vendredi 20 juillet 2007

Trou normand

C'est le week end, c'est l'été, je vois pas pourquoi je bosserais pendant que tout le monde glande, je vous laisse avec un peu de musique. Et je me casse à Nogent-le-Rotrou où paraît-il c'est de la bombe.





mercredi 18 juillet 2007

Montre ta face

Networking, networking. Un "nouveau" gadget que je m'éclate avec toute la sainte journée. Le plus-ou-moins concurrent de Myspace. Sans musique pour l'instant. Nonobstant hyper addictif. Même Bourdieu y est. Avec plein d'amis improbables. Amusant : vous pouvez (oser) créer votre fan club (à votre gloire s'entend) et proposer à vos amis de venir déposer la myrrhe et l'encens à vos pieds. Par Mégaloprod. Tous droits réservés. Amen.

mardi 17 juillet 2007

La Commission est coquine

Il paraît que l'été est la saison de l'amour... ben, vu les simulations climatiques, à ce compte-là, l'amour c'est rien que du cinéma. Surtout quand c'est l'UE qui raccole. Sexy Brussels.




(ou peut-être c'est dans le titre, chais pas...)

samedi 14 juillet 2007

Trois petits tours et puis savon

Étonnant défilé du 14 juillet. Entre deux bidasses gominés, gonflés d'importance, bottes lustrées à la peau de chamois, galons exhibés maman regarde mes jolies médailles, tralala militaire, on invite un Émir. Une commande en vue ? Non, son fiston étudie à St Cyr. Et puis l'école veut ouvrir une "filiale" dans son pays. Et des navions qui font des pirouettes dans le ciel : pour l'occasion, on a maquillé les gaz de kérosène en bleu, blanc, rouge. Au total 6000 militaires qui iront de l'Arc de Triomphe à la Concorde. Et sans orchestre à mille cordes. Mais que font ces enfants en pleine démonstration somptaire d'agressivité ? Ce sont les Petits chanteurs à la Croix de Bois nous explique la douce voix de Carole Gaessler. A leur décharge, ils fêtent leur centenaire. En allant défiler au pas. Soit. Le chant des partisans. Très bon choix mon colonel. Une touche de révolte sourde dans ce défilé de connerie inébranlable. En parlant musique, il paraît que Notre Président est attendu en personne ce soir au concert de Polnareff. Un régiment de fromage blanc...

(En lien titre, je rends à la Cie Zelwer... son titre)

jeudi 12 juillet 2007

Fasciste !

Preuve qu'une entreprise ne connaît rien mais alors rien du tout au métier de journaliste, ce genre de message :

"Rappel – Rappel – Rappel – Rappel – Rappel – Rappel – Rappel – Rappel
Voici maintenant un mois que je vous ai demandé de procéder au nettoyage de vos bureaux… Ne voyant presque rien changé, nous avons demandé à notre société de ménage de jeter tout ce qui se trouve sur les bureaux* et sur les armoires. Cette opération nettoyage aura lieu Mercredi 18 Juillet… Je vous demande donc une dernière fois de m’aider dans cette démarche. Vous remerciant à l’avance.
* Hormis les bacs de rangement et autres éléments de rangement"

(toute ressemblance avec une situation réelle serait bien sûre fortuite)

Bon, sinon, une nouvelle venue sur cette partie bien tempérée, comme le clavier, du ouèbe : ML et ses pinceaux qui intègre la colonne à bâbord. Eh oui, eh oui, ça risque de finir chez Astrapi cette histoire. Et c'est tout le mal qu'on lui souhaite.

mercredi 11 juillet 2007

Attention, ça tache

Lio et TTC ? l'alliage vous semble improbable ? écoutez plutôt Les matins de Paris... Attention, c'est du banana split, ça tache. En cherchant avec notre stagiaire estivale (le coup de vieux d'un coup) ce qu'était précisément un SPL, en fait un "système productif local", on est tombée sur LA SPL. Allons, jeune fille, pas de quoi rougir. Enfin une juste cause : "Chaque année des milliers de lesbiennes sont abandonnées par leur maîtresse ou chassées pour leur fourrure dans leur milieu naturel". On serait ému(e) à moins. Et en attendant la prochaine manif de droite... Voir en particulier le dress code, chez Jeune France Rue, savoureux. Parmi les slogans : "Charles Villeneuve au journal de 20h", "La musique pas trop fort ou alors en silence", "Et un, et deux, et trois charters !"... Le reste ici et ici. Attention, c'est du second degré, ça tache. Et pour rire encore un peu, suivre ou télécharger les podcasts des Papous de France Cul' : cet été, les lettres d'Ulysse et de cette idiote de Pénélope qui ont décidé de prendre leurs vacances chacun de leur côté. Euh, oui, les blagues sur la "guerre à trois", c'est un peu élitiste. Attention, c'est de la culture, ça tache.


lundi 9 juillet 2007

My bro' à la ferme


Voilà, alors je vais vous parler un peu de ma family aujourd'hui. Parce que y a rien de tel. On est cinq. Enfants. Donc sept au total, sans les pièces rapportées, les "conjoints" et le lapin. Oui, ça fait du monde autour de la table comme on dit. Et le 806 plein à craquer quand on part en vacances. Et les gens qui nous regardent sans arriver à refermer la bouche. On a fini par comprendre que c'était le nombre qui faisait bizarre. Pas nous.
Les parents, qui sont un peu taquins, ont eu la riche idée de nous donner des prénoms commençant tous par M. Or la communication chez nous, ça oscille entre les décibels du souk et l'ambiance Assemblée nationale dans ses meilleurs moments. Donc souvent on s'y perd, et donc chacun a été affublé d'un numéro. Comme au loto. Je suis la 1. Celui dont je vais vous parler est le 3. M3 si vous avez suivi. M3 est un grand gaillard qui, sans négliger la bagatelle, a toujours préféré placarder aux murs de sa chambre des soleils couchants devant lesquels resplendissent de tous leurs feux... des Ford, des Massey-Ferguson, des moiss'bat', des silos, et j'en passe. Un genre de passion inextinguible. Clairement, il ne changera plus d'avis. Après avoir passé tous ses étés à faire les foins, le voilà chez nos cousins grand-bretons. D'après le gentil organigramme qu'il s'est amusé à réaliser pendant qu'il pleuvait (très mauvais pour les céréales, très mauvais...), je déduis, sauf erreur grossière de ma part, qu'il est pile au-dessus du pig technician. Ah... (La porte est petite mais l'homme est grand.) Good luck frérot ! Enjoy the beer ! (and beware the cows)


dimanche 8 juillet 2007

Car tel est notre bon plaisir

Ah, les châteaux de la Loire, le raffinement à la française, la douceur angevine... A Amboise, où viennent se recueillir les lecteurs du Da Vinci, sur les restes présumés de Léonard, on découvre une délicieuse tradition. Au XVIe siècle, de valeureux protestants décidèrent d'enlever François II pour le soustraire à l'influence des Guises, opposants farouches aux droits des ci-derniers. Les conjurés, arrêtés, furent exécutés, en bonne et due forme, et pour certains, pendus aux si délicats balcons du château, "pour l'exemple". En toute justice, le duc de Guise fut lui-même assassiné sauvagement dans le charmant château de Blois.
Plus marrant, cette anecdote... vous savez, vous, comment est mort Charles VIII ? Il se rendait avec sa douce épouse, Ann from Little Bretagne, au jeu de Paume, et au moment de passer une porte, manifestement trop basse, bam il se cogne la tête et bam, il meurt dans le journée. A 28 ans, mais là n'est pas le plus grave ; sans héritier mâle surtout. Du coup, Ann prendra son cousin, Louis XII. Ils feront une petite Claude qui mariera le François. Ier.
Eh ouais, c'est dingue l'histoire de France.

jeudi 5 juillet 2007

Une bonne dose de Leymergie

En attendant que le tabloïd français voit le jour... Télématin fête cette semaine ses 20 ans. L'occasion de rendre un hommage appuyé à cette émission réveille-matin qui passe sans scrupule des derniers morts de Gaza aux dernières crèmes amincissantes. Mon passage préféré dans l'itw de l'animateur-producteur Leymergie, à propos des habitudes de consommation de la tévé : "Et puis, tout le monde n’est pas équipé de plusieurs postes de télévision. (ah bon ?) Pour changer les choses, des solutions sont envisagées : des constructeurs de miroirs ont récemment pensé à inclure un petit téléviseur dans la partie inférieure de la glace, ce qui permet de se laver les dents, se raser ou se coiffer tout en regardant la télévision. Mais ce système n’existera d’abord que dans certains hôtels de luxe français actuellement en construction." Il fallait y penser. Certains palpent leur envie d'être président devant la glace. D'autres, celle d'être un Français moyen qui ne s'en fait pas trop parce que, bonhomme, la vie c'est pas si compliqué. On va te faire des fiches-pratique. Preuve le ton de l'émission : "Souriant tout le temps. Drôle souvent. Un ton doux et aimable autour de l’information est capital pour les téléspectateurs." Fallait le préciser.
Attention, des effets secondaires sont à prévoir en cas de surdose : blagues à papa, tendance à considérer le monde comme un ensemble d'insolites... (En lien titre, une bonne dose de sardouille pour rester dans les couleurs "populaires")

lundi 2 juillet 2007

C'est pas gagné, la presse écrite



Et pendant ce temps, au Monde... Tout ça commence à être un peu désespérant. Itou pour la radio. Où ça sent franchement le sapin. J'vais aller voir du côté de la télé et je vous dirai si c'est pire.
(En lien, un blog d'inspiration Schneidermannienne... feu, paix à son âme)

vendredi 29 juin 2007

Casual Friday (music)



Puisque Techikart sort son n° de juilletiste sur la branchitude et ses secrets d'alcôves, dans les branchouilleries du moment, la playlist des sales gosses de Fluokids (non ma chérie, pas de coke après s'être lavé les dents). J'ai envie d'y ajouter, dans l'humeur du moment, cette charmante balade fredonnée par Celui-qui-fait-grimper-mes-statistiques-et-les-filles-aux-rideaux (Louis Garrel, Louis Garrel tout nu, Louis Garrel boit de la limonade...) et son jeune ami qu'on voudrait croquer en mille bouchées quand il se met à chanter d'un air très innocent "je suis breton et je sens bon les crêpes au citron". Ralala. Yummy lemon. (Pour les stats, il s'appelle Grégoire Leprince-Ringuet et la Bretagne est fière de lui). Et soudain c'est le drame, la chute, la boulette, ce moment où l'écorché, le ténébreux, dit à l'autre, le blond, l'angélique, qui l'aime avec toute sa bonne et saine spontanéité de breton : "Aime moi moins mais aime moi longtemps." Si je me souviens bien, l'autre ne daigne pas répondre. C'est beau un breton dans l'adversité.






Évidemment, il était super chébran de ne pas préciser que les répliques et les musiques en question sont extraites de l'Amélie poulain des bobos.

jeudi 28 juin 2007

Les Rose quoi ?

L'espace Saint-Martin, ça vous dit quelque chose ? C'est un édifice de 5 étages qui accueille, au dernier, sous la verrière, les cours de gym suédoise du 3e arrondissement. Escalier monumental, fresques bizarroïdes. A première vue, on hésite entre un spa mode Louxor et une galerie d'art Ancien Régime. Croisant une salle Nefertiti et deux statues de Ramses, j'allai interroger le gardien. "C'est les Rose-Croix, qu'il me répond, des cathos ou dans le genre." Ah... Pourtant je l'ai ma communion solennelle. Ouais, avec mention même. Mais jamais entendu parler des Rose-Croix. Un coup de Wiki et l'affaire fut entendue. Les Rose-Croix ? J'vais vous expliquer, tiens. Une secte créée à l'origine par des luthériens voulant réconcilier l'Orient et l'Occident et, vaguement, construire une nouvelle religion - en même temps, on est au XVIIe, les guerres de religion menacent, tout va bien c'est l'esprit de l'époque. Nos mystiques se feront discrets pendant les massacres puis reviennent au XVIIIe, avec leurs copains francs-maçons, et mettent en ligne leur site internet au XXe. De leur longue et tumultueuse histoire, ils ont gardé un goût très prononcé pour les soirées fumette et la mythologie égyptienne. Le tout servi avec une ratatouille pour le moins polyspirituelle : de la kabbale, au néo-platonisme, aux pythagoriciens, à la philosophie arabe, en passant par le brahmanisme ou la Gnose, un joyeux bordel... ça picole à tous les bénitiers. Aujourd'hui, ils essaient même de faire concurrence aux évangélistes pour évangéliser l'Afrique.
Juste cette scène, hier en plein abdos-fessiers sur "Gimme gimme a man after midnight", j'imaginais des vieux barbus à l'étage du dessous faisant tourner des tables sur l'air de la Reine de la nuit chanté par Piaf en méditant sur l'Ether vital. J'ai eu du mal à finir la série. C'est pas comme ça que j'atteindrai l'état de perfection spirituelle et morale mais j'ai bien rigolé. Bon sinon, excellente nouvelle, mon laurier rose va faire des fleurs, incessamment sous peu. Les capucines font la course avec les arums du balcon voisin. Bel effort. Et ça veut dire quoi cette petite poussée de chlorophylle ? Ben que l'été arrive, tiens. Enfin, certains y croient. (En lien-titre, de la méditation made in Arte Radio pour aider mes bébés à toucher l'ataraxie du bout de la feuille)

mercredi 27 juin 2007

L'invitation au concert

"Aujourd'hui une femme se présente à la présidence de la République Française. Que de combats il a fallu mener pour que les femmes aient accès aux mêmes droits que les hommes ! Nos deux opérettes en montrent deux exemples..."

A défaut d'une carte postale, cette invitation du Casino de Dinard où se jouent chaque été quelques désuètes pièces musicales qui voudraient ressusciter l'esprit Belle Epoque de la vieille baigneuse. Mais la femme a changé, la femme est moderne et Dinard aussi. Les jeunes Elégantes préparent la Star Ac sur la promenade, sous l'oeil de touristes battant pavillon américain, 3e âge. On ne sabre plus le champagne de peur de trouer les plafonds en contre-plaqué des hôtels particuliers divisés en cages à poule. Le homard vient de Rungis. Tout se perd. Heureusement, les dinardais continuent de voter du bon côté.
Pendant ce temps, à Dinan, le fest noz se tappe un reggae improbable. Le feu de la Saint-Jean aux couleurs togolaises. Yeah man !

En lien titre, le blog de l'UMP, l'Union mondiale de la poule.

vendredi 22 juin 2007

Vend moi du rêve


Une des 24 000 îles de l'archipel de Stockholm. Droits réservés à mon ami Hervé qui a quand même un boulot bien sympa. Départ demain pour le club des 4 en Kermadie. Vivement. Scoopinet du jour : la fin d'Harry Potter révélée par un catholique intégriste qui a voulu tirer le suaire à lui en piratant l'ordinateur de la maison d'édition Bloomsbury.

jeudi 21 juin 2007

Solstice de tes ...

Ce bon billet de Téléramouche :
"Autrefois, la fête de la musique était vraiment une fête. Foutraque, bordélique, cacophonique. Un festival de couacs, de dzoings et de pouets, du raffut à chaque coin de rue. Pour le musicien amateur comme pour le spectateur, l'important était de participer. On errait de groupes de rock scolaires en fanfares dissonantes, de concertos pour violons désaccordés en orchestres de jazz très nazes. Seuls les Franciliens frileux se contentaient de rallier la République pour assister au concert, sans risque, d'une mégastar. Vingt ans après, le fête de la musique a pris des airs d'institutionnelle fête du cinéma. Juste une bonne occasion pour voir des artistes installés sans payer, un nouvel espace à investir pour les chanteurs en promo. Les affiches sont prestigieuses, la télé (câblée) retransmet les concerts et les gentils amateurs ne distrayent plus grand monde. Les chapelles se sont reconstitués. A chaque public son plateau sponsorisé et sa salle surbondée. Evolution logique, à l'ère du mp3, bande-son individuelle de chacun, fête de la musique en solitaire de tous les jours. "
Chez moi, ce sera ginguette. Les fruits sont mûrs et les mouches dansent.

Dans le titre, LE site officiel pour la planète

mercredi 20 juin 2007

Brève de comm'

Savoureux communiqué de presse reçu ce matin, dont voici un extrait :
"Le site web http://www.traindunion.com/, qui vient de se lancer, propose désormais un service de mise en relations professionnelle et privée gratuit dans tous les types de trains en France et en Europe. Ce nouveau concept en vogue dans notre société de communication risque (sic) de modifier le comportement des usagers du train et de contribuer à la mise en valeur du transport ferroviaire dans peu de temps… En tous les cas, il crée du lien et optimise très certainement le trajet des voyageurs car, il faut le savoir, 70 % des voyageurs voyagent seuls et s’ennuient dans le train." Y a un blogue aussi. (Tant qu'à polluer le web de promotionnel.) Plus loin, le communiqué évoque même un "nouveau concept économique et social" pour la France. Nan, je vous jure : si les attaché(e)s de presse n'existaient pas, on rigolerait beaucoup moins dans nos canards.

En lien titre, un blogue fort bon, dont je vous ai déjà parlé mais puisque, manifestement, mon cul c'est du poulet vous lisez pas jusqu'au bout je pourrais vous mettre la recette de la tarte aux pommes ce serait pareil, et que vous avez la flemme de cliquer, j'en profite pour dire : que ceux qui ne comprennent rien arrêtent de récriminer, zont qu'à cliquer, pis voilà.

mardi 19 juin 2007

Vous connaissez la chanson

Hier soir, sur France 2, Mots croisés. Une invité de choix : Raphaëlle Bacqué, rédactrice en chef du service politique du Monde. A la même seconde, quelques canaux plus loin, sur la 5, rediff de C dans l'air. Une invité : toujours Raphaëlle Bacqué et son sourire "j'en sais des choses, moi, mais je ne dirai rien". Je me souviens d'un temps où elle affirmait : "Ici, petite, on fait et on défait les carrières." Elle assurerait la sienne en se ménageant une belle retraite cathodique ? En tous cas, ça renouvelle pas des masses les plateaux français, quand ils ne sont pas déjà moribonds...

En lien-titre, je vous oriente vers ce morceau choisi extrait du nouveau site de l'INA consacré à la chansonnette...

samedi 16 juin 2007

Pomme non traitée

Live blogging from Caen. Week end chez une de mes plus vieilles amies. Dans la vie, elle enseigne à Honfleur. Commence invariablement ses cours par un tonitruant : "Salut les bulots ! on s'réveille ! ô joie ! ô bonheur ! 2 heures d'histoire et l'explication du problème de zizi de Louis XVI". Dans la vie, elle est pareille. Parfois pire. C'est impossible de ne pas l'aimer. Le week end, elle se taille fissa : "Hey, j'ai pas quitté Paris pour me taper les parigots le week end hein !". Du coup, elle fait comme les normands, elle va à Lion, à Luc... dans les ptits villages de beaufs de la côte. Beaufs version normande. C'est-à-dire moins vulgaires que simples, et plus matérialistes que méchants. Parfois surprenants. Par exemple, ce week end, la fanfare jouait sur la place du Petit Enfer, entre deux averses. Le djeune à l'accordéon et le vieux à la guitare électrique. Le tracteur de plage en fond sonore et le graillon de la baraque à frites qui imprègne tes vêtements trempés. A la fin, ça guinchait presque. En revenant, je sais plus pourquoi, on parlait de la mort. Toujours pragmatique, cette fois, ma pomme m'a clouée. "Etre enterré, c'est pas une solution, ça prend de la place, pis on y va jamais sur les tombes. Nan moi, je sais ce que je veux : mes organes, enfin ceux qui restent, à la science, et le reste, proprement incinéré, en engrais. Pour un rosier... Autant que ça serve !"

Dans le titre, y a de la pomme mais pas que...

vendredi 15 juin 2007

Monsieur Djibril

A bosser à Boulogne, chez les riches, on fini par avoir de drôles de fréquentation. Honnêtement, je ne pensais pas que j'en arriverais (ou , ou là encore... qu'est-ce qu'on se marre quand même). Dans la blog-roll de mes "nouveaux amis", je vais bientôt pouvoir compter le vieux de la vieille (Europe). (Je me demande s'il envoie son texte manuscrit par pneu ou par pigeon...) (Et pendant ce temps, on se demande encore qui étaient les auteurs du blogue d'un autre fameux... qui court toujours !)
Ce matin, Monsieur Djibril, à Odéon, m'a proposé, par l'entremise d'une petite carte de visite, de "réussir là où les autres ont échoué". C'est ce qu'on appelle avoir le sens de la publicité parce que, même avec des "facilités de paiement selon vos moyens", je ne lui aurais pas donné mon argent pour qu'il échoue là où les autres ont réussi. Parmi ses multiples talents (chance, examens, réussite commerce et affaires, permis de conduire...), Monsieur Djibril se distingue par une spécialité : "Si vous voulez vous faire aimer ou si votre partenaire est parti avec quelqu'un d'autre, c'est mon domaine ! Vous serez aimé et votre partenaire reviendra, je créerai entre vous une entente parfaite sur la base de l'amour et il (elle) courra derrière vous comme le chien derrière son maître". Moi, je n'ai pas d'affection particulère pour la race canine, encore moins pour ceux qui les imitent. Mais il y a peut-être quelqu'un qui, ce matin, aurait eu besoin du secours de Monsieur Djibril. Un homme a retardé la ligne 9. Des collègues râlaient au bureau : "c'est pas une heure pour se suicider..."
Vous n'aurez pas été sans noter la présence d'un nouveau gadget, là, à babord. C'est une horloge qui indique les horaires des marées basses (BM) et hautes (PM). Le chiffre correspond au coefficient. J'ai commencé avec Boulogne mais, vous inquiétez pas, on va pas tarder à mettre les voiles.

(C'est pas pour moquer, mais quand Libé fait un mag "tendances", c'est comme Le Parisien qui lance un tabloïd, ou Mac Do qui dirait "on va faire de la junk food" - cf titre - tribute to aperitchoune)

jeudi 14 juin 2007

Saladier d'envies

Envie de partir ? de prendre un peu l'air ? Cet article de Rue89 est une invitation à aller se dégourdir le coeur sur les chemins de René Char. Et puis, ça me fait penser aux vacances de Van der Keuken, découvert il y a tout juste un an, au fond de la bibliothèque de Cherbourg, un DVD abandonné là entre deux guides de voyage... le bonheur du hasard, le parfum du mois d'août et de l'essentiel. L'anniversaire de maman, les grands tours de vélos le long du canal et de la voie de chemin de fer, l'odeur des champs cuits et recuits sous le soleil breton, et celle des salades composées englouties entre deux siestes.
Ah, et tant que j'y pense, je voulais vous alerter sur un truc depuis quelques temps : la papaye, c'est dégueulasse. Je me fais régulièrement avoir. Honte aux restaurants qui la servent et aux fabricants de yaourt qui persistent à en polluer les séries "fruits exotiques". Il paraît d'ailleurs que c'est, en Asie, le symbole de la soumission de la femme. Je me disais aussi... (en lien-titre, des recettes pour donner un goût fonctionnel à ce billet par ailleurs totalement gratuit)


mercredi 13 juin 2007

Cloquine

Puisqu'en ce moment, on observe une maternite aigue et que, pour ma pomme, je passe mon tour... Alors, voilà. C'est l'histoire d'une potine, grande pote de taille petite, enfin assez grande en tous cas pour se lancer dans l'auto-duplication. Elle a un nouvel ami, ces derniers temps. Il s'appelle Predictor*. Il lui confirme régulièrement que, chez elle, y a personne dans le tiroir. Et ça la fait un peu chialer. Moi, ça me fend le coeur. D'autant que j'avais bien envie de vous/nous lancer dans un grand jeu de l'été tatatatata "votez pour votre prénom préféré". Un genre de géant abécédaire. A la lettre B, je propose : Barnabé ou Basil, Babette ou Bertille. Je kiffe le B. Galéjade à part, je vous confirme que si tirer sur les cigognes, ça marche moyen, mettre des pancartes "cigognes je vous aime" sur la cheminée, non plus. Même avec des super belles pancartes. Surtout que, rue au maire, y'en a qui seraient foutus d'en faire des nems. Des cigognes. M'enfin.
Alors bonne chance à celles qui essaient d'attraper des bébés, bon courage à celles pour qui le mal est fait ! (En lien dans le titre, un jeu débilitant ; eh ouais, ça fait partie du voyage, gazou gazou mes petits lecteurs, ils sont contents mes petits lecteurs, ils ont bien pris leur pose blog, ils vont retourner travailler hein ? bisous bisous bisous)


*en vente libre chez tous les grossistes (ne pas confondre avec Predator, le ginseng qui vous rend plus fort, nan mais c'est quoi ce nom ?)

mardi 12 juin 2007

lundi 11 juin 2007

Le boulet philosophal

(ou le sujet qui te plombe ton épreuve)

Série L (littéraire) coefficient 7 : Toute prise de conscience est-elle libératrice ?
Hum, c'est-à-dire que... vous pouvez répéter la question ? Je peux vous parler de moi ? (dommage, ce n'est pas un oral jeunes gens et vous n'êtes pas les héros d'un film de Woody Allen)

Série S (scientifique) coefficient 3 : Que vaut l'opposition du travail manuel et du travail intellectuel ?
Demande à ton prolo de père ou si pas, passe ton tour et prépare la prochaine question :
Le désir peut-il se satisfaire de la réalité ? (ça titille l'imaginaire scientifique ça)

Série ES (économique et social) coefficient 4 : Peut-on en finir avec les préjugés ?
(risque de crise d'angoisse pour le candidat qui sera légitime à prier Ste Rita de trouver une réponse moins bête que la question... pour autant que l'ES prie)
On préférera : Que gagnons-nous à travailler ? Réponse dans le titre. Eh oui, rien n'est gratuit.

Alors que pendant que vous révisiez, au G8...

vendredi 8 juin 2007

La culture dans les coins

Vous n'aurez pas été sans noter que le contenu du Retrouved s'émancipe quelque peu du sérieux qui le caractérisait jusqu'alors pour flirter avec un sentimentalisme de la pire espèce. Un mauvais goût que je ne saurai justifier sans invoquer la rumeur qui laisserait accroire que l'auteur de ce blogue serait méchamment in love ces temps-ci. Rien de grave. Mais bon, ça déteint forcément un peu sur le reste.
Brèfle. Comme, en plus, ça nous fait un sujet de conversation croustichoc avec mes désormais "chers" collègues, j'en profite, j'en rajoute, je cabotine. Dans la rubrique "complicité à la machine à café", une brillante idée a surgi ce matin quand l'une d'entre nous a évoqué le fait que les musées, en amoureux, c'est surtout une occasion de se pécho autrement qu'à l'horizontal : un top ten s'imposait.

And so... the winner is :

1. Branly, ses recoins sombres, ses phallus de tous les continents 2. Le sous-sol de la MEP, calfeutré, pierres apparentes, oeuvres incompréhensibles 3. Beaubourg, ses salles vidéos tout confort ; également le bar, un peu hors compétition et pas du tout démocratique 4. Carnavalet, beaucoup de salles, pas toujours autant de surveillants 5. Le musée Picasso, son joli jardin au coeur de Paris, pour s'offrir l'éternel débat sur la subjectivité du regard 6. Le Lourve miédéval, le trouble face au poids de l'histoire, le contact de la pierre rugueuse... etc 7. L'Institut océanographique, c'est bien simple, il n'y a presque rien à voir et pas l'ombre du bonnet d'un Cousteau 8. Le musée de la Marine et ses énormes colonnes (au sous-sol) 9. Jacquemart André et ses expositions romantico-solubles 10. Le musée Guimet, entre sabres afghans et statuettes indiennes, on s'y perd à une vitesse affolante

Ce billet est contributif : vous êtes invités à donner votre avis comme dans un jury populaire.

(En lien dans le titre, ce blogue hilarant, pour qui goûte l'humour des dossiers de presse, sur la nouvelle campagne d'une lessive qui miaule.)



mercredi 6 juin 2007

Poésie du jour, bonjour

Ce matin, ligne 10, Boulognes-Gare d'Austerlitz, un garçon est entré avec un paquet de café qui a répandu son odeur dans tout le wagon. Javel André Citron : un vieux lit le journal en souriant. Pendant tout le trajet, une respectable ménagère de moins de 50 ans marque du bout de l'escarpin le rythme des rifles qui s'échappent des écouteurs de son voisin de strapontin.
Arrivée au bureau : "Faudrait que tu comprennes qu'on est quand même plus b2b que b2c" explique sans rire la chèfe. "Franco de port, ça veut dire : libre de taxe postale, explique ma collègue Houda, à la machine à café : pas hallal !" Dans les sujets du mois prochain, celui qui a le plus de succès s'intitule : "Comment refuser une augmentation sans démotiver ?" Nos lecteurs plébiscitent. Nos chefs aussi. Dans le même temps, on a appris qu'ils étaient payés au variable, avec une prime basée sur la "qualité éditoriale". Intéressant non ?


(En lien, le musée Paul Eluard, parce qu'en matière de poésie, c'est quand même parmi ce qui se fait de mieux. Oui, je suis partiale, c'est comme ça.)

mardi 5 juin 2007

La loquèle, c'est une maladie ?

Attention, ce billet n'est pas réservé aux hypokhâgneuses. Pour ceux que le sujet rebute, vous apprendrez quand même deux mots nouveaux aujourd'hui. Et qui peuvent rapporter gros au Scrabble.

Cette découverte, cruelle mais utile : les Fragments d'un discours amoureux de Barthes. Ou la désacralisation totale et littéraire du mythe de l'"amour de l'amour". Des poses, des cris et des larmes de l'amoureux transi. On ne peut pas lire cet essai sans signer la fin de sa carrière de prima dona. Ou alors en faisant preuve d'une mauvaise foi démesurée. Ou d'un dédoublement de personnalité inquiétant. En tous cas, ça met en perspective comme diraient les peintres de la Renaissance.
La loquèle, à cet égard, nous servira d'exemple sur cette analyse des figures du discours amoureux. (Je ne cite pas in extenso)
"LOQUELE. Ce mot, emprunté à Ignace de Loyola, désigne le flux de paroles à travers lequel le sujet argumente inlassablement dans sa tête les effets d'une blessure ou les conséquences d'une conduite : formes emphatiques du "discourir amoureux". (...) Par moments, au gré d'une piqûre infime, il se déclenche dans ma tête une fièvre de langage, un défilé de raisons, d'interprétations, d'allocutions. Je n'ai plus conscience que d'une machine qui s'entretient elle-même, d'une vielle dont un joueur anonyme tourne la manivelle en titubant, et qui ne se tait jamais. Dans la loquèle, rien ne vient empêcher le ressassement. Dès que, par hasard, je produis en moi une phrase "réussie" (dans laquelle je crois découvrir l'expression juste d'une vérité), cette phrase devient une formule que je répète à proportion de l'apaisement qu'elle me donne (...) je la remâche, je m'en nourris ; pareil aux enfants ou aux déments atteints de mérycisme, je ravale sans cesse ma blessure et la régurgite. (...)
Je prends un rôle : je suis celui qui va pleurer ; et ce rôle, je le joue devant moi et il me fait pleurer : je suis à moi-même mon propre théâtre. Et de me voir ainsi pleurer, je pleure de plus belle ; et si les pleurs décroissent, je me redis bien vite le mot cinglant qui va les relancer. J'ai en moi deux interlocuteurs, affairés à monter le ton, de réplique en réplique, comme dans les anciennes stychomythies : il y a une jouissance de la parole dédoublée, redoublée, menée jusqu'au charivari final."
Bon, et sinon, il fait quel temps chez vous ? Nan, parce qu'ici, c'est parfois ci parfois ça et puis on ne peut jamais prévoir, c'est sûr, le temps qu'il fait, c'est plus ce que c'était, d'ailleurs... hein ?


(En lien dans le titre, je caresse mon égo dans le sens du poil en servant de "texte d'auteur" à un concours... d'infirmiers. Ok...)

lundi 4 juin 2007

Comment savoir...

... si on a trop bu ? Quand une fille qui ne sait pas distinguer sa gauche de sa droite veut se battre avec un ancien champion de France de Boxe... et qu'elle va chercher les gants pour se faire taper, elle a un peu bu. Quand elle lui colle la droite de sa life sans vraiment faire exprès, elle a un peu trop bu.


(En lien dans le titre, le très formidable Hara Kiri sans lequel les dimanche soirs auraient tellement moins de saveur et qui aurait certainement salué cette performance de pure improvisation - ci dessous, la seule raison de succomber parfois au plaisir coupable du radio crochet... parfois)


dimanche 3 juin 2007

Très Honoré

Après Dans Paris, Honoré remet sa caméra dans le pas rapide de Garrel. Encore lui, encore Paris, encore une belle brochette derrière. Notamment Mastroianni. Avec Les chansons d'amour qui, comme le titre ne l'indique pas, traite du deuil, Honoré continue de faire la promo de Beaupain. Et alors, oui, c'est un film de bobos mais il aura au moins eu l'insigne mérite de réhabiliter la comédie musicale. Et puis, si Le scaphandre et le papillon commence avec la Mer, finir avec Barbara... quelle classe, quelle classe !



(En lien dans le titre, un site malin pour réviser les participes passés et épater vos amis avec des verbes "accidentellement pronominaux")

PS : dans le film, il s'agit de "Ce matin-là..."

jeudi 31 mai 2007

Humour made in Normandie

Hé hé, ça bouge chez moi... (en lien dans le titre, les mêmes version cousins bretons - cf "choisis ton clown")


mercredi 30 mai 2007

L'entreprise buissonnière

Un 5/20 barre en rouge la première page de mon enquête sur les réseaux professionnels des PME, une enquête de grande envergure destinée à matelasser notre numéro du mois de juillet. En dessous, écrit rageusement : "Nul ! du travail de journaliste de presse généraliste". Une goutte de sueur perle au bout de ma paupière gauche. Je fais le décompte mentalement des jours qu'il me reste avant le bouclage : 2. Impossible. Personne ne pourrait y arriver. Je vois l'ongle manucuré de ma chèfe pointer vers la porte... quand la sonnerie de la récré me réveille de ce vilain cauchemard dont les stigmates sont inscrits sur mon visage à raison de AZERT, QSD, WX, Ctrl, Alt, shift. Retour à la réalité. Nous sommes à Boulogne, il est 11h et la pluie tape au carreau. Tant pis pour la marelle. Bon ben je vais faire mes exercices de lecture...
Un nouveau chef se profile pour la Banque mondiale. La tradition veut que que le choix américain soit automatiquement validé, selon un partage des pouvoirs qui laisse les Européens libres de nommer le chef du Fonds monétaire international. Ah, si c'est la tradition alors... En France, les centristes continuent de se ridiculiser. Bon, en même temps, l'essentiel, c'est d'être sur la même langueur d'ondes.

(En lien dans le titre, OuSoPo ou la preuve que la radio, c'est plus que de la télé sans images)

lundi 28 mai 2007

Et pourquoi ? (l'orage)

Pourquoi quand les autres se prennent des hectolitres de flotte sur la tronche, à Salavas-les-flots, nous, on chante ...




Pas de jaloux, le coup de soleil SUR le dessus du pied, ça fait bien chanter aussi.

(Dans le titre, la bonne adresse pour se mettre au sec à Lyon-ville-lumière, thx JL !)

Et pourquoi ? (le camping)

Pourquoi déplier la tente c'est marrant ? (mais la replier moins)

Et pourquoi ? (le moche)


Live blogging en direct de Saint-Et. Pourquoi il y a des villes aussi vilaines ? C'est moche pour ceux qui y habitent. Mais bon il paraît que la commune investit...

(Le site des pourquoi en lien dans le titre)

jeudi 24 mai 2007

Go to the gym

Mon copain Dan croyait que la gym suédoise c'était un genre de sauna où on mangeait des krisprolls. Pffffffff...



(Dans le titre, la galerie de grille-pains d'un hardcore suisse)

mercredi 23 mai 2007

Le temps de la valse

Pendant que certains font de l'argent, que d'autres rêvent de bosser, que le printemps recule, le Monde s'écroule (ou pas ?) et que la ressemblance avec l'Italie berlusconienne se fait chaque jour plus frappante...
Moi, je pense qu'il est temps de le prendre le temps. (Oui, je me répète.) De le forcer à s'étendre. Là, on respire ! D'établir une distance salutaire, de laisser le silence reprendre ses droits. De faire l'été dans sa tête. De danser la vie. (Vous êtes vernis aujourd'hui mes petits canards, c'est la fête du lien.)
Là, c'est juste à côté de ma maison en Bretagne. Enfin non, en fait. Mais on dirait. Demain, je vous parle de gym suédoise. Honni soit qui mal y pense.



(Dans le titre, un lien vers le site des fans de Warren Buffett. Saint patron des brasseurs de dollars en herbe. J'en avais entendu parler sans croire à son existence. Mais si. Et sinon, quelqu'un a des nouvelles d'Harry Potter ?)

mardi 22 mai 2007

Brève de chiottes

Reçu aujourd'hui par émile de notre délégué du personnel.

"Bonjour à tous,
Dans les toilettes des hommes du deuxième étage, (situées près de l'imprimante) le distributeur de savon liquide a dû fuir ou peut-être que quelqu'un par inadvertance l'a fait fonctionner un peu trop ! Quoi qu'il en soit le savon avait coulé sur le carrelage rendant ce dernier très glissant. Merci d'y prendre garde,
Le CHSCT
(Le sol a été nettoyé.)"

Cette information est évidemment hautement confidentielle et met en porte-à-faux les personnes sus-citées. En particulier le courageux kommando du CHSCT qui s'est récemment illustré dans une bataille sans merci avec le distributeur de tissu à mains. Mais comme je n'ai aucun scrupule. Mani pulite. (En lien-titre, un fake ? j'hésite...)

lundi 21 mai 2007

La rock n' roll attitude

.... n'attend pas le nombre des années. (Mais elle s'arrête très tôt, vers la fin de la carte 12-25 environ parce que bon hein...)


mercredi 16 mai 2007

Londres, ici Londres...

Si même Technikart s'y met... Me suis fait avoir comme une bleue. Page 12 du numéro de mai, un encart sur un "nouveau mouvement", le MRF, Mouvement de réchauffement de la femme. Après tout, il existe bien du yoga réservé aux hommes... J'avoue, je suis allée voir, l'oeil brillant, dans l'espoir de dénicher la nouvelle révolution ou au moins la nouvelle vague qui secouerait l'est parisien de sa torpeur. Las : il ne s'agit que d'une vulgaire publicité qui porte les couleurs de la femme... aussi haut que le gouvernement de Sarko.
Aux antipodes, un jeu, Secret technology, vous propose en 13 tableaux, de lutter contre les systèmes de croyance modernes, capitalisme et consumérisme compris. Ce jeu fait partie du festival d'epoetry de Paris qui ouvre ce dimanche avec des manifestations au Cube, au Point Eph (encore) et au Divan.
Aujourd'hui, je dois lire les "15 idées pour ruiner la France", de Sophie de Menthon, qui dirige "le lobby des patrons cool" (sic), préfacée par François de Closets. Je n'oublierai pas de rigoler. D'ailleurs ça commence par "Les Français sont créanciers de la France, jamais débiteurs". Bienvenue sur Radio Courtoisie, il est l'heure d'aller travailler. Dans le titre, ce lien recommandé par les amis en exil.

mardi 15 mai 2007

La leçon de Cyrano

Six récompenses pour le Cyrano de la Comédie. Six Molières. Tant mieux pour l'institution. Touchée récemment par un scandale dont on a finalement peu parlé.
Je me souviendrai de cette soirée. Un 26 novembre. C'était ma première fois à la Comédie. Ma première représentation de Cyrano aussi. Peut-être la pression de l'orage qui planait sur Paris ce jour-là : ce fut également la première fois où j'étais aussi émue au théâtre. D'une bonne et profonde émotion de spectateur. On ne sort pas de Cyrano sans être convaincu de l'absurde d'être tiède, de la bêtise qu'il y a à jouer le comptable de ses heures et de ses entrées, de la beauté de cette rare qualité qu'est le courage. Je crois qu'une fois sortis de l'adolescence nous oublions la violence du désir. Le refus de l'hypocrisie. L'indignation, la sincérité, le goût du risque. Pour tout cela, j'ai commencé d'écrire sur le Retrouved. Pour retrouver le goût. Quelques mois et de nombreux billets plus tard, l'heure a sonné de se réveiller résolument. De s'engager si l'on veut que le monde change. Si l'on ne veut pas que le courage, la bonté... ne restent que des élégances de scène. Si l'on veut que la lumière de l'intelligence ne s'éteigne pas. Et que le désir revienne. Mais, pour Cyrano et ses acolytes, c'est pas gagné.

jeudi 10 mai 2007

Le repli des -ismes

Quand on hésite à aller se bastonner du côté de Bastille et qu'on prend garde à la fraîcheur des soirées d'avril, on peut sans perdre au change tenter l'aventure de la soirée téloche. Un audacieux concept déjà développé en d'autres temps d'autres lieux. On choisira ses compagnons de débauche et le menu des agapes avec soin. On s'échauffera les pouces pour zapper véloce. Parce qu'en ce moment y'a quand même du lourd. Hier, formidable Manon en direct de l'opéra de Berlin. Ce soir, chaudement recommandé, le Tambour. Puis tout sur les Arctic Monkeys dans Tracks. Et, samedi, hommage à Rostro. Loin du moralisme, du journalisme, du sarkozysme, du royalisme, du fanatisme. Trop, c'est trop(isme).

lundi 7 mai 2007

Combien ça coûte un président ?

On sait déjà qu'elle va nous coûter cher cette présidence. Mais par ailleurs... Pour rappel, extraits du bouquin de René Dosière. La présidence dispose de :
- 218 fonctionnaires pour sa sécurité...
- 61 véhicules, 7 scooters et 44 chauffeurs dont deux réservés exclusivement au Président (Chose curieuse, les véhicules sont assurés par une société d'assurance privée, pour un montant total de 88.398,46 €, alors que la coutume veut que l'Etat soit le propre assureur de ses biens. Enfin, c'est rien comparé aux prix de ses Airbus et Falcon.)
- dans les frais de bouche, une cave de 15 000 bouteilles... (et pas du Cuisse de la bergère 2006)
- pour faire dodo, dix résidences et annexes, dont l'hôtel de Marigny et le 2 et le 4 rue de l'Elysée et le 11 quai Branly. En province, le château de Rambouillet, une aile du grand Trianon de Versailles et le pavillon de Marly. Sans oublier le fort de Brégançon et un domaine de 15 hectares à Souzy-la-Briche dans l'Essonne, composé d'un modeste château, un corps de ferme et des communs... Ce sera tout ?
Manifestement non puisque le budget a fait un bond en avant de 500% sous Chichi. Entre 1995 et 2005, il est passé de 5,21 millions (hors fonds secrets, supprimés en 2002) à 26,14 millions (auxquels il faut ajouter la dotation compensatoire versée depuis la suppression des fonds secrets, à hauteur de 5,5 millions).
Enfin, dernière curiosité française : sa rémunération ne dépend que de lui.
A ma connaissance, contrairement à Royal et Bayrou, Sarkozy ne s'est pas exprimé sur le sujet. Mais on connaît déjà ses goûts de luxe. Un président à surveiller donc. En tous cas, si les rumeurs se confirment, ce n'est pas Cécilia qui fera grimper la note.
(En lien dans le titre, aller payer ses respects à notre nouveau et glorieux président sur petites-phrases... ou s'exiler)

dimanche 6 mai 2007

Fin de campagne

Pas de live blogging, contrairement à pas mal de mes confrères du ouèbe. J'suis au lit. Clouée par une angine d'avril. Empirée par un reportage dominical au fin fond de la Normandie où l'on oublie comme il fait frais aux petites heures du matin. Monsieur le maire nous a payé le café. Pis les croissants. Pis encore l'café parce qu'il fait pas chaud. Et on s'en est grillé une dehors en attendant les votants. La Denise est venue la première. Comme à son habitude. Avec ses deux fils agriculteurs. On a parlé de Paul, on avait un ami commun tiens ! On a repris le café pour fêter ça. Ensuite sont venus les deux Thierry qui se préparaient à partir l'un à la messe, l'autre à la pêche. Et leurs femmes, qu'ont quand même un poulet au four alors faut pas traîner. A 11h, tout le monde s'est retourné comme un seul homme : des primo-votants ! et les nouveaux, y paient l'apéro ! oui dame ! J'adore le vote dans les campagnes mais j'ai un peu mal au foie là.

(En lien dans le titre un jeu pour oser José oser Bové yeah)





Et, fin de campagne pour certains, début de l'aventure pour d'autres : bienvenue à Rue89. Et bonne chance.

vendredi 4 mai 2007

La sainte insouciance et le vote

Ce sont peut-être nos derniers jours d'insouciance. Puisque bon, on s'en approche doucement doucement... c'que j'en dis, moi :



Le grand absent de cette campagne est une absente, convoquée dans les meetings comme poupée témoin puis renvoyée à ses pénates. C'est la culture. Assouline en dit plus ici. En revanche, les petites vanités auront été largement servies. Qui disait : "Il y a des gens qui ressemblent aux vaudevilles, qu'on ne chante qu'un certain temps."


(Dans le titre, on parle d'amour. Un sujet de saison. Et qui nous changera des trop sujets sérieux.)


jeudi 3 mai 2007

Si j'aurais su...

C'était au moment des 17% du nucléaire. Les 17% de Ségolène et les 50% de Nicolas. Soyons honnête, l'une avait plus tort que l'autre. J'ai éteint ma télé. Plus envie. Plus envie d'écouter les cris d'un combat de coqs mêlé d'incompétence crasse. Juste parce qu'il nous faudrait choisir entre les deux à l'aune d'un affrontement censé déterminer la plus forte et la plus juste idée de la France. Je sais pas vous mais moi je n'ai retenu que des sourires. Crispés, ironiques, de vengeance, de satisfaction. (Le corps parle pour nous souvent. ) Et la France était bien loin. Les idées n'en parlons pas. J'avoue que je ne sais même pas comment on fait pour rester concentré et cohérent sur le fond quand on est autant dans l'attaque personnelle et la recherche du bon mot. Mais certains mots méritaient. Comme souvent, un bon compte-rendu sur le site de 20 Minutes qui intègre également les commentaires live des bloggeurs. Quant au "duo du duel", l'oeil torve et le chrono pour seul centre d'intérêt, ils ont assuré un rôle de pots de fleurs d'apparat, les vieilles fleurs qu'on ressort dans les grandes occasions, incapables de recentrer le débat, de trancher quand le dialogue s'embourbait, de relancer sur les questions épineuses. Du grand journalisme.

mercredi 2 mai 2007

Même pas peur

Le 1er mai a manifestement tapé sec sur la bille de nos représentants nationaux. En Bretagne, Sarko se place sous l'égide de Victor Hugo (mais à la réflexion, est-ce que Victor Hugo ne devrait pas REMERCIER Nicolas Sarkozy de son hommage ? et Jaurès ? et Malraux ? bande d'ingrats...), à Charléty, Ségo se prend pour le Christ (la honte, ptain la honte merde) et Le Pen, du côté de l'Opéra, se rejoue Antigone. Moi, cette campagne me gave. J'en ai marre de voter en me bouchant le nez et les oreilles. De ne pouvoir applaudir qu'une fois en six mois. Et encore, quand ça les arrange. Ce soir, je regarderai pas le débat. Je vais aller voir Spiderman 3. Et dimanche, ben peut-être je voterai pas.


La question du jour : qui a dit "Un sot trouve toujours un plus sot qui l'admire ?"

lundi 30 avril 2007

Rhabillé(e) pour le 5 mai

Hier à Bercy, Sarko tenait son Vivement Dimanche. Si les militants Green Peace n'ont même pas eu le temps de sortir le drapeau vert avant d'être interceptés par la flicaille, d'autres étaient en revanche très attendus. Alliot-Marie s'est illustrée dans la pique prête-à-envoyer. Dommage pour le niveau du débat, élevé quelques heures plus tôt par Bayrou et Royal devant toute la presse française et étrangère. Pour une fois qu'on se donnait en exemple plutôt qu'un spectacle.

vendredi 27 avril 2007

Prendre la hauteur nécessaire




(En lien un gadget qui circule en ce moment au bureau. Personnellement, Jean-Marie Sarkopen me fait penser à un ancien prof de maths... paix à son âme.)

jeudi 26 avril 2007

Swinging Bach

Les Pâques sont passées mais il n'est pas trop tard pour vous parler de Bach. Chez les Bach, on est musicien de père en fils, une sorte d'artisanat familial. L'histoire retint Jean-Seb. Carrure historique en plomb massif qui écrase ses contemporains et leurs successeurs jusqu'à la vingtième génération, oeuvre tellement large qu'en demandant à tous les critiques autorisés de faire une ronde, on n'arriverait encore pas à en faire le tour. Difficile de faire court sur le bonhomme : une intégrale compte en moyenne 170 CD. On se concentrera sur la Passion selon St Matthieu. A écouter ici, avec l'orchestre de musique baroque d'Amsterdam. Il faut fermer les yeux et oublier le décorum prout prout église-musique classique qui se prend très au sérieux.
Parfois certains jazzmen s'autorisent à dire que Bach, ça swing. C'est pas faux mais des fois, je me prends carrément à rêver à une Passion chantée par une troupe en treillis baskets sur un terrain vague. Qui raconterait la fin tragique de ce gosse juif et palestinien, futur agitateur révolutionnaire qui choisira le camp des pauvres. Mais bon...
Ce soir, une conférence sur le podcast : "une révolution pour les médias ?" dans l'amphi de l'abbé Grégoire aux Arts et Métiers. Entrée libre et vidéo mise en ligne sur le site de l'école.
Enfin, ce feuilleton désopilant met en scène les aventures de l'agent Airhole et de sa BEVU (Brigade d’Encouragement au Vote Utile). Détournement de roman-photo, Claire Chazal en guest star, la campagne en toile de fond. C'est déjà autant de bonnes raisons pour aller voir le dernier épisode.

(Dans le titre, l'extrait de "Ségo et Sarko sont dans un bateau", pour les retardataires)

mercredi 25 avril 2007

Combinatoire toi-même

Non, je ne vous raconterai pas comment j'ai bourré la gueule de mes collègues avec des chocolats fourrés à la crème de champagne. J'ai honte. En revanche, je vous avais promis un atelier symphonie. Alors, ça se passe ici. Attention, c'est de la musique combinatoire (à l'inverse d'aléatoire) et quand il y a des maths à la clé, ça peut devenir très compliqué. Pour un exemple probant, voir . Sur le site de l'expérimental Jason Freeman, toujours, à découvrir : Network Auralization for Gnutella ou Shakespeare cuisinart.
Dans le même genre musical, cette histoire mise en scène et racontée par le Washington Post (merci Nico). Le journal demande à Joshua Bell, jeune prodige du crincrin, de jouer dans le métro. Avec cette idée en tête : si l'art est universel et que l'interprète est à la hauteur de son art, le public devrait s'arrêter pour écouter. Résultats de la course... en 45 minutes, 7 personnes et 32$.
Et pendant ce temps, Télérama éditote sur "Julien de la Nouvelle Star, rockeur ou imposteur" ? Eh oui, ça continue ce soir. Heureuse combinaison du sadisme qui sommeille en chaque spectateur et de la nostalgie des rengaines populaires. Une autre approche de la musique.


(En lien dans le titre, la nouvelle attraction de petites-phrases.com que me signale Samski : un bisounours bayrouiste à caresser, dans le bon sens du poil naturellement.)

mardi 24 avril 2007

Des cartes

En attendant les résultats de la consultation populaire lancée hier... Voici un post pour ceux qui aiment les cartes, les géographes, les aménageurs du territoire, les randonneurs et les autres. Un site qui vous dit où vous êtes. Par exemple, vous êtes perdu dans une ville dont vous ignorez le nom et la physionomie. Vous n'osez pas demander mais vous bénéficiez d'une connexion internet. Normalement, il trouve. Normalement... Une dont je vous ai déjà parlé mais je suis patiente, je répète, c'est pour votre bien. Une autre, encore, pour rentrer safe. Mais ça ne marche qu'aux Stems. Une carte enfin qui vous aidera, mieux que le dernier numéro du Point, pour savoir où il fait bon vivre. Demain, contrairement aux apparences, on ne parlera pas de philosophie. A priori. On fera un atelier symphonie. Et je vous parlerai de chocolat au champagne. Dingue non ? (En lien dans le titre, une autre carte pour mes amis hypocondriaques)



source : Télérama again, entre autres (la flemme si vous saviez, la flemme...)

lundi 23 avril 2007

Parlons-nous

Je voudrais bien savoir comment 88.121.136.# (Paris, Tiscali telecom) est arrivé sur le Retrouved en cherchant "grosse salope en chaleur". Et pourquoi cet inconnu d'Orléans se connecte jusqu'à dix fois par jour. Et pourquoi mes statistiques sont si faibles le week end et exponentielles entre midi et 2. (nan ça je sais)
Sérieusement, je ne suis pas sûre de vouloir tous les lecteurs du web. C'est pas une auberge ici. C'est une maison respectable. Alors ma proposition, pas très classe mais efficace : j'engage un videur, en d'autres termes vous devrez passer un test de culture général et montrer un certificat de baptême pour lire le Retrouved. Ou plutôt, non, vous devrez vous identifier avec un code. C'est juste une petite étape de plus qui devrait même s'accélérer si vous activez la fonction mémoire de votre mozilla ou consort. Z'êtes d'accord ?

Le grain familial

Si les familles sont le dernier repaire de la folie quotidienne, la mienne pourrait faire office de salle de bal. J'ai appris ce week end que je jouais au foot. Si : arrière-gauche. Je suis noire même, "j'espère que ça ne te dérange pas" a ajouté mon frère. Ben non, quitte à être un garçon, autant que l'expérience soit totale. Quant au capitaine de mon équipe, c'est un lapin.
C'est Soccer 2 Final Machin l'explication. Mon frère s'est constitué la seule équipe capable, selon lui, de battre Lyon : lui en attaquant, l'autre frangin, le grand, en 2e attaquant super stratégique, papa dans les goals, les trois soeurs en arrière et maman entraîneuse. C'est Mac, le lapin glouton qui laboure plus habituellement la litière de sa cage que l'herbe des terrains, qui mène la fière équipée.
D'ailleurs, maman, elle a voté Arlette. En vrai. Elle qui est plutôt du genre balle au centre a justifié en découpant la tarte aux fraises des dominicales mais citoyennes agapes familiales : "C'est sa dernière élection, la pauvre !" Le vote-compassion, on l'avait oublié.

(En lien la dernière expo de la BnF, à voir avant fin mai : Sur les traces d'Ulysse. Son site internet est déjà une invitation au voyage.)

jeudi 19 avril 2007

Il est jeudi 11 a.m.

Beh non, j'déconne ! j'allais quand même pas vous laisser comme ça, sans babyphone, sans hotline, sans crier gare, un mercredi soir !? hein, franchement, qui pourrait bien avoir une idée aussi saugrenue alors qu'il fait un temps à aller taquiner la vague ? (ou pas d'ailleurs)
Hein ? franchement... Alors qu'il se passe tellement de choses plus intéressantes en virtuel ? Il est jeudi 11 a.m. et je désespère de voir arriver la quille en allant chercher un sixième sucre liquide au café et en pianotant machinalement. Je découvre, il était temps, le magnifique blog de Djac Baweur, altiste et téléramophile, qui parle de Malher comme mon ado de soeur (l'autre, celle qui n'a pas encore l'âge d'aller voter Besancenot) me parle de Diam's. C'est-à-dire que ça devient intéressant. Ce blog de Bédé dont j'avais, je crois, oublié malencontreusement de vous causer. Ainsi que celui de cette canaille de Larcenet. Ou encore : la Supérette. Vlog musical de haut bol. Dans la même famille, je demande papa télérama. A écouter : la rencontre avec un japonais passionné de chanson française, de vraie bonne chanson française comme on n'en fait plus tout se perd, je veux dire.
Lu ce matin dans le Métro : ce site qui répertorie les pubs qui lavent plus blanc que blanc, en d'autres termes le 4x4 qui protège la nature. Toujours dans l'esprit j'déconne je suis un gros con de droite : ce jeu pour apprendre à survivre au Darfour. Hum, hum... (des limites de la communication ?) Et enfin, restons dans l'actu, ce podcast gazou gazou elle est trop chou, sur les photos des candidats vues par une 3 years old.
Bon, comme dirait St mathieu, à chaque jour suffit sa peine. Non ? Bon uiken.

(En lien, le site de Tracks pour ses 10 ans ! c'est aujourd'hui ! bonanniversaire)

mercredi 18 avril 2007

Pâques après l'heure

C'est marrant, j'aurais pu vous parler de Peillon radié des listes électorales, de l'affaire Boulin relancée ou encore du fameux sondage des RG. L'actu foisonne d'une foultitude de sujets passionnants. Mais non le Retrouved est un peu mort là. Sur sa porte on a cloué : "Fermé pour cause de ... résurrection !" Traduction : c'est l'printemps ! on s'extirpe d'un profond profondément ennuyeux hivernage, on prend son p'tit vélo et on va marauder du lilas au bois de Vincennes. Bon week end. Et comme dirait l'autre : "Votez dur, votez mou mais votez dans l'trou !"

(En lien, de la réclame gratuite pour mes amis bretons, en plus c'est joli, ils ont des noms très bucoliques.)

lundi 16 avril 2007

Un être heureux

En m'attaquant à mon enquête sur les destinations où il fait bon exporter, j'en arrive à interviewer le jeune patron des billards C. Et lis avec ravissement sur son site : "Qu’il soit particulier, professionnel ou collectionneur, l’acquéreur d’un billard C. est un être heureux." Vu le prix des bestioles, le problème c'est l'état du moral le jour où il fait un trou dans son tapis. Toujours en lien avec mes passionnantes recherches, la formation des chefs de PME cette fois, me voilà sur le site de Polytechnique. Je découvre qu'on peut y consulter les cours en ligne. A "langues et cultures" : 0 résultat. Heureusement que l'intitulé était au pluriel. Autre détail amusant : quand on clique sur les "ressources pédagogiques" correspondant au salivant cours sur les "modèles en finance et simulations", on tombe directement sur cette page. En voilà un qui ne simule pas sa joie de vivre.

(En lien dans le titre, la propagande, pardon, les saines lectures du ministère de l'Economie pour les enfants.)

dimanche 15 avril 2007

A drop of water in an endless sea

Les journalistes bloguent à tous vents. C'est un fait. Mais ils ne parlent pas que de politique. Ou de l'avenir de la presse écrite et de leur dernier bouquin. Bruno Frappat, ancien red' chef de LaCroix, se livre "à vif" sur le sien. On pouvait y lire cette semaine, entre deux éditoriaux sur les parachutes dorés des Pdg et la campagne présidentielle, cette confession de foi émouvante. C'était pour le week end de Pâques.



(en lien dans le titre, ce qui fait les unes de la presse anglaise aujourd'hui parce que quand même il y a des questions sacrément importantes)

samedi 14 avril 2007

mercredi 11 avril 2007

En haut à droite

Métro attaque : sur la fameuse affaire des intempestives déclarations de Sarkozy sur la pédophilie et le suicide dans Philosophie Magazine, l'article aujourd'hui en page 4 lâche les chiens. Après en avoir relevé toutes les ineptes conséquences :
- les pulsions suicidaires et les tendances pédophiles ne se soignent pas
- les agresseurs ne sont pas responsables
- ces maladies sont purement génétiques (et pourquoi ne pas sélectionner les individus alors ?)
Et pointé la contradiction évidente d'un mal présent dans l'homme dès la naissance avec la croyance revendiquée d'une espérance chrétienne. Qui s'appuie elle sur la possibilité de choisir entre bien et mal.
Le gratuit porte la touche : "Par delà la polémique, ce nouvel épisode de la campagne révèle le désert intellectuel dans lequel la plupart des candidats évoluent." Et la chute : "La plus grosse erreur du candidat de l'UMP aura donc été de vouloir s'extraire le temps d'une parenthèse philosophique des discours creux et des meetings où l'on brasse de l'air. Un luxe qu'un candidat à la présidence ne peut pas se permettre." Ramasse tes dents s'il te plaît. Pas encore en ligne sur leur site à l'heure où je vous parle. Où l'on découvre également une vidéo interdite de diffusion. A voir évidemment. Ainsi que le compte-rendu de son interlocuteur qui très étonnamment parle de tout sauf de ces outrageux propos.
Pas de réponse de l'intéressé. D'ailleurs, c'est marrant, son blog officiel n'arrive qu'en 8e position lors d'une requête google. Loin derrière ses parodies. Sinon, y a un ptit gadget. Un compteur avec des bouts de seconde qui défilent vite vite vite. En haut à droite. Onfray remarque le même instrument dans le bureau du candidat et le décrit en ces termes choisis : "Non loin, en face du bureau, une table avec la presse du jour et les quotidiens. Derrière le fauteuil du ministre, une horloge à affichage numérique (la même tuait le temps avant le changement de millénaire sur la façade de Beaubourg pendant des mois…) décompte compulsivement les heures, les minutes, les secondes qui (nous) séparent des élections… Le Ministre, le pouvoir, l’angoisse.Le sablier post-moderne en instrument de Vanité, voilà probablement un indice sur l’âme de l’homme qui court après le temps, que le présent n’intéresse qu’en regard du futur, de l’avenir, de demain." Un peu flippant quand même.

(en lien le petit gadget de Métro)

lundi 9 avril 2007

La politique a du poil aux pattes

Il paraît que les hommes accordent moins de confiance aux compétences d'une femme, que d'un homme, en matière d'économie. Etonnant : personne n'a encore abordé la question du salaire au cas où quelqu'une serait élue. Y a pas de petites économies.
En plein week end de Pâques, en voilà un qui se met les bigotes à dos. Heureusement, pour les femmes, et notamment en terme de salaires, il promet de tout changer. Celles qu'il a choisies sauront réchauffer le coeur des électeurs. Cf la petite blagounette de sa porte-parole sur "le ministère de la rénovation urbaine au Kärcher" par exemple. L'assurance d'une France où les femmes pourront briller par leur cynisme autant que leurs mâles homologues. Hum, ça va sentir bon la testostérone ! (Qui a dit que les femmes n'étaient pas utiles en politique ? Tu sais tricoter ? Allez, au boulot !)

vendredi 6 avril 2007

J'ai signé

Premier CDI. Premier jour. Mon bureau est prêt. En face de moi, ma collègue et un bégonia. Partout ça sent bon le café des gens tranquilles, la moquette est immaculée et tout le monde a l'air de sortir de thalasso. J'essaie de respirer mais il fait trop chaud. Un chaud douillet poisseux qui vous étreint. Je voudrais partir, j'ai pas envie d'aller à l'école, ils ont l'air relou les gens qui me regardent derrière leurs ordinateurs. Sourires de compréhension. On est tous passés par là. Souvenir ému du premier jour, le petit doigt sur la couture du pantalon. C'est la nouvelle, la castor junior, la future "collègue". On m'a laissé une pile de post-it de plusieurs couleurs et la collection des anciens numéros. Un titre : "PME : au secours les syndicats arrivent".
Allez, ça va bien se passer. Je vous promets plein de billets poilants. Z'allez voir, on va bien rigoler. D'ici là un joli week end. De pâquerettes et de pacotille.