jeudi 10 mai 2007

Le repli des -ismes

Quand on hésite à aller se bastonner du côté de Bastille et qu'on prend garde à la fraîcheur des soirées d'avril, on peut sans perdre au change tenter l'aventure de la soirée téloche. Un audacieux concept déjà développé en d'autres temps d'autres lieux. On choisira ses compagnons de débauche et le menu des agapes avec soin. On s'échauffera les pouces pour zapper véloce. Parce qu'en ce moment y'a quand même du lourd. Hier, formidable Manon en direct de l'opéra de Berlin. Ce soir, chaudement recommandé, le Tambour. Puis tout sur les Arctic Monkeys dans Tracks. Et, samedi, hommage à Rostro. Loin du moralisme, du journalisme, du sarkozysme, du royalisme, du fanatisme. Trop, c'est trop(isme).

lundi 7 mai 2007

Combien ça coûte un président ?

On sait déjà qu'elle va nous coûter cher cette présidence. Mais par ailleurs... Pour rappel, extraits du bouquin de René Dosière. La présidence dispose de :
- 218 fonctionnaires pour sa sécurité...
- 61 véhicules, 7 scooters et 44 chauffeurs dont deux réservés exclusivement au Président (Chose curieuse, les véhicules sont assurés par une société d'assurance privée, pour un montant total de 88.398,46 €, alors que la coutume veut que l'Etat soit le propre assureur de ses biens. Enfin, c'est rien comparé aux prix de ses Airbus et Falcon.)
- dans les frais de bouche, une cave de 15 000 bouteilles... (et pas du Cuisse de la bergère 2006)
- pour faire dodo, dix résidences et annexes, dont l'hôtel de Marigny et le 2 et le 4 rue de l'Elysée et le 11 quai Branly. En province, le château de Rambouillet, une aile du grand Trianon de Versailles et le pavillon de Marly. Sans oublier le fort de Brégançon et un domaine de 15 hectares à Souzy-la-Briche dans l'Essonne, composé d'un modeste château, un corps de ferme et des communs... Ce sera tout ?
Manifestement non puisque le budget a fait un bond en avant de 500% sous Chichi. Entre 1995 et 2005, il est passé de 5,21 millions (hors fonds secrets, supprimés en 2002) à 26,14 millions (auxquels il faut ajouter la dotation compensatoire versée depuis la suppression des fonds secrets, à hauteur de 5,5 millions).
Enfin, dernière curiosité française : sa rémunération ne dépend que de lui.
A ma connaissance, contrairement à Royal et Bayrou, Sarkozy ne s'est pas exprimé sur le sujet. Mais on connaît déjà ses goûts de luxe. Un président à surveiller donc. En tous cas, si les rumeurs se confirment, ce n'est pas Cécilia qui fera grimper la note.
(En lien dans le titre, aller payer ses respects à notre nouveau et glorieux président sur petites-phrases... ou s'exiler)

dimanche 6 mai 2007

Fin de campagne

Pas de live blogging, contrairement à pas mal de mes confrères du ouèbe. J'suis au lit. Clouée par une angine d'avril. Empirée par un reportage dominical au fin fond de la Normandie où l'on oublie comme il fait frais aux petites heures du matin. Monsieur le maire nous a payé le café. Pis les croissants. Pis encore l'café parce qu'il fait pas chaud. Et on s'en est grillé une dehors en attendant les votants. La Denise est venue la première. Comme à son habitude. Avec ses deux fils agriculteurs. On a parlé de Paul, on avait un ami commun tiens ! On a repris le café pour fêter ça. Ensuite sont venus les deux Thierry qui se préparaient à partir l'un à la messe, l'autre à la pêche. Et leurs femmes, qu'ont quand même un poulet au four alors faut pas traîner. A 11h, tout le monde s'est retourné comme un seul homme : des primo-votants ! et les nouveaux, y paient l'apéro ! oui dame ! J'adore le vote dans les campagnes mais j'ai un peu mal au foie là.

(En lien dans le titre un jeu pour oser José oser Bové yeah)





Et, fin de campagne pour certains, début de l'aventure pour d'autres : bienvenue à Rue89. Et bonne chance.

vendredi 4 mai 2007

La sainte insouciance et le vote

Ce sont peut-être nos derniers jours d'insouciance. Puisque bon, on s'en approche doucement doucement... c'que j'en dis, moi :



Le grand absent de cette campagne est une absente, convoquée dans les meetings comme poupée témoin puis renvoyée à ses pénates. C'est la culture. Assouline en dit plus ici. En revanche, les petites vanités auront été largement servies. Qui disait : "Il y a des gens qui ressemblent aux vaudevilles, qu'on ne chante qu'un certain temps."


(Dans le titre, on parle d'amour. Un sujet de saison. Et qui nous changera des trop sujets sérieux.)


jeudi 3 mai 2007

Si j'aurais su...

C'était au moment des 17% du nucléaire. Les 17% de Ségolène et les 50% de Nicolas. Soyons honnête, l'une avait plus tort que l'autre. J'ai éteint ma télé. Plus envie. Plus envie d'écouter les cris d'un combat de coqs mêlé d'incompétence crasse. Juste parce qu'il nous faudrait choisir entre les deux à l'aune d'un affrontement censé déterminer la plus forte et la plus juste idée de la France. Je sais pas vous mais moi je n'ai retenu que des sourires. Crispés, ironiques, de vengeance, de satisfaction. (Le corps parle pour nous souvent. ) Et la France était bien loin. Les idées n'en parlons pas. J'avoue que je ne sais même pas comment on fait pour rester concentré et cohérent sur le fond quand on est autant dans l'attaque personnelle et la recherche du bon mot. Mais certains mots méritaient. Comme souvent, un bon compte-rendu sur le site de 20 Minutes qui intègre également les commentaires live des bloggeurs. Quant au "duo du duel", l'oeil torve et le chrono pour seul centre d'intérêt, ils ont assuré un rôle de pots de fleurs d'apparat, les vieilles fleurs qu'on ressort dans les grandes occasions, incapables de recentrer le débat, de trancher quand le dialogue s'embourbait, de relancer sur les questions épineuses. Du grand journalisme.

mercredi 2 mai 2007

Même pas peur

Le 1er mai a manifestement tapé sec sur la bille de nos représentants nationaux. En Bretagne, Sarko se place sous l'égide de Victor Hugo (mais à la réflexion, est-ce que Victor Hugo ne devrait pas REMERCIER Nicolas Sarkozy de son hommage ? et Jaurès ? et Malraux ? bande d'ingrats...), à Charléty, Ségo se prend pour le Christ (la honte, ptain la honte merde) et Le Pen, du côté de l'Opéra, se rejoue Antigone. Moi, cette campagne me gave. J'en ai marre de voter en me bouchant le nez et les oreilles. De ne pouvoir applaudir qu'une fois en six mois. Et encore, quand ça les arrange. Ce soir, je regarderai pas le débat. Je vais aller voir Spiderman 3. Et dimanche, ben peut-être je voterai pas.


La question du jour : qui a dit "Un sot trouve toujours un plus sot qui l'admire ?"

lundi 30 avril 2007

Rhabillé(e) pour le 5 mai

Hier à Bercy, Sarko tenait son Vivement Dimanche. Si les militants Green Peace n'ont même pas eu le temps de sortir le drapeau vert avant d'être interceptés par la flicaille, d'autres étaient en revanche très attendus. Alliot-Marie s'est illustrée dans la pique prête-à-envoyer. Dommage pour le niveau du débat, élevé quelques heures plus tôt par Bayrou et Royal devant toute la presse française et étrangère. Pour une fois qu'on se donnait en exemple plutôt qu'un spectacle.

vendredi 27 avril 2007

Prendre la hauteur nécessaire




(En lien un gadget qui circule en ce moment au bureau. Personnellement, Jean-Marie Sarkopen me fait penser à un ancien prof de maths... paix à son âme.)

jeudi 26 avril 2007

Swinging Bach

Les Pâques sont passées mais il n'est pas trop tard pour vous parler de Bach. Chez les Bach, on est musicien de père en fils, une sorte d'artisanat familial. L'histoire retint Jean-Seb. Carrure historique en plomb massif qui écrase ses contemporains et leurs successeurs jusqu'à la vingtième génération, oeuvre tellement large qu'en demandant à tous les critiques autorisés de faire une ronde, on n'arriverait encore pas à en faire le tour. Difficile de faire court sur le bonhomme : une intégrale compte en moyenne 170 CD. On se concentrera sur la Passion selon St Matthieu. A écouter ici, avec l'orchestre de musique baroque d'Amsterdam. Il faut fermer les yeux et oublier le décorum prout prout église-musique classique qui se prend très au sérieux.
Parfois certains jazzmen s'autorisent à dire que Bach, ça swing. C'est pas faux mais des fois, je me prends carrément à rêver à une Passion chantée par une troupe en treillis baskets sur un terrain vague. Qui raconterait la fin tragique de ce gosse juif et palestinien, futur agitateur révolutionnaire qui choisira le camp des pauvres. Mais bon...
Ce soir, une conférence sur le podcast : "une révolution pour les médias ?" dans l'amphi de l'abbé Grégoire aux Arts et Métiers. Entrée libre et vidéo mise en ligne sur le site de l'école.
Enfin, ce feuilleton désopilant met en scène les aventures de l'agent Airhole et de sa BEVU (Brigade d’Encouragement au Vote Utile). Détournement de roman-photo, Claire Chazal en guest star, la campagne en toile de fond. C'est déjà autant de bonnes raisons pour aller voir le dernier épisode.

(Dans le titre, l'extrait de "Ségo et Sarko sont dans un bateau", pour les retardataires)

mercredi 25 avril 2007

Combinatoire toi-même

Non, je ne vous raconterai pas comment j'ai bourré la gueule de mes collègues avec des chocolats fourrés à la crème de champagne. J'ai honte. En revanche, je vous avais promis un atelier symphonie. Alors, ça se passe ici. Attention, c'est de la musique combinatoire (à l'inverse d'aléatoire) et quand il y a des maths à la clé, ça peut devenir très compliqué. Pour un exemple probant, voir . Sur le site de l'expérimental Jason Freeman, toujours, à découvrir : Network Auralization for Gnutella ou Shakespeare cuisinart.
Dans le même genre musical, cette histoire mise en scène et racontée par le Washington Post (merci Nico). Le journal demande à Joshua Bell, jeune prodige du crincrin, de jouer dans le métro. Avec cette idée en tête : si l'art est universel et que l'interprète est à la hauteur de son art, le public devrait s'arrêter pour écouter. Résultats de la course... en 45 minutes, 7 personnes et 32$.
Et pendant ce temps, Télérama éditote sur "Julien de la Nouvelle Star, rockeur ou imposteur" ? Eh oui, ça continue ce soir. Heureuse combinaison du sadisme qui sommeille en chaque spectateur et de la nostalgie des rengaines populaires. Une autre approche de la musique.


(En lien dans le titre, la nouvelle attraction de petites-phrases.com que me signale Samski : un bisounours bayrouiste à caresser, dans le bon sens du poil naturellement.)

mardi 24 avril 2007

Des cartes

En attendant les résultats de la consultation populaire lancée hier... Voici un post pour ceux qui aiment les cartes, les géographes, les aménageurs du territoire, les randonneurs et les autres. Un site qui vous dit où vous êtes. Par exemple, vous êtes perdu dans une ville dont vous ignorez le nom et la physionomie. Vous n'osez pas demander mais vous bénéficiez d'une connexion internet. Normalement, il trouve. Normalement... Une dont je vous ai déjà parlé mais je suis patiente, je répète, c'est pour votre bien. Une autre, encore, pour rentrer safe. Mais ça ne marche qu'aux Stems. Une carte enfin qui vous aidera, mieux que le dernier numéro du Point, pour savoir où il fait bon vivre. Demain, contrairement aux apparences, on ne parlera pas de philosophie. A priori. On fera un atelier symphonie. Et je vous parlerai de chocolat au champagne. Dingue non ? (En lien dans le titre, une autre carte pour mes amis hypocondriaques)



source : Télérama again, entre autres (la flemme si vous saviez, la flemme...)

lundi 23 avril 2007

Parlons-nous

Je voudrais bien savoir comment 88.121.136.# (Paris, Tiscali telecom) est arrivé sur le Retrouved en cherchant "grosse salope en chaleur". Et pourquoi cet inconnu d'Orléans se connecte jusqu'à dix fois par jour. Et pourquoi mes statistiques sont si faibles le week end et exponentielles entre midi et 2. (nan ça je sais)
Sérieusement, je ne suis pas sûre de vouloir tous les lecteurs du web. C'est pas une auberge ici. C'est une maison respectable. Alors ma proposition, pas très classe mais efficace : j'engage un videur, en d'autres termes vous devrez passer un test de culture général et montrer un certificat de baptême pour lire le Retrouved. Ou plutôt, non, vous devrez vous identifier avec un code. C'est juste une petite étape de plus qui devrait même s'accélérer si vous activez la fonction mémoire de votre mozilla ou consort. Z'êtes d'accord ?

Le grain familial

Si les familles sont le dernier repaire de la folie quotidienne, la mienne pourrait faire office de salle de bal. J'ai appris ce week end que je jouais au foot. Si : arrière-gauche. Je suis noire même, "j'espère que ça ne te dérange pas" a ajouté mon frère. Ben non, quitte à être un garçon, autant que l'expérience soit totale. Quant au capitaine de mon équipe, c'est un lapin.
C'est Soccer 2 Final Machin l'explication. Mon frère s'est constitué la seule équipe capable, selon lui, de battre Lyon : lui en attaquant, l'autre frangin, le grand, en 2e attaquant super stratégique, papa dans les goals, les trois soeurs en arrière et maman entraîneuse. C'est Mac, le lapin glouton qui laboure plus habituellement la litière de sa cage que l'herbe des terrains, qui mène la fière équipée.
D'ailleurs, maman, elle a voté Arlette. En vrai. Elle qui est plutôt du genre balle au centre a justifié en découpant la tarte aux fraises des dominicales mais citoyennes agapes familiales : "C'est sa dernière élection, la pauvre !" Le vote-compassion, on l'avait oublié.

(En lien la dernière expo de la BnF, à voir avant fin mai : Sur les traces d'Ulysse. Son site internet est déjà une invitation au voyage.)

jeudi 19 avril 2007

Il est jeudi 11 a.m.

Beh non, j'déconne ! j'allais quand même pas vous laisser comme ça, sans babyphone, sans hotline, sans crier gare, un mercredi soir !? hein, franchement, qui pourrait bien avoir une idée aussi saugrenue alors qu'il fait un temps à aller taquiner la vague ? (ou pas d'ailleurs)
Hein ? franchement... Alors qu'il se passe tellement de choses plus intéressantes en virtuel ? Il est jeudi 11 a.m. et je désespère de voir arriver la quille en allant chercher un sixième sucre liquide au café et en pianotant machinalement. Je découvre, il était temps, le magnifique blog de Djac Baweur, altiste et téléramophile, qui parle de Malher comme mon ado de soeur (l'autre, celle qui n'a pas encore l'âge d'aller voter Besancenot) me parle de Diam's. C'est-à-dire que ça devient intéressant. Ce blog de Bédé dont j'avais, je crois, oublié malencontreusement de vous causer. Ainsi que celui de cette canaille de Larcenet. Ou encore : la Supérette. Vlog musical de haut bol. Dans la même famille, je demande papa télérama. A écouter : la rencontre avec un japonais passionné de chanson française, de vraie bonne chanson française comme on n'en fait plus tout se perd, je veux dire.
Lu ce matin dans le Métro : ce site qui répertorie les pubs qui lavent plus blanc que blanc, en d'autres termes le 4x4 qui protège la nature. Toujours dans l'esprit j'déconne je suis un gros con de droite : ce jeu pour apprendre à survivre au Darfour. Hum, hum... (des limites de la communication ?) Et enfin, restons dans l'actu, ce podcast gazou gazou elle est trop chou, sur les photos des candidats vues par une 3 years old.
Bon, comme dirait St mathieu, à chaque jour suffit sa peine. Non ? Bon uiken.

(En lien, le site de Tracks pour ses 10 ans ! c'est aujourd'hui ! bonanniversaire)

mercredi 18 avril 2007

Pâques après l'heure

C'est marrant, j'aurais pu vous parler de Peillon radié des listes électorales, de l'affaire Boulin relancée ou encore du fameux sondage des RG. L'actu foisonne d'une foultitude de sujets passionnants. Mais non le Retrouved est un peu mort là. Sur sa porte on a cloué : "Fermé pour cause de ... résurrection !" Traduction : c'est l'printemps ! on s'extirpe d'un profond profondément ennuyeux hivernage, on prend son p'tit vélo et on va marauder du lilas au bois de Vincennes. Bon week end. Et comme dirait l'autre : "Votez dur, votez mou mais votez dans l'trou !"

(En lien, de la réclame gratuite pour mes amis bretons, en plus c'est joli, ils ont des noms très bucoliques.)

lundi 16 avril 2007

Un être heureux

En m'attaquant à mon enquête sur les destinations où il fait bon exporter, j'en arrive à interviewer le jeune patron des billards C. Et lis avec ravissement sur son site : "Qu’il soit particulier, professionnel ou collectionneur, l’acquéreur d’un billard C. est un être heureux." Vu le prix des bestioles, le problème c'est l'état du moral le jour où il fait un trou dans son tapis. Toujours en lien avec mes passionnantes recherches, la formation des chefs de PME cette fois, me voilà sur le site de Polytechnique. Je découvre qu'on peut y consulter les cours en ligne. A "langues et cultures" : 0 résultat. Heureusement que l'intitulé était au pluriel. Autre détail amusant : quand on clique sur les "ressources pédagogiques" correspondant au salivant cours sur les "modèles en finance et simulations", on tombe directement sur cette page. En voilà un qui ne simule pas sa joie de vivre.

(En lien dans le titre, la propagande, pardon, les saines lectures du ministère de l'Economie pour les enfants.)

dimanche 15 avril 2007

A drop of water in an endless sea

Les journalistes bloguent à tous vents. C'est un fait. Mais ils ne parlent pas que de politique. Ou de l'avenir de la presse écrite et de leur dernier bouquin. Bruno Frappat, ancien red' chef de LaCroix, se livre "à vif" sur le sien. On pouvait y lire cette semaine, entre deux éditoriaux sur les parachutes dorés des Pdg et la campagne présidentielle, cette confession de foi émouvante. C'était pour le week end de Pâques.



(en lien dans le titre, ce qui fait les unes de la presse anglaise aujourd'hui parce que quand même il y a des questions sacrément importantes)

samedi 14 avril 2007

mercredi 11 avril 2007

En haut à droite

Métro attaque : sur la fameuse affaire des intempestives déclarations de Sarkozy sur la pédophilie et le suicide dans Philosophie Magazine, l'article aujourd'hui en page 4 lâche les chiens. Après en avoir relevé toutes les ineptes conséquences :
- les pulsions suicidaires et les tendances pédophiles ne se soignent pas
- les agresseurs ne sont pas responsables
- ces maladies sont purement génétiques (et pourquoi ne pas sélectionner les individus alors ?)
Et pointé la contradiction évidente d'un mal présent dans l'homme dès la naissance avec la croyance revendiquée d'une espérance chrétienne. Qui s'appuie elle sur la possibilité de choisir entre bien et mal.
Le gratuit porte la touche : "Par delà la polémique, ce nouvel épisode de la campagne révèle le désert intellectuel dans lequel la plupart des candidats évoluent." Et la chute : "La plus grosse erreur du candidat de l'UMP aura donc été de vouloir s'extraire le temps d'une parenthèse philosophique des discours creux et des meetings où l'on brasse de l'air. Un luxe qu'un candidat à la présidence ne peut pas se permettre." Ramasse tes dents s'il te plaît. Pas encore en ligne sur leur site à l'heure où je vous parle. Où l'on découvre également une vidéo interdite de diffusion. A voir évidemment. Ainsi que le compte-rendu de son interlocuteur qui très étonnamment parle de tout sauf de ces outrageux propos.
Pas de réponse de l'intéressé. D'ailleurs, c'est marrant, son blog officiel n'arrive qu'en 8e position lors d'une requête google. Loin derrière ses parodies. Sinon, y a un ptit gadget. Un compteur avec des bouts de seconde qui défilent vite vite vite. En haut à droite. Onfray remarque le même instrument dans le bureau du candidat et le décrit en ces termes choisis : "Non loin, en face du bureau, une table avec la presse du jour et les quotidiens. Derrière le fauteuil du ministre, une horloge à affichage numérique (la même tuait le temps avant le changement de millénaire sur la façade de Beaubourg pendant des mois…) décompte compulsivement les heures, les minutes, les secondes qui (nous) séparent des élections… Le Ministre, le pouvoir, l’angoisse.Le sablier post-moderne en instrument de Vanité, voilà probablement un indice sur l’âme de l’homme qui court après le temps, que le présent n’intéresse qu’en regard du futur, de l’avenir, de demain." Un peu flippant quand même.

(en lien le petit gadget de Métro)

lundi 9 avril 2007

La politique a du poil aux pattes

Il paraît que les hommes accordent moins de confiance aux compétences d'une femme, que d'un homme, en matière d'économie. Etonnant : personne n'a encore abordé la question du salaire au cas où quelqu'une serait élue. Y a pas de petites économies.
En plein week end de Pâques, en voilà un qui se met les bigotes à dos. Heureusement, pour les femmes, et notamment en terme de salaires, il promet de tout changer. Celles qu'il a choisies sauront réchauffer le coeur des électeurs. Cf la petite blagounette de sa porte-parole sur "le ministère de la rénovation urbaine au Kärcher" par exemple. L'assurance d'une France où les femmes pourront briller par leur cynisme autant que leurs mâles homologues. Hum, ça va sentir bon la testostérone ! (Qui a dit que les femmes n'étaient pas utiles en politique ? Tu sais tricoter ? Allez, au boulot !)

vendredi 6 avril 2007

J'ai signé

Premier CDI. Premier jour. Mon bureau est prêt. En face de moi, ma collègue et un bégonia. Partout ça sent bon le café des gens tranquilles, la moquette est immaculée et tout le monde a l'air de sortir de thalasso. J'essaie de respirer mais il fait trop chaud. Un chaud douillet poisseux qui vous étreint. Je voudrais partir, j'ai pas envie d'aller à l'école, ils ont l'air relou les gens qui me regardent derrière leurs ordinateurs. Sourires de compréhension. On est tous passés par là. Souvenir ému du premier jour, le petit doigt sur la couture du pantalon. C'est la nouvelle, la castor junior, la future "collègue". On m'a laissé une pile de post-it de plusieurs couleurs et la collection des anciens numéros. Un titre : "PME : au secours les syndicats arrivent".
Allez, ça va bien se passer. Je vous promets plein de billets poilants. Z'allez voir, on va bien rigoler. D'ici là un joli week end. De pâquerettes et de pacotille.


mercredi 28 mars 2007

lundi 26 mars 2007

Après on parlera de choses plus futiles



Qui a revu l'Auberge espagnole hier ? qui a regardé le générique avec une moue convenue "ben on choisit pas tous de devenir écrivains c'est tout" ? Pour la tranche d'âge à laquelle j'appartiens, celle qui écrit "repasser chemises" et "souscrire PEL" dans son agenda, le constat commence à être amer. Pour un métier choisi combien de vendeurs de volets roulants ou de communiqués de presse pompeusement appelés "articles" ? Je ne fais pas exception à l'infâme défaite des idéaux : j'embauche pour mon premier Cdi en presse éco la semaine prochaine. Autant vous dire que je n'en mène pas large. Je ne jette pas la pierre. Et on n'est pas tous Pierre Carles. Si vous ne voyez pas de quoi je veux parler, ce documentaire indispensable sur l'indépendance des médias et en particulier des chaînes de télévision. Tout le monde en prend pour son grade : Schneidermann se paie même un ticket pour un tour complet. Voir : la séance de maquillage avec Messier. Schneidermann lui demande d'un ton complice : "On peut vous demander quelques chiffres sur Vivendi ? N'ayez pas peur, on en a juste besoin pour la présentation, ce n'est pas pour l'antenne. Ce sera plus glamour… Après on parlera de choses plus futiles." Illustration de l'infâme défaite. Encore hier soir : sur la sixième, la dernière campagne de Jean-Marie. Le Pen invité chez France 24. Brosse à reluire. Le Pen au cimetière chinois de Noyelles. Provocation suivie passivement par les journalistes. Qui en redemandent avec des photos entre les croix. Le Pen qui congédie les mecs d'Enquête exclusive. "Vous n'en avez pas eu assez (d'images) ? Vous commencez à m'emmerder là. Je me plaindrai à votre direction." Allez va jouer avec ta caméra, on t'appellera quand on aura besoin de toi.


(en lien, radio Istambul, les pieds dans le Bosphore, les oreilles en voyage)

dimanche 25 mars 2007

Art and arse

TTC ? Faut dire, c'est vraiment juste une histoire de claque sur les fesses. Un truc pour émoustiller les jeunes coincés à la recherche de la cool attitude. Genre :



En fait, ça m'a fait penser aux poses rocky rockettes de mes anciens élèves. Une autre Angleterre. Où les courses punitives de plusieurs miles ont encore cours. Et les rumeurs de pédophilie continuent de défrayer la chronique. La musique comme retour de baton des éducations trop corsetées ?
Autre retour, en France, où Ken Loach soutient Olivier Besancenot. Merci Ken. Nonobstant temps pourri à Paris. Si vous ne l'avez pas encore fait, ce test du Monde qui vous permettra de savoir pour qui vous voudrez voter. Pratique ? Comme si le quotidien généraliste le plus lu de France ne faisait pas lui aussi sa petite campagne. Au centre, toujours plus au centre. (en lien dans le titre cette vidéo hilarante sur les "artistes de droite")

vendredi 23 mars 2007

Pharmacopter

Au British (musuem) se tient en ce moment une exposition qui devrait intéresser ma copine JL, et tout un chacun dans la mesure de sa curiosité. C'est l'histoire d'un mec. Et d'une femme. Racontée sur le mode "Dis-moi quels médocs tu prends, je te dirai qui tu es". 14000 par tête de pipe. Et un cancer au bout.
Vu dans les bacs à merde anglais, cette Une : "Elle reçoit un anneau gastrique pour ses 15 ans". Page suivante : la nouvelle tenue de Vic Beck. Comme dirait l'autre :



En lien : Brassens assassine la chanson française (merci Nico). Si je ne suis pas décédée d'une indigestion de junk food, TTC demain soir... a va faire mal aux zoreilles.

mardi 20 mars 2007

I ain't bovvered



(Blair joue, dans son propre rôle, pour ce sketch avec Catherine Tate, actrice de comédies britiches. Le prime minister s'y moque d'un tic de langage populos : "I ain't bovvered". Littéralement (ou presque) : "je n'en ai cure". Ce sketch a été réalisé pour le "BBC Red Nose Day fundraising programme of 2007". L'équivalent du Téléthon. Official link in the title.)

lundi 19 mars 2007

Perchée sur deux roues


Allez, j'avoue : j'ai tenu trois jours. Bon, en trois jours, je suis quand même arrivée à Condom (on prononce la diphtongue à la fin) en passant par Montcuq (on prononce la lettre finale). Toute une éducation. Soit 170 kilomètres (sans compter les fois où je me suis perdue) de descentes et de montées, de fondrières et de chênaies, les cheveux collés au front, le sang qui cogne aux tempes.
170 kilomètres, c'est pas beaucoup mais j'avais une bonne raison de m'arrêter : d'abord la pluie. Ensuite la finale des 6 nations au café des Sports de Lascaure. Une soirée à l'enclume, c'est-à-dire le bout du comptoire, sous la télé qui retransmet le tiercé. Une place d'honneur dans l'équipe de gascons locaux. A l'affiche : Jean, "demi-aristo" et gentil dingue qui vit avec sa vieille mère dans le chateau voisin. Régis, carreleur de son état et ancien avant-centre qui se chargea de me faire piger les règles entre deux rasades du "rouge au beau-frère". Serge, pied-noir renvoyé en Algérie comme parachutiste, qui ne veut plus se battre aujourd'hui que contre la truite, "et encore, seulement une fois par an".
Avant de partir, je lisais dans le train une interview de David Lynch qui expose en ce moment à la fondation Cartier, où il parlait de la joie d'attraper des idées au vol et de celle, au contraire, de ne penser à rien. Lui parle de "méditation transcendentale". Moi je dirais "faire le vide". Quand, sous chaque coup de pédale, l'esprit se libère sous l'effet combiné de l'effort accompli et de la concentration sur ce "putain de dérailleur". Je dis ça sans méchanceté, j'ai beaucoup de tendresse pour mon dérailleur. On a vécu des moments forts tous les deux. Sur cette petite philosophie à deux roues, je vais plonger ma zénitude toute neuve dans la pression plus tumultueuse de Londres. Le Retrouved me suit de ce pas.
(en lien le texte intégral de l'oeuvre qui comprend ce passage saurez vous deviner laquelle ? "Que dites-vous ? C'est inutile ? Je le sais ! Mais on ne se bat pas dans l'espoir du succès ! Non ! Non, c'est bien plus beau lorsque c'est inutile !")

lundi 12 mars 2007

Transparence


Bon alors mes petits canards, faut qu'on parle. Vous savez tous, ou presque, qui je suis. Je vous écris à visage ouvert, blanches mains, yeux candides avec des petites étoiles tirlili tralala. (De toutes façons, on avance tous plus ou moins à découvert sur internet. Je dis pas non plus que je connais toutes vos adresses IP, calmons-nous.)
Pour ceux qui croient me connaître, je vais même vous avouer qu'hier, à environ 2h15 du matin, j'ai fait mon choix et qu'en avril mon bulletin ira à une femme pour laquelle je n'aurais jamais imaginé devoir opter. Mais c'est comme ça, on change. Cinq ans plus tôt, j'avais pas voté. Ni au premier ni au second tour. J'étais en Angleterre et à l'époque je comptais bien y rester.
Hier, je suis allée au 50. C'est un petit rade, rue de Lancry, vers le canal Saint-Martin. On y chante le dimanche. Chacun gueule sa p'tite chanson et tout le monde reprend le refrain en choeur. C'est comme à la maison mais sans les crêpes de maman. Un monde meilleur où on partage et on aime son prochain. Dans ces moments-là, je voterais pour le facteur sans hésiter. Mais bon, faut pas déconner.
Je vais vous laisser quelques temps. J'ai un urgent besoin de nature là. Vais aller me refaire les poumons sur les GR de la vallée du Lot. Toute seule. Mon sac à dos, mes crampes, mon Rivage des Syrtes qui n'avance pas. Revenir le mollet rond et l'âme légère. (Je vous parlais de Baudrillard : un entretien avec Télérama dans le titre)

dimanche 11 mars 2007

Beau temps, hein ?



Jean Baudrillard est mort. Oui, je suis à la bourre mais le printemps, lui, est en avance. A ce propos. Attention aux gelées impromptues de mars... Jardening et podcastage. Découverte de saison. Mon balcon ne saurait s'en plaindre. Les Victoires de la musique. Ont consacré une belle âme dans un corps malade. C'est trop souvent le contraire pour qu'on s'abstienne de le saluer. Hier soir, Christian Scott au Sunset, 23 ans, le printemps de la trompette. Haut les coeurs ! (dans le titre, Radio Grenouille, ça vient de Marseille et ça sent bon les beaux jours)

vendredi 9 mars 2007

"Il n'y a pas que la vraie vie dans la vie"


Et si on parlait d'Arte ? Il y a des gens au chômage qui peuvent passer leurs journées devant des séries. Moi je vis avec Arte sous perfusion. Je regarde tout. Tout à l'exception des documentaires animaliers. Je veux pas me laisser émouvoir par une mangouste ou un iguanodon.
Un reportage dont je voulais vous parler. A priori pas du tout sexy : les dernières colporteuses de Tokyo. Des japonaises qui affichent 80 balais au compteur et des rhumatismes qui se transforment en calvaire. Des femmes toutes sèches, bossues, qui ne peuvent pas s'arrêter de travailler. Leur tâche : porter en ville des "baluchons" qui font l'équivalent ou plus de leur poids pour vendre les légumes qu'elles ont cultivés chez elles. Pas très sexy, hein ? Sauf qu'à travers la confrontation avec les générations suivantes apparaît la valeur du sacrifice de celle qui au départ voulait écrire des poésies, qui a dû épouser un militaire violent et macho pour donner un descendant à sa famille et doit enfin affronter l'indifférence de son fils sur la question des terres familiales. En regardant ces images, je pensais au vieil homme d'Hemingway, incapable de renoncer à son bateau, ses filets et son espadon (ici le discours d'Ernest quand il reçoit son Nobel). De la difficulté, pour eux, de ne pas transmettre. Et de la difficulté, pour nous, d'être libres.
Ce soir, deux documentaires sur René Char. Je suis pas revenue dans la vraie vie moi... (dans le titre, on parle de la nouvelle télé pour les geeks, cheers !)

jeudi 8 mars 2007

C'est la poule qui philosophe

Pour la journée de la femme, Simone Weil se rallie à Sarkozy. Merci. Non, c'est trop. Côté masses, je veux dire côté télé, c'est révélateur : pas de soirée spéciale mais un choix subtil qui balance entre Police scientifique, Bond, appelez-moi Bond et ce documentaire programmé par Arte sur des femmes albanaises qui décident de vivre en hommes. Heureusement, il reste quelques exceptions.
Et puisque selon l'adage du titre (ne me demandez pas avec qui je traîne passées 22h)... une idée que j'ai eu ce matin en me rasant (libération de la femme oblige) et que je vous livre en vrac : et si la démocratie ne valait que parce qu'elle donne l'impression au peuple de gouverner, garantissant la paix sociale et le renouvellement, artificiel mais nécessaire, des chefs. Comme si on ne savait pas depuis longtemps qui sont ceux qui nous gouvernent. Cf cette série anglaise sur les haut-fonctionnaires et leur influence au long cours... (en lien, aujourd'hui, rien à voir : la Suisse envahit le Liechtenstein)


mercredi 7 mars 2007

Hum, ça sent le napalm !

En lisant l'excellente lettre quotidienne de Télérama, j'ai appris que certains sites (un turc en l'occurence) élisent le fameux "the smell of the napalm in the morning" en tête d'un classement des scènes d'anthologie. Etrange tout de même. Et aujourd'hui, comme tous les mercredi, sortent les lots de comédies déjà éculées, de films d'action cent fois répétés, de divertissement à grosses ficelles, pop corn-kleenex, larme facile et blagounette pétaradante. Ne serait-il pas temps d'agir ? Et faut-il ? (priver les bonnes gens de leur bonne soupe...etc, c'est une question)
Lors de la remise des Césars, Pascale Ferran, la réalisatrice de la coquine de Chatterley alertait sur la situation du cinéma français d'auteur en ces termes : «Leurs auteurs, de Renoir à François Truffaut, de Jacques Becker à Alain Resnais, avaient la plus haute opinion des spectateurs à qui ils s'adressaient et la plus grande ambition pour l'art cinématographique. Ils avaient aussi, bon an mal an, les moyens financiers de leurs ambitions. Or, ce sont ces films-là que le système de financement actuel, et en premier lieu les chaînes de télévision, s'emploie très méthodiquement à faire disparaître.» En appelant aux candidats à la présidentielle. «Il leur reste 55 jours pour oser prononcer le mot "culture".»
Faut-il le rappeler, le bouclage financier de Lady Chatterley a dû se faire, du côté des chaînes, avec le seul soutien du secteur de production télé, pas ciné, d'Arte. (Pour la peine, aujourd'hui, vous regarderez une de mes scènes préférées : l'arrivée de l'aviateur André Jurieu au Bourget dans la Règle du jeu de Renoir.)

mardi 6 mars 2007

Maa maa maa... oh toh toh toh

J'aurais mieux fait d'aller manger des sushis...
La soirée politique a été indigne de tout commentaire. Pour ma part, j'en retiendrai l'audacieuse choucroute d'Audrey Pulvar. Et cette inquiétante tendance à faire parler les "citoyens". Parmi les représentants de la société civile invités ce soir-là sur le plateau pour incarner les "problèmes quotidiens des Français", l'une s'inquiétait de ne pas avoir obtenu de réponse "sur comment irradier la précarité". L'autre regrettait que tous les politiques ne puissent se mettre ensemble pour proposer des solutions. Sourire crispé de Besancenot et de Villiers. Réponse docte de Coppé : "Des fois, ce n'est pas possible". C dans l'air, rediffusé peu après, s'intéressait à l'ardent sujet des sondages. De la pertinence des modèles de prédiction, de l'évolution des pannels par rapport à celle de la population, du problème des sondages commandés par (le FN, les RG...) et bien évidemment de la plantade de 2002. Roland Cayrol, président du CSA : ce qui aurait dû inquiéter n'était pas tant la montée de LePen que l'effondrement de Jospin. Mais alerter sur ce point deux semaines avant le vote, après quatre ans de mise en scène UMP-PS... Il faut revoir cette émission de toute urgence si vous l'avez manquée.
(Dans l'actualité ouébienne, j'en profite pour vous signaler le dernier billet de Ma vie numérique, chez Télérama, Magic paddle et en particulier la vidéo Japanese Tradition qui vous permettra de comprendre le titre.)

lundi 5 mars 2007

Ex (it)

Des ex. Des fois, on en reçoit des lettres lamentables. Qui refoulent leur mauvaise conscience et l'envie d'en finir avec ces excuses de pure forme. Avec des abréviations et des expressions SMS. Des "à bientôt" qu'il faut lire comme des "je t'en prie, pas trop tôt quand même". Des autres qui disent "je m'en fous" ("mais ne m'oublie pas"). "Même pas mal" ("mais putain pourquoi t'as fait ça").
Des fois, on en reçoit des incroyables. Là, dimanche soir, j'en ai trouvé une dans ma boîte aux lettre qui m'a presque donné envie de m'envoler du côté des Balkans. Qui dit "Salut! Je vois que tu bouges. Comme un rêve qui échappe." Qui écrit "Je lis que tu fais des choses. Que le monde t'intéresse. Que tu traces sur ta voie les yeux grands ouverts." Qui conclue sainement "Tout va bien ici. Je t'embrasse"
J'espère qu'il ne m'en voudra pas. Je n'ai même pas choisi la plus belle.
C'est important un(e) ex. C'est comme un marque-page dans un livre. Qui dit à quel moment de votre vie vous avez réalisé qu'Amin Maalouf fait vraiment de la merde ou que vous ne finirez jamais Don Quichotte. Alors, voilà, je propose un classement des ex. Par genre littéraire. Lecteur, t'en penses ?



(Dans le titre, un site... hum... voyez par vous-mêmes. La prochaine fois, on parlera politique, ce sera plus utile.)

samedi 3 mars 2007

Et Bollywood dans trois semaines

C'était l'Egypte. Un vrai décor de cinéma. Prochaine escale : Madras-Pondichéry-Chandernagor. Oui, c'est scandaleux. Vous avez jusqu'au 29 mars pour les commandes en tissus, encens, drogues...

vendredi 2 mars 2007

La hauteur de la note

De la musique avant toute chose. Et un peu d'art aussi. Ce site incroyable, réalisé par les étudiants de l'école d'archi de Londres : une carte sonore de Capri. La techno-moderne classe à ramener de vacances. De l'art donc. Même à Budapest. Mais si. Et un sujet de débat. Depuis quelques temps, on me parle de Mika. Une grande révélation, un truc de ouf malade. Qui gagnerait les victoires de la musique s'il était français. J'ai écouté avec toute mon attention matinale d'un lendemain d'Andy Whaloo et une tasse de café qui passerait pas le contrôle anti dop du tour de France. Alors laissez-moi maintenant vous faire découvrir à titre comparatif ça... Lupen Crook également pur juice made in UK. Beaucoup moins de requêtes google mais un joyeux naturel et une sacrée couleur musicale. Et un site aussi. Pas de concert prévu pour le moment.
(Dans le titre, un autre groupe, belge. Au Point Eph le 27 mars. L'air vous dit quelquechose ? le fabuleux destin d'une mélodie qui devint musique de pute, euh de pub pardon .)

mardi 27 février 2007

Delicatesse

J'ai envie de vous faire écouter des choses qui m'émeuvent. Alors voilà. (toute mon admiration à qui trouve l'auteur - l'interprète étant Alexandre Tharaud) Question expo, itou. C'est même plus la peine de sortir : elles sont sur ton ordiche (merci Tristan). Si vous persistez néanmoins à vouloir garder un contact avec le monde extérieur : la chanson qui suit, du groupe déjà un peu connu Fatale (merci Hugo), devrait passer dans à peu près toutes les bonnes crèmeries. Noter : "I'm sexy I'm hot I'm everything you're not". Dégage salope.



(Dans le titre, une suprenante itw du trop médiatisé mais pas stupide violoniste Laurent Korcia qui mouche un critique snob)


lundi 26 février 2007

Sous les tentes

J'ai croisé ce matin, vers potron-minet, un camion-poubelle parisien sur lequel était placardée cette affiche : un lave-linge d'un autre âge surmonté de ce slogan "Grâce à la mairie de Paris, il ne passera pas la nuit dehors". Eh ouais c'est ça Paris : les Sdf, c'est sous les tentes mais les lave-linge sont bien pris en charge. Faut pas déconner, y'a des priorités.
Ceci dit, pour revenir aux tentes, on peut se demander s'il y a vraiment une solution. Augustin Legrand qui enjoignait les gars du canal à se rendre au fort de Nogent a changé d'avis hier et décrété que c'était "loin d'être une réponse adaptée, notamment pour les alcooliques et les toxicomanes". Mon chef, qui est un petit marrant, proposait de laisser nos appartements aux Sdf et d'aller tous squatter à Nogent. Je le vois bien en pleine bataille d'oreiller avec les curés du service rel' sous la surveillance des travailleurs sociaux. En fait, et pour jeter un coup d'oeil au dessous des cartes, on se retrouve dans un rapport de force où Legrand montre les crocs à un fanfaron de Villepin qui a déclaré vouloir faire "disparaître les tentes du canal". Il doit pas être un as au poker lui.
En attendant, que les riverains des quais se rassurent, leurs lave-linge seront bien gardés. Et on lavera ses Sdf en famille. Faut pas déconner non plus. (En lien aujourd'hui, les chroniques impertinentes de Marie-Andrée de Saint-André sur Nova)

dimanche 25 février 2007

La possibilité du Nil

Back from Egypt. Même pas le temps de savourer le blues du retour, tous ces journaux en retard, ces films fraîchement sortis et qu'il FAUT avoir vus (ou pas), ce courrier à éplucher, encore deux lettres de lecteurs chipoteux. Réaliser que le frigo est vide mais moisi, que le néon cassé de la salle de bain fait toujours comme une ambiance de phare dans la tempête, que le goûter Arte radio est dans quelques heures et qu'on a pas fini de faire le tour des brèves - ah bon ? Jospin... ?! Incrédule, j'ai eu comme un mouvement de doute sur l'urgence de nos indispensables.
Là-bas, le soleil continue de marteler les visages impassibles des Ramses et des vendeurs de foulards en coton du Caire, le vent remue un peu les roseaux et fait danser les felouques sur le Nil, les oies sauvages descendent chaque matin en un escadron immuable vers le lac Nasser, au-dessus des grappes de touristes qui mijotent dans leur écran total sur les temples, et les statues les toisent intérieurement (c'est pour cela qu'ils restent de profil, pour ne pas qu'on puisse les regarder dans les yeux et savoir ce qu'ils pensent, enfin c'est ce que je crois).
(Je me suis permise de reprendre l'excellent jeu de mots de mon ami Aleth pour vous diriger dans le titre vers le site de M.H. que m'a fait connaître mon amie Caroline. Eh oui, on se nourrit de ses rencontres...)

(musique nubienne, souvenir de la meilleure soirée que j'ai jamais passée à boire de la bière sans alcool et à fumer de la mélasse)

vendredi 16 février 2007

Boudin blanc et thé à la menthe

Hier, j'étais en reportage à Rethel, la capitale européenne du boudin blanc. Dans ces terres pouilleuses des Ardennes où est née une grande partie de ma famille. Une région plus connue pour ses maisons de champagne et ses grandes exploitations agricoles. Mais après les différentes invasions des guerres des siècles précédents, les délocalisations finissent de ruiner un département qui compte déjà 8000 Rmistes. C'est dans les fonderies en fin de vie que Sarko était venu faire une tournée électorale auprès de "la France qui souffre". Une France qui dit non à l'Europe et oui à Le Pen. Une France où il est de notoriété publique que l'inspecteur de la répression des fraudes fait bosser ses ouvriers au black. Où des gamines de 15 ans enchaînent les gosses pour toucher les allocs et survenir aux besoins de leur famille. Où les rares "arabes" qui y vivent se font planter par des gosses énervés.
Le sujet de ce déplacement : où se situe le vote populaire ? "Attention ! chuis pas raciste hein ! mais je voterai Le Pen, comme en 2002... ou peut-être Sarko, j'hésite." Après on peut vivre de grandes émotions virtuelles, mais la France qui votera en avril prochain, elle est là aussi. Bon ben c'est pas tout ça mais l'Egypte m'attend. Retour dans 8 jours si tout va bien. D'ici là, portez-vous bien.


mardi 13 février 2007

lundi 12 février 2007

Mr Oliv avec le tournevis dans la loge du gardien

EVREUX, 8 fév 2007 (AFP) - 18h56 Meurtre d'une femme à coups de tournevis : 30 ans de réclusion en appel
Un homme qui avait tué une femme à coups de tournevis et de couteau en octobre 2002 a été condamné jeudi à 30 ans de réclusion criminelle, avec une période de sûreté de 20 ans, par la cour d'assises d'appel de l'Eure. Le drame s'était produit lors d'une tentative de vol à la mairie de Gonfreville l'Orcher (Seine-Maritime), jouxtant l'appartement du gardien de la mairie et de son épouse. Surpris par le couple, le voleur avait grièvement blessé le mari et tué la femme de 9 coups de tournevis et 3 coups de couteau. En première instance, Olivier Donnet, 31 ans, avait été condamné en mars 2006 à la réclusion à perpétuité avec une période de sûreté de 22 ans par la cour d'assises de Rouen. En appel à Evreux, l'avocat général avait demandé la même peine. Entré pour la première fois en prison à l'âge de 14 ans, Olivier Donnet était en cavale au moment des faits.
(Dans le titre, ce site qui recense des vidéos potaches. Aller voir "LSD being tested on… " Testé sur qui ? Des soldats anglais, dans les années 50. Un site finlandais. Comme dirait une copine danoise, ça explique beaucoup.)

dimanche 11 février 2007

Schneidermann en Sarkozie

L'excellente émission Arrêt sur images s'attaque ce dimanche au sujet épineux des relations de Sarko avec les journalistes. Qui a rencontré la bête peut confirmer : il s'agit d'un subtil et subrepticieux mélange de séduction, de piques et de rapport de force. Là où l'émission devient intéressante : les journalistes qui le suivent de près, notamment ceux du Monde et d'Inter, commencent à être gênés aux entournures quand il s'agit d'expliquer pourquoi ils se tutoient, pourquoi on ne peut pas poser certaines questions, pourquoi on accepte de faire une deuxième prise (superbe extrait sur le "vote juif" au dîner du Crif). Chez les invités, ça se tend sérieusement quand l'équipe les prend en flag au congrés d'été à Marseille, une photo de Match, Sarko au centre les mains jointes, les disciples embed' autour, souriant ou complices à tout le moins. A la question de la violence de la séduction, comment y résister quand vous êtes dans un rapport aussi déséquilibré, l'un répond : "Vous ne travaillez pas au quotidien, vous ne savez pas de quoi vous parlez". Manifestement pas à l'aise.
Seule déception : l'angle sur Sarko et la blogosphère. Pas grand intérêt : que pensent les bloggeurs du ministre-candidat ? On s'en fiche pas mal en fait. Mais c'est utile quand ça permet de récupérer les petits dérapages que les médias traditionnels ne relèvent pas.

jeudi 8 février 2007

Cherbrouckisme


De retour de la mer. La mienne me manque. Quand je dis la mienne... je n'y suis même pas née, m'y suis ennuyée à mourir et ai gardé de la société qui s'y morfond un souvenir très... flaubertien. C'est au bout de la France, déjà chez les Anglais quand ils débarquent le samedi avec leur caddies de bière et leurs femmes obèses. C'est une ville ni très grande ni très petite, ni très moche, ni jolie. Quelque fois il se passe des choses mais le plus souvent non. La seule chose qu'on puisse dire de façon certaine sur ma ville, c'est qu'il pleut. C'est bizarre mais elle me manque.



mardi 6 février 2007

La mer, la mer...

Je pars en reportage du côté de Guérandes. Rapport à un procès qui arrive lundi. Une fois n'est pas coutume, je vous embrasse, par écran interposé. Un peu d'amour dans ce monde mazouté.

J'aime plus trop beaucoup les blogs... (et pourquoi)

Le problème avec les blogs, c'est que ça renforce considérablement le narcissisme qui sommeille naturellement dans chacun chacune, toutes proportions gardées mais de façons assez bien partagée quand même. Il était à peine l'heure d'être réveillée quand je suis tombée, ce matin donc, sur un site, encore un, où le blogueur se congratule. Il se félicite d'être si beau, si intelligent. Il se regarde dans le miroir de ses statistiques, il contemple comme il est bien fait quand il est refait et qu'il rentre bien le ventre là comme ça on respire plus. Quand je dis ça, je ne m'exclus pas de tous ces petits ridicules. D'ailleurs, en tant que journaliste, je cumule. Mais grâce à mon premier métier, aussi, je garde les pieds sur terre. Que représentent 100 ou même 1000 lecteurs quotidiens quand le moindre petit canard à l'échelle nationale en cumule 100 000 ? Que veut dire être "une caisse de résonnance de la société" (entendu parfois mais je ne balancerai pas où) quand on passe sa journée derrière un écran ? Au final, ce sont les dérayeurs de parquets, les fabricants de chapeaux melon et les élargisseurs de bottines qui vont faire fortune. Y'a pas de sot métier. Enfin, moi j'dis ça... Je suis allée me remettre les idées en place avec les maires de banlieue qui lançaient un manifeste pour une nouvelle politique de la ville. Rien de tel pour revenir sur terre. En fait, c'était pas la peine de se cailler le lait pour si peu. J'étais juste agacée. Pas grave, quoi. Le monde est plein de défauts, j'en cautionne un, ça va, c'est mon joker. Le poil-à-gratter du truc, en l'occurence, c'est le festival de Romans, qui se la raconte pas mal dans le genre "auto-primons-nous" (on n'est jamais mieux servi que par soi-même... etc). Comme pour tout concours, il y a un classement dont pas mal de sombres bouillabaisses à qui je ne donnerai aucun lecteur supplémentaire en leur mettant du lien. Mais quand même quelques jolies découvertes : de la bonne musique, de la lecture marrante et même du son-poésie-reportage. Dans les bonnes nouvelles, ça rebouge chez Zethestique, blog hyper reposant et pile dans le sujet. Toc.

lundi 5 février 2007

Faire le tapin

Pas de méprise, il s'agit de poésie. Tapin comme "Toute Action de Poésie Inadmissible sur le Net". A écouter sur leur site. (trouvé dans l'Expresso, la riche lettre d'infos culturelles de Télérama qu'on peut recevoir chaque jour dans sa boîte à émiles) Dans l'actualité concrète, aujourd'hui, le procès de l'arbre à Strasbourg. Et, malheureusement beaucoup moins surréaliste, Sarko ce soir sur TF1. Ce matin, Bayrou dans LaCroix, Ségo dans Libé. Chacun choisit son trottoir, ça tapine dur chez les médias.

Et la question à pas cher : l'auteur de cette chanson portait moustache, mais qui est-il ?

dimanche 4 février 2007

Du wiki en vrac

On trouve de tout sur Wikipédia. Absolument de tout. Extraits de la rubrique "insolites" du Wiki. Vachement plus intéressante à parcourir que pas mal de blogs ou sites du ternet. Celui-ci compris pour aujourd'hui et peut-être les jours prochains. Relâchement général oblige. (clic titre : et encore plus dans sa version parodique)

samedi 3 février 2007

Today I feel like... encore

Dansé jusqu'à l'aube au Nouveau Casino. Juste comme de l'ouate autour des oreilles et de la tête et partout dans ma rue et quand les gens parlent. C'est l'électro, ça attaque les boîtes à miel. Quand je pense qu'une semaine avant passaient Ok Go rue Oberkampf. Mais bon. Today I feel like...



et aussi



ou encore



(Sélection musicale du samedi)

vendredi 2 février 2007

Par ici la sortie !

Ton patron t'engueule parce que tu arrives en retard. Echevelé et suant qui plus est. Haletant "la ligne 1... incident... bloqué..." Mais il n'a pas l'air de comprendre. Demande lui quelle correspondance il faut prendre pour aller d'Arts et métiers à Champs Elysées Clémenceau ? Si, comme Bertrand Delanoë, il sèche, c'est qu'il est l'heure de la piqûre de rappel. Fais lui voir ça. (et la version ludique dans le titre)

jeudi 1 février 2007

Graines d'emboîtés

J'adooooooore cette chanson. Mon papa me chantait la version de Graeme Allright à la guitare quand j'était petite. (là, c'est Malvina Reynolds qui chante... une autre version, masculine, dans le titre _ thx Chryde)

mercredi 31 janvier 2007

Du vulgaire

A propos de l'arrêt définitif du tabac dans les lieux publics, qui commence demain pour les entreprises, il m'est revenu les mots d'une amie de jeunesse qui disait "Fumer, pour une femme, c'est tellement vulgaire." Pour dire. A l'époque, on trouvait que mettre une jupe sans collants, c'était super vulgaire. C'était en 1995.
Aujourd'hui, j'ai un peu changé d'avis et je pense qu'elle serait navrée de me voir, la cibiche au doigt et la jupe non homologuée par le syndicat de la ceinture. Aujourd'hui, par exemple, selon moi, ça c'est pas vulgaire.


En revanche, il est des musiques qui vous transportent en deux mesures dans le salon "Chez Jenifer, la spécialiste de la mèche rosée", celui qui est situé dans la galerie commerciale, entre le magasin d'aliments pour chiens et le boucher.
Comme ça par exemple...


A bien y réfléchir, la conclusion est pourtant toute autre et cruelle que vous pourriez l'imaginer : on est tous le beauf de quelqu'un - cf cette pub d'une chaîne de distribution qui passait dans les MK2. Tandis qu'à l'origine, le vulgaire, c'est le commun des hommes, en opposition aux héros. C'est-à-dire le simple, le naturel, défauts compris. Et ça c'est beau.

mardi 30 janvier 2007

Le couple dans ton c...

Toujours dans le registre cuisine mais plus marrant. Cette brève d'info locale par l'inénarrable Paris-Normandie :

"Une habitante de Neuville-les-Dieppe a été placée en garde à vue puis présentée hier après-midi devant le procureur de la République après qu'elle ait mis un couteau de cuisine dans la fesse de son mari et un second dans son avant-bras droit. Sa vie n'a jamais été en danger mais, hospitalisé, les médecins lui ont signifié vingt et un jours d'interruption de temps de travail. Les faits se sont déroulés samedi, vers 20 h, dans un immeuble du quartier. Selon plusieurs témoignages, l'homme, un retraité de 51 ans, serait régulièrement victime des colères de sa femme, âgée de 49 ans et sans emploi. Elle explique qu'il la gifle (sic). Bref (re-sic), le ministère public a demandé que l'auteur des coups soit placée sous contrôle judiciaire et quitte le foyer conjugal. L'impétueuse (hoquet-de-sic) femme devra s'expliquer ultérieurement devant la justice."

(A l'intention du mari en question, j'ai mis un lien dans le titre pour vendre sa vie sur eBay et en acheter une autre... bobonne toute neuve comprise !)



lundi 29 janvier 2007

A table !

Aujourd'hui, congés (je précise), je suis allée à un cours de cuisine animé par Benoît Bordier, le jeune chef de Jean, pour qui je n'ai pas honte de faire de la réclame, après avoir succombé à son velouté de potiron et de poivrons rouges. J'ai pleuré toutes larmes de mon corps pour venir à bout des échalottes qui devaient accompagner son carré d'agneau... mais c'était pour la bonne cause. A table, il y avait Benoît, donc, et une critique gastronomique (appelons les choses par leur nom, elle travaille au GM), ancienne étudiante en histoire de l'art et passionnée de cuisine. Nous arrivons à la salade d'ananas, fruits de la passion et céleri quand elle me parle de son blog et d'une idée pas si bête : enregistrer ses émotions et commentaires culinaires au micro. Résultat : elle en fait des podcasts alléchants... que je vous invite à aller écouter. A force d'en parler, j'ai fini par prendre confiance en moi et me dire que, oui, j'étais prête pour passer la barrière. En rentrant, j'ai appelé mon meilleur ami, qui est aussi mon ex, pour lui annoncer que j'allais devenir cuisinière, prendre des cours en alternance... etc. Il m'a juste rappelé l'épisode d'un certain poulet au citron. Tenté chaque jour de la semaine à toutes les cuissons possibles. Cuisant. Depuis, il n'en mange plus. Moi, je ne désespère pas d'y arriver. (Julie, Manue, PA... je ne veux rien entendre sur un autre épisode improbable où il serait question de mousse au chocolat, rien !)

En lien dans le titre, l'adresse hyper connue mais toujours utile pour le commun des mortels qui veut cuisiner avec des restes.

dimanche 28 janvier 2007

Pissemerde


Un dimanche de janvier. A Paris. Au bureau. Surlendemain de fuite (mélange étrange de fête et de cuite). Quitte à passer une journée grise, je vais en profiter pour me lancer dans un petit éloge funèbre. L'heureux élu, qui l'a bien cherché, c'est Zetesthique. Au début, je disais, Zest éthique, en fait non, à prononcer de plus près, ça donnerait plutôt The testic' (...) Brèfle, un blog commencé sur les voyages d'une pharmacien en devenir, continué par ses réflexions sur le monde de l'humanitaire, ses onomatopées (goodie clap clap oups) et ses considérations poétiques. J'ai suivi le truc l'air de rien. Voyons voyons qu'est-ce qu'elle nous fait la petite ? JL, elle disait joliment qu'un blog, c'est comme un bar, avec ses piliers de comptoirs et ses habitués silencieux. J'avoue qu'à la fin il n'y avait plus un jour où je ne faisais un détour par ce bistrot sympathique, flux RSS sur ma page d'accueil Gougueule, entre Salanié et Assouline. Du sérieux hein. Et j'étais pas toute seule : depuis Wahington, certains ont même lancé une pétition. C'était court, bien vu et parfois animé des chroniques rock de sa copine Ilda. Quand au bout de quatre mois, tu nous apprends que bam, fini, la décision est prise, plus de zest, plus de test, plus d'éthique... tu te replies sur Lyon, sans donner d'adresse, poste restante. Moi je dis "Pissemerde. Moche. Eak." Allez, je te garde encore quelques semaines dans la blog-roll des poteaux, au cas où tu changerais d'avis...

samedi 27 janvier 2007

Le sac aux trésors

J'avais trouvé ce vague flyer un samedi alangui à l'institut suédois où j'aime tenir salon. Sans trop savoir ce que ça pouvait être. Et l'avais glissé dans mon sac. Je viens de le retrouver. Quand la musique contemporaine fait de la comm'... c'est pas tordant, mais y'a des places à gagner ! Dans le titre, un lien vers le blog du régisseur de l'Ensemble intercontemporain. Ou comment vivre de l'intérieur avec l'orchestre. A découvrir absolument, ce qui se fait presque de mieux depuis Boulez, Peter Eötvös. Ici. Et des liens. Riches retrouvailles.

jeudi 25 janvier 2007

Populix, c'est le p'tit maigre ou l'grand costaud ?

Demain, je vais faire mon petit reporter dans une commune verdoyante du 9-2, enchâssée entre la forêt domaniale de Meudon et celle de Chause-Reposes. Mais si, juste à côté de Marnes-la-Coquette. Un îlot de gauche dans un océan UMP. Or le maire, socialiste donc, est contre le logement opposable. Enfin, pas vraiment mais un peu quand même. Il est pour le logement social mais l'hébergement d'urgence, c'est pas pareil. Noté en off à propos des SDF : "Vous comprenez, y'a deux problèmes avec eux : leurs femmes et leurs chiens." Même sujet, chronique justice : bienvenue dans le HLMerdier. Pour finir la journée en douceur, allons faire un tour sur Arte radio pour une belle remontée de BIB, bonheur-intérieur-brut. Et c'est pas imposable.

mercredi 24 janvier 2007

Margarine anonyme

Un gentil courrier ce matin. Déjà, la Marianne est renversée sur l'enveloppe. Timbre à l'envers, en général, ça sent son royaliste-indépendantiste-poujadiste... Mhhhh. En fait non. C'est une secte. Il m'a fallu du temps pour comprendre parce que dans sa folie paranoïaque, l'auteur prend garde de se référer à des faits réels. Bien sûr, ce n'est pas signé. Le texte commence par : "Deuxième avertissement. Les programmes de rentrée 2006 sur M6". Pourquoi 2e ? Pourquoi M6 ? Pourquoi pourquoi ? Devant tant de questions, j'ai constaté l'évidence. Il me fallait enquêter. Les faits datent de février 1999 et de la diffusion d'un reportage sur une "association" très très louche appelée Tournesol. Tournesol, ça sonne plutôt sympathique. Mais si je vous dis "la Sainte famille", leur 2e nom, c'est moins cool hein ? Donc, "on" m'écrit pour me dire : "de votre coup de poignard, madame C. est morte, du complot où vous avez trempé". Bien bien bien. Le même conclue sa missive sur ces vers enlevés : "Ce soir-là ou aux rediffusions successives, qui a visionné sans broncher a bu du sang". Beh ! c'est dégeulasse de boire du sang. J'suis contre. (Et maintenant foutez moi la paix) Après fouillage de poubelle sur le net, il s'avère que Mme C. est la mère adoptive d'une polonaise qui prétend avoir éternellement 20 ans et guérir du sida. La joyeuse troupe a été accusée d'associations de malfaiteurs et d'attouchements sur mineurs. La polonaise est en fuite. J'ai retrouvé l'auteur sur un forum... Des fois, j'ai peur. Aujourd'hui, j'étais en reportage au Val-de-Grâce. L'hommage des anonymes à "l'homme le plus populaire de France" (ou pas). Il y avait une dame qui faisait une crise d'hystérie pour le voir. C'était presque rassurant.

mardi 23 janvier 2007

"Une jeunesse difficile"

Remise du rapport du Cepremap (centre pour la recherche et ses applications) et de l'étude grand public de l'Académie des sciences morales s'y rapportant. De la crème de chercheur, gratinée sur le dessus (autant préciser tout de suite, je PLAISANTE). Dans ledit rappoport, les idées sont les suivantes : avant, il y avait les riches et les pauvres et tout le monde avait du travail. Les uns, après une jeunesse aussi tardive que tumultueuse ; les autres juste après le service militaire, histoire d'éviter qu'ils ne se perdent en route dans une manif ou toute autre réunion de prolétaires. "Leur statut de travailleur leur permettait d'accéder aux fonctions de chefs de famille. Ce qu'ils perdaient en salaire et formation, ils le gagnaient en expérience de la vie..." (intro signée Daniel Cohen). Maintenant, c'est plus ce que c'était, les jeunes se droguent, foutent le bordel dans les banlieues et, quand ils en ont trop marre, se suicident. La faute à qui ? à l'école ! trop de diplômes, pas assez de postes de cadres... Le rapport conclue que bon, y'a quand même des côtés positifs, notamment en terme d'augmentation salariale. Même si les injustices demeurent, surtout à cause de "ceux qui héritent" et "ceux qui n'héritent pas". Vraiment, ce que je préfère, c'est la conclusion : "Ce qui rend difficile le fait d'être jeune, c'est que la jeunesse dure longtemps". Aujourd'hui, Libé fait le portrait de Doc Gynéco et la pub d'une nymphomane. Vive la jeunesse.
Dans le titre, aujourd'hui, un petit jeu pour se défouler.

lundi 22 janvier 2007

Parti quand même

L’interrogation ne cesse jamais, elle n’a jamais cessé : ma foi est depuis toujours "interrogative". Je le répète continuellement : le croyant n’a pas le droit d’être simplement "croyant", il doit être croyant "quand même", c’est à dire blessé autant que le non croyant par tout ce qui est inexplicable, révoltant, scandaleux. Pas seulement de qui vient la bêtise des hommes, qui se font la guerre, mais ce qui vient des cruautés de la nature, des tremblements de terre, des inondations, d’un enfant qui naît handicapé. Pour moi, si le croyant n’est pas d’abord un "blessé", sa foi n’est pas respectable pour les autres. Pour être un "croyant", il faut être un croyant "quand même".

Henri Groues dit "l'abbé Pierre", 1912-2007