mardi 19 juin 2007

Vous connaissez la chanson

Hier soir, sur France 2, Mots croisés. Une invité de choix : Raphaëlle Bacqué, rédactrice en chef du service politique du Monde. A la même seconde, quelques canaux plus loin, sur la 5, rediff de C dans l'air. Une invité : toujours Raphaëlle Bacqué et son sourire "j'en sais des choses, moi, mais je ne dirai rien". Je me souviens d'un temps où elle affirmait : "Ici, petite, on fait et on défait les carrières." Elle assurerait la sienne en se ménageant une belle retraite cathodique ? En tous cas, ça renouvelle pas des masses les plateaux français, quand ils ne sont pas déjà moribonds...

En lien-titre, je vous oriente vers ce morceau choisi extrait du nouveau site de l'INA consacré à la chansonnette...

samedi 16 juin 2007

Pomme non traitée

Live blogging from Caen. Week end chez une de mes plus vieilles amies. Dans la vie, elle enseigne à Honfleur. Commence invariablement ses cours par un tonitruant : "Salut les bulots ! on s'réveille ! ô joie ! ô bonheur ! 2 heures d'histoire et l'explication du problème de zizi de Louis XVI". Dans la vie, elle est pareille. Parfois pire. C'est impossible de ne pas l'aimer. Le week end, elle se taille fissa : "Hey, j'ai pas quitté Paris pour me taper les parigots le week end hein !". Du coup, elle fait comme les normands, elle va à Lion, à Luc... dans les ptits villages de beaufs de la côte. Beaufs version normande. C'est-à-dire moins vulgaires que simples, et plus matérialistes que méchants. Parfois surprenants. Par exemple, ce week end, la fanfare jouait sur la place du Petit Enfer, entre deux averses. Le djeune à l'accordéon et le vieux à la guitare électrique. Le tracteur de plage en fond sonore et le graillon de la baraque à frites qui imprègne tes vêtements trempés. A la fin, ça guinchait presque. En revenant, je sais plus pourquoi, on parlait de la mort. Toujours pragmatique, cette fois, ma pomme m'a clouée. "Etre enterré, c'est pas une solution, ça prend de la place, pis on y va jamais sur les tombes. Nan moi, je sais ce que je veux : mes organes, enfin ceux qui restent, à la science, et le reste, proprement incinéré, en engrais. Pour un rosier... Autant que ça serve !"

Dans le titre, y a de la pomme mais pas que...

vendredi 15 juin 2007

Monsieur Djibril

A bosser à Boulogne, chez les riches, on fini par avoir de drôles de fréquentation. Honnêtement, je ne pensais pas que j'en arriverais là (ou là, ou là encore... qu'est-ce qu'on se marre quand même). Dans la blog-roll de mes "nouveaux amis", je vais bientôt pouvoir compter le vieux de la vieille (Europe). (Je me demande s'il envoie son texte manuscrit par pneu ou par pigeon...) (Et pendant ce temps, on se demande encore qui étaient les auteurs du blogue d'un autre fameux... qui court toujours !)
Ce matin, Monsieur Djibril, à Odéon, m'a proposé, par l'entremise d'une petite carte de visite, de "réussir là où les autres ont échoué". C'est ce qu'on appelle avoir le sens de la publicité parce que, même avec des "facilités de paiement selon vos moyens", je ne lui aurais pas donné mon argent pour qu'il échoue là où les autres ont réussi. Parmi ses multiples talents (chance, examens, réussite commerce et affaires, permis de conduire...), Monsieur Djibril se distingue par une spécialité : "Si vous voulez vous faire aimer ou si votre partenaire est parti avec quelqu'un d'autre, c'est mon domaine ! Vous serez aimé et votre partenaire reviendra, je créerai entre vous une entente parfaite sur la base de l'amour et il (elle) courra derrière vous comme le chien derrière son maître". Moi, je n'ai pas d'affection particulère pour la race canine, encore moins pour ceux qui les imitent. Mais il y a peut-être quelqu'un qui, ce matin, aurait eu besoin du secours de Monsieur Djibril. Un homme a retardé la ligne 9. Des collègues râlaient au bureau : "c'est pas une heure pour se suicider..."
Vous n'aurez pas été sans noter la présence d'un nouveau gadget, là, à babord. C'est une horloge qui indique les horaires des marées basses (BM) et hautes (PM). Le chiffre correspond au coefficient. J'ai commencé avec Boulogne mais, vous inquiétez pas, on va pas tarder à mettre les voiles.

(C'est pas pour moquer, mais quand Libé fait un mag "tendances", c'est comme Le Parisien qui lance un tabloïd, ou Mac Do qui dirait "on va faire de la junk food" - cf titre - tribute to aperitchoune)

jeudi 14 juin 2007

Saladier d'envies

Envie de partir ? de prendre un peu l'air ? Cet article de Rue89 est une invitation à aller se dégourdir le coeur sur les chemins de René Char. Et puis, ça me fait penser aux vacances de Van der Keuken, découvert il y a tout juste un an, au fond de la bibliothèque de Cherbourg, un DVD abandonné là entre deux guides de voyage... le bonheur du hasard, le parfum du mois d'août et de l'essentiel. L'anniversaire de maman, les grands tours de vélos le long du canal et de la voie de chemin de fer, l'odeur des champs cuits et recuits sous le soleil breton, et celle des salades composées englouties entre deux siestes.
Ah, et tant que j'y pense, je voulais vous alerter sur un truc depuis quelques temps : la papaye, c'est dégueulasse. Je me fais régulièrement avoir. Honte aux restaurants qui la servent et aux fabricants de yaourt qui persistent à en polluer les séries "fruits exotiques". Il paraît d'ailleurs que c'est, en Asie, le symbole de la soumission de la femme. Je me disais aussi... (en lien-titre, des recettes pour donner un goût fonctionnel à ce billet par ailleurs totalement gratuit)


mercredi 13 juin 2007

Cloquine

Puisqu'en ce moment, on observe une maternite aigue et que, pour ma pomme, je passe mon tour... Alors, voilà. C'est l'histoire d'une potine, grande pote de taille petite, enfin assez grande en tous cas pour se lancer dans l'auto-duplication. Elle a un nouvel ami, ces derniers temps. Il s'appelle Predictor*. Il lui confirme régulièrement que, chez elle, y a personne dans le tiroir. Et ça la fait un peu chialer. Moi, ça me fend le coeur. D'autant que j'avais bien envie de vous/nous lancer dans un grand jeu de l'été tatatatata "votez pour votre prénom préféré". Un genre de géant abécédaire. A la lettre B, je propose : Barnabé ou Basil, Babette ou Bertille. Je kiffe le B. Galéjade à part, je vous confirme que si tirer sur les cigognes, ça marche moyen, mettre des pancartes "cigognes je vous aime" sur la cheminée, non plus. Même avec des super belles pancartes. Surtout que, rue au maire, y'en a qui seraient foutus d'en faire des nems. Des cigognes. M'enfin.
Alors bonne chance à celles qui essaient d'attraper des bébés, bon courage à celles pour qui le mal est fait ! (En lien dans le titre, un jeu débilitant ; eh ouais, ça fait partie du voyage, gazou gazou mes petits lecteurs, ils sont contents mes petits lecteurs, ils ont bien pris leur pose blog, ils vont retourner travailler hein ? bisous bisous bisous)


*en vente libre chez tous les grossistes (ne pas confondre avec Predator, le ginseng qui vous rend plus fort, nan mais c'est quoi ce nom ?)

mardi 12 juin 2007

lundi 11 juin 2007

Le boulet philosophal

(ou le sujet qui te plombe ton épreuve)

Série L (littéraire) coefficient 7 : Toute prise de conscience est-elle libératrice ?
Hum, c'est-à-dire que... vous pouvez répéter la question ? Je peux vous parler de moi ? (dommage, ce n'est pas un oral jeunes gens et vous n'êtes pas les héros d'un film de Woody Allen)

Série S (scientifique) coefficient 3 : Que vaut l'opposition du travail manuel et du travail intellectuel ?
Demande à ton prolo de père ou si pas, passe ton tour et prépare la prochaine question :
Le désir peut-il se satisfaire de la réalité ? (ça titille l'imaginaire scientifique ça)

Série ES (économique et social) coefficient 4 : Peut-on en finir avec les préjugés ?
(risque de crise d'angoisse pour le candidat qui sera légitime à prier Ste Rita de trouver une réponse moins bête que la question... pour autant que l'ES prie)
On préférera : Que gagnons-nous à travailler ? Réponse dans le titre. Eh oui, rien n'est gratuit.

Alors que pendant que vous révisiez, au G8...

vendredi 8 juin 2007

La culture dans les coins

Vous n'aurez pas été sans noter que le contenu du Retrouved s'émancipe quelque peu du sérieux qui le caractérisait jusqu'alors pour flirter avec un sentimentalisme de la pire espèce. Un mauvais goût que je ne saurai justifier sans invoquer la rumeur qui laisserait accroire que l'auteur de ce blogue serait méchamment in love ces temps-ci. Rien de grave. Mais bon, ça déteint forcément un peu sur le reste.
Brèfle. Comme, en plus, ça nous fait un sujet de conversation croustichoc avec mes désormais "chers" collègues, j'en profite, j'en rajoute, je cabotine. Dans la rubrique "complicité à la machine à café", une brillante idée a surgi ce matin quand l'une d'entre nous a évoqué le fait que les musées, en amoureux, c'est surtout une occasion de se pécho autrement qu'à l'horizontal : un top ten s'imposait.

And so... the winner is :

1. Branly, ses recoins sombres, ses phallus de tous les continents 2. Le sous-sol de la MEP, calfeutré, pierres apparentes, oeuvres incompréhensibles 3. Beaubourg, ses salles vidéos tout confort ; également le bar, un peu hors compétition et pas du tout démocratique 4. Carnavalet, beaucoup de salles, pas toujours autant de surveillants 5. Le musée Picasso, son joli jardin au coeur de Paris, pour s'offrir l'éternel débat sur la subjectivité du regard 6. Le Lourve miédéval, le trouble face au poids de l'histoire, le contact de la pierre rugueuse... etc 7. L'Institut océanographique, c'est bien simple, il n'y a presque rien à voir et pas l'ombre du bonnet d'un Cousteau 8. Le musée de la Marine et ses énormes colonnes (au sous-sol) 9. Jacquemart André et ses expositions romantico-solubles 10. Le musée Guimet, entre sabres afghans et statuettes indiennes, on s'y perd à une vitesse affolante

Ce billet est contributif : vous êtes invités à donner votre avis comme dans un jury populaire.

(En lien dans le titre, ce blogue hilarant, pour qui goûte l'humour des dossiers de presse, sur la nouvelle campagne d'une lessive qui miaule.)



mercredi 6 juin 2007

Poésie du jour, bonjour

Ce matin, ligne 10, Boulognes-Gare d'Austerlitz, un garçon est entré avec un paquet de café qui a répandu son odeur dans tout le wagon. Javel André Citron : un vieux lit le journal en souriant. Pendant tout le trajet, une respectable ménagère de moins de 50 ans marque du bout de l'escarpin le rythme des rifles qui s'échappent des écouteurs de son voisin de strapontin.
Arrivée au bureau : "Faudrait que tu comprennes qu'on est quand même plus b2b que b2c" explique sans rire la chèfe. "Franco de port, ça veut dire : libre de taxe postale, explique ma collègue Houda, à la machine à café : pas hallal !" Dans les sujets du mois prochain, celui qui a le plus de succès s'intitule : "Comment refuser une augmentation sans démotiver ?" Nos lecteurs plébiscitent. Nos chefs aussi. Dans le même temps, on a appris qu'ils étaient payés au variable, avec une prime basée sur la "qualité éditoriale". Intéressant non ?


(En lien, le musée Paul Eluard, parce qu'en matière de poésie, c'est quand même parmi ce qui se fait de mieux. Oui, je suis partiale, c'est comme ça.)

mardi 5 juin 2007

La loquèle, c'est une maladie ?

Attention, ce billet n'est pas réservé aux hypokhâgneuses. Pour ceux que le sujet rebute, vous apprendrez quand même deux mots nouveaux aujourd'hui. Et qui peuvent rapporter gros au Scrabble.

Cette découverte, cruelle mais utile : les Fragments d'un discours amoureux de Barthes. Ou la désacralisation totale et littéraire du mythe de l'"amour de l'amour". Des poses, des cris et des larmes de l'amoureux transi. On ne peut pas lire cet essai sans signer la fin de sa carrière de prima dona. Ou alors en faisant preuve d'une mauvaise foi démesurée. Ou d'un dédoublement de personnalité inquiétant. En tous cas, ça met en perspective comme diraient les peintres de la Renaissance.
La loquèle, à cet égard, nous servira d'exemple sur cette analyse des figures du discours amoureux. (Je ne cite pas in extenso)
"LOQUELE. Ce mot, emprunté à Ignace de Loyola, désigne le flux de paroles à travers lequel le sujet argumente inlassablement dans sa tête les effets d'une blessure ou les conséquences d'une conduite : formes emphatiques du "discourir amoureux". (...) Par moments, au gré d'une piqûre infime, il se déclenche dans ma tête une fièvre de langage, un défilé de raisons, d'interprétations, d'allocutions. Je n'ai plus conscience que d'une machine qui s'entretient elle-même, d'une vielle dont un joueur anonyme tourne la manivelle en titubant, et qui ne se tait jamais. Dans la loquèle, rien ne vient empêcher le ressassement. Dès que, par hasard, je produis en moi une phrase "réussie" (dans laquelle je crois découvrir l'expression juste d'une vérité), cette phrase devient une formule que je répète à proportion de l'apaisement qu'elle me donne (...) je la remâche, je m'en nourris ; pareil aux enfants ou aux déments atteints de mérycisme, je ravale sans cesse ma blessure et la régurgite. (...)
Je prends un rôle : je suis celui qui va pleurer ; et ce rôle, je le joue devant moi et il me fait pleurer : je suis à moi-même mon propre théâtre. Et de me voir ainsi pleurer, je pleure de plus belle ; et si les pleurs décroissent, je me redis bien vite le mot cinglant qui va les relancer. J'ai en moi deux interlocuteurs, affairés à monter le ton, de réplique en réplique, comme dans les anciennes stychomythies : il y a une jouissance de la parole dédoublée, redoublée, menée jusqu'au charivari final."
Bon, et sinon, il fait quel temps chez vous ? Nan, parce qu'ici, c'est parfois ci parfois ça et puis on ne peut jamais prévoir, c'est sûr, le temps qu'il fait, c'est plus ce que c'était, d'ailleurs... hein ?


(En lien dans le titre, je caresse mon égo dans le sens du poil en servant de "texte d'auteur" à un concours... d'infirmiers. Ok...)

lundi 4 juin 2007

Comment savoir...

... si on a trop bu ? Quand une fille qui ne sait pas distinguer sa gauche de sa droite veut se battre avec un ancien champion de France de Boxe... et qu'elle va chercher les gants pour se faire taper, elle a un peu bu. Quand elle lui colle la droite de sa life sans vraiment faire exprès, elle a un peu trop bu.


(En lien dans le titre, le très formidable Hara Kiri sans lequel les dimanche soirs auraient tellement moins de saveur et qui aurait certainement salué cette performance de pure improvisation - ci dessous, la seule raison de succomber parfois au plaisir coupable du radio crochet... parfois)


dimanche 3 juin 2007

Très Honoré

Après Dans Paris, Honoré remet sa caméra dans le pas rapide de Garrel. Encore lui, encore Paris, encore une belle brochette derrière. Notamment Mastroianni. Avec Les chansons d'amour qui, comme le titre ne l'indique pas, traite du deuil, Honoré continue de faire la promo de Beaupain. Et alors, oui, c'est un film de bobos mais il aura au moins eu l'insigne mérite de réhabiliter la comédie musicale. Et puis, si Le scaphandre et le papillon commence avec la Mer, finir avec Barbara... quelle classe, quelle classe !



(En lien dans le titre, un site malin pour réviser les participes passés et épater vos amis avec des verbes "accidentellement pronominaux")

PS : dans le film, il s'agit de "Ce matin-là..."

jeudi 31 mai 2007

Humour made in Normandie

Hé hé, ça bouge chez moi... (en lien dans le titre, les mêmes version cousins bretons - cf "choisis ton clown")


mercredi 30 mai 2007

L'entreprise buissonnière

Un 5/20 barre en rouge la première page de mon enquête sur les réseaux professionnels des PME, une enquête de grande envergure destinée à matelasser notre numéro du mois de juillet. En dessous, écrit rageusement : "Nul ! du travail de journaliste de presse généraliste". Une goutte de sueur perle au bout de ma paupière gauche. Je fais le décompte mentalement des jours qu'il me reste avant le bouclage : 2. Impossible. Personne ne pourrait y arriver. Je vois l'ongle manucuré de ma chèfe pointer vers la porte... quand la sonnerie de la récré me réveille de ce vilain cauchemard dont les stigmates sont inscrits sur mon visage à raison de AZERT, QSD, WX, Ctrl, Alt, shift. Retour à la réalité. Nous sommes à Boulogne, il est 11h et la pluie tape au carreau. Tant pis pour la marelle. Bon ben je vais faire mes exercices de lecture...
Un nouveau chef se profile pour la Banque mondiale. La tradition veut que que le choix américain soit automatiquement validé, selon un partage des pouvoirs qui laisse les Européens libres de nommer le chef du Fonds monétaire international. Ah, si c'est la tradition alors... En France, les centristes continuent de se ridiculiser. Bon, en même temps, l'essentiel, c'est d'être sur la même langueur d'ondes.

(En lien dans le titre, OuSoPo ou la preuve que la radio, c'est plus que de la télé sans images)

lundi 28 mai 2007

Et pourquoi ? (l'orage)

Pourquoi quand les autres se prennent des hectolitres de flotte sur la tronche, à Salavas-les-flots, nous, on chante ...




Pas de jaloux, le coup de soleil SUR le dessus du pied, ça fait bien chanter aussi.

(Dans le titre, la bonne adresse pour se mettre au sec à Lyon-ville-lumière, thx JL !)

Et pourquoi ? (le camping)

Pourquoi déplier la tente c'est marrant ? (mais la replier moins)

Et pourquoi ? (le moche)


Live blogging en direct de Saint-Et. Pourquoi il y a des villes aussi vilaines ? C'est moche pour ceux qui y habitent. Mais bon il paraît que la commune investit...

(Le site des pourquoi en lien dans le titre)

jeudi 24 mai 2007

Go to the gym

Mon copain Dan croyait que la gym suédoise c'était un genre de sauna où on mangeait des krisprolls. Pffffffff...



(Dans le titre, la galerie de grille-pains d'un hardcore suisse)

mercredi 23 mai 2007

Le temps de la valse

Pendant que certains font de l'argent, que d'autres rêvent de bosser, que le printemps recule, le Monde s'écroule (ou pas ?) et que la ressemblance avec l'Italie berlusconienne se fait chaque jour plus frappante...
Moi, je pense qu'il est temps de le prendre le temps. (Oui, je me répète.) De le forcer à s'étendre. Là, on respire ! D'établir une distance salutaire, de laisser le silence reprendre ses droits. De faire l'été dans sa tête. De danser la vie. (Vous êtes vernis aujourd'hui mes petits canards, c'est la fête du lien.)
Là, c'est juste à côté de ma maison en Bretagne. Enfin non, en fait. Mais on dirait. Demain, je vous parle de gym suédoise. Honni soit qui mal y pense.



(Dans le titre, un lien vers le site des fans de Warren Buffett. Saint patron des brasseurs de dollars en herbe. J'en avais entendu parler sans croire à son existence. Mais si. Et sinon, quelqu'un a des nouvelles d'Harry Potter ?)

mardi 22 mai 2007

Brève de chiottes

Reçu aujourd'hui par émile de notre délégué du personnel.

"Bonjour à tous,
Dans les toilettes des hommes du deuxième étage, (situées près de l'imprimante) le distributeur de savon liquide a dû fuir ou peut-être que quelqu'un par inadvertance l'a fait fonctionner un peu trop ! Quoi qu'il en soit le savon avait coulé sur le carrelage rendant ce dernier très glissant. Merci d'y prendre garde,
Le CHSCT
(Le sol a été nettoyé.)"

Cette information est évidemment hautement confidentielle et met en porte-à-faux les personnes sus-citées. En particulier le courageux kommando du CHSCT qui s'est récemment illustré dans une bataille sans merci avec le distributeur de tissu à mains. Mais comme je n'ai aucun scrupule. Mani pulite. (En lien-titre, un fake ? j'hésite...)

lundi 21 mai 2007

La rock n' roll attitude

.... n'attend pas le nombre des années. (Mais elle s'arrête très tôt, vers la fin de la carte 12-25 environ parce que bon hein...)


mercredi 16 mai 2007

Londres, ici Londres...

Si même Technikart s'y met... Me suis fait avoir comme une bleue. Page 12 du numéro de mai, un encart sur un "nouveau mouvement", le MRF, Mouvement de réchauffement de la femme. Après tout, il existe bien du yoga réservé aux hommes... J'avoue, je suis allée voir, l'oeil brillant, dans l'espoir de dénicher la nouvelle révolution ou au moins la nouvelle vague qui secouerait l'est parisien de sa torpeur. Las : il ne s'agit que d'une vulgaire publicité qui porte les couleurs de la femme... aussi haut que le gouvernement de Sarko.
Aux antipodes, un jeu, Secret technology, vous propose en 13 tableaux, de lutter contre les systèmes de croyance modernes, capitalisme et consumérisme compris. Ce jeu fait partie du festival d'epoetry de Paris qui ouvre ce dimanche avec des manifestations au Cube, au Point Eph (encore) et au Divan.
Aujourd'hui, je dois lire les "15 idées pour ruiner la France", de Sophie de Menthon, qui dirige "le lobby des patrons cool" (sic), préfacée par François de Closets. Je n'oublierai pas de rigoler. D'ailleurs ça commence par "Les Français sont créanciers de la France, jamais débiteurs". Bienvenue sur Radio Courtoisie, il est l'heure d'aller travailler. Dans le titre, ce lien recommandé par les amis en exil.

mardi 15 mai 2007

La leçon de Cyrano

Six récompenses pour le Cyrano de la Comédie. Six Molières. Tant mieux pour l'institution. Touchée récemment par un scandale dont on a finalement peu parlé.
Je me souviendrai de cette soirée. Un 26 novembre. C'était ma première fois à la Comédie. Ma première représentation de Cyrano aussi. Peut-être la pression de l'orage qui planait sur Paris ce jour-là : ce fut également la première fois où j'étais aussi émue au théâtre. D'une bonne et profonde émotion de spectateur. On ne sort pas de Cyrano sans être convaincu de l'absurde d'être tiède, de la bêtise qu'il y a à jouer le comptable de ses heures et de ses entrées, de la beauté de cette rare qualité qu'est le courage. Je crois qu'une fois sortis de l'adolescence nous oublions la violence du désir. Le refus de l'hypocrisie. L'indignation, la sincérité, le goût du risque. Pour tout cela, j'ai commencé d'écrire sur le Retrouved. Pour retrouver le goût. Quelques mois et de nombreux billets plus tard, l'heure a sonné de se réveiller résolument. De s'engager si l'on veut que le monde change. Si l'on ne veut pas que le courage, la bonté... ne restent que des élégances de scène. Si l'on veut que la lumière de l'intelligence ne s'éteigne pas. Et que le désir revienne. Mais, pour Cyrano et ses acolytes, c'est pas gagné.

jeudi 10 mai 2007

Le repli des -ismes

Quand on hésite à aller se bastonner du côté de Bastille et qu'on prend garde à la fraîcheur des soirées d'avril, on peut sans perdre au change tenter l'aventure de la soirée téloche. Un audacieux concept déjà développé en d'autres temps d'autres lieux. On choisira ses compagnons de débauche et le menu des agapes avec soin. On s'échauffera les pouces pour zapper véloce. Parce qu'en ce moment y'a quand même du lourd. Hier, formidable Manon en direct de l'opéra de Berlin. Ce soir, chaudement recommandé, le Tambour. Puis tout sur les Arctic Monkeys dans Tracks. Et, samedi, hommage à Rostro. Loin du moralisme, du journalisme, du sarkozysme, du royalisme, du fanatisme. Trop, c'est trop(isme).

lundi 7 mai 2007

Combien ça coûte un président ?

On sait déjà qu'elle va nous coûter cher cette présidence. Mais par ailleurs... Pour rappel, extraits du bouquin de René Dosière. La présidence dispose de :
- 218 fonctionnaires pour sa sécurité...
- 61 véhicules, 7 scooters et 44 chauffeurs dont deux réservés exclusivement au Président (Chose curieuse, les véhicules sont assurés par une société d'assurance privée, pour un montant total de 88.398,46 €, alors que la coutume veut que l'Etat soit le propre assureur de ses biens. Enfin, c'est rien comparé aux prix de ses Airbus et Falcon.)
- dans les frais de bouche, une cave de 15 000 bouteilles... (et pas du Cuisse de la bergère 2006)
- pour faire dodo, dix résidences et annexes, dont l'hôtel de Marigny et le 2 et le 4 rue de l'Elysée et le 11 quai Branly. En province, le château de Rambouillet, une aile du grand Trianon de Versailles et le pavillon de Marly. Sans oublier le fort de Brégançon et un domaine de 15 hectares à Souzy-la-Briche dans l'Essonne, composé d'un modeste château, un corps de ferme et des communs... Ce sera tout ?
Manifestement non puisque le budget a fait un bond en avant de 500% sous Chichi. Entre 1995 et 2005, il est passé de 5,21 millions (hors fonds secrets, supprimés en 2002) à 26,14 millions (auxquels il faut ajouter la dotation compensatoire versée depuis la suppression des fonds secrets, à hauteur de 5,5 millions).
Enfin, dernière curiosité française : sa rémunération ne dépend que de lui.
A ma connaissance, contrairement à Royal et Bayrou, Sarkozy ne s'est pas exprimé sur le sujet. Mais on connaît déjà ses goûts de luxe. Un président à surveiller donc. En tous cas, si les rumeurs se confirment, ce n'est pas Cécilia qui fera grimper la note.
(En lien dans le titre, aller payer ses respects à notre nouveau et glorieux président sur petites-phrases... ou s'exiler)

dimanche 6 mai 2007

Fin de campagne

Pas de live blogging, contrairement à pas mal de mes confrères du ouèbe. J'suis au lit. Clouée par une angine d'avril. Empirée par un reportage dominical au fin fond de la Normandie où l'on oublie comme il fait frais aux petites heures du matin. Monsieur le maire nous a payé le café. Pis les croissants. Pis encore l'café parce qu'il fait pas chaud. Et on s'en est grillé une dehors en attendant les votants. La Denise est venue la première. Comme à son habitude. Avec ses deux fils agriculteurs. On a parlé de Paul, on avait un ami commun tiens ! On a repris le café pour fêter ça. Ensuite sont venus les deux Thierry qui se préparaient à partir l'un à la messe, l'autre à la pêche. Et leurs femmes, qu'ont quand même un poulet au four alors faut pas traîner. A 11h, tout le monde s'est retourné comme un seul homme : des primo-votants ! et les nouveaux, y paient l'apéro ! oui dame ! J'adore le vote dans les campagnes mais j'ai un peu mal au foie là.

(En lien dans le titre un jeu pour oser José oser Bové yeah)





Et, fin de campagne pour certains, début de l'aventure pour d'autres : bienvenue à Rue89. Et bonne chance.

vendredi 4 mai 2007

La sainte insouciance et le vote

Ce sont peut-être nos derniers jours d'insouciance. Puisque bon, on s'en approche doucement doucement... c'que j'en dis, moi :



Le grand absent de cette campagne est une absente, convoquée dans les meetings comme poupée témoin puis renvoyée à ses pénates. C'est la culture. Assouline en dit plus ici. En revanche, les petites vanités auront été largement servies. Qui disait : "Il y a des gens qui ressemblent aux vaudevilles, qu'on ne chante qu'un certain temps."


(Dans le titre, on parle d'amour. Un sujet de saison. Et qui nous changera des trop sujets sérieux.)


jeudi 3 mai 2007

Si j'aurais su...

C'était au moment des 17% du nucléaire. Les 17% de Ségolène et les 50% de Nicolas. Soyons honnête, l'une avait plus tort que l'autre. J'ai éteint ma télé. Plus envie. Plus envie d'écouter les cris d'un combat de coqs mêlé d'incompétence crasse. Juste parce qu'il nous faudrait choisir entre les deux à l'aune d'un affrontement censé déterminer la plus forte et la plus juste idée de la France. Je sais pas vous mais moi je n'ai retenu que des sourires. Crispés, ironiques, de vengeance, de satisfaction. (Le corps parle pour nous souvent. ) Et la France était bien loin. Les idées n'en parlons pas. J'avoue que je ne sais même pas comment on fait pour rester concentré et cohérent sur le fond quand on est autant dans l'attaque personnelle et la recherche du bon mot. Mais certains mots méritaient. Comme souvent, un bon compte-rendu sur le site de 20 Minutes qui intègre également les commentaires live des bloggeurs. Quant au "duo du duel", l'oeil torve et le chrono pour seul centre d'intérêt, ils ont assuré un rôle de pots de fleurs d'apparat, les vieilles fleurs qu'on ressort dans les grandes occasions, incapables de recentrer le débat, de trancher quand le dialogue s'embourbait, de relancer sur les questions épineuses. Du grand journalisme.

mercredi 2 mai 2007

Même pas peur

Le 1er mai a manifestement tapé sec sur la bille de nos représentants nationaux. En Bretagne, Sarko se place sous l'égide de Victor Hugo (mais à la réflexion, est-ce que Victor Hugo ne devrait pas REMERCIER Nicolas Sarkozy de son hommage ? et Jaurès ? et Malraux ? bande d'ingrats...), à Charléty, Ségo se prend pour le Christ (la honte, ptain la honte merde) et Le Pen, du côté de l'Opéra, se rejoue Antigone. Moi, cette campagne me gave. J'en ai marre de voter en me bouchant le nez et les oreilles. De ne pouvoir applaudir qu'une fois en six mois. Et encore, quand ça les arrange. Ce soir, je regarderai pas le débat. Je vais aller voir Spiderman 3. Et dimanche, ben peut-être je voterai pas.


La question du jour : qui a dit "Un sot trouve toujours un plus sot qui l'admire ?"

lundi 30 avril 2007

Rhabillé(e) pour le 5 mai

Hier à Bercy, Sarko tenait son Vivement Dimanche. Si les militants Green Peace n'ont même pas eu le temps de sortir le drapeau vert avant d'être interceptés par la flicaille, d'autres étaient en revanche très attendus. Alliot-Marie s'est illustrée dans la pique prête-à-envoyer. Dommage pour le niveau du débat, élevé quelques heures plus tôt par Bayrou et Royal devant toute la presse française et étrangère. Pour une fois qu'on se donnait en exemple plutôt qu'un spectacle.

vendredi 27 avril 2007

Prendre la hauteur nécessaire




(En lien un gadget qui circule en ce moment au bureau. Personnellement, Jean-Marie Sarkopen me fait penser à un ancien prof de maths... paix à son âme.)

jeudi 26 avril 2007

Swinging Bach

Les Pâques sont passées mais il n'est pas trop tard pour vous parler de Bach. Chez les Bach, on est musicien de père en fils, une sorte d'artisanat familial. L'histoire retint Jean-Seb. Carrure historique en plomb massif qui écrase ses contemporains et leurs successeurs jusqu'à la vingtième génération, oeuvre tellement large qu'en demandant à tous les critiques autorisés de faire une ronde, on n'arriverait encore pas à en faire le tour. Difficile de faire court sur le bonhomme : une intégrale compte en moyenne 170 CD. On se concentrera sur la Passion selon St Matthieu. A écouter ici, avec l'orchestre de musique baroque d'Amsterdam. Il faut fermer les yeux et oublier le décorum prout prout église-musique classique qui se prend très au sérieux.
Parfois certains jazzmen s'autorisent à dire que Bach, ça swing. C'est pas faux mais des fois, je me prends carrément à rêver à une Passion chantée par une troupe en treillis baskets sur un terrain vague. Qui raconterait la fin tragique de ce gosse juif et palestinien, futur agitateur révolutionnaire qui choisira le camp des pauvres. Mais bon...
Ce soir, une conférence sur le podcast : "une révolution pour les médias ?" dans l'amphi de l'abbé Grégoire aux Arts et Métiers. Entrée libre et vidéo mise en ligne sur le site de l'école.
Enfin, ce feuilleton désopilant met en scène les aventures de l'agent Airhole et de sa BEVU (Brigade d’Encouragement au Vote Utile). Détournement de roman-photo, Claire Chazal en guest star, la campagne en toile de fond. C'est déjà autant de bonnes raisons pour aller voir le dernier épisode.

(Dans le titre, l'extrait de "Ségo et Sarko sont dans un bateau", pour les retardataires)

mercredi 25 avril 2007

Combinatoire toi-même

Non, je ne vous raconterai pas comment j'ai bourré la gueule de mes collègues avec des chocolats fourrés à la crème de champagne. J'ai honte. En revanche, je vous avais promis un atelier symphonie. Alors, ça se passe ici. Attention, c'est de la musique combinatoire (à l'inverse d'aléatoire) et quand il y a des maths à la clé, ça peut devenir très compliqué. Pour un exemple probant, voir là. Sur le site de l'expérimental Jason Freeman, toujours, à découvrir : Network Auralization for Gnutella ou Shakespeare cuisinart.
Dans le même genre musical, cette histoire mise en scène et racontée par le Washington Post (merci Nico). Le journal demande à Joshua Bell, jeune prodige du crincrin, de jouer dans le métro. Avec cette idée en tête : si l'art est universel et que l'interprète est à la hauteur de son art, le public devrait s'arrêter pour écouter. Résultats de la course... en 45 minutes, 7 personnes et 32$.
Et pendant ce temps, Télérama éditote sur "Julien de la Nouvelle Star, rockeur ou imposteur" ? Eh oui, ça continue ce soir. Heureuse combinaison du sadisme qui sommeille en chaque spectateur et de la nostalgie des rengaines populaires. Une autre approche de la musique.


(En lien dans le titre, la nouvelle attraction de petites-phrases.com que me signale Samski : un bisounours bayrouiste à caresser, dans le bon sens du poil naturellement.)

mardi 24 avril 2007

Des cartes

En attendant les résultats de la consultation populaire lancée hier... Voici un post pour ceux qui aiment les cartes, les géographes, les aménageurs du territoire, les randonneurs et les autres. Un site qui vous dit où vous êtes. Par exemple, vous êtes perdu dans une ville dont vous ignorez le nom et la physionomie. Vous n'osez pas demander mais vous bénéficiez d'une connexion internet. Normalement, il trouve. Normalement... Une dont je vous ai déjà parlé mais je suis patiente, je répète, c'est pour votre bien. Une autre, encore, pour rentrer safe. Mais ça ne marche qu'aux Stems. Une carte enfin qui vous aidera, mieux que le dernier numéro du Point, pour savoir où il fait bon vivre. Demain, contrairement aux apparences, on ne parlera pas de philosophie. A priori. On fera un atelier symphonie. Et je vous parlerai de chocolat au champagne. Dingue non ? (En lien dans le titre, une autre carte pour mes amis hypocondriaques)



source : Télérama again, entre autres (la flemme si vous saviez, la flemme...)

lundi 23 avril 2007

Parlons-nous

Je voudrais bien savoir comment 88.121.136.# (Paris, Tiscali telecom) est arrivé sur le Retrouved en cherchant "grosse salope en chaleur". Et pourquoi cet inconnu d'Orléans se connecte jusqu'à dix fois par jour. Et pourquoi mes statistiques sont si faibles le week end et exponentielles entre midi et 2. (nan ça je sais)
Sérieusement, je ne suis pas sûre de vouloir tous les lecteurs du web. C'est pas une auberge ici. C'est une maison respectable. Alors ma proposition, pas très classe mais efficace : j'engage un videur, en d'autres termes vous devrez passer un test de culture général et montrer un certificat de baptême pour lire le Retrouved. Ou plutôt, non, vous devrez vous identifier avec un code. C'est juste une petite étape de plus qui devrait même s'accélérer si vous activez la fonction mémoire de votre mozilla ou consort. Z'êtes d'accord ?

Le grain familial

Si les familles sont le dernier repaire de la folie quotidienne, la mienne pourrait faire office de salle de bal. J'ai appris ce week end que je jouais au foot. Si : arrière-gauche. Je suis noire même, "j'espère que ça ne te dérange pas" a ajouté mon frère. Ben non, quitte à être un garçon, autant que l'expérience soit totale. Quant au capitaine de mon équipe, c'est un lapin.
C'est Soccer 2 Final Machin l'explication. Mon frère s'est constitué la seule équipe capable, selon lui, de battre Lyon : lui en attaquant, l'autre frangin, le grand, en 2e attaquant super stratégique, papa dans les goals, les trois soeurs en arrière et maman entraîneuse. C'est Mac, le lapin glouton qui laboure plus habituellement la litière de sa cage que l'herbe des terrains, qui mène la fière équipée.
D'ailleurs, maman, elle a voté Arlette. En vrai. Elle qui est plutôt du genre balle au centre a justifié en découpant la tarte aux fraises des dominicales mais citoyennes agapes familiales : "C'est sa dernière élection, la pauvre !" Le vote-compassion, on l'avait oublié.

(En lien la dernière expo de la BnF, à voir avant fin mai : Sur les traces d'Ulysse. Son site internet est déjà une invitation au voyage.)

jeudi 19 avril 2007

Il est jeudi 11 a.m.

Beh non, j'déconne ! j'allais quand même pas vous laisser comme ça, sans babyphone, sans hotline, sans crier gare, un mercredi soir !? hein, franchement, qui pourrait bien avoir une idée aussi saugrenue alors qu'il fait un temps à aller taquiner la vague ? (ou pas d'ailleurs)
Hein ? franchement... Alors qu'il se passe tellement de choses plus intéressantes en virtuel ? Il est jeudi 11 a.m. et je désespère de voir arriver la quille en allant chercher un sixième sucre liquide au café et en pianotant machinalement. Je découvre, il était temps, le magnifique blog de Djac Baweur, altiste et téléramophile, qui parle de Malher comme mon ado de soeur (l'autre, celle qui n'a pas encore l'âge d'aller voter Besancenot) me parle de Diam's. C'est-à-dire que ça devient intéressant. Ce blog de Bédé dont j'avais, je crois, oublié malencontreusement de vous causer. Ainsi que celui de cette canaille de Larcenet. Ou encore : la Supérette. Vlog musical de haut bol. Dans la même famille, je demande papa télérama. A écouter : la rencontre avec un japonais passionné de chanson française, de vraie bonne chanson française comme on n'en fait plus tout se perd, je veux dire.
Lu ce matin dans le Métro : ce site qui répertorie les pubs qui lavent plus blanc que blanc, en d'autres termes le 4x4 qui protège la nature. Toujours dans l'esprit j'déconne je suis un gros con de droite : ce jeu pour apprendre à survivre au Darfour. Hum, hum... (des limites de la communication ?) Et enfin, restons dans l'actu, ce podcast gazou gazou elle est trop chou, sur les photos des candidats vues par une 3 years old.
Bon, comme dirait St mathieu, à chaque jour suffit sa peine. Non ? Bon uiken.

(En lien, le site de Tracks pour ses 10 ans ! c'est aujourd'hui ! bonanniversaire)

mercredi 18 avril 2007

Pâques après l'heure

C'est marrant, j'aurais pu vous parler de Peillon radié des listes électorales, de l'affaire Boulin relancée ou encore du fameux sondage des RG. L'actu foisonne d'une foultitude de sujets passionnants. Mais non le Retrouved est un peu mort là. Sur sa porte on a cloué : "Fermé pour cause de ... résurrection !" Traduction : c'est l'printemps ! on s'extirpe d'un profond profondément ennuyeux hivernage, on prend son p'tit vélo et on va marauder du lilas au bois de Vincennes. Bon week end. Et comme dirait l'autre : "Votez dur, votez mou mais votez dans l'trou !"

(En lien, de la réclame gratuite pour mes amis bretons, en plus c'est joli, ils ont des noms très bucoliques.)

lundi 16 avril 2007

Un être heureux

En m'attaquant à mon enquête sur les destinations où il fait bon exporter, j'en arrive à interviewer le jeune patron des billards C. Et lis avec ravissement sur son site : "Qu’il soit particulier, professionnel ou collectionneur, l’acquéreur d’un billard C. est un être heureux." Vu le prix des bestioles, le problème c'est l'état du moral le jour où il fait un trou dans son tapis. Toujours en lien avec mes passionnantes recherches, la formation des chefs de PME cette fois, me voilà sur le site de Polytechnique. Je découvre qu'on peut y consulter les cours en ligne. A "langues et cultures" : 0 résultat. Heureusement que l'intitulé était au pluriel. Autre détail amusant : quand on clique sur les "ressources pédagogiques" correspondant au salivant cours sur les "modèles en finance et simulations", on tombe directement sur cette page. En voilà un qui ne simule pas sa joie de vivre.

(En lien dans le titre, la propagande, pardon, les saines lectures du ministère de l'Economie pour les enfants.)

dimanche 15 avril 2007

A drop of water in an endless sea

Les journalistes bloguent à tous vents. C'est un fait. Mais ils ne parlent pas que de politique. Ou de l'avenir de la presse écrite et de leur dernier bouquin. Bruno Frappat, ancien red' chef de LaCroix, se livre "à vif" sur le sien. On pouvait y lire cette semaine, entre deux éditoriaux sur les parachutes dorés des Pdg et la campagne présidentielle, cette confession de foi émouvante. C'était pour le week end de Pâques.



(en lien dans le titre, ce qui fait les unes de la presse anglaise aujourd'hui parce que quand même il y a des questions sacrément importantes)

samedi 14 avril 2007

mercredi 11 avril 2007

En haut à droite

Métro attaque : sur la fameuse affaire des intempestives déclarations de Sarkozy sur la pédophilie et le suicide dans Philosophie Magazine, l'article aujourd'hui en page 4 lâche les chiens. Après en avoir relevé toutes les ineptes conséquences :
- les pulsions suicidaires et les tendances pédophiles ne se soignent pas
- les agresseurs ne sont pas responsables
- ces maladies sont purement génétiques (et pourquoi ne pas sélectionner les individus alors ?)
Et pointé la contradiction évidente d'un mal présent dans l'homme dès la naissance avec la croyance revendiquée d'une espérance chrétienne. Qui s'appuie elle sur la possibilité de choisir entre bien et mal.
Le gratuit porte la touche : "Par delà la polémique, ce nouvel épisode de la campagne révèle le désert intellectuel dans lequel la plupart des candidats évoluent." Et la chute : "La plus grosse erreur du candidat de l'UMP aura donc été de vouloir s'extraire le temps d'une parenthèse philosophique des discours creux et des meetings où l'on brasse de l'air. Un luxe qu'un candidat à la présidence ne peut pas se permettre." Ramasse tes dents s'il te plaît. Pas encore en ligne sur leur site à l'heure où je vous parle. Où l'on découvre également une vidéo interdite de diffusion. A voir évidemment. Ainsi que le compte-rendu de son interlocuteur qui très étonnamment parle de tout sauf de ces outrageux propos.
Pas de réponse de l'intéressé. D'ailleurs, c'est marrant, son blog officiel n'arrive qu'en 8e position lors d'une requête google. Loin derrière ses parodies. Sinon, y a un ptit gadget. Un compteur avec des bouts de seconde qui défilent vite vite vite. En haut à droite. Onfray remarque le même instrument dans le bureau du candidat et le décrit en ces termes choisis : "Non loin, en face du bureau, une table avec la presse du jour et les quotidiens. Derrière le fauteuil du ministre, une horloge à affichage numérique (la même tuait le temps avant le changement de millénaire sur la façade de Beaubourg pendant des mois…) décompte compulsivement les heures, les minutes, les secondes qui (nous) séparent des élections… Le Ministre, le pouvoir, l’angoisse.Le sablier post-moderne en instrument de Vanité, voilà probablement un indice sur l’âme de l’homme qui court après le temps, que le présent n’intéresse qu’en regard du futur, de l’avenir, de demain." Un peu flippant quand même.

(en lien le petit gadget de Métro)

lundi 9 avril 2007

La politique a du poil aux pattes

Il paraît que les hommes accordent moins de confiance aux compétences d'une femme, que d'un homme, en matière d'économie. Etonnant : personne n'a encore abordé la question du salaire au cas où quelqu'une serait élue. Y a pas de petites économies.
En plein week end de Pâques, en voilà un qui se met les bigotes à dos. Heureusement, pour les femmes, et notamment en terme de salaires, il promet de tout changer. Celles qu'il a choisies sauront réchauffer le coeur des électeurs. Cf la petite blagounette de sa porte-parole sur "le ministère de la rénovation urbaine au Kärcher" par exemple. L'assurance d'une France où les femmes pourront briller par leur cynisme autant que leurs mâles homologues. Hum, ça va sentir bon la testostérone ! (Qui a dit que les femmes n'étaient pas utiles en politique ? Tu sais tricoter ? Allez, au boulot !)

vendredi 6 avril 2007

J'ai signé

Premier CDI. Premier jour. Mon bureau est prêt. En face de moi, ma collègue et un bégonia. Partout ça sent bon le café des gens tranquilles, la moquette est immaculée et tout le monde a l'air de sortir de thalasso. J'essaie de respirer mais il fait trop chaud. Un chaud douillet poisseux qui vous étreint. Je voudrais partir, j'ai pas envie d'aller à l'école, ils ont l'air relou les gens qui me regardent derrière leurs ordinateurs. Sourires de compréhension. On est tous passés par là. Souvenir ému du premier jour, le petit doigt sur la couture du pantalon. C'est la nouvelle, la castor junior, la future "collègue". On m'a laissé une pile de post-it de plusieurs couleurs et la collection des anciens numéros. Un titre : "PME : au secours les syndicats arrivent".
Allez, ça va bien se passer. Je vous promets plein de billets poilants. Z'allez voir, on va bien rigoler. D'ici là un joli week end. De pâquerettes et de pacotille.


mercredi 28 mars 2007

lundi 26 mars 2007

Après on parlera de choses plus futiles



Qui a revu l'Auberge espagnole hier ? qui a regardé le générique avec une moue convenue "ben on choisit pas tous de devenir écrivains c'est tout" ? Pour la tranche d'âge à laquelle j'appartiens, celle qui écrit "repasser chemises" et "souscrire PEL" dans son agenda, le constat commence à être amer. Pour un métier choisi combien de vendeurs de volets roulants ou de communiqués de presse pompeusement appelés "articles" ? Je ne fais pas exception à l'infâme défaite des idéaux : j'embauche pour mon premier Cdi en presse éco la semaine prochaine. Autant vous dire que je n'en mène pas large. Je ne jette pas la pierre. Et on n'est pas tous Pierre Carles. Si vous ne voyez pas de quoi je veux parler, ce documentaire indispensable sur l'indépendance des médias et en particulier des chaînes de télévision. Tout le monde en prend pour son grade : Schneidermann se paie même un ticket pour un tour complet. Voir : la séance de maquillage avec Messier. Schneidermann lui demande d'un ton complice : "On peut vous demander quelques chiffres sur Vivendi ? N'ayez pas peur, on en a juste besoin pour la présentation, ce n'est pas pour l'antenne. Ce sera plus glamour… Après on parlera de choses plus futiles." Illustration de l'infâme défaite. Encore hier soir : sur la sixième, la dernière campagne de Jean-Marie. Le Pen invité chez France 24. Brosse à reluire. Le Pen au cimetière chinois de Noyelles. Provocation suivie passivement par les journalistes. Qui en redemandent avec des photos entre les croix. Le Pen qui congédie les mecs d'Enquête exclusive. "Vous n'en avez pas eu assez (d'images) ? Vous commencez à m'emmerder là. Je me plaindrai à votre direction." Allez va jouer avec ta caméra, on t'appellera quand on aura besoin de toi.


(en lien, radio Istambul, les pieds dans le Bosphore, les oreilles en voyage)

dimanche 25 mars 2007

Art and arse

TTC ? Faut dire, c'est vraiment juste une histoire de claque sur les fesses. Un truc pour émoustiller les jeunes coincés à la recherche de la cool attitude. Genre :



En fait, ça m'a fait penser aux poses rocky rockettes de mes anciens élèves. Une autre Angleterre. Où les courses punitives de plusieurs miles ont encore cours. Et les rumeurs de pédophilie continuent de défrayer la chronique. La musique comme retour de baton des éducations trop corsetées ?
Autre retour, en France, où Ken Loach soutient Olivier Besancenot. Merci Ken. Nonobstant temps pourri à Paris. Si vous ne l'avez pas encore fait, ce test du Monde qui vous permettra de savoir pour qui vous voudrez voter. Pratique ? Comme si le quotidien généraliste le plus lu de France ne faisait pas lui aussi sa petite campagne. Au centre, toujours plus au centre. (en lien dans le titre cette vidéo hilarante sur les "artistes de droite")

vendredi 23 mars 2007

Pharmacopter

Au British (musuem) se tient en ce moment une exposition qui devrait intéresser ma copine JL, et tout un chacun dans la mesure de sa curiosité. C'est l'histoire d'un mec. Et d'une femme. Racontée sur le mode "Dis-moi quels médocs tu prends, je te dirai qui tu es". 14000 par tête de pipe. Et un cancer au bout.
Vu dans les bacs à merde anglais, cette Une : "Elle reçoit un anneau gastrique pour ses 15 ans". Page suivante : la nouvelle tenue de Vic Beck. Comme dirait l'autre :



En lien : Brassens assassine la chanson française (merci Nico). Si je ne suis pas décédée d'une indigestion de junk food, TTC demain soir... a va faire mal aux zoreilles.

mardi 20 mars 2007

I ain't bovvered



(Blair joue, dans son propre rôle, pour ce sketch avec Catherine Tate, actrice de comédies britiches. Le prime minister s'y moque d'un tic de langage populos : "I ain't bovvered". Littéralement (ou presque) : "je n'en ai cure". Ce sketch a été réalisé pour le "BBC Red Nose Day fundraising programme of 2007". L'équivalent du Téléthon. Official link in the title.)

lundi 19 mars 2007

Perchée sur deux roues


Allez, j'avoue : j'ai tenu trois jours. Bon, en trois jours, je suis quand même arrivée à Condom (on prononce la diphtongue à la fin) en passant par Montcuq (on prononce la lettre finale). Toute une éducation. Soit 170 kilomètres (sans compter les fois où je me suis perdue) de descentes et de montées, de fondrières et de chênaies, les cheveux collés au front, le sang qui cogne aux tempes.
170 kilomètres, c'est pas beaucoup mais j'avais une bonne raison de m'arrêter : d'abord la pluie. Ensuite la finale des 6 nations au café des Sports de Lascaure. Une soirée à l'enclume, c'est-à-dire le bout du comptoire, sous la télé qui retransmet le tiercé. Une place d'honneur dans l'équipe de gascons locaux. A l'affiche : Jean, "demi-aristo" et gentil dingue qui vit avec sa vieille mère dans le chateau voisin. Régis, carreleur de son état et ancien avant-centre qui se chargea de me faire piger les règles entre deux rasades du "rouge au beau-frère". Serge, pied-noir renvoyé en Algérie comme parachutiste, qui ne veut plus se battre aujourd'hui que contre la truite, "et encore, seulement une fois par an".
Avant de partir, je lisais dans le train une interview de David Lynch qui expose en ce moment à la fondation Cartier, où il parlait de la joie d'attraper des idées au vol et de celle, au contraire, de ne penser à rien. Lui parle de "méditation transcendentale". Moi je dirais "faire le vide". Quand, sous chaque coup de pédale, l'esprit se libère sous l'effet combiné de l'effort accompli et de la concentration sur ce "putain de dérailleur". Je dis ça sans méchanceté, j'ai beaucoup de tendresse pour mon dérailleur. On a vécu des moments forts tous les deux. Sur cette petite philosophie à deux roues, je vais plonger ma zénitude toute neuve dans la pression plus tumultueuse de Londres. Le Retrouved me suit de ce pas.
(en lien le texte intégral de l'oeuvre qui comprend ce passage saurez vous deviner laquelle ? "Que dites-vous ? C'est inutile ? Je le sais ! Mais on ne se bat pas dans l'espoir du succès ! Non ! Non, c'est bien plus beau lorsque c'est inutile !")

lundi 12 mars 2007

Transparence


Bon alors mes petits canards, faut qu'on parle. Vous savez tous, ou presque, qui je suis. Je vous écris à visage ouvert, blanches mains, yeux candides avec des petites étoiles tirlili tralala. (De toutes façons, on avance tous plus ou moins à découvert sur internet. Je dis pas non plus que je connais toutes vos adresses IP, calmons-nous.)
Pour ceux qui croient me connaître, je vais même vous avouer qu'hier, à environ 2h15 du matin, j'ai fait mon choix et qu'en avril mon bulletin ira à une femme pour laquelle je n'aurais jamais imaginé devoir opter. Mais c'est comme ça, on change. Cinq ans plus tôt, j'avais pas voté. Ni au premier ni au second tour. J'étais en Angleterre et à l'époque je comptais bien y rester.
Hier, je suis allée au 50. C'est un petit rade, rue de Lancry, vers le canal Saint-Martin. On y chante le dimanche. Chacun gueule sa p'tite chanson et tout le monde reprend le refrain en choeur. C'est comme à la maison mais sans les crêpes de maman. Un monde meilleur où on partage et on aime son prochain. Dans ces moments-là, je voterais pour le facteur sans hésiter. Mais bon, faut pas déconner.
Je vais vous laisser quelques temps. J'ai un urgent besoin de nature là. Vais aller me refaire les poumons sur les GR de la vallée du Lot. Toute seule. Mon sac à dos, mes crampes, mon Rivage des Syrtes qui n'avance pas. Revenir le mollet rond et l'âme légère. (Je vous parlais de Baudrillard : un entretien avec Télérama dans le titre)

dimanche 11 mars 2007

Beau temps, hein ?



Jean Baudrillard est mort. Oui, je suis à la bourre mais le printemps, lui, est en avance. A ce propos. Attention aux gelées impromptues de mars... Jardening et podcastage. Découverte de saison. Mon balcon ne saurait s'en plaindre. Les Victoires de la musique. Ont consacré une belle âme dans un corps malade. C'est trop souvent le contraire pour qu'on s'abstienne de le saluer. Hier soir, Christian Scott au Sunset, 23 ans, le printemps de la trompette. Haut les coeurs ! (dans le titre, Radio Grenouille, ça vient de Marseille et ça sent bon les beaux jours)

vendredi 9 mars 2007

"Il n'y a pas que la vraie vie dans la vie"


Et si on parlait d'Arte ? Il y a des gens au chômage qui peuvent passer leurs journées devant des séries. Moi je vis avec Arte sous perfusion. Je regarde tout. Tout à l'exception des documentaires animaliers. Je veux pas me laisser émouvoir par une mangouste ou un iguanodon.
Un reportage dont je voulais vous parler. A priori pas du tout sexy : les dernières colporteuses de Tokyo. Des japonaises qui affichent 80 balais au compteur et des rhumatismes qui se transforment en calvaire. Des femmes toutes sèches, bossues, qui ne peuvent pas s'arrêter de travailler. Leur tâche : porter en ville des "baluchons" qui font l'équivalent ou plus de leur poids pour vendre les légumes qu'elles ont cultivés chez elles. Pas très sexy, hein ? Sauf qu'à travers la confrontation avec les générations suivantes apparaît la valeur du sacrifice de celle qui au départ voulait écrire des poésies, qui a dû épouser un militaire violent et macho pour donner un descendant à sa famille et doit enfin affronter l'indifférence de son fils sur la question des terres familiales. En regardant ces images, je pensais au vieil homme d'Hemingway, incapable de renoncer à son bateau, ses filets et son espadon (ici le discours d'Ernest quand il reçoit son Nobel). De la difficulté, pour eux, de ne pas transmettre. Et de la difficulté, pour nous, d'être libres.
Ce soir, deux documentaires sur René Char. Je suis pas revenue dans la vraie vie moi... (dans le titre, on parle de la nouvelle télé pour les geeks, cheers !)

jeudi 8 mars 2007

C'est la poule qui philosophe

Pour la journée de la femme, Simone Weil se rallie à Sarkozy. Merci. Non, c'est trop. Côté masses, je veux dire côté télé, c'est révélateur : pas de soirée spéciale mais un choix subtil qui balance entre Police scientifique, Bond, appelez-moi Bond et ce documentaire programmé par Arte sur des femmes albanaises qui décident de vivre en hommes. Heureusement, il reste quelques exceptions.
Et puisque selon l'adage du titre (ne me demandez pas avec qui je traîne passées 22h)... une idée que j'ai eu ce matin en me rasant (libération de la femme oblige) et que je vous livre en vrac : et si la démocratie ne valait que parce qu'elle donne l'impression au peuple de gouverner, garantissant la paix sociale et le renouvellement, artificiel mais nécessaire, des chefs. Comme si on ne savait pas depuis longtemps qui sont ceux qui nous gouvernent. Cf cette série anglaise sur les haut-fonctionnaires et leur influence au long cours... (en lien, aujourd'hui, rien à voir : la Suisse envahit le Liechtenstein)


mercredi 7 mars 2007

Hum, ça sent le napalm !

En lisant l'excellente lettre quotidienne de Télérama, j'ai appris que certains sites (un turc en l'occurence) élisent le fameux "the smell of the napalm in the morning" en tête d'un classement des scènes d'anthologie. Etrange tout de même. Et aujourd'hui, comme tous les mercredi, sortent les lots de comédies déjà éculées, de films d'action cent fois répétés, de divertissement à grosses ficelles, pop corn-kleenex, larme facile et blagounette pétaradante. Ne serait-il pas temps d'agir ? Et faut-il ? (priver les bonnes gens de leur bonne soupe...etc, c'est une question)
Lors de la remise des Césars, Pascale Ferran, la réalisatrice de la coquine de Chatterley alertait sur la situation du cinéma français d'auteur en ces termes : «Leurs auteurs, de Renoir à François Truffaut, de Jacques Becker à Alain Resnais, avaient la plus haute opinion des spectateurs à qui ils s'adressaient et la plus grande ambition pour l'art cinématographique. Ils avaient aussi, bon an mal an, les moyens financiers de leurs ambitions. Or, ce sont ces films-là que le système de financement actuel, et en premier lieu les chaînes de télévision, s'emploie très méthodiquement à faire disparaître.» En appelant aux candidats à la présidentielle. «Il leur reste 55 jours pour oser prononcer le mot "culture".»
Faut-il le rappeler, le bouclage financier de Lady Chatterley a dû se faire, du côté des chaînes, avec le seul soutien du secteur de production télé, pas ciné, d'Arte. (Pour la peine, aujourd'hui, vous regarderez une de mes scènes préférées : l'arrivée de l'aviateur André Jurieu au Bourget dans la Règle du jeu de Renoir.)

mardi 6 mars 2007

Maa maa maa... oh toh toh toh

J'aurais mieux fait d'aller manger des sushis...
La soirée politique a été indigne de tout commentaire. Pour ma part, j'en retiendrai l'audacieuse choucroute d'Audrey Pulvar. Et cette inquiétante tendance à faire parler les "citoyens". Parmi les représentants de la société civile invités ce soir-là sur le plateau pour incarner les "problèmes quotidiens des Français", l'une s'inquiétait de ne pas avoir obtenu de réponse "sur comment irradier la précarité". L'autre regrettait que tous les politiques ne puissent se mettre ensemble pour proposer des solutions. Sourire crispé de Besancenot et de Villiers. Réponse docte de Coppé : "Des fois, ce n'est pas possible". C dans l'air, rediffusé peu après, s'intéressait à l'ardent sujet des sondages. De la pertinence des modèles de prédiction, de l'évolution des pannels par rapport à celle de la population, du problème des sondages commandés par (le FN, les RG...) et bien évidemment de la plantade de 2002. Roland Cayrol, président du CSA : ce qui aurait dû inquiéter n'était pas tant la montée de LePen que l'effondrement de Jospin. Mais alerter sur ce point deux semaines avant le vote, après quatre ans de mise en scène UMP-PS... Il faut revoir cette émission de toute urgence si vous l'avez manquée.
(Dans l'actualité ouébienne, j'en profite pour vous signaler le dernier billet de Ma vie numérique, chez Télérama, Magic paddle et en particulier la vidéo Japanese Tradition qui vous permettra de comprendre le titre.)

lundi 5 mars 2007

Ex (it)

Des ex. Des fois, on en reçoit des lettres lamentables. Qui refoulent leur mauvaise conscience et l'envie d'en finir avec ces excuses de pure forme. Avec des abréviations et des expressions SMS. Des "à bientôt" qu'il faut lire comme des "je t'en prie, pas trop tôt quand même". Des autres qui disent "je m'en fous" ("mais ne m'oublie pas"). "Même pas mal" ("mais putain pourquoi t'as fait ça").
Des fois, on en reçoit des incroyables. Là, dimanche soir, j'en ai trouvé une dans ma boîte aux lettre qui m'a presque donné envie de m'envoler du côté des Balkans. Qui dit "Salut! Je vois que tu bouges. Comme un rêve qui échappe." Qui écrit "Je lis que tu fais des choses. Que le monde t'intéresse. Que tu traces sur ta voie les yeux grands ouverts." Qui conclue sainement "Tout va bien ici. Je t'embrasse"
J'espère qu'il ne m'en voudra pas. Je n'ai même pas choisi la plus belle.
C'est important un(e) ex. C'est comme un marque-page dans un livre. Qui dit à quel moment de votre vie vous avez réalisé qu'Amin Maalouf fait vraiment de la merde ou que vous ne finirez jamais Don Quichotte. Alors, voilà, je propose un classement des ex. Par genre littéraire. Lecteur, t'en penses ?



(Dans le titre, un site... hum... voyez par vous-mêmes. La prochaine fois, on parlera politique, ce sera plus utile.)

samedi 3 mars 2007

Et Bollywood dans trois semaines

C'était l'Egypte. Un vrai décor de cinéma. Prochaine escale : Madras-Pondichéry-Chandernagor. Oui, c'est scandaleux. Vous avez jusqu'au 29 mars pour les commandes en tissus, encens, drogues...

vendredi 2 mars 2007

La hauteur de la note

De la musique avant toute chose. Et un peu d'art aussi. Ce site incroyable, réalisé par les étudiants de l'école d'archi de Londres : une carte sonore de Capri. La techno-moderne classe à ramener de vacances. De l'art donc. Même à Budapest. Mais si. Et un sujet de débat. Depuis quelques temps, on me parle de Mika. Une grande révélation, un truc de ouf malade. Qui gagnerait les victoires de la musique s'il était français. J'ai écouté avec toute mon attention matinale d'un lendemain d'Andy Whaloo et une tasse de café qui passerait pas le contrôle anti dop du tour de France. Alors laissez-moi maintenant vous faire découvrir à titre comparatif ça... Lupen Crook également pur juice made in UK. Beaucoup moins de requêtes google mais un joyeux naturel et une sacrée couleur musicale. Et un site aussi. Pas de concert prévu pour le moment.
(Dans le titre, un autre groupe, belge. Au Point Eph le 27 mars. L'air vous dit quelquechose ? le fabuleux destin d'une mélodie qui devint musique de pute, euh de pub pardon .)