamment in love ces temps-ci. Rien de grave. Mais bon, ça déteint forcément un peu sur le reste.
Brèfle. Comme, en plus, ça nous fait un sujet de conversation croustichoc avec mes désormais "chers" collègues, j'en profite, j'en rajoute, je cabotine. Dans la rubrique "complicité à la machine à café", une brillante idée a surgi ce matin quand l'une d'entre nous a évoqué le fait que les musées, en amoureux, c'est surtout une occasion de se pécho autrement qu'à l'horizontal : un top ten s'imposait.
And so... the winner is :
1. Branly, ses recoins sombres, ses phallus de tous les continents 2. Le sous-sol de la MEP, calfeutré, pierres apparentes, oeuvres incompréhensibles 3. Beaubourg, ses salles vidéos tout confort ; également le bar, un peu hors compétition et pas du tout démocratique 4. Carnavalet, beaucoup de salles, pas toujours autant de surveillants 5. Le musée Picasso, son joli jardin au coeur de Paris, pour s'offrir l'éternel débat sur la subjectivité du regard 6. Le Lourve miédéval, le trouble face au poids de l'histoire, le contact de la pierre rugueuse... etc 7. L'Institut océanographique, c'est bien simple, il n'y a presque rien à voir et pas l'ombre du bonnet d'un Cousteau 8. Le musée de la Marine et ses énormes colonnes (au sous-sol) 9. Jacquemart André et ses expositions romantico-solubles 10. Le musée Guimet, entre sabres afghans et statuettes indiennes, on s'y perd à une vitesse affolante
Ce billet est contributif : vous êtes invités à donner votre avis comme dans un jury populaire.
(En lien dans le titre, ce blogue hilarant, pour qui goûte l'humour des dossiers de presse, sur la nouvelle campagne d'une lessive qui miaule.)
Brèfle. Comme, en plus, ça nous fait un sujet de conversation croustichoc avec mes désormais "chers" collègues, j'en profite, j'en rajoute, je cabotine. Dans la rubrique "complicité à la machine à café", une brillante idée a surgi ce matin quand l'une d'entre nous a évoqué le fait que les musées, en amoureux, c'est surtout une occasion de se pécho autrement qu'à l'horizontal : un top ten s'imposait.
And so... the winner is :
1. Branly, ses recoins sombres, ses phallus de tous les continents 2. Le sous-sol de la MEP, calfeutré, pierres apparentes, oeuvres incompréhensibles 3. Beaubourg, ses salles vidéos tout confort ; également le bar, un peu hors compétition et pas du tout démocratique 4. Carnavalet, beaucoup de salles, pas toujours autant de surveillants 5. Le musée Picasso, son joli jardin au coeur de Paris, pour s'offrir l'éternel débat sur la subjectivité du regard 6. Le Lourve miédéval, le trouble face au poids de l'histoire, le contact de la pierre rugueuse... etc 7. L'Institut océanographique, c'est bien simple, il n'y a presque rien à voir et pas l'ombre du bonnet d'un Cousteau 8. Le musée de la Marine et ses énormes colonnes (au sous-sol) 9. Jacquemart André et ses expositions romantico-solubles 10. Le musée Guimet, entre sabres afghans et statuettes indiennes, on s'y perd à une vitesse affolante
Ce billet est contributif : vous êtes invités à donner votre avis comme dans un jury populaire.
(En lien dans le titre, ce blogue hilarant, pour qui goûte l'humour des dossiers de presse, sur la nouvelle campagne d'une lessive qui miaule.)
mercredi 6 juin 2007
Poésie du jour, bonjour
Ce matin, ligne 10, Boulognes-Gare d'Austerlitz, un garçon est entré avec un paquet de café qui a répandu son odeur dans tout le wagon. Javel André Citron : un vieux lit le journal en souriant. Pendant tout le trajet, une respectable ménagère de moins de 50 ans marque du bout de l'escarpin le rythme des rifles qui s'échappent des écouteurs de son voisin de strapontin.
Arrivée au bureau : "Faudrait que tu comprennes qu'on est quand même plus b2b que b2c" explique sans rire la chèfe. "Franco de port, ça veut dire : libre de taxe postale, explique ma collègue Houda, à la machine à café : pas hallal !" Dans les sujets du mois prochain, celui qui a le plus de succès s'intitule : "Comment refuser une augmentation sans démotiver ?" Nos lecteurs plébiscitent. Nos chefs aussi. Dans le même temps, on a appris qu'ils étaient payés au variable, avec une prime basée sur la "qualité éditoriale". Intéressant non ?
(En lien, le musée Paul Eluard, parce qu'en matière de poésie, c'est quand même parmi ce qui se fait de mieux. Oui, je suis partiale, c'est comme ça.)
mardi 5 juin 2007
La loquèle, c'est une maladie ?
Attention, ce billet n'est pas réservé aux hypokhâgneuses. Pour ceux que le sujet rebute, vous apprendrez quand même deux mots nouveaux aujourd'hui. Et qui peuvent rapporter gros au Scrabble.
Cette découverte, cruelle mais utile : les Fragments d'un discours amoureux de Barthes. Ou la désacralisation totale et littéraire du mythe de l'"amour de l'amour". Des poses, des cris et des larmes de l'amoureux transi. On ne peut pas lire cet essai sans signer la fin de sa carrière de prima dona. Ou alors en faisant preuve d'une mauvaise foi démesurée. Ou d'un dédoublement de personnalité inquiétant. En tous cas, ça met en perspective comme diraient les peintres de la Renaissance.
La loquèle, à cet égard, nous servira d'exemple sur cette analyse des figures du discours amoureux. (Je ne cite pas in extenso)
"LOQUELE. Ce mot, emprunté à Ignace de Loyola, désigne le flux de paroles à travers lequel le sujet argumente inlassablement dans sa tête les effets d'une blessure ou les conséquences d'une conduite : formes emphatiques du "discourir amoureux". (...) Par moments, au gré d'une piqûre infime, il se déclenche dans ma tête une fièvre de langage, un défilé de raisons, d'interprétations, d'allocutions. Je n'ai plus conscience que d'une machine qui s'entretient elle-même, d'une vielle dont un joueur anonyme tourne la manivelle en titubant, et qui ne se tait jamais. Dans la loquèle, rien ne vient empêcher le ressassement. Dès que, par hasard, je produis en moi une phrase "réussie" (dans laquelle je crois découvrir l'expression juste d'une vérité), cette phrase devient une formule que je répète à proportion de l'apaisement qu'elle me donne (...) je la remâche, je m'en nourris ; pareil aux enfants ou aux déments atteints de mérycisme, je ravale sans cesse ma blessure et la régurgite. (...)
Je prends un rôle : je suis celui qui va pleurer ; et ce rôle, je le joue devant moi et il me fait pleurer : je suis à moi-même mon propre théâtre. Et de me voir ainsi pleurer, je pleure de plus belle ; et si les pleurs décroissent, je me redis bien vite le mot cinglant qui va les relancer. J'ai en moi deux interlocuteurs, affairés à monter le ton, de réplique en réplique, comme dans les anciennes stychomythies : il y a une jouissance de la parole dédoublée, redoublée, menée jusqu'au charivari final."
Bon, et sinon, il fait quel temps chez vous ? Nan, parce qu'ici, c'est parfois ci parfois ça et puis on ne peut jamais prévoir, c'est sûr, le temps qu'il fait, c'est plus ce que c'était, d'ailleurs... hein ?
(En lien dans le titre, je caresse mon égo dans le sens du poil en servant de "texte d'auteur" à un concours... d'infirmiers. Ok...)
lundi 4 juin 2007
Comment savoir...
... si on a trop bu ? Quand une fille qui ne sait pas distinguer sa gauche de sa droite veut se battre avec un ancien champion de France de Boxe... et qu'elle va chercher les gants pour se faire taper, elle a un peu bu. Quand elle lui colle la droite de sa life sans vraiment faire exprès, elle a un peu trop bu.
(En lien dans le titre, le très formidable Hara Kiri sans lequel les dimanche soirs auraient tellement moins de saveur et qui aurait certainement salué cette performance de pure improvisation - ci dessous, la seule raison de succomber parfois au plaisir coupable du radio crochet... parfois)
dimanche 3 juin 2007
Très Honoré
Après Dans Paris, Honoré remet sa caméra dans le pas rapide de Garrel. Encore lui, encore Paris, encore une belle brochette derrière. Notamment Mastroianni. Avec Les chansons d'amour qui, comme le titre ne l'indique pas, traite du deuil, Honoré continue de faire la promo de Beaupain. Et alors, oui, c'est un film de bobos mais il aura au moins eu l'insigne mérite de réhabiliter la comédie musicale. Et puis, si Le scaphandre et le papillon commence avec la Mer, finir avec Barbara... quelle classe, quelle classe !
(En lien dans le titre, un site malin pour réviser les participes passés et épater vos amis avec des verbes "accidentellement pronominaux")PS : dans le film, il s'agit de "Ce matin-là..."
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