En lisant l'excellente lettre quotidienne de Télérama, j'ai appris que certains sites (un turc en l'occurence) élisent le fameux "the smell of the napalm in the morning" en tête d'un classement des scènes d'anthologie. Etrange tout de même. Et aujourd'hui, comme tous les mercredi, sortent les lots de comédies déjà éculées, de films d'action cent fois répétés, de divertissement à grosses ficelles, pop corn-kleenex, larme facile et blagounette pétaradante. Ne serait-il pas temps d'agir ? Et faut-il ? (priver les bonnes gens de leur bonne soupe...etc, c'est une question)
Lors de la remise des Césars, Pascale Ferran, la réalisatrice de la coquine de Chatterley alertait sur la situation du cinéma français d'auteur en ces termes : «Leurs auteurs, de Renoir à François Truffaut, de Jacques Becker à Alain Resnais, avaient la plus haute opinion des spectateurs à qui ils s'adressaient et la plus grande ambition pour l'art cinématographique. Ils avaient aussi, bon an mal an, les moyens financiers de leurs ambitions. Or, ce sont ces films-là que le système de financement actuel, et en premier lieu les chaînes de télévision, s'emploie très méthodiquement à faire disparaître.» En appelant aux candidats à la présidentielle. «Il leur reste 55 jours pour oser prononcer le mot "culture".»
Faut-il le rappeler, le bouclage financier de Lady Chatterley a dû se faire, du côté des chaînes, avec le seul soutien du secteur de production télé, pas ciné, d'Arte. (Pour la peine, aujourd'hui, vous regarderez une de mes scènes préférées : l'arrivée de l'aviateur André Jurieu au Bourget dans la Règle du jeu de Renoir.)
Lors de la remise des Césars, Pascale Ferran, la réalisatrice de la coquine de Chatterley alertait sur la situation du cinéma français d'auteur en ces termes : «Leurs auteurs, de Renoir à François Truffaut, de Jacques Becker à Alain Resnais, avaient la plus haute opinion des spectateurs à qui ils s'adressaient et la plus grande ambition pour l'art cinématographique. Ils avaient aussi, bon an mal an, les moyens financiers de leurs ambitions. Or, ce sont ces films-là que le système de financement actuel, et en premier lieu les chaînes de télévision, s'emploie très méthodiquement à faire disparaître.» En appelant aux candidats à la présidentielle. «Il leur reste 55 jours pour oser prononcer le mot "culture".»
Faut-il le rappeler, le bouclage financier de Lady Chatterley a dû se faire, du côté des chaînes, avec le seul soutien du secteur de production télé, pas ciné, d'Arte. (Pour la peine, aujourd'hui, vous regarderez une de mes scènes préférées : l'arrivée de l'aviateur André Jurieu au Bourget dans la Règle du jeu de Renoir.)