jeudi 17 février 2011

Le Cac 40 ou...


Messieurs, mesdames, mécréants... vous n'y croyiez plus hein ? Ah, je ne comptais tout de même pas revenir sur le Retrouved, délaissé pendant si longtemps, sans un certain panache ni de grandes nouvelles. Aussi, vous annonce-je non sans fierté ... que me livrant toujours corps et âme à l'information financière, j'ai quand même fait un sacré grand ménage dans les priorités de ma life et décidé en commun accord avec mon plaid angora que 2011 serait placée sous le signe des sexy-abdos, des petits restaus et du tricot. Donc, toutes mes confuses mais ici, grosso merdo, ce sera repos. (Exception faite de tout de suite.)

Ci-dessus, une illustration, pour illustrer : mon goûter. Pour la saison automne-hiver 2010, j'ai choisi la mandarine égyptienne (grosse inflation cet hiver, je t'ai mis le cours du jus d'orange en lien dans la photo si ça t'intéresse, tu verras c'est interactif et fort de fruit) et des dates israéliennes que si tout le monde en mangeait, le monde serait plus beau. Et plus détendu, rapport aux fibres.

Parce que niveau décontraction, c'est pas encore ça pour le monde merveilleux de la finance. On sent bien des petites envies de foutre les voiles d'ailleurs. Aaaaah le parfum musqué des anciennes colonies...
"L'intérêt de la Chine pour le continent africain, et particulièrement pour sa partie subsaharienne, est bien connu. En 2010, la Chine est le premier partenaire commercial de l'Afrique qui fournit un tiers de ses importations de pétrole, 5% de ses importations de minerais de fer et 14% de son bois de charpente. Sa dépendance est forte dans un certain nombre de domaines : 85% de ses importations de cobalt (Afrique du Sud, Congo) et 50% de ses importations de manganèse viennent d'Afrique", souligne la Compagnie Financière Edmond de Rothschild.

"Certes, la Chine acquiert des réserves minières et pétrolières, à l'instar de Sinopec qui a racheté Addax Petroleum pour 7 milliards de dollars, mais elle s'engage aussi en participant au développement des infrastructures en échange d'approvisionnements à long terme."

"L'Inde a également procédé à des rachats de champs pétroliers au Soudan pour le groupe d'Etat ONGC et au Kenya pour le groupe privé Essar. Elle s'intéresse également à d'autres secteurs plus proches de la consommation. Par exemple, Barthi Airtel a acheté le groupe de télécommunications panafricain Zain pour 10 milliards de dollars. Le groupe indien Karuturi est devenu le premier producteur mondial de roses grâce à la location de 310.000 hectares en Éthiopie et au Kenya. S'il est courant de redouter une forme de spoliation des ressources par le biais des rachats ou locations de terres, cette politique d'investissements directs de la Chine, de l'Inde et des pays du Golfe semble constituer actuellement un accélérateur de développement."
Et zioupla, comment je t'évacue le problème en une phrase hop t'as rien vu ! Merci pour les fleurs ! (Le Guardian avait fait un très bon papier sur le pompage des ressources en eau par les plantations de roses en Afrique, à l'occasion de la St Gnangnan.)

Et, euh, cette histoire de régulation censée limiter/encadrer la spéculation : en Europe, elle fait la Une des canards écos mais pas grand chose de plus et aux Zétazunid'Amérik, elle prend un AN de retard... c'est du détricotage ou je m'y connais pas ! (si vous m'écoutez pas, je vous préviens, je m'immole sur ce blog.)

Je vois bien que ça vous fait pas rire, mais moi non plus vous croyez quoi ? quand on lit c'qu'on lit et qu'on voit c'qu'on voit...
"Le prochain Nouvel An lunaire inaugurera une nouvelle année du Lapin, selon le calendrier chinois. A cet égard, les cinq dernières années du Lapin ont été très favorables aux actions américaines, avec une performance moyenne du S&P500 de 13,8%. Ces années se révèlent en revanche très volatiles, les trois dernières reflétant successivement le vif rattrapage de 1975, le krach de 1987 et la création de la bulle des valeurs technologiques de 1999." (CMC Markets)
... et la vente à découvert heing (je vous mets en lien sur la photo, il faut cliquer, un site de toute fraîcheur, Finanbulles qu'y s'appelle, et qui t'explique en vidéo comment pourquoi et c'que c'est donc). (Un peu plus bas, l'intéressante intervention d'André Orléan, qui nous décrypte pourquoi le principe de concurrence marche dans l'économie réelle mais pas sur les marchés). Bercy bien.


Si vous voulez être encore un petit peu plus énervé, ce papier sur les conflits d'intérêt chez les patrons du Cac 40 par SoBiz. Un homme azerty en vaut deux.

mardi 21 décembre 2010

Inside Job : nous sommes dirigés par des ados LOL

Witold Gombrowicz disait qu'une des particularités de la modernité résidait dans l'infantilisation des peuples. Après quatre ans à faire du "journalisme financier", dont deux à la City, j'en ai ma claque des discours culpabilisants "si vous détruisez le système, vous détruisez des emplois" ou faussement arrangeants genre "on peut l'améliorer le système" (le rendre moins pire, dans la dernière version).

Il y a eu plusieurs ouvrages de dénonciation sur les vices et versa du Système, mais le documentaire Inside Job, qui s'appuie sur les travaux de l'économiste Raghuram G. Rajan a le mérite de faire assimiler quelques petites choses, même s'il n'évite pas la caricature et les simplifications, même à une salle de retraités dans un MK2 un lundi soir.

Je crois que le but avoué de ce documentaire était de mettre le spectateur en colère. Oh ben, ça a pas loupé : les copains goguenards, qui sortent en couples et font des blagounettes à tout bout de champ, ils étaient fâchés cramoisis ça tonitruait fallait voir, à la sortie. La femme enceinte du rang de devant a failli se démonter la tête à force de la secouer en signe d'incrédulité. Et la petite Yvette et son mari, ils étaient navrés navrés qu'on a crû qu'ils allaient se mettre à pleurer ou à fabriquer une bombe ou les deux.



Dans Inside Job, on a droit aux confessions de DSK... "J'étais à un dîner avec toutes les huiles de la finance mondiale..." et là, il balance : les mêmes qui luttaient contre la régulation des marchés insistent auprès des responsables politiques : "Nous sommes trop gourmands. Fixez-nous des limites". Au journaliste étonné, DSK répond : "A ce moment-là, ils avaient peur".

De mon époque londonienne, je me souviens particulièrement d'un discours de Mervyn King, le gouverneur de la Banque d'Angleterre, qui accusait les marchés d'hubris, de démesure coupable, parce qu'irrationnelle et dangereuse. C'est exactement ce qui s'exhale du film documentaire de Charles Ferguson (qui ne sort pas de nulle part non plus, dans le genre consultant grassement rémunéré, avec un mocassin dans chaque ministère sensible) : les financiers sont tels des adolescents en proie à leurs pulsions, qui gouverneraient le monde et, ayant merdé dans les grandes largeurs, demandent finalement aux parents de les sortir du mauvais pas dans lequel ils se sont mis.

(Dans la même veine : How I caused the credit crunch. Et puisqu'on est dans la critique économique, jetez donc un oeil à l'Argent Dette de Paul Grignon, dessin animé fort instructif.)



En attendant, rassurons-nous, rien ne change : on continue de spéculer amplement sur les matières premières au risque d'affamer les pays producteurs eux-mêmes, certains font leur beurre de la crise de la dette européenne et les hedge funds pourraient passer entre les mailles de la surveillance bancaire outre-Atlantique... Enfin, ce chiffre intéressant, extrait d'une étude du CCFD : "plus de 125 milliards d’euros manquent dans les caisses des États du Sud du fait de la seule évasion fiscale des multinationales, soit cinq fois la somme nécessaire pour éradiquer la faim dans le monde, selon la FAO".

Joyeux Noyel !

jeudi 16 décembre 2010

Comme un Noël avant l'heure

Bon, on va pas se raconter la messe, comme dit Collègue. Alors tous mes voeux, en pré-clôture de cette curieuse année qu'a été 2010. Je vous souhaite des toasts débordants d'à propos, une forme insolente, bésef de bisous et du rab de dessert.

Et parce que La Plus Belle Ville du Monde réserve parfois de divines surprises, je vous fais partager le premier cadeau, que j'ai reçu hier : Thomas Dutronc, mouillant sa chemise, à l'improviste (et au Dit Vin, plus précisément) avec ses potes, des habitués, des badauds curieux et mon papa comme un fou, marquant la cadence de la tête et applaudissant à tout rompre à chaque solo.


mardi 7 décembre 2010

A Mad Man ou comment fuber

Boire en fumant, fumer sa pinte, etc.


(en lien sur la photo, un papier nécessaire sur un sujet difficile, comme disent les critiques de Télérama : peut-on boire autant que dans Mad Men ?)

Jamais bien compris le succès de Mad Men, téléchargée sous la tendre pression de ma souris et du diktat féminin ambiant. Le côté belles sapes dans scenario vide, très peu. Par contre, si l'on veut du sujet vintage ambiance enfumée, je prescrirais Boardwalk Empire, série où selon l'expression consacrée, ça boit like a fish et fume like a chimney.

Quitte à faire de la réclame, pour ceux qui voudraient, à Paris, s'en griller une sans se les conditionner façon Picard, parce qu'aujourd'hui la prohibition est davantage du côté de la cibiche que de l'eau ferrugineuse, un "smoke easy" absolument pas caché (contrairement à celui du haut de la rue des Martyrs dont je vous parlais tantôt). Chez Sylvain, rue Manuel (9e). On y fume, ouvertement. C'est bon parce que c'est interdit.

Tenu par Sylvain, qui perpétue le souvenir de son amie regrettée Dalida et dit pis que pendre d'Orlando ce fumier. Faut un peu répéter pour les commandes (en même temps, c'est comme chez Madame Paulo, on n'est pas aux pièces non plus) mais il retient votre prénom, oublie le nombre de demis après 23h et adore parler fleurs. Il arrive qu'entre deux papotes, il passe derrière le rideau du fond et revienne en canotier. C'est son genre, charmant, gouailleur, brut de décoffrage.


Edit : ce samedi, c'est son anniversaire à Sylvain. On vous dit pas quel âge mais y aura du pestacle. Transformiste, en général, grandes tenues sur petite scène. Sortez votre boa et votre meilleur ami, c'est facile à reconnaître y a des rideaux roses et personne sur le trottoir.


(Si tu tapes "prohibition party" dans gougueule, tu tombes sur les Ricains qu'y croient encore et vice versa les Londoniens qui s'en servent de prétexte pour godailler jusqu'à plus soif.)

mardi 23 novembre 2010

Numéro zéro

Pour faire bonne mesure, et parce que j'adorais leur guide quand j'étais à Londres, je dois vous parler aujourd'hui de Le Cool. Un guide urbano-branchouille qui distille ses trouvailles sur une dizaine de villes dans le monde, en ration hebdomadaire, pour enchanter votre quotidien (la partie nocturne, essentiellement). J'attendais ma dose, telle Rénatan Démétan. On ne se quittait plus, pour ainsi dire.

Vincent, Andrew et Daniel (Midnight Juggernauts - Londres ICA - juin 2008 - photo : Robert Dylan Walker)


Quand j'ai découvert le numéro zéro de la version parigote, j'avoue, au début, j'ai eu un drôle de sentiment de déjà-vu. Entre le Connétable, le goûter Arte Radio, et les Midnight Juggernauts... je me sentais comme à la maison. Y a deux ans. Culture underground un peu en surface, quoi. (Et sinon, les Nuits Capitales tapissent le métro depuis trois bonnes semaines. Et puis l'étonnante idée de conseiller sérieusement l'expo sur la mort de la mère de Sophie Calle, hmmm... perso, j'ai pointé au Palais de Tokyo parce que y avait une queue longue de trois heures à Larry Clark et un début de pluie glacée... et j'ai béni le ciel d'y être allée avec la personne la plus gaie que je connaisse.) Mais là où j'ai pleuré, c'est l'opéra à l'UGC. Pitié, restez chez vous et écoutez France Musiques. Quitte à perdre totalement l'ambiance et la qualité sonore, c'est gratuit.

Espérons que les numéros suivants décollent un peu.

Trois petites photos de retour de Prague. Que le tchèque de l'humour il en a à revendre. Y a qu'à lire Kundera.

Classique, l'imagerie soviétique dans les anciens pays occupés. Bon esprit.

Eheh, un peu plus osé... (Balbin, c'est la bière locale)


Mon préféré : le lounge tamisé avec des mots évocateurs en français sur les murs... et des vidéos en boucle de Bob l'éponge ! Tchexy !

La prochaine fois, je vous parlerai du Noël danois que je vais célébrer ce vendredi avec un peu d'avance et mon saumon favori. Glögg, vodka, saucisses et blondinets torchés jouant aux chaises musicales. Jubiiiii.

mercredi 17 novembre 2010

Quand me vient le Rhône en Bouche

Au départ, je voulais vous parler de hammam mais ça s'est fini que j'ai failli choper une pneumonie dans mon string en papier alors que l'eau froide dégoulinait à grands flots des parois de la cave, dans laquelle on m'avait enfermée pour me faire suer, sur ma cellulite totalement indifférente au choc thermique. Enfin, au moins autant qu'à mes claquements de machoires la poulette du Paris-Marrakech en charge de "rebrancher les plombs". Au final, je suis repartie avec sur mes bleus (bien vue la déco "petits paniers par terre et meubles à angles biscornus qui ne servent à rien" pour jouer au roi du silence), les habits collés par un savon noir aussi naturel que résistant, en me promettant de ne pas utiliser le ticket retour sans une lampe frontale et des kleenex.

A ce stade-là, vous comprenez qu'il me fallait un petit remontant.

Le Rhône en Bouche. Je vous épargne les subtilités des nuances en terme de saveurs du bœuf bourguignon, ci-dessous. La meilleure critique que j'ai trouvée (lien ci-dessus, gym des yeux hop là) est américaine, oui monsieur, parfaitement, ces gens-là savent vivre : apéros-entrée-plat-dessert-une bouteille à deux, on mégote pas (par contre, ils savent pas lire : les 7 euros de "bouchon", c'est pas selon le sort que tu réserves à la bouteille ! c'est juste pour la laïssence buddy).



Du coca light, on y arrive. Je m'étais promis, donc, d'aller goûter aux plats de cet ancien médecin, que je vois presque tous les jours fumer devant son pas de porte, en remontant de la place Saint-Georges.

L'avisé conseil venait, rendons à César, de Sarah, spécialiste internationale des aventures de Pénélope Cruz et Britney Spears, et coiffeuse dans le civil. Entre deux exégèses sur les probabilités comparées de prendre du cul ou du ventre quand on arrête de fumer, la gironde lyonnaise m'avait confié le secret de sa survie gastronomique à Paris : la fameuse "cave à manger" d'à côté, selon l'acception du proprio. Un type qui va tous les jours faire ses courses dans les primeurs du quartier, c'est frais quand même.

Si vous avez deux minutes (et c'est une litote), n'hésitez pas à lui tailler le bout de gras, au patron. Michel qu'y s'appelle. Il va d'abord vous recommander les vins qui vont bien avec le plat. Ah oui, plat unique (vérifiez si vous aimez : l'ardoise est toujours en vitrine), mais verres pluriels. Puis, si le service est sur la fin ou que votre tête lui revient, il vous fera par le menu le récit de ses vies antérieures. En vrac : de la pneumologie, de la publicité, une librairie spécialisée en polars, où se sont croisés Ellroy et Varga (enfin, "croisés", c'est une formule de journaliste, on se comprend).

Résultats des (three) courses : ce fut bon. Deux jours plus tard, on y est retournés avec les fines gueules de la famille. Ce (re)fut bon. Là, quand c'est bon deux fois de suite dans la même semaine, avec rien à redire et plein de choses à raconter, c'est qu'il faut vous donner l'adresse. Avant qu'elle soit trop courue, si vous voyez ce que je veux dire. Parce qu'on est pas loin de la rue des Martyrs et qu'il y a une vingtaine de places à tout casser.


La prochaine fois, je vous parlerai de cette expo admirable dans le sous-sol du palais de Tokyo, où entre les gravats et les fils dénudés, on peut observer le décès filmé de la mère de Sophie Calle. A la fin, elle reconnaît qu'elle ne vit pas tout ça très bien. Et elle se résout à appeler une voyante.

Un dernier mot pour la route. "QUIPROQUO, nm. : Confusion malencontreuse et d’effet comique entre plusieurs personnes ou problèmes d’ordres différents, qui résulte généralement dans l’invasion de la Pologne." (extrait de l'optimal Dictionnaire du Pire, que je veux bien pour Noël, avec ce coffret collector des Prix Albert Londres vidéos si jamais il reste des sous merci). En ce qui me concerne, je vais tenter d'envahir la République tchèque ce week end. Et le hammam de l'hôtel, avec mon électricien préféré. On ne sait jamais.

mercredi 3 novembre 2010

Mon côté Germaine

(œillade aux amis de Mon côté Manouche, qui militent pour leur part contre le réchauffement climatique en foutant le feu aux salles de concert)



En flânant de ci-de là, que trouve-je ? Ce petit poème de circonstance (si Carrefour vend déjà des calendriers de l'Avent, je peux bien vous ramener mes Rois Mages non ?)

Three Wise Ones

The three wise men
Travelled for days before reaching Bethlehem
And arrived after the birth
They stood and viewed the scene in awe
And knelt reverently in the lords presence
Then gave their gifts of Gold, Frankincense and Myrrh

The three wise women
Would have stopped to ask directions
And arrived before the birth
They would have delivered the baby
Then they would have cleaned the stable and cooked a meal
Before giving the baby really useful gifts

C'est mon côté Germaine ; ça me dilate la rate. J'en pleurerais presque.

En #2, ce lien pas croyable parce que c'est la semaine de la Finance solidaire alors quand même youpi quoi. Merci Jessy. Y a des gens foutrement généreux.

En #2 bis, une histoire de mon crû, rapport à un matelas qu'est creusé en son mitan et qui fait de la Princesse au petit pois et du Bel au bois dormant une pagaille de chairs entremêlées (la nuit) et d'esprits chagrins (le jour).

J'appelle Emmaüs pour savoir s'ils veulent passer le prendre. Ils me répondent qu'ils ne se déplacent pas pour si peu (il faudrait ajouter d'autres meubles ou encombrants, j'ai proposé le voisin paraplégique mais ils n'avaient pas l'air intéressés).

Clémentine, la petite collègue de boulot, me demande puisqu'elle a entendu que je voulais donner un matelas si elle ne pouvait pas en être la bénéficiaire. Je lui dis que bien sûr, mais ça peut aller pour une personne, pour deux bof. Elle répond : ah oui, il faut que je vérifie avec la personne à qui je vais louer alors.

- gné ... ?

- Ben oui, j'ai hérité d'un appart et je dois le meubler pour le louer, ça coûte trop cher...

En #3, et en vrac parce qu'on va pas y passer la Noël, des groupes facebook comme même Germaine elle aurait pas osé : "Mes enfants me vouvoient, et alors ?" et "Brest, c'est mieux que Rennes". Sauf que, en fait, depuis que Guiseppe a sa page, moi j'en mouille mes bas de contention.

Pour fêter la naissance du Chraïst, rappelez moi de vous parler de Charlie Bukowski, que je sors voluptueusement de mon sac mémère entre Pigalle et Falguière. Ce qui, entre nous soit dit, est déjà un putain de grand écart.




mercredi 20 octobre 2010

L'amour en vert et contre tout


(photo DR Cunégonde - cf infra)
Pour la pelouse, vous avez différentes hauteurs de taille ?


P'isque je vous parlais y a peu de bifidus vanille, m'est venu à l'esprit que je pourrais remettre avantageusement le couvert en vous parlant de ma vie sexuelle. Allez, Lapin, c'est bon.

Au demeurant, notez que y a rien de plus dédé que l'amûr (et l'euh frâche). Preuve, cette boutique que j'avais reçu une invitation à la première de l'ouverture de la deuxième sur Paris mais cette semaine-là les Anglais débarquaient etc etc. Pis voilà j'ai oublié sotte que je suis. Mais voici qu'ayant un cadeau à faire, je me promenais gaiement sur leur site et sur quoi je tombe... non, c'est ici qu'y faut cliquer : le bonus malus du sex toy !!! (pratique aussi la fenêtre "mon boss revient").

On peut au passage (du désir) y dévorer le blog de Cunégonde, qui est un prénom je trouve tristement délaissé par mes contemporains en charge de reproduction de l'espèce. Louis, Alix, Arthur, Felix... c'est sympa j'dis pas. Mais Cunégonde ! Frénégonde ! Gertrude ! ça balance non ?

Non ? Bon mais je vais continuer à potasser le mode d'emploi. Mhhh, où qu'elle va donc cette vis ? Hein Lapin ?


Pssss : j'ai mis tous les guides à droite là, regarde, bien rangés, en gaulois et en Engliche pour les touristes avertis. Yabon, on dit à Camden.

vendredi 15 octobre 2010

C'est une fille !

Je fais jamais les avant-premières, champagne tiède et talons assassins. Trop de monde, pas assez de verres. Mais là, c'était pour la (très) bonne cause (et y avait largement assez de verres vu que c'était dans un bar, engageant qui plus est)... Il est sorti ! le Guide 2010-2011 des Rades (de Paris). C'est une fille, à en juger par la jaquette. Faut se soulager de la forte somme de sizeuros quatrevindisse pour l'avoir dans sa poche.

jeudi 7 octobre 2010

Le schmurtz

(Aucune idée d'à quoi ça peut bien ressembler mais, c'que j'peux vous dire, c'est que c'est recherché. Dans les mots clés tapés dans gougueule et menant ici, je suis en effet tombée sur ce renversant : "bordel de schmurtz, tu manques à panam". Et sinon toujours moultes recherches sur Marc Wetzel, qui rapporte au moins autant de points au scrabble si on sait le placer. Un moment de poésie burlesque sans rapport aucun avec la choucroute qui me conduit à vous narrer l'aventure essèmesque qui suit...)

Tout commence par un anodin "pk tu répond pa ?" d'un numéro non identifié par moi, mardi dernier, pendant que je faisais caca. La suite (quelques heures plus tard et, comique de répétition troublant, j'étais toujours aux toilettes) :

- Tse koisa change rien entre nou, ya dotre fille ac ki chui plu proche, ya pa ke toi, jvoi pa pk t jalouse de charlotte
- (là, j'avoue, je séche et je réponds pas)
- nan mai ecoute tu soul avec srx, ya bien plu longten ke tu pense ke jle conné
- (carrément curieuse de la suite : pugilera ? pugilera pas ?)
- oué ba moi chui pa dacor. La j dor. 2m1 fo ke je te parle. Par sms c pa possible...
- Erreur de numéro : je ne suis pas la destinataire de vos textos (bonne poire, je ne voudrais pas être responsable d'une rupture sur quiproquo)
- C cindy la ?
- Pas vraiment (comment dire ?)
- Ba excusé moi alor... Mais qui ete vous alr ?

Évidemment, je vous tiens au juice des prochains épisodes. (srx va-t-elle sortir du placard ? Cindy va-t-elle passer à l'offensive ? changer de numéro ? venir me péter la gueule en pensant que je m'interpose avec son galant ?)

Autre chose : j'ai appris que j'habitais à SoPi, South Pigalle... ! (dans le registre "pouet pouet Paris c'est la fête", figurez-vous qu'en me baladant vers le "Bas-Marais" appellation contrôlée par les brigades de la rue de Bretagne "moi je vais au marché des Enfants Rouges, et pis j'ai fait le Tibet, moi, madame, avant d'entrer à la BNP") (oulala elle est fatigante cette phrase) (bref : cliquez-là)

Sauf que, en guise d'adresse, pour une fois, c'est un gros warning pour la rue des Martyrs : le Cul de Poule, name dropping de produits maltraités en cuisine et servis sans airbag : une grosse portion de cochon sans un seul légume pour amortir le coup, vous appelez ça comment ? alors, bon, sinon, si vous êtes au régime, la terrasse est bien orientée (et si vous avez un coquelet sous la main, vous pouvez toujours aller couver votre amour naissant à l'étage)

Allez, mes hommages mes ptits poulets ! Je m'en vais me coller entre les mains expertes de G, quelque part du côté de Barbizon. Détendre un peu les lombaires et les maxillaires : voyez-vous, j'ai quelques bougies pas encore soufflées. Par contre, je vous raconterai pas, sinon il réclame des droits de schmurtz. Une tendre accolade, au passage, à Colette Renard, qui a trépassé, mais grâce à qui nous savons désormais trouver les mots pour un certain genre de critique culinaire.


lundi 27 septembre 2010

Du Pestacle*


*hommage à feu le piano bar de la rue au maire (rebelote en fin de post)

Puisque j'avais promis, je m'exécute. Sourire, révérence, petit battement de bras. Voici du spectacle vivant en direct du 9e m'ssieurs dames ! Le truc, c'est que comme elle commence à se faire un peu fatiguée l'ancienne (oui, c'est bientôt le last shot avant la trentaine joyeuse), La Thilde sort plus trop ses miches en nocturne mais se contente de mater des séries ricaines en mangeant des bifidus vanille.

Mais pour ceux qui aiment aussi le pestacle diurne d'un lieu de vie chaleureux et bienveillant, je vous recommande d'aller faire un tour chez Comment'Hair, salon de coiffage de la rue Henry Monnier, tenu par un jeune homme adorable, et très amoureux en ce moment donc chantant à tout crin entre deux bâtons d'encens, et son petit bouchon d'acolyte lyonnaise, Sarah aux ciseaux d'or. Sans déflorer le suspense, vous allez tomber sur un décor de théâtre, pendules daliesque, rideaux pourpres et vieille machine Singer supportant les flacons de shampoing. Le plus inattendu : les deux bouledogues d'Olivier, dont un bébé absolument choubidougnagnagnagna, des canaris et des poissons multicolores du côté des bacs ! Après, ils te filent la bonne petite adresse du quartier si tu veux bouffer (le médecin reconverti cuistot juste à côté, pas encore testé mais ça ne saurait tarder). 26€ lavage coupage séchage discutage de la grossesse de Pénélope. Attention, zaiment bien arrondir à 40 (masque que vous le valez bien et que vous osez jamais dire non la première fois).

Pas loin, vers Blanche, y a le Smart Store. La caverne d'Ali Radin, le bonheur des petites filles qui faisaient des collec' d'échantillons... A tester ! Et de l'autre côté, vers Anvers, y a la prout prout terrasse du Café de la Cigale où les paresseux viennent narguer les fourmis dans une ambiance béton brossé Mama Shelter, vous connaissez le tableau (l'ardoise aussi est haute en couleur).



*Bon, et comme vous êtes bien sages, sachez que la rue des Martyrs, sous ses airs de trentenaire rangée, ses traiteurs pince sans frire et ses psycho-bio-rigides, cache tout en haut, de l'autre côté du boulevard Rochechouart, un smoke easy. Je ferme les yeux, j'allume ma clope dans le brouhaha des chuchotements avinés au comptoir et je suis quelques années en arrière, dans un lieu qui n'existe plus.

Pour info, plusieurs sites se lancent en ce moment sur le créneau de comment vous occuper avec panache dans Paris pas blasé : je vous les balance à tribord. Merci Alfred, My Little Paris... on y trouve des idées saugrenues, de pertinentes reprises (ma foi, on n'invente pas l'eau tiède à chaque fois qu'on pisse de la copie) et de pétulantes propositions. De rien.

vendredi 27 août 2010

Does a bubble loom in US Treasuries ?


(cliché incroyable d'une bulle qui fait splssssh au mé...ga...ra...len.........ti)

C'est épatant, hein, parce que quand on lit comme ça l'en-tête de la dernière bafouille que consacre un grrrand analyste de la place à ses propres fantasmes prévisions économiques et que votre serviteur doit "traiter" au milieu de dizaines d'autres (un peu comme on traite les rosiers : bouillie bordelaise et grands coups de sécateur), elle sonne gentiment l'innocente question sur la petite bubulle qui pourrait bien éclater entends-tu les Amériques tintinnabuler mon Trésor ?

(missive incroyable d'un certain Pierre D. écrivant au Trésor Public dans les années 1980)

Que nenni mon ravioli. Tu peux toujours essayer de la coincer, la bulle : ça va péter sur le marché des oblig' ricaines et ça va pas être joli joli. Bon mais brèfle. L'idée, c'était de glisser un truc léger curieux moderne et meugnon à la fois qui nous amènerait fort à propos à vous parler des Filles. Parce que, en fait, y en a plein la toâle et des pas que en coton et des que je tiens en haute estime en ce qu'elles remplacent les magazines féminins qui ne me vendent plus de rêve depuis longtemps mais seulement de la pub mise en page entre deux papiers tièdes torchés par des esprits congelés. Alors, que la bloggeuse, c'est la passionnée même, généreuse et tendre à la fois, offrant son intérieur (penderie, progéniture, placards de cuisine, gynéco appliquée) en pâture et s'en cognant pas mal quand même que ça plaise à un maximum de monde puisque si ça plaît à son monde à elle, c'est déjà carton plein.

Dans mon top of the pop, impossible de vous la cacher plus longtemps : Polaroid Girl, que je m'avale un peu honteusement, telle une chouquette géante Nutella miel fleur d'oranger, ou un peu à l'opposé (mauvais goût, mauvais esprit, blagues racistes, photos floues) : Zaza. Ou encore, pour les pages "tourisme - découverte", Céline la londonienne, également rentrée à Paris-ville-lumières dont je vous narrais les tribulations urbaines il y a peu.

La féminité, c'est tellement un don que y a même des djournalistes qui font des papiers sur les cuisinières bloggeuses, les modeuses bloggeuses, les obsédées bloggeuses. Je mets pas tous les liens, j'ai la flemme pis chacun ses mauvais goûts aussi. Mais, j'avoue ce que je préfère, au boulot, pour me détendre entre deux bafouilles d'analyste financier de mes deux, c'est les blogs de mamans flippées et leurs questions existentielles : "le cachemire, c'est développement durable ? les flexipans, tu les passes au lave-vaisselle ? le gris clair, c'est has been ? il a dit "ta gueule" à sa grand-mère, vous avez une adresse de centre de redressement pour mineur ? mon fils est moche, c'est grave ? pourquoi j'ai fait des enfants ? j'ai des vergetures et je sais pas quoi leur faire à bouffer ce soir..." Je sais pas pourquoi, ça me dé-tend.

.....................

Mais pourquoi je m'émeus déjà ? (FYI///J'ai retiré la boîte à meuh à la suite de menaces de poursuite judiciaire par des lecteurs s'étant fait chopé à lire le Retrouved au bureau) (du coup, je fais de l'auto-promo en me couvrant de cendres c'est mal j'ai honte j'espère que je vais gagner plein de sous avec les 5% des 2,90 euros par exemplaire vendu)...


(femme incroyable continuant de laver la vaisselle malgré un début de tumeur au cerveau)

C'est tout décousu. J'en perds la bulle les boules. Ah si, je la tiens : je voulais vous annoncer que je-nous déménage-ons.
La Thilde & G, 9 rue x de x - Paris 9
Vous noterez au passage que je retraverse la Seine, ce qui ne peut pas être une erreur. Alors, voilà, la prochaine fois, je vous parlerai de ma maison à nous, de mes nouvelles adresses à nous, de mon quartier à nous. Que je vais enfin pouvoir vous faire du spectacle vivant comme promis. D'ici là, vous me direz ce que vous pensez de la nouvelle déco du Retrouved. Et mes étagères, tu les aimes mes étagères ?


(homme incroyable croyant encore au Père-Noël)

mardi 24 août 2010

Pistoche & more




....................


Un petit rayon pour la route ? Une poignée de soleil avant de ranger sandales et marcel ? Une ultime glace avant qu'on se bouffe des congères ?


Venez, venez, amis nageurs, canards de tous poils. Venez chez Joséphine (non pas, et pourtant ce serait dommage de ne pas vous mettre l'eau à la bouche, celle chez qui on mange aux côtés de Gérard Depardieu). Joséphine la piscine. C'est pas n'importe quelle bassine. Une qui flotte sur la Seine, qui pique pas les yeux et qui compte plus de membres du club des dépoitraillés sur le solarium que de membres du club des bonnets néoprène je t'aime. Ttention, le tarif est à la minute passées les deux premières heures.

Et comme on ne se baigne jamais deux fois dans la même ligne, ça coule de source que d'enchaîner sur les bords de Seine qui prennent ces jours derniers, des airs de guinguette boale. Entre l'allée Arthur Rimbaud et le pont François Mauriac, ces baignoires de bon aloi où mijotent de succulentes aquatiques. Plus loin, des poufs version hippie j'm'en fous d'être mal assis, des canapés blancs comme au Ibiza's bar de Pleugueneuc, des grandes tables en bois sauce berlinoise on se la colle en famille... A chacun sa nage. Allez, tous à la pistoche !



vendredi 23 juillet 2010

Tourne la Page ma gueule (perles d'entretien)


J'ai jamais osé en parler. Je suis encore une cure pour accepter ce qui s'est passé. Ce jour de mars où je suis allée, de mon plein gré, postuler chez un vendeur de CV. Aux innocents les mains pleines, j'allais gaiement faire une œillade à Neuilly, me vendre moi pour vendre ensuite d'autres candidats à mon tour dans ce qu'il est convenu d'appeler "un grand cabinet de conseil en RH".

Extraits choisis de mon entretien avec Mr Ancien Journaliste Reconverti Dans la Comm :

- "ayant grandi en Afrique, j'avais ce savoir africain que j'ai développé en devenant rédacteur en chef de Marchés tropicaux et j'aurais dû devenir n°1 sinon n°2 du service international d'un grand magazine"

- "le monde du journalisme est un monde de gens qui croient qu'ils feraient tous de bons écrivains alors que ce sont surtout de bons smicards, des gens assez désespérés"

- "il ne faut jamais avoir peur d'en faire trop, de faire le rital qui vend sa came... bon, je cherche pas non plus un clown, il y en a suffisamment ici"

- "c'était un manque d'intelligence de situation de votre part que de ne pas montrer que vous êtes ultra motivée, vous auriez pu vous maquiller, vous coiffer un peu... ici, on est dans un endroit très normé et vous ne correspondez pas trop à la norme de ce point de vue là, je suis connaisseur, vous pouvez me faire confiance"

- "en terme de body langage, vous êtes relativement verticale - body langage, je ne sais pas ce que ça veut dire, je viens de l'inventer"

Après info interne, Mr Connaisseur de la Norme aurait viré une nana enceinte et le turn over n'a jamais été aussi intense que depuis qu'il a été nommé aux RH... En conclusion, sa porte reste ouverte mais il préfèrerait me revoir quand je serai plus "mûre", d'ici quelques mois, sauf si je décide de "devenir mère d'une famille nombreuse". Bien sûr.

Voilà. Depuis, je vais mieux. J'ai recollé ma carte de presse au sparadrap et, comme je suis de permanence tout l'été, la prochaine fois, mes petits loups, je vous perlerai des beautés du monde associatif.

vendredi 2 juillet 2010

Touffeur



L'ombre est fine. La lumière mate. Mon téton ramolli.

(une des premières images qu'on trouve quand on écrit touffeur dans google ; c'est censé représenter Rome)

jeudi 29 avril 2010

Du street art et de l'orage

Parlons lieux. Lieux recherchés, emblématiques, un peu précieux. Jamais longtemps à Paris cela va sans dire. Passke ô joie ô bloggeur, j'ai retrouvé quelqu'une collègue de Londres : Céline de Frenchies in London devenue du coup Céline de Frenchies in Paris ! Eh, ben, vrai : ça vous fait comme une grosse accolade de légionnaire "toi aussi, t'en étais hein, de la pinte tiède sous pluie battante au mois d'août". Vivi.

Toussa pour dire que si elle est revenue et vous parle (toujours) de street art (et elle vous dégote de ces petits-coins-cachés-je-vous-dit-que-ça), y a pas de raison, j'va vous parler du parc G. Brassens et de Kong. N'y allez pas. C'est tout. Le premier parce qu'il commence à tomber de lourdes gouttes et le second parce que Starck, ça va bien comme ça les conneries.

Par contre, allez donc faire un tour du côté du Collectif France Tricot (lequel pourrait même vous emmener jusqu'à la Gare aux Gorilles). Surtout si vous habitez rive droite. Non ? Pas très. Taunt.



Bon, sinon, dans la rubrique "blogosphère, blogosphère, est-ce que j'ai une gueule... etc", la jeune et poétique pluminette de Polaroid Girl se serait séparée de V., semble-t-il. Ce qui devrait lui donner matière à écrire, c'est tout le mal qu'on lui souhaite. (Rigolez pas, son histoire d'amuuur générait un flux de malade, avec des mots clés comme "coquelicots" et "thés du monde").

Rolala, pis ça sent l'orage là. C'est bon c'est bon c'est bon.

Et, vous savez sur quoi on tombe quand on tape "orage" dans gougueule ? (Au lieu de ça, qui suffit : " de l'ancien français ore qui signifiait vent, perturbation atmosphérique d'origine convective associée à un type de nuage particulier : le cumulonimbus") ORANGE... ô rage (verte de). Huit combo hits dans ta tronche marketée, c'est tout ce que tu mérites messaline.

Bref, ça sent le ciel qui craque qu'on disait. J'en vais profiter de ce que je suis ni procréante ni travailleuse pour aller boire des bières fraîches au café voisin en regardant la pluie tiède faire glisser les mémés du 15e et les attachés-case qui i-phent en attendant que le bus et la retraite arrivent.


vendredi 9 avril 2010

jeudi 1 avril 2010

Martha Argerich présente Autour du tango, à la Salle Pleyel

Sublime, extraordinaire, splendide, ébouriffant. Sur Arte Live Web. Donne envie d'aller faire un petit tour du côté de Buenos Aires, hein ?

Bon, en attendant, vous êtes coincés à Paris. Pis c'est comme ça. Rassurez-vous, mardi prochain Ben Howard sera au Point Ephémère. Lui-même. Du voyage comme s'il en pleuvait.


"(...) tout juste âgé de 22 ans, a grandi dans la campagne anglaise et est passionné de surf (il a notamment écrit une chanson pour le dernier film de Kelly Slater). Il laisse tomber la fac pour se consacrer à la musique à plein temps, et assure les premières parties aux côtés de Xavier Rudd et Brett Dennen." Et quand on parle de musique, on parle de musique ok ?


Fion de, euh foin de blague de maquerelle nîmoise, euh moisie et je finis ce post en vous encourageant à prendre la navette qui, depuis la station de métro, s'enfonce dans le Bois, non pas Boulboul mais Vincennes où, au Théâtre de la Tempête, sis en la Cartoucherie, se (re) joue le drame de la fille du RER. Mais si, l'affabulatrice qui a un peu mis les médias sur les dents il y a six ans. On y parle, entre autres, de "France crypto-rurale et pétainiste". Et je vous jure, sacré nom de Dieu, que ça vous plaira.

mercredi 31 mars 2010

Gentil hippie, je te plumerai



En lien : Indie Shuffle. Du hippie, mais aussi des hiphops, des électrotrucs et tutti quanti, comme dit l'ami Pakal, que vous retrouvez lui et ses rafraîchissants compères sur leur blog aussi pointu qu'irrégulier ! Un site pour compléter la Blogothèque (qui commence légèrement à glisser vers le copinage, regardage de nombrils, bolidage, trouvez l'intrus mais dommage, c'est le seul en français sur la toâle).

Allez, corunepourlaroot.



Et pour ceux qui l'auraient loupée (c'est un zeugme).