Londres, le 19 décembre 2007 (RT) - Le Retrouved Time a le regret d'annoncer à ses lecteurs la fermeture à durée indéterminée de son fil de bavardages oisifs. La City, c'est loin. Ici, c'est fini. Merci à toi gentil lecteur. On se retrouvera peut-être dans une autre vie virtuelle, touristico-musicale ou littéraire, ou politique. On verra selon l'envie. C'est pas que j'ai plus rien à raconter, c'est que je peux littéralement plus (re)trouver le temps. Et puis les relations à distance, c'est un peu comme "un café clope sans caca" (a estimé un cadre du secteur sous couvert de l'anonymat). (Certes j'en connais une qui avait fait ses valises pour l'Australie et qui, en passant par la Chine, s'est retrouvée sur une plate-forme pétrolière danoise... alors hein ! Kénavo, pas kimiad.)
mercredi 19 décembre 2007
mercredi 5 décembre 2007
Aller se faire voir chez les Greks
L'autre nom des Groisillons. Des gens charmants par ailleurs. Et non dénués de pohésie. Lu sur une gravure chez (feu) Ti-Beudeff :
"Régates de Groix en 1936 : les dundées sont mouillés sur croupiat et attendent le signal de départ pour s'élancer au vent arrière. Au premier plan, l'Alexandre Etesse, construit aux Sables d'Olonne en 1932, a gréé ses focs sur tangons et établi son hunier de tapecul. Ce dernier sera rarement envoyé à bord du Mimosa, ce qui ne l'empêchera pas de gagner la régate cette année-là." Edit : l'île aurait pu aussi tirer son nom des crapauds ("gro") présents en nombre sur la caillou. Une île séparée entre Piwisy, cornouaillais préchant, et Primiture, vannetais préchant, et où, il n'y a pas très longtemps, on pouvait se retrouver en prison pour avoir milité en faveur de l'école libre. Empreint d'une histoire turbulente, le coin ne manque ni de littérature ni de cinéma. Frankiz, on dit chez eux. Liberté.
"Régates de Groix en 1936 : les dundées sont mouillés sur croupiat et attendent le signal de départ pour s'élancer au vent arrière. Au premier plan, l'Alexandre Etesse, construit aux Sables d'Olonne en 1932, a gréé ses focs sur tangons et établi son hunier de tapecul. Ce dernier sera rarement envoyé à bord du Mimosa, ce qui ne l'empêchera pas de gagner la régate cette année-là." Edit : l'île aurait pu aussi tirer son nom des crapauds ("gro") présents en nombre sur la caillou. Une île séparée entre Piwisy, cornouaillais préchant, et Primiture, vannetais préchant, et où, il n'y a pas très longtemps, on pouvait se retrouver en prison pour avoir milité en faveur de l'école libre. Empreint d'une histoire turbulente, le coin ne manque ni de littérature ni de cinéma. Frankiz, on dit chez eux. Liberté.
mardi 27 novembre 2007
lundi 26 novembre 2007
Y en a des bien...
Hier, un onctueux papi Le Pen revient prendre le thé chez Moati, s'empiffre de statistiques sur "le poids de l'immigration" et se ressert un petit coup de "l'occupation allemande pas si horrible que ça". J -4 avant la journée sans Sarkozy dans les médias. Suivra, suivra pas ? (J -1 pour ma pomme à Boulogne, merci merci.) Il faudrait quand même savoir qui a le dernier mot dans les médias... (par exemple, chez Murdoch, c'est clair). Aux dernières nouvelles, dans les deux quotidiens économiques français, on a laissé tomber les débats stériles sur les grands principes et on s'inquiète plutôt de savoir à combien s'élèvera la cassette de départ.
vendredi 23 novembre 2007
Ni vu ni connu ch't'embrouille
Je ne connaissais pas ce comique belge... à tort. (Et, non, "comique belge" n'est plus homologué comme pléonasme tant que la France continue d'avoir la droite la plus bêtasse du monde.)
lundi 19 novembre 2007
L'évolution des pubs yourostarrrr
La campagne inaugurant la gare pancratique se la pète un peu partout dans le métro parisien mais avant ils avaient déjà commis ça...
samedi 17 novembre 2007
Pour la petite histoire
Vous connaissez celle de la fille tellement stressée en déjeuner d'embauche qu'elle se casse une dent avec du riz et du saumon ? (J'hésite encore sur le coupable.) Bon j'aurais pu vomir aussi. Toutes proportions gardées. God brits is back.
jeudi 15 novembre 2007
Back mais...
Une lectrice scrupuleuse m'ayant fait remarquer, sans acrimonie mais avec un rictus d'ironie, que le Retrouved s'anglicisait dans une jeuniste recherche d'atteindre au cool, je me vois obligée de lui rétorquer trois choses :
- le cool, c'est pas facile, surtout quand on a dépassé 19 ans et qu'on n'a jamais été particulièrement cool, ça demande un peu de mise en situation baby ;
- le cool, c'est que la mononucléose c'est un truc purement psychosomatique et qu'en vrai ça va, merci M. Dumont ;
- le cool, c'est que la psychosomatique s'appelle "départ à Londres imminent" et ça, ça veut dire que le Retrouved va changer de "motto"... (C'est cher payé pour avoir le droit d'être cool quand même.)
- le cool, c'est pas facile, surtout quand on a dépassé 19 ans et qu'on n'a jamais été particulièrement cool, ça demande un peu de mise en situation baby ;
- le cool, c'est que la mononucléose c'est un truc purement psychosomatique et qu'en vrai ça va, merci M. Dumont ;
- le cool, c'est que la psychosomatique s'appelle "départ à Londres imminent" et ça, ça veut dire que le Retrouved va changer de "motto"... (C'est cher payé pour avoir le droit d'être cool quand même.)
samedi 10 novembre 2007
Give me some more
Le combat écologique continue. L'indépendance des médias est une fausse question. Le Nord ne nous déçoit jamais (mise en garde : cette vidéo est diffusée à titre ABSOLUMENT disuasif). Et ce soir, ça groove rue au maire.
Edit : si vous êtes une femme qui aurait plus de 20 ans et un peu d'humour, allez jeter un coup de souris là, c'est bien. Sinon allez y quand même.
Edit : si vous êtes une femme qui aurait plus de 20 ans et un peu d'humour, allez jeter un coup de souris là, c'est bien. Sinon allez y quand même.
vendredi 9 novembre 2007
Sweet sweet little virus
Tant que je ne sais pas qui est le galant Bruno Dumont et par quelle grâce je vais échapper à la maladie (mais pas au barbarin fourchu, j'y suis résignée), je reste à pied et me contente d'un vieux classique.
mercredi 7 novembre 2007
Embrasse les tous
Monoquoi ? Petite paranoïte saisonnière ? Croisons les doigts de pied que oui. (En même temps, chez d'autres, ça n'a pas été complètement inutile...)
dimanche 4 novembre 2007
Conseils à un jeune artiste
Un samedi soir comme un autre. Le concert de trop peut-être. Pourtant, j'avoue j'adore l'accordéon, le swing de la contre bassine et la voix bandonéante d'un argentin de Carcassonne. Mais y a des limites au mauvais goût et, cette fois, la pinte est pleine. A toi, jeune futur prometteur alcoolique grattouilleur à tes heures, si l'envie te turlupine de monter sur scène, lis ces quelques lignes et réfléchis encore un peu. Voici l'écueil qu'il convient d'éviter (c'est un tableau général) :
Le concert démarre avec "il y a quelques années, j'avais 13 ans, j'étais avec mon père au bord d'un lac et on parlait de la vie et mon père pensait que... bzzzzzzz". Réveil brutal dans un larsen intempestif. Hu, hu, 'scusez nous, on commence hein. Allez, c'est partiiiiii. Le premier couplet fait rimer "mon ange déchu" avec "dans la raie de mon c.." Le guitariste aux cheveux gras laboure fiévreusement son instrument. Les auréoles qui entachent le t-shirt Che Guevariste du batteur s'élargissent à une vitesse qui frôle celle du tuba pour aller vomir à la pause. Personne n'a reconnu la reprise des Remparts de Varsovie. C'est peut-être pas plus mal. Et puis, c'est quoi cette dictature du chanter juste ? hein, franchement, un peu d'esprit libre que diable. Le diable, ta figure préférée d'ailleurs, on saura dans la dernière chanson que tu lui parles parfois en te demandant quel genre d'artiste maudit tu es et pourquoi sinon en fait ça pourrait pas aider à pécho des filles. Histoire de... pas écouter du reggae tout seul en rentrant.
Au comptoir, on apprendra de ta bouche pâteuse que "Ce qui ne va pas dans la société, c'est les gens" mais comme tu sais teaser ton public, tu gardes la meilleure pour la fin : "Eh les mecs, savez quoi ? moi j'pense qu'à l'auto-école, faudrait qu'on nous apprenne à conduire bourrés... On apprend bien la conduite sur glace. Alors, hein ?" Alors, Charlie boy, n'oublie pas de prendre une petite aspirine tout à l'heure et laisse tomber la musique pour ce soir. Essaie le macramé. Cela dit, il en faut pour tout le monde et tu peux très bien réussir. Juste, une fois en haut de l'affiche ton nom en dix fois plus gros que n'importe qui, rappelle toi : il n'y a qu'un pas du Capitole à la roche tarpéienne. Bon, ce soir, O'djila à l'Attirail, ça c'est de la bonne ! Et moi, je file prendre mon cours de guitare.
Le concert démarre avec "il y a quelques années, j'avais 13 ans, j'étais avec mon père au bord d'un lac et on parlait de la vie et mon père pensait que... bzzzzzzz". Réveil brutal dans un larsen intempestif. Hu, hu, 'scusez nous, on commence hein. Allez, c'est partiiiiii. Le premier couplet fait rimer "mon ange déchu" avec "dans la raie de mon c.." Le guitariste aux cheveux gras laboure fiévreusement son instrument. Les auréoles qui entachent le t-shirt Che Guevariste du batteur s'élargissent à une vitesse qui frôle celle du tuba pour aller vomir à la pause. Personne n'a reconnu la reprise des Remparts de Varsovie. C'est peut-être pas plus mal. Et puis, c'est quoi cette dictature du chanter juste ? hein, franchement, un peu d'esprit libre que diable. Le diable, ta figure préférée d'ailleurs, on saura dans la dernière chanson que tu lui parles parfois en te demandant quel genre d'artiste maudit tu es et pourquoi sinon en fait ça pourrait pas aider à pécho des filles. Histoire de... pas écouter du reggae tout seul en rentrant.
Au comptoir, on apprendra de ta bouche pâteuse que "Ce qui ne va pas dans la société, c'est les gens" mais comme tu sais teaser ton public, tu gardes la meilleure pour la fin : "Eh les mecs, savez quoi ? moi j'pense qu'à l'auto-école, faudrait qu'on nous apprenne à conduire bourrés... On apprend bien la conduite sur glace. Alors, hein ?" Alors, Charlie boy, n'oublie pas de prendre une petite aspirine tout à l'heure et laisse tomber la musique pour ce soir. Essaie le macramé. Cela dit, il en faut pour tout le monde et tu peux très bien réussir. Juste, une fois en haut de l'affiche ton nom en dix fois plus gros que n'importe qui, rappelle toi : il n'y a qu'un pas du Capitole à la roche tarpéienne. Bon, ce soir, O'djila à l'Attirail, ça c'est de la bonne ! Et moi, je file prendre mon cours de guitare.
samedi 3 novembre 2007
Le vaurien
Elle sait toujours pas mettre du son sur ce xmphgrrr de blogspot. Le dieu vidéo me sauve la mise. (Pour situer, il s'agit d'un Cartier libre diffusé il y a déjà quelques temps... mais intemporel pour sûr.)
vendredi 2 novembre 2007
Une pensée
c'est moins moche qu'un chrysanthème. Et ça plaît aux filles. Demain, si j'arrive à transférer du son, "une fleur qui est tellement jolie qu'elle s'appelle Iris".
mercredi 31 octobre 2007
Trouble enfantin
Musique de saison. Qui sied à mes bruyères et s'allie délicatement aux affres des angines hivernales. Ce que m'évoque Chopinou ? Une maison à l'heure du café, où les gosses ont les dents bien lavées, connaissent leur Anne Sylvestre et leur Boris Vian. S'attrapent dans de joyeuses altercations. Et portent de solides tricots bretons.
lundi 29 octobre 2007
Haute expertise en classattitude
Invitation presse du matin : "Lancement de la chaire Pernod Ricard à HEC. Un cocktail suivra." (Sans blague !) Jean-Noël Kapferer est professeur titulaire : ce n'est qu'un juste retour des choses. Et comme un killer n'a peur de rien (c'est un américain), il innonde les rédactions d'un 2e communiqué : "MBA responsable. Précurseur en France et en Europe, notre MBA s’engage dans une démarche concrète de développement durable en compensant les émissions de CO2 de ses collaborateurs et de ses participants pour favoriser l’adoption d’un comportement encore plus responsable. Il permet de sensibiliser l’ensemble des intervenants et des participants du programme et répondre aux enjeux de réchauffement climatique qui sont au cœur des préoccupations sociétales et entrepreneuriales." Allez, si vous croyez celle-là, je vous en raconte une autre.
dimanche 28 octobre 2007
Ambiance (percheronne)
Nogent-le-Rotrou. Restaurant de l'hôtel de la gare. Déjeuner dominical. La moitié des figurants sont seuls. L'autre moitié est en couple. Tous sont silencieux. Plat du jour : épaule de veau en pot-au-feu. Dessert : crème brûlée. Buffet d'entrées à volonté (salade de tomates, poireaux vinaigrette, carottes râpées).
Monsieur Machin, joufflu, rougeaud s'installe en soufflant bruyamment à la table voisine. Alors monsieur Machin, on prendra un petit apéro ? une Suze comme d'habitude ?
Bonjour mademoiselle. Bonjour monsieur.
Un couple de notables, lui prend une grande bouteille du vin le plus cher dans la gamme du raisonnable quand même comment oublier que je bouffe en tête-à-tête depuis vingt ans avec une truie qui ne rit pas à mes plaisanteries. D'ailleurs pourquoi en faire. Si, la serveuse est bon public. Elle a l'habitude de faire des heures sup en cuisine.
Bonjour monsieur dame. Bonjour Sabrina. Comment va ? Ah oui, un temps de Toussaint, c'est sûr, c'est sûr. Bon, je vous laisse la carte et je reviens faire la commande dans cinq petites minutes. (à la dame) Si vous craignez le courant d'air, je vous mets à la 15, à côté du ficus. (Je suis la seule à craindre qu'elle revienne avec un plateau d'hôpital garni de pillules, de seringues et de pommades ? "Je reviens faire la piqûre dès que vous êtes prêt. Et une hémorroïde pour la 5, une ménopause à la 9 ! On y va ! ")
La radio ronronne Mika en boucle. Une vieille dodeline au-dessus de sa truite à l'oseille. Mon voisin rote doucement sa Suze. Dehors la gare se marre.
Monsieur Machin, joufflu, rougeaud s'installe en soufflant bruyamment à la table voisine. Alors monsieur Machin, on prendra un petit apéro ? une Suze comme d'habitude ?
Bonjour mademoiselle. Bonjour monsieur.
Un couple de notables, lui prend une grande bouteille du vin le plus cher dans la gamme du raisonnable quand même comment oublier que je bouffe en tête-à-tête depuis vingt ans avec une truie qui ne rit pas à mes plaisanteries. D'ailleurs pourquoi en faire. Si, la serveuse est bon public. Elle a l'habitude de faire des heures sup en cuisine.
Bonjour monsieur dame. Bonjour Sabrina. Comment va ? Ah oui, un temps de Toussaint, c'est sûr, c'est sûr. Bon, je vous laisse la carte et je reviens faire la commande dans cinq petites minutes. (à la dame) Si vous craignez le courant d'air, je vous mets à la 15, à côté du ficus. (Je suis la seule à craindre qu'elle revienne avec un plateau d'hôpital garni de pillules, de seringues et de pommades ? "Je reviens faire la piqûre dès que vous êtes prêt. Et une hémorroïde pour la 5, une ménopause à la 9 ! On y va ! ")
La radio ronronne Mika en boucle. Une vieille dodeline au-dessus de sa truite à l'oseille. Mon voisin rote doucement sa Suze. Dehors la gare se marre.
samedi 27 octobre 2007
mardi 23 octobre 2007
Tribune en mode désertion
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